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Theresa-Helena Higginson (1844-1880)

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Theresa-Helena Higginson (1844-1880)

Message par Her le Ven 18 Mar - 22:43

Theresa-Helena Higginson
(1880)

Theresa-Helena Higginson naquit le 27 mai 1844, à Holywell, Pays de Galles, durant un pèlerinage fait à sainte Winifred, par Madame Higginson. Elle n’avait pas quatre ans lorsque pour la fête de Présentation de la sainte Vierge Marie au Temple. Ce jour-là, pour la première fois, elle prit conscience de qui était Dieu et il lui sembla entrevoir le profond mystère de la Sainte Trinité et comment Marie était le tabernacle de ce Dieu trois fois saint. À partir de ce jour, toute sa vie fut consacrée à la prière, la pénitence ; sa vie ne fut qu’horreur du péché et recherche de souffrances en réparation. Elle fut providentiellement formée dès son enfance, admirablement fidèle à la grâce ; souple entre les mains divines qui la façonnaient, elle est montée par degrés à la plus haute sainteté. Voici le témoignage d`un de ses directeurs spirituels :

« Je crois être mon devoir, de déclarer ma ferme conviction que Teresa ne fut pas seulement une sainte, mais encore l`une des plus grandes saintes que Dieu Tout-Puissant ait jamais suscitées dans Son Église » (Chanoine Snow).

À 10 ans, Theresa fut envoyée chez les Sœurs de la Merci où elle demeura jusqu’à 21 ans.

Lors d’une terrible épidémie de petite vérole, elle débuta comme maîtresse d’école à Bootle-Liverpool, à la demande du Révérend Powell, curé de Saint Alexandre. Il devint son premier directeur spirituel. Il fallait s’occuper des enfants livrés à eux-mêmes et errant dans les rues, et Theresa, sans crainte de l’épidémie, accepta l’emploi dans une harmonieuse conciliation des plus grandes grâces mystiques avec l’accomplissement des menus devoirs quotidiens. Son second poste, après Bottle, fut d’enseigner à Ste-Marie de Wigan. Là, elle connut de fortes attaques du démon très contrarié de la voir accepter mortifications et stigmates. Theresa écrit :

« C’était le vendredi matin de la Semaine de la Passion, lorsque mon Seigneur, le Dieu Tout-Puissant, m’accorda la faveur d’imprimer sur mon corps Ses cinq Plaies sacrées. Je le suppliai de n’en point laisser paraître les traces, mais si possible, de me faire souffrir davantage ».

Le dimanche de la Passion 1874, elle reçut le stigmate de la Couronne d’épines ; plus tard, après avoir reçu les faveurs des Saints Stigmates, elle reçut les faveurs du Mariage Mystique en acceptant l’anneau des fiançailles mystiques dans la nuit du 23 au 24 octobre 1887.

Sa vie fut consacrée à l’enseignement et, tout au long de ses différents emplois d’institutrice des jeunes têtes mais surtout des jeunes âmes qu’elle occupa en différents lieux d’Angleterre, elle fut favorisée de nombreuses communions miraculeuses, de bilocations et d’autres étonnants faits mystiques.

Theresa est la messagère du Seigneur et l'apôtre de la dévotion au Chef Sacré de Jésus, comme Siège de la Divine Sagesse, remède et réparation des péchés d'orgueil intellectuel et d'infidélité, les grands maux de notre temps.

Elle rendit son âme à Dieu à Chudleigh, dans le comté du Devon, sur son dernier poste d’institutrice le 15 février 1905. Elle fut inhumée dans le cimetière de Neston (Cheshire - Angleterre).

Cette âme, Dieu l`avait comblée de faveurs exceptionnelles, en vue d`une mission spéciale, la mission de faire connaître au monde le désir de Notre Seigneur de voir honoré Son Chef Sacré, comme Temple de la Divine Sagesse.

En la fête du Sacré-Coeur de 1879, Teresa fait allusion pour la première fois à cette grande dévotion qui doit :
- résumer tous les hommages dus à la Sainte Humanité ;
- être le remède à l`orgueil intellectuel, grand mal de notre temps ;
- couronner enfin la dévotion au Sacré-Cœur.

Voici les invocations préférées de Teresa Higginson.

« Ô Sagesse du Chef Sacré, guidez-nous dans toutes nos voies ».

« Ô Amour du Sacré-Cœur, consumez-nous par votre feu ».

Lettre de Thérésa Higginson de 1880 :

« Notre Seigneur m’a fait savoir très clairement que le temps est proche où Il fera connaître au monde le désir qui le consume, pour ainsi dire de voir sa Tête sacrée adorée et honorée comme le temple de la divine Sagesse ».

Lettre de Thérésa Higginson de 1889 :

« J’ai vu des grâces précieuses et des bénédictions sans nombre descendre sur ceux qui pratiquent la dévotion au Chef Sacré ».

Lettre de Thérésa Higginson de 1897 :

« Notre Seigneur me montre fréquemment la gloire qui reviendra à l’Adorable Trinité par le moyen de la dévotion au Chef sacré ».

Prière de Thérésa Higginson pour la diffusion de la dévotion au Chef Sacré de Jésus (Imprimatur + Clément, évêque d'Aire et de Dax) :

« Sagesse infinie, Amour immense, Vos Voies sont insondables. Faites, Seigneur que, suivant Votre Désir, Votre Chef Sacré, Temple de la divine Sagesse, soit honoré et adoré pour Votre consolation...

Ah ! levez-Vous, Seigneur, montrez que Vous êtes le Dieu tout-Puissant. Faites connaître l'ardent Désir de Votre Sacré-Coeur. Hâtez-vous pour Votre propre gloire...

Ne tardez pas, Seigneur, je vous en supplie, au Nom de Votre très précieux Sang, en considération de Votre douloureuse Passion...

Je Vous prie, Très Sainte Trinité, au Nom de Jésus pour l'honneur du Temple de la divine Sagesse, et par l'Amour ardent du Sacré-Coeur. Je vous le demande, au nom de la Vierge Marie, de St Joseph : pour le salut des âmes, veuillez faire connaître au monde entier cette Dévotion. Ainsi soit-il ».

La cause pour sa béatification a été présentée à Rome.

On demanda à Thérésa, sur la fin de sa vie, quelle vertu elle avait pratiquée. Elle répondit :

« Je ne me souviens pas d’avoir jamais manqué une occasion d’être bonne et aimable, car rien ne nous fait ressembler à Notre Seigneur que la bonté aimable ».

« La vraie bonté, disait-elle, doit être une imitation consciente de Notre Seigneur, et beaucoup d’âmes peuvent Lui être gagnées par ce magnifique apostolat : car la bonté aimable engendre le bonheur, attendrit les cœurs et les prépare à recevoir sa Grâce ».

Il était parfois donné à Theresa de prévoir l’avenir ; dans sa lettre du 20 avril 1882, nous trouvons l’unique fois où, dans ses écrits, Thérésa Higginson parle de la France :

« Pendant ce Carême, j’ai non seulement prié d’une manière spéciale pour tous les pauvres pêcheurs et pour la conversion de l’Angleterre, mais j’ai aussi supplié Notre Seigneur de jeter un regard bienveillant sur la France, le lis de l’Eglise, et de lui rendre la place d’où elle est déchue. J’ai rappelé à la Sainte Famille que le lis est l’emblème de la maison de Nazareth, et je l’ai conjuré de ne pas permettre que ce lis fut plus longtemps foulé aux pieds. J’ai demandé à Notre Seigneur de guider la France par la sagesse de son Chef Sacré. Je sens que Dieu a réellement exaucé ma pauvre prière à cet égard et que la France se relèvera bientôt, qu’elle réparera sa froideur et son indifférence par sa ferveur, qu’elle sera guidée très spécialement par la lumière de la divine Sagesse et honorera le Chef Sacré comme elle a aimé de Sacré-Cœur ».

Notre Seigneur lui révéla aussi les terribles châtiments qui allaient fondre sur le monde par la guerre et la famine. En 1880, elle écrivait au Père Powell :

« Si ce n’était par obéissance, je n’essaierais jamais de décrire les choses épouvantables qui m’ont été montrées ; mais me confiant dans cette sagesse et puissance, j’espère que Dieu vous donnera une juste intelligence et connaissance de tout ce que vous désirez que je vous relate en son nom.
Ô Jésus, mon bien-aimé Jésus, soyez-nous Jésus et sauvez-nous, nous que Vous avez racheté par votre Sang Très Précieux. Je ne sais comment ni où j’ai été transportée, mais il me semblait être en un lieu élevé d’où, regardant en bas, j’apercevais la terre. D’abord je vis un nuage de ténèbres l’envelopper : c’était des ténèbres réelles, épaisses, matérielles, que je compris être une figure des ténèbres de l’intelligence dans lesquelles l’homme s’est précipité ; puis j'entendis le fracas d'un tonnerre épouvantable, je vis briller l’éclair et éclater la foudre. Il me sembla que des boules de feu tombaient sur la terre et pénétraient jusque dans ses entrailles, réduisant les rochers en miettes. J'entendis ensuite le flot impétueux des eaux ; et une terrible lamentation de deuil monta de la terre. Alors, me prosternant humblement, j’implorai miséricorde et je criai grâce par le Sang et de la Passion amère de Jésus-Christ, car, à travers ces ténèbres, j'entrevis distinctement des étoiles brillantes sur la surface de la terre (les saints Tabernacles de son amour), et je suppliai Dieu de ne pas nous regarder, nous, mais la Face de son Christ. Alors j'entendis une voix puissante s’écrier : "Je ne sauverai pas ce peuple, car il est chair. Ne me prie pas par son Sang, car son Sang est sur ce peuple". (Je compris que c’était pour le condamner). Mais je persévérai néanmoins, unissant ma pauvre prière à celle de notre cher Jésus crucifié, répétant sans cesse : "Père, pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font. Jésus, miséricorde ! Marie, au secours !"

Je ne puis dire combien de temps cela dura, car j'étais très angoissée et je me sentais très petite ; mais ensuite, j'entendis une voix que je reconnus parfaitement bien être celle de notre cher Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, s’écriant : "Dites que pas un seul de ceux qui M'ont été donnés ne sera perdu !" Alors, les tremblements de terre s’arrêtèrent et les éclairs cessèrent et j’aperçus des ombres, formes humaines affamées, décharnées, hébétées, l’air égaré. Elles se levèrent tremblantes. Je vis le signe sur leur front, et me joignant à elles et à toute la Cour céleste, je louai et bénissais ce Dieu de sagesse infinie qui, dans sa miséricorde, nous a racheté par son Sang ».

« Dans une autre occasion, je vis les étoiles brillant avec éclat au firmament ; puis une fumée s’éleva et je vis tomber nombre d’entre elles. Notre Seigneur me fit comprendre que beaucoup de ses prêtres vont bientôt déchoir par légèreté, défaut de mortification et orgueil intellectuel. D’autres fois, j’ai vu des herbages desséchés, des bestiaux morts, des figures d’êtres humains épuisés qui présagent, je pense, la famine ; mais cela ne m’a pas été dit distinctement. Je ne sais pas non plus le temps exact où ces choses arriveront, mais je comprends qu’elles nous menacent actuellement. Le signe qui marque le front de ceux qui seront sauvés est la Sagesse, dont le Temple, dit le Seigneur, sera dûment et publiquement adoré ».

Theresa comprit qu’une grande paix suivrait ces effroyables calamités :

« Quand ces choses seront passées, il y aura très peu d’homme qui n’auront pas le sceau de Notre Seigneur sur leurs fronts ; toutefois ceux-ci mêmes seront amenés à aimer et à adorer la Sagesse du Père en la personne de Jésus-Christ, et le Saint-Esprit demeurant dans les cœurs et les esprits de son peuple, l’Eglise jouira d’une grande paix et d’un calme profond. Alors Dieu sera adoré, aimé, connu et servi réellement et en vérité ».

On pourrait écrire de nombreux volumes sur les vertus héroïques de cette grande servante de Dieu ; mais aucune parole n’exprimera peut-être plus pleinement ou plus simplement sa merveilleuse sainteté que celle de son refrain favori, composé en vers, par elle-même. Toujours sur ses lèvres, elles étaient sont refuge dans la désolation, ses délices aux temps de joie :

« Mon Jésus à moi, mon unique Bien, je ne désire rien que Vous ! Regardez-moi comme toute vôtre, ô mon Dieu, faite de moi ce qu’il vous plaira ! »
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