Le GRAND PAPE, le GRAND MONARQUE et HENRI V de la CROIX, le NOUVEAU ROI de FRANCE
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Marie Notre Mère - 15 Août : le Voeu de Louis XIII

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Marie Notre Mère - 15 Août : le Voeu de Louis XIII

Message par Her le Lun 28 Mar - 9:35

http://trinite.1.free.fr/enseignements/cons_france_marie.pdf

CONSÉCRATION DE LA .FRANCE À MARIE PAR LE ROI LOUIS XIII
(historique)

* * *

Louis XIII attribua à la Vierge Marie la victoire décisive sur les protestants par la prise de La Rochelle. Après avoir reçu les clefs de la ville des mains du cardinal de Richelieu qui avait heureusement dirigé les opérations du siège, le roi posa lui-même la première pierre d’un sanctuaire dédié à la Vierge, dans la ville de La Rochelle.

Après la confirmation des succès sur le parti huguenot, de plus en plus manifeste au cours de l’année 1629, le roi de France voulut gratifier la Reine du Ciel d’un gage éclatant sa reconnaissance.

Au cours de cette même année 1629, des religieux Augustins ou « petits pères » qui avaient leur couvent non loin du faubourg Montmartre demandèrent au roi l’autorisation de construire une église. Louis XIII fit droit à leur demande à condition que la nouvelle église serait consacrée à la Vierge Marie sous le titre de « Notre-Dame des Victoires », en mémoire de la victoire de La Rochelle.

C’est ainsi que le 9 décembre 1629, à la demande du roi de France entouré de sa cour, Jean François de Gondi, Archevêque de Paris bénit les fondations du nouveau sanctuaire. Assisté du prévôt des marchands et des échevins de la Ville de Paris, Louis XIII posa lui-même la première pierre. La pierre de fondation était de marbre noir, portant cette inscription : « Louis XIII, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre partout et toujours victorieux, en souvenir de toutes les victoires dont le Ciel l’a gratifié, en mémoire surtout du triomphe qu’il a remporté sur l’hérésie, comme monument, insigne et pieuse reconnaissance, a construit ce temple pour les frères Augustins déchaussés du couvent de Paris et l’a dédié à la Vierge Marie, Mère de Dieu, sous le titre de Notre-Dame des Victoires, l’an du Seigneur 1629 le 9 décembre, de son règne l'an vingtième ».

C'est ainsi que le roi de France, Louis XIII voulut qu'au centre de Paris, capitale de la France, la Vierge Marie fut officiellement glorifiée pour les victoires qu'Elle avait obtenues du Ciel pour l'unité de la France.
Devant l’affluence des pèlerins, Louis XIII ne cessa, les années suivantes, d’enrichir de ses faveurs le nouveau sanctuaire. En 1638, le roi offre à la Vierge Marie, la couronne et les lys de France comme armoiries de son église, avec le texte du Cantique de Cantiques inscrit autour de son image : « quae pascitur inter lilia » La Vierge Marie repose parmi les lys, les lys de France.

C’est enfin par un desservant de l’église Notre-Dame des Victoires que la reine Anne d’Autriche qui depuis longtemps désirait un fils, apprit qu’elle en aurait un si elle faisait trois neuvaines à la Vierge Marie, la première, dans un sanctuaire de Provence, Notre-Dame des Grâces de Cotignac. Le roi Louis XIII et la reine confièrent cette neuvaine au religieux, Frère Fiacre qui avait eu la révélation du Ciel ; eux-mêmes se rendirent à Chartres, et le 10 février de
cette même année 1638, Louis XIII pour obtenir la réalisation de son espérance consacra officiellement par lettres patentes à la Vierge Marie « sa personne, son État, sa couronne et ses sujets, et forma le voeu solennel et perpétuel de renouveler tous les ans cette consécration le jour de la fête de l’Assomption, pour que, par le secours de ce puissant patronage, la France soit toujours sauvegardée et que le Dieu très bon et très grand soit tellement honoré dans ce culte que souverains et sujets puissent tendre et parvenir à cette fin céleste pour laquelle nous sommes tous créés ».

Tous les ans, le 15 août, ainsi le décidait le roi, une procession solennelle serait faîte dans toutes les églises de France en l’honneur de la Vierge Marie. Louis XIII renouvela son voeu à Blois, à Notre-Dame des Aydes.
Le 5 septembre 1638 à Saint Germain-en-Laye, Louis XIII et Anne d’Autriche voyaient leurs voeux comblés par la naissance d’un fils : Louis Dieudonné, le futur Louis XIV.

Pour remercier Dieu et la Vierge Marie, les deux souverains offrirent à Notre Dame de Lorette, en Italie, deux couronnes d’or et de diamants pour la Vierge et l’Enfant-Jésus. Un ange en argent tenant en ses bras un petit dauphin en or complétait le présent : « La France rend à la Vierge le dauphin que la Vierge lui a donné » disait l’inscription du socle. Toujours en reconnaissance, un couvent fut établi à Meulan par les soins de la reine, le couvent des Annonciades, et le roi fonda un séminaire pour trente-trois étudiants pauvres, tandis qu’à Paris s’élevait, sous la protection d’Anne d’Autriche, le monastère et l’église du Val-de-Grâce en reconnaissance du voeu que la reine de France avait formulé auprès de la Reine du Ciel pour obtenir la naissance d’un fils. À l’âge de sept ans, Louis XIV posa lui même la première pierre du Val-de-Grâce.

Le règne de Louis XIII fut un règne de rénovation religieuse sous l’impulsion chrétienne des deux souverains. Louis XIII était personnellement très pieux ; il disait chaque jour ses heures, manifestait à chaque confession sa contrition parfaite d’abondance de larmes. Saint Vincent de Paul dit de lui à sa mort : « Je n’ai jamais vu personne mourir plus chrétiennement ». Désormais, parce le roi l’a demandé au Pape qui le lui a accordé, la fête de saint Louis est déclarée fête d’obligation pour tout le royaume ; la réforme des monastères se poursuit selon les instructions pontificales, tandis que Richelieu écrit son ouvrage « L’instruction du Chrétien » et songe à réaliser l’union des églises protestante et catholique en publiant son « Traité pour convertir ceux qui se sont séparés de l’Église ». Puis voulant que désormais « la doctrine » soit mieux connue chez les religieux, le cardinal leur fait étudier sérieusement la théologie, les incite aux travaux d’érudition, fait reconstruire la Sorbonne qu’il dote de la superbe église qui abrite aujourd’hui son tombeau. La France de Louis XIII, consacrée à la Vierge Marie est bien toujours la fille aînée de l’Église.


Dernière édition par Hercule le Lun 28 Mar - 13:01, édité 1 fois
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Re: Marie Notre Mère - 15 Août : le Voeu de Louis XIII

Message par Her le Lun 28 Mar - 12:57

http://mickaelus.blogspot.com/2009/08/le-voeu-de-louis-xiii-la-consecration.html

Le voeu de Louis XIII : la consécration de la France à la Vierge Marie (10 février 1638)

Ingres, Le vœu de Louis XIII (1824)


"A tous ceux qui ces présentes lettres verront, Salut.

Dieu qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l'esprit qu'il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre état, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne, sans y voir autant d'effets merveilleux de sa bonté, que d'accidents qui nous pouvaient perdre.

Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d'en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l'on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l'artifice des hommes et la malice du diable ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables au repos de notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice.

La rébellion de l'hérésie ayant aussi formé un parti dans l'Etat, qui n'avait d'autre but que de partager notre autorité, il s'est servi de nous pour en abattre l'orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.

Quand nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes, qu'à la vue de toute l'Europe, contre l'espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs états dont ils avaient été dépouillés.

Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne, se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins pour faire voir à toutes les nations que, comme sa providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve et sa puissance le défend.

Tant de grâces si évidentes font que pour n'en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra sans doute de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l'accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du fils de Dieu en notre chair, de nous consacrer à la grandeur de Dieu par son fils rabaissé jusqu'à nous, et à ce fils par sa mère élevée jusqu'à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte-Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n'étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables et c'est chose bien raisonnable qu'ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.

A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et de défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses ennemis, que, soit qu'il souffre du fléau de la guerre ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés en ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de la cathédrale de Paris avec une image de la Vierge qui tienne dans ses bras celle de son précieux Fils descendu de la Croix , et où nous serons représenté aux pieds du Fils et de la Mère comme leur offrant notre couronne et notre sceptre.

Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris et néanmoins lui enjoignons que tous les ans le jour et fête de l'Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand'messe qui se dira en son église cathédrale, et qu'après les vêpres du dit jour, il soit fait une procession en la dite église à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines et le corps de ville, avec pareille cérémonie que celle qui s'observe aux processions générales les plus solennelles ; ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales que celles des monastères de la dite ville et faubourg, et en toutes les villes, bourgs et villages du dit diocèse de Paris.

Exhortons pareillement tous les archevêques et évêques de notre royaume et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales et autres églises de leur diocèse ; entendant qu'à la dite cérémonie les cours de Parlement et autres compagnies souveraines et les principaux officiers de la ville y soient présents ; et d'autant qu'il y a plusieurs épiscopales qui ne sont pas dédiées à la Vierge, nous exhortons les dits archevêques et évêques en ce cas de lui dédier la principale chapelle des dites églises pour y être fait la dite cérémonie et d'y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre et d'admonester tous nos peuples d'avoir une dévotion particulière à la Vierge, d'implorer en ce jour sa protection afin que sous une si puissante patronne notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu'il jouisse largement d'une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement à la dernière fin pour laquelle nous avons été créés ; car tel est notre bon plaisir.

Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l'an de grâce mil six cent trente-huit, et de notre règne le vingt-huit.

Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre"

Source : La Porte Latine


***

« Lettre du Roi, écrite à Monseigneur l'Archevêque de Paris, par laquelle Sa Majesté déclare qu'elle a pris la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de son royaume

A Monsieur l'Archevêque de Paris,
Conseiller en mon
Conseil d'État

Monsieur l'Archevêque de Paris, ayant par mes lettres patentes du dixième février dernier déclaré, que je prends la Très Glorieuse Vierge Mère de notre Sauveur, pour Protectrice spéciale de mon Royaume, et que j'entends qu'il en soit fait commémoration au jour et fête de l'Assomption de la Vierge, et chaque année, ainsi qu'il est plus particulièrement porté par lesdites lettres, et désirant que tous mes sujets aient connaissance de ma bonne et sainte volonté, en ce sujet. Je vous fais cette lettre, pour vous exhorter de faire de votre part exécuter ma dite déclaration, tant en votre Église cathédrale qu'en toutes les autres de votre diocèse, faisant publier le contenu d'icelle, aux prônes des églises paroissiales, et aux prédications des autres églises, tant collégiales, qu'en celles des religieux et religieuses : afin que chacun se prépare à s'offrir avec moi à la Bienheureuse Vierge, et à joindre ses prières aux miennes, pour qu'il lui plaise de faire ressentir à ce royaume les effets de sa puissante protection, et spécialement qu'au dit jour de l'Assomption, tous mes sujets se portent d'une dévotion particulière à en célébrer la fête, avec cette sainte intention, le plus solennellement qu'il sera possible. C'est ce que je vous dirai par cette lettre, priant Dieu vous avoir, Monsieur l'Archevêque de Paris en Sa sainte garde.

Écrite à S. Germain en Laye le 26 mars 1638
Signé LOUIS. Et plus bas Sublet. »

Source : Lettre du roy, escrite à monseigneur l'archevesque de Paris, par laquelle Sa Majesté déclare qu'elle a pris la très saincte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de son royaume. [26 mars 1638]
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