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La Sainte Eglise de Dieu - Errements, Misères, Scandales, Sacrilèges, Hérésies et Apostasies

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Re: La Sainte Eglise de Dieu - Errements, Misères, Scandales, Sacrilèges, Hérésies et Apostasies

Message par Hercule le Mar 14 Juin - 21:48

http://www.zenit.org/

Pédophilie : Rome prépare une stratégie globale

ROME, Mardi 14 juin (ZENIT.org) – Un important symposium sur la pédophilie sera organisé en février prochain à Rome, par l’Université pontificale Grégorienne avec la collaboration de différents dicastères de la Curie.

Intitulé « vers la guérison et le renouveau », ce symposium devrait accueillir quelque 200 participants, évêques et supérieurs majeurs venus du monde entier. Son objectif est d’offrir une réponse globale au problème des abus sexuels et de la protection des plus vulnérables, avec le concours d’experts de différentes disciplines.

Le mois dernier, la Congrégation pour la Doctrine de la foi a demandé aux conférences épiscopales de préparer, d’ici mai 2012, des directives en matière de lutte contre la pédophilie. Ce congrès a pour but de les aider dans cette tâche et de leur fournir des outils efficaces pour faire face à ce fléau. Des ateliers de travail en quatre langues permettront d’aborder le sujet sous plusieurs angles : pastoral, juridique, psychologique… Le cas de l’Irlande et celui des Etats-Unis seront présentés et analysés. Le symposium sera présenté samedi prochain au cours d’une conférence de presse.

Hercule

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Re: La Sainte Eglise de Dieu - Errements, Misères, Scandales, Sacrilèges, Hérésies et Apostasies

Message par Hercule le Mar 14 Juin - 21:49

http://www.zenit.org/french

Précisions du Vatican concernant les ordinations épiscopales illicites

Déclaration du Conseil pontifical pour les textes législatifs

ROME, Mardi 14 juin 2011 (ZENIT.org) –Trois jours avant l’ordination annoncée – et finalement reportée au dernier moment – d’un évêque en Chine et sans mandat pontifical, le Conseil pontifical pour les textes législatifs a signé, le 6 juin dernier, un texte précisant la juste application du can. 1382 du Code de droit canonique relatif aux ordinations épiscopales sans mandat pontifical.

Dans l’introduction, cette déclaration signée du président et du secrétaire du dicastère, Mgr Francesco Coccopalmerio et Mgr Juan Ignacio Arrieta, évoque les différentes ordinations épiscopales illicites qui ont eu lieu ces dernières années et qui « rompent la communion avec le pontife romain et violent de manière grave la discipline ecclésiastique ».

« S’agissant d’une question très importante et délicate, le Saint-Siège lui a toujours donné une grande attention, mettant tout en oeuvre pour empêcher que des consécrations épiscopales illégitimes aient lieu », peut-on encore lire. C’est pourquoi le Conseil pontifical pour les textes législatifs a mené une étude approfondie de la problématique, liée à la juste application du can. 1382 du Code de droit canonique, « avec une référence particulière à la responsabilité canonique des personnes engagées dans une consécration épiscopale sans le nécessaire mandat apostolique ».

Le texte de cette déclaration a été publié dans L’Osservatore Romano. Sur Radio Vatican, le P. Federico Lombardi, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, a publié une note précisant quatre points principaux de cette déclaration.

Il rappelle tout d’abord « la gravité d’une ordination épiscopale sans mandat du pape, comme un fait qui blesse profondément la communion dans l’Eglise catholique, et qui est donc sanctionnée par la peine la plus grave de l’excommunication, qui touche non seulement la personne ordonnée mais aussi celui qui accomplit la consécration et celui qui participe comme co-consacrant ». C’est une excommunication « latae sententiae », explique le P. Lombardi, qui n’a donc pas besoin d’être « imposée explicitement par un juge ».

Par ailleurs, explique le P. Lombardi, il peut y avoir des circonstances atténuantes comme « une peur grave » ou « la violence physique » : à ce moment-là, « l’excommunication ne s’applique pas » mais ces circonstances atténuantes sont vérifiées pour chaque personne intervenant dans le rite.

Dans tous les cas, « le fait objectif grave de l’ordination sans mandat du pape crée scandale, désorientation, division entre les fidèles », précise encore le P. Lombardi. « Ce sont des inconvénients graves qui ne peuvent être sous-évalués et qui demandent donc des actes significatifs de reconstruction de la communion ecclésiale et de pénitence ». Il rappelle que les personnes excommuniées « et qui en sont conscientes » ne peuvent participer à la célébration de l’eucharistie et à l’administration des sacrements, ni accomplir des actes de gouvernement.

« Si la situation le demande, pour réparer le scandale et rétablir la communion, le Saint-Siège peut infliger des censures ou des sanctions (jusqu’au point de déclarer explicitement l’excommunication) ». Bien sûr, « la finalité de ces peines est toujours de conduire au repentir et à la réconciliation. Une personne qui se repentit « sincèrement » a « le droit d’être absoute, même d’une excommunication », précise-t-il enfin. Mais dans le cas d’une ordination épiscopale sans mandat pontifical, « cette absolution ne peut être donnée que par le Saint-Siège ».

Marine Soreau

Hercule

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Re: La Sainte Eglise de Dieu - Errements, Misères, Scandales, Sacrilèges, Hérésies et Apostasies

Message par Hercule le Jeu 16 Juin - 14:43

http://www.perepiscopus.org/diocses/la-photo-du-jour-61

Mgr Joseph DORÉ, sulpicien, archevêque émérite de Strasbourg, a été promu Commandeur de la Légion d’Honneur dans l’Ordre des Arts et des Lettres

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Commentaire d'Hercule : La culture des vanités mondaines plutôt que l'amour de l'Evangile...

Hercule

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Re: La Sainte Eglise de Dieu - Errements, Misères, Scandales, Sacrilèges, Hérésies et Apostasies

Message par Hercule le Jeu 16 Juin - 14:44

http://www.perepiscopus.org/diocses/des-dioceses-financent-bien-la-joc

Des diocèses financent bien la JOC
Posté par Maximilien Bernard dans Diocèses le 06 15th, 2011 |

Suite à mon article de samedi, Stéphane Haar, président de la JOC, me précise que, par un courrier aux évêques de France de juin 2011, le Père Jean Quris, secrétaire adjoint de la CEF, précise bien que la CEF ne finance pas « directement » les postes de permanents nationaux de la JOC. Seuls les aumôniers nationaux du mouvement sont rémunéré par la CEF.En revanche, il me confirme que

certains diocèses apportent leur soutien financier au mouvement

Ainsi, par exemple, il se murmure dans les coulisses du diocèse de Sens-Auxerre, que le responsable départemental de la JOC serait salarié par le diocèse. Alors qu’il n’y a qu’une poignée de jeunes. Combien d’associations catholiques touchent de l’argent d’un diocèse ? Voilà en tout cas une bonne source d’économie pour relever le denier en berne…

Hercule

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Re: La Sainte Eglise de Dieu - Errements, Misères, Scandales, Sacrilèges, Hérésies et Apostasies

Message par Hercule le Jeu 16 Juin - 18:10

Bonjour,

Après la campagne de séduction des francs-maçons, du 8 février 2011, à l'Institut Catholique de Toulouse, sous l'égide de son recteur, Mgr Pierre DEBERGÉ, et avec la bénédiction silencieuse de Mgr Le Gall, Archevêque de Toulouse, voilà que Mgr Le Gall récidive dans son rapprochement avec les francs-maçons, par ce livre...

Un des thèmes du site Internet du diocèse de Toulouse a pour titre " L'Eglise en Marche " mais pour aller où ?...

Que fait Mgr Le Gall du petit troupeau qui lui a été confié ? Où cela le conduit-il ?

Vanités mondaines de vouloir se montrer tolérant et donner l'image d'un dialogue ouvert et bienveillant avec la secte de la franc-maçonnerie condamnée par 12 Pontifes depuis 1738 à nos jours...

Vanités spirituelles de vouloir ise démarquer de l'autorité des Pontifes et de s'y croire supérieur...

Vanités des vanités, Tout est vanité !

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Extrait du livre « 100 QUESTIONS à Monseigneur Robert LE GALL… »
de Marc BRADFER et Fabienne GIARD

* * * Pages 86 et 87 * * *


36 LA CONDAMNATION DE LA FRANC-MACONNERIE

M. B. Le Nouveau Droit Canon, promulgué par l’Eglise en 1983, réaffirme la condamnation de la franc-maçonnerie, régulièrement accusée de diffuser aujourd’hui une idéologie relativiste. Qu’entend l’Eglise par le terme « idéologie relativiste » alors que la franc-maçonnerie dès son origine en Angleterre, a pu rassembler dans un espace de tolérance et de fraternité des hommes prompts à s’opposer sur des questions religieuses liées à la situation anglaise ?

R. L. G. Si nous nous en tenons aux origines et aux termes mêmes, nous pouvons être d’accord avec ce que fait la franc-maçonnerie. C’est une fraternité universelle, élément de fond que suscite et développe le christianisme, dans le respect des autres. Le maçon, à ses débuts, construisait, édifiait. Il ne faudrait pas aller dans le sens de « franc-tireur » !


M. B. Un franc-maçon construit le temple intérieur et le temple extérieur.

R. L. G. Nous ne pouvons qu’être d’accord, nous qui, par le Pape Jean-Paul II précisément, sommes invités à être les constructeurs de la civilisation de l’amour. Nous avons un semblable objectif. Leurs rites sont empruntés au christianisme et particularisés. Même si à sa naissance, la franc-maçonnerie pouvait permettre de dépasser les clivages entre églises, une de ses caractéristiques, c’est le parallélisme et même l’antagonisme vis-à-vis de l’Eglise. La dimension historique anti-ecclésiale ou anti-institutionnelle par rapport à l’Eglise est assez nette dans la franc-maçonnerie.


M. B. L’histoire a connu ces confrontations d’autant que la franc-maçonnerie fut condamnée en 1738 par le Pape Clément XII en raison de la méfiance des pouvoirs à l’égard de toutes les nouvelles formes d’assemblées et de concurrence qu’elle créait.

R. L. G. Une autre église, une autre fraternité qui s’opposait à l’Eglise tout court. Les conflits se sont atténués et les relations peuvent exister, comme c’est le cas pour des chrétiens à Toulouse. Néanmoins, je ne partage pas complètement leur optimisme. Je suis heureux des relations que nous pouvons avoir avec les francs-maçons, même si je ne suis pas sûr qu’il faille multiplier les rencontres. Je souhaite une meilleure connaissance réciproque et un respect mutuel, le respect de ce qu’a fait l’Eglise, contrairement à ce qu’affirmait la franc-maçonnerie qui s’opposait à « l’infâme », comme l’on disait à l’époque. Ces conflits ont laissé des traces, de la méfiance, au moins des prudences.


M. B. Seriez-vous prêt à participer aux travaux d’une loge si elle vous y invitait ?

R. L. G. Il faut rester ouvert au dialogue sans tomber dans un piège. A priori, je serais moins à l’aise que je ne l’ai été chez les juifs. Avec eux, je partage la parole de Dieu, même si notre différence est fondamentale : ils attendent le Messie et nous, nous attendons Son retour. Leur espérance est très touchante et par certains côtés, nous la faisons nôtre. En revanche, en ce qui concerne la franc-maçonnerie, davantage de questions demeurent.

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Commentaire d'Hercule : En feuillant ce livre, la première question que l'on se pose est d'essayer de comprendre quel est le véritable rôle de Fabienne Giard ? A l'évidence, du fait du faible nombre et de la faiblesse de ses interventions, elle sert de potiche ou de paravant pour tenter de faire croire que cette interview à une étendue plus large qu'un véritable rapprochement de Mgr Le Gall avec la maçonnerie. Le moins que l'on puisse signaler aussi est la remarquable méconnaissance de Mrg Le Gall au sujet de la dangerosité de la Franc-maçonnerie, à moins que sa position d'une tiédeur inquiétante et extrême ne soit qu'un paravent à beaucoup de complaisance.

Lorsque Marc Bradfer lui pose la question concernant le Nouveau Droit Canon, promulgué par l’Eglise en 1983, qui réaffirme la condamnation de la franc-maçonnerie, régulièrement accusée de diffuser aujourd’hui une idéologie relativiste, Mgr Le Gall oublie de mentionner la position très ferme de Jean-Paul II concernant la position de l'Eglise toujours en 1983 :

http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_con_cfaith_doc_19831126_declaration-masonic_fr.html

CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI

DÉCLARATION SUR L’INCOMPATIBILITÉ ENTRE L’APPARTENANCE À L’ÉGLISE ET LA FRANC-MAÇONNERIE

On a demandé si le jugement de l’Eglise sur les associations maçonniques était changé, étant donné que dans le nouveau Code de droit canonique il n’en est pas fait mention expresse, comme dans le Code antérieur.

Cette Congrégation est en mesure de répondre qu’une telle circonstance est due au critère adopté dans la rédaction, qui a été suivi aussi pour d’autres associations également passées sous silence parce qu’elles sont inclues dans des catégories plus larges.

Le jugement négatif de l’Eglise sur les associations maçonniques demeure donc inchangé, parce que leurs principes ont toujours été considérés comme inconciliables avec la doctrine de l’Eglise, et l’inscription à ces associations reste interdite par l’Eglise. Les fidèles qui appartiennent aux associations maçonniques sont en état de péché grave et ne peuvent accéder à la sainte communion.

Les autorités ecclésiastiques locales n’ont pas compétence pour se prononcer sur la nature des associations maçonniques par un jugement qui impliquerait une dérogation à ce qui a été affirmé ci dessus, dans la ligne de la déclaration de cette Congrégation du 17 février 1981 (cf. AAS 73, 1981, p. 240-241: DC 1981, n° 1805, p. 349. Voir aussi la déclaration de l’épiscopat allemand du 12 mai 1980, DC 1981, n° 1807, p. 444-448).

Le Souverain Pontife Jean-Paul II, dans l’audience accordée au cardinal préfet soussigné, a approuvé cette déclaration, qui avait été délibérée en réunion ordinaire de la Congrégation, et en a ordonné la publication.

A Rome, au siège de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, le 26 novembre 1983.

Joseph, card. RATZINGER
Préfet

+ Fr. Jérôme Hamer, O.P.
Secrétaire

Par ce livre, Mgr Le Gall, à la suite de Mgr Thomas et de Mgr Bourgeois se place délibérément en désobéissance ouverte avec Rome et avec la douzaine de pontifes qui ont condamné la Franc-maçonnerie depuis 1738.

Il occulte délibérément le paragraphe :

Les autorités ecclésiastiques locales n’ont pas compétence pour se prononcer sur la nature des associations maçonniques par un jugement qui impliquerait une dérogation à ce qui a été affirmé ci dessus, dans la ligne de la déclaration de cette Congrégation du 17 février 1981 (cf. AAS 73, 1981, p. 240-241: DC 1981, n° 1805, p. 349. Voir aussi la déclaration de l’épiscopat allemand du 12 mai 1980, DC 1981, n° 1807, p. 444-448).

La seule chose qu'il a le droit de faire est simplement de relayer avec fermeté la position romaine et rien de plus.

Prions pour son âme.

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http://toulouse.catholique.fr/rubriques/haut/actualites/100-questions-a-monseigneur-le-gall
100 questions à Monseigneur Le Gall

"Quelle est pour vous la fonction fondamentale d'une religion ?"
"Vous est-il arrivé de tomber amoureux ?"
Voilà la première et la dernière questions que Marc Bradfer et Fabienne Giard ont posé à Monseigneur Le Gall dans le livre-interview qui vient de paraître aux éditions Empreinte.
Une centaine de questions sur la religion, l’Église, la société, la science, la politique et sur son expérience personnelle, où l'évêque se livre avec sa pensée, son expérience, son humour.

"D’où vient l’intérêt d’en savoir plus sur un homme ?

De la conviction que sa pensée, son histoire, son engagement et ses responsabilités peuvent nous en dire également beaucoup sur nous-mêmes. Cet homme déclare servir le bien de tous ; il proclame sa foi en Dieu et en Jésus-Christ. Il fallait questionner Robert Le Gall, le moine qu’il fut et qu’il demeure profondément dans le silence de la prière, le prêtre et l’archevêque qu’il est, dans l’Église, avec cette ouverture attentive aux autres, aux tragédies et aux prodiges d’un monde où raison et religion sont confrontées aujourd’hui aux défis les plus grands, peut-être, de l’histoire de l’humanité."

Ainsi les auteurs du livre "100 questions à Monseigneur Robert Le Gall Archevêque de Toulouse" introduisent cette longue interview, de 2007 à 2010, qui sort ces jours en librairie.

Marc Bradfer, franc-maçon et auteur de « Fils de prêtre » (2003), a pris l’initiative de cet entretien conduit avec la journaliste catholique Fabienne Giard.

Les auteurs concluent "nous lui sommes reconnaissants de nous avoir laissés totalement libres des cent questions que nous avions choisi d’aborder avec lui. Il n’en a évité aucune, n’éludant aucun sujet, répondant longuement, avec humilité et rigueur, sans se départir d’un humour certain."


Marc Bradfer et Fabienne Giard
100 questions à Monseigneur Robert Le Gall
Archevêque de Toulouse
Empreinte Editions
ISBN 978-2-913319-67-7
16 €

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http://www.perepiscopus.org/category/relativisme

Posté par Maximilien Bernard dans Relativisme le 06/03/11
L’Institut catholique de Toulouse fait la promotion de la franc-maçonnerie
Bernard Antony s’est rendu à la « conférence-débat » qui s’est tenue le 8 février à à l’Institut Catholique de Toulouse autour de Paul Pistre, auteur de « Catholiques et francs-maçons – Eternels adversaires ? ». Paul Pistre était entouré du directeur des éditions Privat, Philippe Térencle, qui présidait la soirée, de Jean-Jacques Rouch, grande autorité toulousaine du Grand Orient de France et du père dominicain Jean-Michel Maldamé. Bernard Antony relate : J’ai patiemment tout écouté : - Les propos de Pistre se félicitant de l’ouverture à la maçonnerie de la presse catholique comme « la Vie » (sic !) et sa description des rapports idylliques de certains clercs plus éclairés que ce méchant pape de Benoît XVI dans les rapports avec les loges. - Les propos patelins du frère Rouch auquel le président Térencle ne cessait de manifester amitié et considération. - Les circonlocutions du père dominicain sur « les pistes possibles de réflexion » entre chrétiens et maçons sur le personnage de Salomon. Proférer cela témoigne d’une totale ignorance du symbolisme maçonnique et de sa fantasmagorie. Sur le coup de 22h, le débat avec la salle était ouvert. Je demandais la parole dans l’esprit annoncé de débat, de controverse et tutti quanti. A peine commençais-je à formuler mes observations, mes réfutations que… fini la tolérance, fini le débat, fini la courtoisie. A la tribune on s’offusquait, on s’indignait, on me sommait de conclure, tandis que dans la salle quelques « frangins » éructaient et manifestaient qu’il fallait m’expulser. Essayant de concilier la courtoisie, le calme et la fermeté du propos, je pus tenir le micro durant une dizaine de minutes, histoire de démonter un peu le consensus mensonger de cette réunion-manipulation. Un de mes amis me relaya ensuite, exprimant notamment et très clairement son étonnement devant le silence du dominicain devant le travail...

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http://www.ict-toulouse.fr/site/1280.html

M. Bur remet la Légion d'honneur à Mgr Debergé

Le vendredi 13 mai 2011 à 17h, M. Dominique BUR, Préfet de la Région Nord Pas-de-Calais, Ancien Préfet de la Région Midi-Pyrénées, a remis les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur à Mgr Pierre DEBERGÉ, Recteur de l’ICT, Président de l’UDESCA.

Le discours de Mgr Debergé : discours_p.deberge_legion_d_honneur.pdf

Monsieur le Préfet, c’est un grand honneur que vous m’avez fait, ainsi qu’à l’Institut Catholique de Toulouse, en acceptant de me remettre les insignes de la légion d’honneur, d’autant plus que le jour même où étaient envoyées les invitations à cette manifestation, nous apprenions votre nomination comme Préfet du Nord, Préfet de la Région Nord - Pas de Calais. Et lorsque je me suis inquiété auprès de vos services du maintien ou non de cette cérémonie, vous m’avez fait savoir que cela ne changeait rien et que vous viendriez comme convenu à l’Institut Catholique. Soyez en vivement remercié.
A cette reconnaissance, s’ajoute l’honneur que ce soit un représentant de l’État qui me remette de telles insignes. Car si j’ai reçu de mes parents, trop tôt décédés et vers qui vont en ce jour mes pensées, l’amour du Christ et de l’Église, c’est d’eux également que j’ai appris la grandeur de ce pays, et le respect de son histoire et de ses lois. Je n’oublie pas également les leçons de morale et les enseignements reçus, à l’école communale, de mes instituteurs, Mr et Mme Campet, qui marqueront profondément mon enfance et mon histoire. Il est vrai que c’est dans cette même école que j’ai appris l’art du rugby, notamment lors des matchs du tournoi des cinq nations que les garçons, et eux seuls, avaient le privilège d’aller voir, le samedi à 15 heures, dans la salle de la mairie où trônait un magnifique poste téléviseur, chose alors très rare dans notre village.
Parmi les réalités de la vie républicaine qui m’ont aussi marqué, figure l’année de service militaire dans les commandos d’infanterie de marine, un monde qui m’était jusqu’alors totalement étranger. Et pourtant, c’est dans le compagnonnage avec des jeunes d’origines culturelles ou d’opinons très différentes, et dans la dureté des stages commandos ou de manœuvres harassantes, que j’ai reçu les plus grandes leçons d’humanité.
J’aurais pu évoquer d’autres expériences humaines, sociales ou politiques, y compris d’ailleurs dans ma fonction actuelle de recteur de cet Institut Catholique et de Président de l’UDESCA, pour que l’on comprenne pourquoi j’ai souhaité que ce soit un représentant de l’État qui me remette aujourd’hui les insignes de la légion d’honneur. Mais vous me permettrez de revenir sur mon enfance à Ossages, aux confins des Landes et des Pyrénées atlantiques, et sur un sentiment d’incompréhension qui n’a jamais cessé de m’habiter.
Enfant, je ne comprenais pas en effet la méfiance réciproque qui régnait entre l’instituteur et le curé de mon village. A l’école, l’instituteur, pour lequel j’éprouvais une véritable vénération, enseignait qu’il fallait respecter les autres, ne pas mépriser les plus faibles, partager, etc. J’apprenais aussi de lui l’importance de la fraternité et de l’union qui font qu’ensemble on peut surmonter les épreuves et les difficultés de la vie. Tout cela me semblait si proche du message de Jésus que j’entendais au catéchisme ou le dimanche à la messe : l’amour du prochain, l’attention aux petits et aux malades, la nécessité de pardonner, la fraternité qui unit tous les hommes puisqu’ils sont tous fils de Dieu.
Enfant, j’étais également impressionné par l’héroïsme des grandes figures de l’histoire de l’humanité, notamment par les actes de bravoure de celles et ceux qui avaient combattu le fascisme et le nazisme, et dont le souvenir était encore très présent. J’y retrouvais le courage, l’abnégation et la grandeur des martyrs et des saints, qui, au nom de Jésus Christ, avaient donné leur vie pour leurs frères et pour Dieu.
1Je ne savais pas alors qu’un mot : « laïcité » était la cause de l’hostilité entre mon instituteur et mon curé, un mot compris et vécu comme une séparation, alors qu’il indique une distinction entre des réalités, certes différentes, mais qui n’en sont pas moins, l’une et l’autre, constitutives d’un vivre ensemble. Une recommandation de Jésus résonnerait plus tard dans mon cœur : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mc 12,17). Pas d’hostilité donc entre le politique et les réalités spirituelles ou ecclésiales, mais la reconnaissance de ce que chacun peut apporter à l’autre et à la construction de la société.
Aujourd’hui, je suis meurtri de constater que, chez les partisans de certaines formes de laïcité, demeure une méfiance, voire une hostilité, à l’encontre du message de Jésus ou de ceux qui s’en réclament. C’est souvent le fait d’une méconnaissance du message évangélique, méconnaissance que partagent nombre de nos contemporains et, parfois même, des chrétiens. Je suis meurtri que l’on réduise l’histoire du christianisme, plus particulièrement celle de l’Église catholique, aux croisades, à la condamnation de Galilée ou à l’inquisition. Et l’on n’oublie l’implication de grandes figures des premiers temps du christianisme, comme Basile de Césarée ou Jean Chrysostome, dans l’organisation des premiers services sociaux, au nom même du principe évangélique de l’amour des pauvres, des malades et des exclus. On oublie également le rôle important des ordres religieux, des courants spirituels et des grandes figures de l’histoire de l’Église qui, malgré parfois les hésitations et les égarements de l’institution, ont contribué au développement de la culture, des sciences, des universités et de l’éducation, en défendant la grandeur et la dignité de la personne humaine, l’importance de la raison, une certaine conception de l’universalité.
Alors qu’en ce début de 3ème millénaire notre monde se trouve confronté à de redoutables défis, il serait également dangereux d’oublier que la démocratie comporte une dimension utopique, car il n’est pas spontané de voir dans l’autre un frère, d’œuvrer pour l’équité et la justice, comme il n’est pas spontané de penser une liberté qui est d’abord au service des autres. Si l’on ajoute à cela qu’une société, régie par le seul exercice du Droit, peut très vite devenir inhumaine, et que, même dans la société la plus juste, il est essentiel de donner toute sa place à l’amour du prochain, au partage et au pardon, on ne peut que s’interroger : une démocratie peut-elle se passer d’une « transcendance qui l’ouvre et la dispose au dépassement de soi en vue d’un avenir constructif » (Paul Valadier) ?
Déjà, en 1996, dans la Lettre qu’ils adressaient aux Catholiques de France, les Évêques écrivaient : « C’est la démocratie elle-même qui aurait à pâtir d’un refoulement durable de la foi chrétienne. Car la démocratie n’est pas une forme spontanée d’organisation des sociétés : elle est un acquis de la culture et de la volonté. Elle suppose des citoyens qui se sachent libres et se veulent effectivement respectueux les uns des autres. Elle suppose aussi un vouloir-vivre commun au sein d’une communauté politique dont les forces de cohésion implicite soient plus fortes que les conflits extériorisés. » A ce constat, j’ajouterai ces réflexions de Vaclav Havel, Prix Nobel de la Paix, grand artisan de la « révolution de velours » dans ce qui était alors la Tchécoslovaquie : « Si la démocratie doit non seulement survivre, mais se répandre et résister au conflit des cultures, alors elle doit, selon moi, retrouver ses racines, ses sources transcendantales (...) La relativisation des normes morales, la crise de l’autorité, la réduction de la vie à une course au profit matériel immédiat sans souci de ses conséquences pour la collectivité, c’est-à-dire ce qui est reproché à la démocratie occidentale, ne vient pas, écrit Vaclav Havel, de la démocratie, mais du fait que l’homme a perdu son ancrage transcendantal, perdant l’unique source réelle de sa responsabilité et de son respect de lui-même ».
En recevant de la République cet insigne de la légion d’honneur qui m’honore et honore l’Institution dont je suis le recteur, on comprendra donc que, de mon cœur de citoyen et de prêtre, jaillisse en cet après midi une invitation pressante au dialogue, au respect de chacun, à une attention plus grande à l’égard de nos frères humains en quête d’un sens à donner à leur vie, d’une espérance qui les aide à surmonter leurs épreuves, d’amour et d’amitié tout simplement. Car ce que vivent nombre de nos contemporains est marqué par trop de souffrances et de désarrois pour que, dans le respect de nos différences et de nos richesses respectives, nous n’œuvrions pas ensemble à bâtir un monde plus juste et plus humain, respectueux de la personne humaine et de toutes les personnes humaines, dans toutes leurs dimensions, y compris spirituelle. Dans une société où la laïcité ne fonctionnerait plus comme une séparation mais comme un trait d’union entre des réalités certes distinctes et différentes - et qui doivent le rester - mais qui concourent ensemble au même bien commun.
Vous qui fréquentez cet Institut Catholique, vous savez que ces valeurs figurent au cœur de la charte qui régit nos enseignements, nos recherches et l’ensemble de nos activités, avec l’ouverture aux autres, le respect de chacun, l’attention aux plus faibles, l’engagement et la volonté de progresser ensemble, ainsi que l’objectif de proposer aux étudiants des formations qui, « par l’excellence universitaire à laquelle elles tendent, visent non seulement la transmission des savoirs mais également la formation de tout l’être humain. »
Ce sont ces valeurs qui nous ont permis de surmonter ensemble les difficultés financières et immobilières, ainsi que les défis universitaires, que vous évoquiez Monsieur le Préfet. Car si, comme recteur, je suis heureux du travail accompli dans cet Institut depuis plus de sept ans, je sais surtout ce que je dois à mes collaborateurs les plus proches, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire de l’Institut Catholique : depuis l’équipe d’entretien et le personnel administratif jusqu’aux enseignants, aux doyens, aux directeurs d’organismes, aux chargés de mission et à celles et ceux qui m’ont assisté - et qui continueront je l’espère à le faire - dans les grands chantiers qui ont été conduits. C’est à eux - et donc à vous ici présents qui les représentez - que je dédie cette distinction qui nous honore ensemble, car sans les efforts de chacune et de chacun d’entre vous, la politique mise en œuvre n’aurait pu être menée à bien. Cette légion d’honneur, c’est donc aussi la votre.
Elle est également à vous, amis de Dax, de Mont-de-Marsan, de Perpignan, de Rome, de Toulouse et d’ailleurs, qui me faites la joie d’être ici aujourd’hui, avec ma famille et mes neveux et nièces - François, Céline et Laurent - à qui je dois tant et qui m’êtes si précieux.

Ma reconnaissance va maintenant à vous tous qui me faites l’honneur de votre présence, avec une attention plus particulière à vous Mr Comet, nouveau Préfet de Haute Garonne et de la Région midi Pyrénées, Mr Izard, Président du Conseil Général et Madame Hardy qui représentait Mr le maire de Toulouse. Enfin, vous comprendrez que je tienne à remercier pour leur présence Mgr Sarrabère qui m’a ordonné prêtre et qui a accepté que je vienne enseigner dans cet Institut Catholique ; Mgr Breton, évêque du diocèse d’Aire et Dax, tellement attentionné et bienveillant à mon égard, et vous Mgr Le Gall, archevêque de Toulouse, chancelier de l’Institut Catholique, avec qui j’ai la joie de collaborer dans la plus grande confiance.
Avec vous, au terme de cette sans doute trop longue allocution, j’évoquerai le message de Jésus, le Christ, lui qui donne tout son sens à ma vie de citoyen et de prêtre, avec cette recommandation, vieille de 2000 ans, mais dont vous saisirez qu’elle puisse avoir aujourd’hui une actualité particulière : « Quand vous aurez fait tout ce qui vous était demandé, dites-vous que vous êtes des serviteurs quelconques et que vous n’avez fait que votre devoir » (Lc 17,10)
Je vous remercie pour votre patience et pour votre attention

Le 13 mai 2011 Mgr Pierre Debergé
Recteur de l’Institut Catholique de Toulouse


Dernière édition par Hercule le Sam 8 Oct - 15:46, édité 1 fois

Hercule

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Re: La Sainte Eglise de Dieu - Errements, Misères, Scandales, Sacrilèges, Hérésies et Apostasies

Message par Hercule le Ven 17 Juin - 22:47

http://www.perepiscopus.org/conference-episcopale/le-financement-de-la-joc-suite

Le financement de la JOC (suite)
Posté par Maximilien Bernard dans Conférence épiscopale le 06 16th, 2011 |
Le financement de la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) n’est visiblement pas très clair. L’équipe permanente (y compris les laïcs, soit une trentaine de personnes pas toutes à temps plein) serait salariée par la CEF au motif que le financement de l’encadrement du mouvement ne doit pas reposer sur les jeunes eux mêmes. Avec le nombre de cotisants (10 000 officiellement) comment en effet salarier une équipe de cette taille ? Même avec quelques actifs immobiliers… Il faut savoir que la JOC est défendue au sein de la CEF par Mgr H. Simon, vice président, qui la considère comme « la prunelle de ses yeux » !

Je n’ai pas trouvé les comptes de la JOC sur le site internet. Peut-être que j’ai mal cherché ? Les connections avec les fonds de l’ACO (Action Catholique Ouvrière) seraient aussi à éclairer. Les actifs immobiliers dans Paris ne sont sans doute pas négligeables, mais de là à supporter les salaires de ces laïcs…Monsieur Stéphane Haar, président de la JOC m’écrit que le père Jean Quris – secrétaire adjoint de la CEF, mais qui quitte ses fonctions d’ailleurs- s’est fendu d’une lettre aux évêques sur ce sujet en juin 2011 : quelle coïncidence ! Cela signifie-t-il que désormais le financement de la JOC ne reposera plus sur la CEF ? Ou alors il joue sur les mots, sachant que la raison sociale de la CEF est l’UADF (Union des Associations Diocésaines de France), présidée par Mgr François Garnier, archevêque de Cambrai.

En outre, ce financement national pour les cadres nationaux est dupliqué au niveau régional et au niveau diocésain. Le permanent de la JOC dans chaque diocèse est souvent salarié par le denier du culte (pardon « denier de l’Eglise« ). Cette situation hallucinante est à comparer avec, par exemple, les mouvements de scoutisme qui, à part le traitement de l’aumônier, ne reçoivent pas un kopek de la CEF. Or, les SUF et la FSE ont bien plus d’adhérents que la JOC, qui n’a pas de statut canonique. Dans le « vrai » monde cela s’appellerait sans doute de l’abus de bien social !

Un point positif, c’est que chez les jeunes jocistes, qui sont bien moins nombreux qu’avant, la fibre gauchiste est beaucoup moins marquée. Le recrutement historique dans la classe ouvrière ayant disparu, c’est maintenant une population souvent antillaises de banlieue et avec une éducation catholique qui adhère au mouvement. Lors des préparation de liturgies de rassemblement national de la JOC il n’est pas rare de voir arriver les jeunes chargés de cette question avec le Missel Romain sous le bras… au grand dam des anciens.

Pour souligner néanmoins la politisation toujours à gauche de la JOC, il faut rappeler que Inès Minin, la précédente présidente de la JOC, devait entrer dans le cabinet de Martin Hirsch lorsqu’il était encore dans le gouvernement de Nicolas Sarkozy. Devant l’étranglement des aumôniers nationaux, notamment, pour lesquels il est insupportable de voir un président de la JOC dans un cabinet d’un gouvernement de droite (fusse un gouvernement adepte de l’avortement…), elle a dû temporiser pour attendre que M. Hirsch sorte du gouvernement avant de le rejoindre pour la mise en place du Service civique.

Hercule

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Re: La Sainte Eglise de Dieu - Errements, Misères, Scandales, Sacrilèges, Hérésies et Apostasies

Message par Hercule le Ven 17 Juin - 22:54

http://www.perepiscopus.org/diocses/enquete-sur-un-diocese-sinistre-celui-de-mgr-dagens

Enquête sur un diocèse sinistré : celui de Mgr Dagens
Posté par Maximilien Bernard dans Diocèses, Summorum Pontificum le 06 16th, 2011 |
Paix Liturgique a décidé d’enquêter sur les 4 diocèses de France totalement privés de célébration, même mensuelle, de la forme extraordinaire du rite romain : Langres, Viviers, Mende et Angoulême. Le diocèse d’Angoulême est le premier. Extraits :

Angoulême est un diocèse dont l’évêque titulaire, Mgr Claude Dagens, est illustre : c’est le dernier ecclésiastique à avoir été élu pour siéger sous la Coupole de l’Institut. Mgr Dagens, un des intellectuels de l’épiscopat français, spécialiste de patristique, a appartenu au groupe modéré – il faudrait plutôt dire à la “nébuleuse” – représenté par la revue Communio. Mais Mgr Dagens est tout le contraire d’un traditionnel. Comme son confrère de Communio, le philosophe Jean-Luc Marion, venu le rejoindre à l’Académie française, le traditionalisme lui provoque des poussées de boutons. Certes, il est loin d’être un progressiste échevelé mais il est fermement convaincu que l’Église doit continuer à s’adapter à la société moderne, nonobstant l’échec patent de “l’ouverture au monde” pratiquée depuis le dernier concile. Au point qu’il se retrouve aujourd’hui “sur la gauche” de la ligne (prudemment) interventionniste du cardinal Vingt-Trois et de Mgr d’Ornellas dans les questions de législation bioéthique.

Il s’est rendu, en effet, célèbre au sein de l’épiscopat français, par ce que l’on appelle le “Rapport Dagens”, rapport de style fort plat, dont les gardiens de notre langue ont cependant jugé digne de faire accéder son auteur aux rangs des “immortels”. Il s’agit en fait de deux textes, dont l’évêque d’Angoulême, chargé alors du service “Incroyance-Foi” à la Conférence des Évêques, a dirigé la rédaction : “La proposition de la foi dans la société actuelle” (présenté à la CEF en 1994, La Documentation catholique, 4 décembre 1994, pp. 1043-1059) ; et “La proposition de la foi. Vers une nouvelle étape” (présenté à la CEF en 1996, DC du 2I janvier 1996, pp. 62-79). Le Rapport Dagens avalise le retrait social de l’Église : l’Église peut être reconnue comme le lieu de la foi “proposée à l’ensemble de notre société, sans que cette proposition n’apparaisse comme l’expression d’une volonté hégémonique”. L’Église (celle de Mgr Dagens) se propose donc, avec une insondable naïveté, d’être un “plus” spirituel pour la démocratie laïque : “La démocratie et la laïcité elle-même, pour demeurer vivantes, ont besoin d’un climat spirituel dont le christianisme est une composante essentielle, alors même qu’il ne prétend pas y détenir le monopole de la religion” ; “La pratique de la laïcité à la française peut permettre à la tradition chrétienne de jouer un rôle spécifique dans une société incertaine, en contribuant au vouloir-vivre de cette société… La foi chrétienne effectivement vécue entretient dans la société un climat spirituel qui importe à la démocratie, qu’il s’agisse de fonder la responsabilité des sujets personnels, dans une société fragile, ou bien de communiquer à des jeunes des raisons de vivre dans un environnement rempli d’incertitudes”. Cet optimisme est donc très loin de la dénonciation de la “culture de mort” de Jean-Paul II et de celle du nihilisme par Benoît XVI, qui n’a de cesse, pour sa part, de stigmatiser la sécularisation de l’Église et d’appeler à une “nouvelle évangélisation” des vieilles nations catholiques.

Prudent, ce que lui reproche d’ailleurs Golias qui ne lui décerne que deux mitres dans son dernier Trombinoscope, Mgr Dagens ne s’oppose toutefois pas au pape sur le terrain théologique mais se contente, comme bon nombre de ses confrères, de freiner l’arrivée dans son diocèse du renouveau ratzinguérien et, singulièrement, de la réforme liturgique. Le seul prêtre qui célébrait la forme extraordinaire du rite romain a, ainsi, été “prêté” au diocèse de Bayonne l’été dernier…

I – La situation de la liturgie extraordinaire avant 2007
L’un des paradoxes du diocèse d’Angoulême, c’est que la liturgie traditionnelle dans le cadre paroissial y a disparu alors qu’elle y était célébrée avant le Motu Proprio.
Sans remonter aux années 80 – quand existaient aussi une messe à Cognac et une autre à Angoulême – il y a eu en effet jusqu’en 2005 une messe dominicale dans le diocèse. Celle-ci était célébrée en alternance dans les églises de Lussac et de Suaux, villages situés entre Angoulême et Confolens, par l’abbé Hervouet.
[...] Depuis son rappel à Dieu, le 2 janvier 2006, la liturgie traditionnelle n’a plus été célébrée à Suaux ni à Lussac. Sans entrer dans des détails, on dira seulement que l’évêque du “Rapport” n’a pas hésité une seconde à user son “bras séculier” pour interdire toute reviviscence de la messe traditionnelle dans ces églises. [...]

II – La fausse application de Genac
Dès la publication du Motu Proprio Summorum Pontificum, un groupe de demandeurs s’est constitué à Angoulême. Début 2008, assez rapidement par rapport aux standards épiscopaux, la réponse de Mgr Dagens se manifesta par la concession d’une messe mensuelle dans l’église de Genac, à 20 km d’Angoulême. Une messe, oui, mais pas hebdomadaire et surtout pas à Angoulême : bref, Mgr Dagens décidait d’appliquer en 2008 le Motu Proprio de… 1988 et non celui de 2007. Et de l’appliquer modérément, Mgr Dagens étant un modéré ! [...] La première messe à Genac, le 20 janvier 2008, fut un succès puisque plus de 70 personnes, dont plusieurs journalistes, y assistèrent. Il faut dire que les organisateurs avaient enfreint l’interdiction faite par Mgr d’Angoulême de rendre publique la cérémonie en avertissant la presse 48 heures avant la célébration. Après un instant de colère (Mgr Dagens est modéré, mais fort colérique), l’évêque s’était résigné, avec la promptitude d’esprit qui le caractérise, à reprendre le contrôle des opérations, en publiant un communiqué officiel et en intervenant à la radio. D’où la participation, outre la quarantaine de membres des familles de demandeurs, d’une vingtaine de paroissiens des environs. Le seul point noir de cette première messe fut de révéler aux participants, comme aux téléspectateurs du journal du soir de France 3 local qui s’obligea à un reportage, l’âge avancé du célébrant désigné par l’évêque : 87 ans ! Il ne fallait pas être grand clerc, c’est le cas de le dire, au soir de cette première messe, pour comprendre que cette célébration ne disposait que d’un avenir limité et que le choix de Genac n’était pas un hasard puisque la commune abrite la maison de retraite des prêtres du diocèse, là même où le valeureux abbé Hervouet s’était retiré à la veille de sa mort. De fait, la pseudo-application de Summorum Pontificum à Genac s’est terminée courant 2009, avec le décès du célébrant et son non-remplacement.

III – L’expérience de Saint-Yrieix-sur-Charente
Indépendamment de l’évêque, une célébration dans l’esprit du Motu Proprio Summorum Pontificum a toutefois bel et bien eu lieu en Charente depuis 2007. De 2008 à 2010, de sa propre initiative, le père Texier, vicaire de la paroisse de Saint-Yrieix, en périphérie d’Angoulême, a en effet offert la liturgie extraordinaire chaque dimanche, rassemblant une quarantaine de fidèles. Confronté à de nombreuses pressions, dont celles particulièrement malveillantes de l’ex-vicaire général et ex-curé de la cathédrale, le père Braud, l’abbé Jean-Baptiste Texier a finalement été prêté au diocèse de Bayonne à l’été 2010. [...]

IV – Et maintenant ?
Dans un commentaire au Motu Proprio publié en juillet 2007, Mgr Dagens affirmait croire “à l’importance des dialogues approfondis qui portent sur l’essentiel de la foi” et ajoutait que “cet essentiel n’est pas seulement de l’ordre de la foi, mais de l’ordre de la charité”. Comment ne pas souscrire à de tels propos ? Et lui demander, aujourd’hui que l’instruction Universae Ecclesiae a rappelé avec force que la liturgie traditionnelle est un “trésor “ offert “à tous les fidèles” : Avec quelle charité, Monseigneur, entendez-vous traiter les fidèles de votre diocèse désireux de vivre leur foi au rythme de la forme extraordinaire du rite romain ? Il y a aujourd’hui deux demandes pendantes dans le diocèse : celle d’Angoulême, qui a résisté aussi bien à l’épisode de Genac qu’à celui de Saint-Yrieix, et celle de Cognac, transmise en son temps par le curé-doyen à l’évêché, évaluée en conseil épiscopal et… restée lettre morte ! Si la situation à Angoulême est compliquée en raison des contrecoups des affaires qui ont agité la cathédrale, elle est plus simple à Cognac où le curé part en retraite en août. À Angoulême, l’application du Motu Proprio pourrait passer aisément par le recours à un institut Ecclesia Dei, ce à quoi Mgr Dagens s’est toujours refusé même si, dans le contexte actuel, cela pourrait offrir du sang neuf, bienvenu dans le doyenné. À Cognac, les demandeurs attendent en revanche avec confiance et détermination le nouveau curé, instruction d’application du Motu Proprio en mains.

Hercule

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Re: La Sainte Eglise de Dieu - Errements, Misères, Scandales, Sacrilèges, Hérésies et Apostasies

Message par Hercule le Dim 19 Juin - 8:09

http://www.liberation.fr/monde/0101634817-pedophilie-le-pape-affirme-que-le-pardon-ne-remplace-pas-la-justice

MONDE 11/05/2010 À 13H05

Benoît XVI: les attaques contre l'Eglise viennent de son «péché»
125 réactions

Benoît XVI le 11 mai au Portugal (REUTERS/Jose Manuel Ribeiro)

Le pape Benoît XVI a déclaré mardi que la plus grande souffrance de l'Eglise était son «péché», alors que lui-même et l'Eglise sont confrontés au scandale de la pédophilie au sein du clergé depuis novembre.

«Nous l'avons toujours su mais nous voyons aujourd'hui de façon beaucoup plus terrifiante que la plus grande persécution de l'Eglise ne vient pas d'ennemis extérieurs mais naît du péché de l'Eglise», a affirmé le pape dans l'avion qui le conduisait au Portugal

«Les attaques contre l'Eglise et le pape ne viennent pas seulement de l'extérieur, les souffrances viennent de l'intérieur de l'Eglise, du péché qui existe dans l'Eglise», a souligné le pape devant la presse. L'Eglise a «un profond besoin» d'«apprendre le pardon et aussi la nécessité de la justice» a poursuivi Benoît XVI soulignant que «le pardon ne remplace pas la justice».

«Réapprendre ce qui est essentiel»

Benoît XVI répondait à une question à propos de la cascade de révélations sur des crimes de pédophilie commis par des prêtres et religieux qui éclabousse l'Eglise en Europe, mais aussi en Amérique du nord et latine depuis plusieurs mois. Le pape a exhorté à «réapprendre ce qui est essentiel: la conversion, la prière, la pénitence et les vertus théologales (NDLR: foi, espérance, charité)».

Dès son arrivé sur le sol portugaise, le souverain pontife a ajouté que les questions éthiques et spirituelles n'étaient pas «du domaine privé». «Placée dans l'histoire, l'Eglise est disposée à collaborer avec celui qui ne marginalise pas ou ne réduit pas au domaine privé la considération essentielle du sens humain de la vie», a-t-il déclaré dans un discours devant le président portugais Anibal Cavaco Silva. Le Portugal s'apprête à légaliser le mariage homosexuel.

Avant lui, le président Cavaco Silva, catholique pratiquant, avait rappelé qu'au Portugal, pays très majoritairement catholique, «la séparation entre l'Eglise et l'Etat cohabite avec les marques profondes de l'héritage chrétien», présentes dans «sa culture, son patrimoine et surtout, dans les valeurs humanistes» qu'il défend.

(Source AFP)

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Re: La Sainte Eglise de Dieu - Errements, Misères, Scandales, Sacrilèges, Hérésies et Apostasies

Message par Hercule le Lun 20 Juin - 22:39

http://www.zenit.org/index.php?l=french

A Rome, un symposium international contre les abus dans l'Église

En février 2012 à l'université pontificale grégorienne

ROME, Lundi 20 juin 2011 (ZENIT.org) – « Comme nous le savons tous, en particulier vous, la question des abus sexuels commis par des prêtres à l’égard de mineurs, a eu un grand impact sur les communautés du monde entier », a dit le père François Xavier Dumortier, recteur de l’université grégorienne à Rome, lors d'une conférence de presse, en expliquant comment est née l’idée d'un symposium international sur le thème de la pédophilie au sein du clergé. Celui-ci se tiendra, au siège de l'université du 6 au 9 février 2012.

Un scandale qui a instillé de la méfiance chez de nombreux catholiques qui, souvent sur la base de déclarations de la presse, se sont sentis trahis par des comportements contraires aux enseignements chrétiens.

S'adressant aux journalistes, le recteur a présenté le symposium : 200 académiciens et experts de différents continents décortiqueront les aspects pastoraux, juridiques et psychologiques de ces abus, dans la ligne du processus engagé dans l'Église par Benoît XVI. Ce processus entend conduire, d’ici mai 2012, toutes les conférences épiscopales du monde à tracer des lignes d’action contre la pédophilie.

Les personnalités qui prendront part à l’initiative sont entre autres : le cardinal William Levada, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, la baronne Sheila Hollins (Angleterre), professeur de psychiatrie à la St George’s University de Londres et membre indépendant à la chambre des lords, qui avait accompagné le cardinal Cormack Murphy O’Connor dans la visite apostolique que le Saint-Siège avait ordonnée pour l'Église d’Irlande.

Seront également présents Mgr Steve Rosetti, professeur d’études pastorales à Washington et qui, au Saint Luke Institute, a conçu un programme de traitement résidentiel pour le clergé et les religieux des Etats-Unis, et le père Edenio Valle, auteur d’une expérience semblable à São Paulo (Brésil).

Le thème de la rencontre, « Vers la guérison et le renouvellement », renvoie à la Lettre que Benoît XVI a écrite aux catholiques irlandais en mars 2010, qualifiant « d’actes immoraux et criminels » les abus faits sur des petits, critiquant la faiblesse des réponses de l'Église, et invoquant un « chemin de guérison, de renouvellement et de réparation ».

Au cours de ce rendez-vous international que le Vatican et la Grégorienne organiseront à Rome, sera présenté un centre e-learning (« E-Center ») où, pendant au moins trois ans, conflueront données, expériences, acquisitions et programmes permettant de lutter contre les abus sexuels au sein du clergé.

« Cet E-Center, a expliqué Klaus Peter Franzl, directeur financier de l’archidiocèse de Munich, qui participe aux financements du projet, sera un site multilingue. Il fournira des informations aux responsables de l'Église afin qu’ils puissent lutter contre les abus sexuels ». Donc, non seulement aux présidents des différentes conférences épiscopales et aux supérieurs des ordres religieux, mais également aux évêques des diocèses.

Le Centre recueillera les ressources recueillies par l’université d’Ulm, en Allemagne, à travers son « Center for Child and Adolescent Psychiatry and Psychotherapy », coordonné par le professeur Jörg Fegert et par Hubert Liebhardt, et travaillera en liens étroits avec les Ecoles de médecine d’autres universités.

La Grégorienne, a ajouté Klaus Peter Frazl, procèdera enfin à « un contrôle théologique » des ressources, à la lumière également des exigences pastorales et culturelles de la communauté catholique et de la société.

« Le projet est ambitieux », a-t-il conclu, mais avec ces institutions nous tacherons de répondre au problème de la pédophilie de la manière la plus compétente et la plus professionnelle possible ».

D’autant que « ce n'est pas uniquement avec le bon exemple du pape et avec des règles canoniques », a expliqué pour sa part le père Federico Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège et consultant du Comité pour le symposium, que « l'on pourra mener à bien un processus de protection à l’égard des victimes, de prévention et de purification ».

« Ce symposium ne représente pas seulement ‘trois jours de travaux entre experts’, mais une étape dans le long processus que l’Église a mis en œuvre pour affronter la question des abus et y mettre un terme ».

Pour sa part, le promoteur de justice de la Congrégation pour la doctrine de la foi, Mgr Charles Scicluna, a souligné l’importance que l'Église « soit un soutien pour la victime », et qu’il y ait donc une éducation en ce sens « au sein même de la communauté ecclésiale, à commencer par le clergé ». D’où l’intérêt, selon lui, que se multiplient des initiatives comme celle de la Grégorienne, « qui entrent dans le cadre de la prévention ».

Mais il faut aussi, a-t-il ajouté, « une éducation de la base, autrement dit des familles et des enfants, qui tienne compte de l’âge de ces derniers, aidant ainsi à créer un environnement où il sera plus facile de reconnaître et prévenir ce qui est un péché, voire un délit canonique et un crime au plan civil ».

Mariaelena Finessi

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Re: La Sainte Eglise de Dieu - Errements, Misères, Scandales, Sacrilèges, Hérésies et Apostasies

Message par Hercule le Mar 21 Juin - 0:15

(COPIE - diffusion illimitée)


Portrait du Christ
(médaille du Campo dei Fiori - Rome)


V.......................
lundi 30 mai 2011 - Sainte JEANNE d’Arc
jeudi 2 juin 2011 - Ascension
dimanche 13 juin 2011- Pentecôte

Objet : Le scandale de l’exposition « Piss CHRIST » à Avignon - Analyse
« Si ceux-ci se taisent, les murs crieront !!! » (Luc, 19/40)


Eminences,
Excellences,
Très chers aimés du Seigneur Jésus,

Le scandale de l’exposition « Piss CHRIST » à Avignon, provoqué par la photographie d’« un crucifix plongé dans un mélange d’urine et de sperme » de l’auteur de cette « œuvre » intentionnellement blasphématoire et par la surexposition médiatique soigneusement programmée de cet événement, a déclenché une onde de choc spirituelle à laquelle a répondu, le samedi 16 avril, la révolte pacifique d’un petit nombre de catholiques emmenés par l'abbé de Cacqueray, Supérieur du District de France de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X et l'abbé Prudent Balou Yalou prêtre africain originaire du Gabon, appartenant à la même fraternité. Ils venaient dire résolument, haut et fort, dans la dignité et le recueillement qu’ils n’acceptaient pas l’inacceptable, qu’ils n’acceptaient pas que le Christ, le compagnon de leur vie, l’intime de leur âme, leur Seigneur et Sauveur pour le temps présent et pour l’éternité, soit blasphémé, vilipendé, ridiculisé ! C’était non seulement leur droit qui, heureusement, ne leur pas été refusé, mais c’était aussi leur devoir et c’est à leur honneur de catholiques de l’avoir fait. Fallait-il leur refuser ce droit parce qu’ils sont répertoriés comme catholiques traditionnels ? Qui peut contester la sincérité de leur amour du Christ ? Et pourquoi devraient-ils être ringardisés parce qu’ils affirment, haut et fort, leur foi au Christ, alors que des provocateurs « professionnels » faisaient connaître, haut et fort, leur haine insensée du Christ ?

De plus dans une manipulation osée de l’information certains n’ont pas manqué de leur attribuer, a priori, l’acte de vandalisme dont cette « œuvre » a été l’objet, oubliant qu’il est quand même surprenant qu’il soit possible d’entrer dans un musée, archi-surveillé, avec des masses, d’avoir le temps de détruire une « œuvre » et de repartir tranquillement, le tout à visage découvert et sans être arrêté dans les 48 heures ! Dans tous les régimes totalitaires, il est de tactique courante pour le pouvoir, face à la montée d'une contestation, de commettre des actes violents ou scandaleux et de les imputer aux protestataires pacifiques. Dont acte. Dans ce contexte le ministre de la Culture et de la Communication n’a pas manqué de faire une déclaration tonitruante et précipitée pour dire combien il était « choqué » en voyant que « la liberté de conscience et la liberté d’expression » étaient contestées et pour dénoncer, haut et fort, une soi-disant « intolérance », presqu’un retour au « Moyen-âge », pauvre Moyen-âge ! Evidemment il s’aveuglait en ignorant que la liberté de chacun ne peut pas s’exercer en portant atteinte à l’ordre public comme cela était manifeste dans la situation présente. D’ailleurs un mois plus tard, le 19 mai, lors du festival de Cannes, suite à une déclaration malheureuse d’un réalisateur légèrement aviné (Lars Von Trier), oubliant « la liberté de conscience et la liberté d’expression » qu’il avait revendiqué pour « Piss CHRIST », le Ministre obtenait son exclusion du festival pour ce dérapage verbal avec ce communiqué de presse comminatoire : « … Il (le ministre) condamne fermement les propos tenus par le réalisateur et prend acte de la convocation en séance extraordinaire du conseil d’administration du festival de Cannes par son président Gilles Jacob. Il appartient au conseil d’administration de décider de la suite éventuelle qui sera donnée à cette provocation insupportable ». Deux poids, deux mesures ! Où est la cohérence ?

Par ailleurs les média n’ont pas manqué de chercher à minimiser, de façon à la ridiculiser, la marche de protestation de ce samedi 16 avril. Ainsi, le dimanche 17 avril, le Journal Télévisé de 20 heures de TF1 annonçait 600 participants ! Ridicule. Mais le lundi matin France Info, dans son journal de 8 heures, annonçait 800 participants ce qui était déjà mieux, mais inexact, ce que cette radio reconnaissait rapidement, en rectifiant ce chiffre pour le porter à 1000 participants, dans son Journal de 10 heures, ce qui n’était pas loin du chiffre exact qui se situait aux environs de 1500 participants !

Monsieur Bernard Debré, député et ancien ministre, fut la seule personnalité connue et reconnue, au plan national, comme député et ancien ministre, à avoir précédé, dans leur protestation, ces quelques catholiques révoltés et esseulés. Voici le texte qu’il a fait paraître sur son blog dès le jeudi 14 avril (http://www.bernarddebre.fr/actualites/___pardonnez_leur__ils_ne_savent_pas_ce_qu_ils_font_____) :

« Où en est-on arrivé en Avignon ? Madame le Maire, UMP, Le Conseil général du Vaucluse, le Ministère de la Culture financent une exposition "Je crois aux miracles" sur les religions, en particulier chrétienne. Ce serait tellement simple...

Mais une image blasphématoire "Piss Christ" y est présentée : une photographie du Christ plongée dans de l'urine ! C'est odieux, sciemment provocateur, inacceptable. Imagine-t-on qu'il eut été possible de faire de même avec une représentation de Mahomet ? Les banlieues se seraient enflammées, certaines associations de lutte contre les discriminations, toujours si promptes, auraient porté plainte, l'Afghanistan se serait révolté et les Chrétiens auraient réprouvé, à juste titre, cette provocation.

Mais voilà. S'il est impossible, heureusement, de blasphémer les autres religions, cela semble autorisé et même promu par les finances publiques - si abondantes - lorsque ce sont les confessions catholiques qui sont visées, sans grande originalité finalement. Cette attitude n'en demeure pas moins odieuse et sert finalement les extrémismes.

La France est un pays judéo-chrétien. Il faut être fier de nos racines. La Chrétienté a parsemé notre pays de perles : cathédrales gothiques, chapelles romanes, culture sacrée, œuvres cultuelles... C'est la Chrétienté qui a donné à la France son âme, sa force. "France, fille aînée de l'Eglise" : c'est une revendication. "France héritière de la Chrétienté" : c'est un constat.

Au moment où la France accepte une immigration officielle, aux cultures variées, mais subit également celle, inacceptable, d'hommes et de femmes illégaux, de clandestins, il est plus que nécessaire que la Chrétienté soit ferme et fière. Cela ne veut pas pour autant dire qu'il faille critiquer ni l'Islam, ni les autres religions.

Une nouvelle fois, des irresponsables osent, au nom d'une liberté d'expression galvaudée, salir une religion, car c'est bien le but. Curieuse conception de cette liberté d'expression qui de façon surprenante, s'exerce à sens unique, sans limite.

Alors, je le dis d'abord à mon amie, Marie-Josée ROIG : "Pourquoi as-tu accepté cette provocation ? Coup de pub ? "Buzz" ? Tu aurais dû refuser, non seulement au nom de la dignité, l'exposition de cette image odieuse au lieu de subventionner ce projet mais également refuser d'afficher dans ta ville ce "visuel"".

Pour l'auteur ? Je n'ai que mépris ! Est-ce de l'art ? Non bien sûr. L'art ennoblit l'homme, cette "production" est ignoble. Cet auteur est vraisemblablement dérangé, torturé et faible. Je dirais même aussi courageux dans sa pseudo contestation qu'intelligent.
Quant à ceux qui comme moi, sont révoltés, je leur dis : "Vous avez raison ! Votre combat, lui intellectuel, vous honore. Je suis à vos côtés. Exigeons le retrait de ces images insultantes et mettons un terme à leur subventionnement" ».

Est-il nécessaire de préciser que monsieur Bernard Debré n’est ni "évêque" et encore moins "cardinal" ! Dans le cas présent il est seulement l’« Heureux homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants » selon le texte du psaume 1. Après la lecture de ce texte une terrible question se pose, incontournable, inévitable : « N’y avait-il pas parmi vous, Eminences, Excellences, vous tous si passionnément aimés du Seigneur Jésus, un président de conférence épiscopale, un primat des Gaules, ou quelques autres personnalités épiscopales pour relayer ce coup de gueule et ne pas laisser désarmé et esseulé l’archevêque d’Avignon ? N’était-il pas possible pour l’évêque d’Evry de retrouver cette inspiration outragée dont il avait fait usage après la profanation d’une de ses églises : "… Personnellement, je n’arrive pas à m’habituer aux profanations… S’il faut hurler, nous hurlerons. Après tout, nous aussi, nous sommes des citoyens !" (Communiqué du vendredi 19 février 2010). Pourquoi donc ne s’est-il pas exprimé avec la même véhémence face au scandale de l’exposition « Piss CHRIST » ? Ce serait-il finalement "habitué" aux profanations" ? Pour sa part l’archevêque de Rennes participait, avec de nombreux intellectuels, au "forum" organisé les 14, 15 et 16 avril, dans sa ville, par le journal Libération sur un thème majeur pour la vie en société « le respect ». Il n’y a eu aucune retombées en faveur du « respect » à avoir envers les catholiques, ne serait-ce qu’en faisant cesser le scandale de « Piss CHRIST ». Rien ! Quelle efficacité. Par ailleurs avez-vous oublié ce qu’aimait à répéter le docteur angélique, Thomas d’Aquin : "la première charité que l’on doit à ses frères c’est la Vérité !" Avez-vous aussi oublié la sainte et pragmatique colère de Notre Seigneur Jésus face aux marchands du Temple, rapportée par l’apôtre Jean, le bien-aimé, au chapitre 2 de son évangile : « 15Se fabriquant un fouet avec des cordes, il les chassa tous du Temple, et les brebis et les bœufs, il répandit la monnaie des changeurs, et renversa leurs tables, 16et aux marchands de colombes il dit : "Otez cela d'ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic !"17Ses disciples se souvinrent qu'il est écrit : "Le zèle de ta Maison me dévorera" ».

Hélas ce "zèle" n’est absolument perceptible dans le modeste communiqué que fit paraître le Primat des Gaules, le mardi 19 avril : « C’est une offense, une blessure profonde pour nous, surtout en cette Semaine Sainte, car elle touche Celui qui nous "a aimés jusqu’à l’extrême". Mais Jésus nous a préparés : "Heureux serez-vous lorsqu’on vous insultera…" et il nous demande : "Priez pour ceux qui vous persécutent". J’espère que nous aurons assez de courage intérieur pour le faire. Les chrétiens, comme tous les croyants, ont droit à être respectés dans leur foi. Ce serait un beau cadeau de paix, nous pouvons le demander à Dieu pour cette fête de Pâques ». Mièvre ! Plus exactement « tiède » pour reprendre le mot inspiré de l’Apocalypse (ch. 3/15-16) ! Là où l’opinion publique catholique attendait un cri de colère à la hauteur du scandale commis et de la même vigueur que le « coup de gueule » du député Bernard Debré, il n’y eut que cette triste et inaudible complainte, en aucun cas à la hauteur des responsabilités d’un successeur des apôtres ! Monsieur Bernard Debré dont la racine hébraïque du nom est « /davar/parole » est intervenu spontanément comme un véritable porte-parole du « VERBE » au cœur de ce scandale qui blesse et trouble les consciences des « pauvres de Yahvé », les « /aniyim ». Comme vous le savez, ce sont ceux qui reçoivent, en premier, le message évangélique (cf. Ps, 34/33 verset 7 et Sophonie, 9/12-13 : «Je laisserai au milieu de toi un peuple humble et pauvre qui mettra sa confiance dans le Nom de Yahvé. Le reste d’Israël ne commettra plus d’injustice ; ils ne parleront plus pour tromper, on ne trouvera plus dans leur bouche des paroles mensongères »). Ils attendaient votre soutien et ils ne l’ont pas eu !

Autre question, Eminences, Excellences, vous tous si passionnément aimés du Seigneur Jésus : « Toute honte bue, comment pouvez-vous célébrez l’eucharistie quotidienne en proclamant, après la prière du "Notre Père", "car c’est à Toi qu’appartiennent le Règne, la Puissance et la Gloire, pour les siècles des siècles" ??? Souvenez-vous que, quand les ennemis de Jésus vinrent avec "lanternes, torches et armes" pour se saisir de Lui, l’apôtre Pierre sortit son épée pour le défendre, alors que, vous, vous avez laissé, sans réagir, "un crucifix plongé publiquement dans l’urine" ! Certes Pierre se trompait car c’est la "Parole de Dieu" qui est comme une épée selon le livre de l’Apocalypse : "De sa bouche sort une épée effilée, à double tranchant…" (Ap, 1/16). Il le comprit plus tard, après la Résurrection du Christ et, alors, il ne craignit pas d’affronter "les chefs des Juifs, les anciens et les scribes… et tous les membres des familles pontificales" (Actes, 4/5-6), car il savait qu’« il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes" (Actes, 5/29). Eminences, Excellences, vous tous si passionnément aimés du Seigneur Jésus à quoi ou à qui avez-vous obéi en restant silencieux face au scandale de « Piss CHRIST » ? »

Puis-je, à cet instant de mon courrier, vous citer la fin de la prière du Père Léonce de Grandmaison, célèbre jésuite (1868-1927) dont le cardinal Alfred Baudrillart (1859-1942) écrivait qu’il possédait "l’intelligence de son temps" : « Sainte Marie, Mère de Dieu, …, faites-moi un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la Gloire de JÉSUS-CHRIST, blessé de son Amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel !" C’est ce je vous souhaite à tous.

Qu’il existe des "expositions" où sont exhibées des "œuvres" telles que « Piss CHRIST » et pour lesquelles les auteurs revendiquent le qualificatif d’"artistiques", n’est pas humainement surprenant car tout est possible. Mais ce qui surprend et étonne, comme l’ont noté certaines personnes en réaction à cette provocation insensée, c’est « ce silence "assourdissant" de tout le clergé », de quelque bord que ces "clercs" soient, politiques ou religieux, cette "trahison des clercs" pour reprendre le titre de l’œuvre de Julien Benda. Dès l'Avant-propos de la première édition, cet auteur écrivait d’ailleurs : « La plupart des moralistes écoutés en Europe depuis cinquante ans, singulièrement les gens de lettre en France, invitent les hommes à se moquer de l'Évangile… ». C’était en 1927 !

Il faut encore remarquer que pendant que se déroulait le scandale de l’exposition « Piss Christ », le vendredi 15 avril, monsieur Claude Guéant, Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration (le communiqué officiel oubliait de préciser "des cultes") réunissait les représentants des principaux cultes de France pour présenter les mesures du gouvernement en faveur de la laïcité. A cette occasion monsieur Claude Guéant rappelait l'importance du principe de laïcité qui est affirmé à l'article 1er de la Constitution de 1958 et qui est l'un des principes organisateurs de notre société. Les mesures annoncées consistaient à mieux faire connaître la laïcité et son application dans la République, pour renforcer la cohésion nationale et ouvrir la perspective d'une France davantage rassemblée autour de ses valeurs fondamentales. Sagement, le grand rabbin de France constatant l’incohérence d’un tel rendez-vous en plein scandale de « Piss CHRIST », s’est fait représenter et il a bien fait, ce que n’a pas fait le président de la Conférence des évêques de France. L’attitude logique aurait été que le Président de la CEF conditionne sa participation à cette réunion en demandant l’arrêt de cette exposition blasphématoire pour "trouble à l’ordre public" comme l’exigeait monsieur Bernard Debré. Il y a, en effet, une grande hypocrisie à laisser à penser que la "laïcité" peut se faire sur les ruines de la religion catholique… car c’est bien la leçon qu’il faut tirer devant le scandale de l’exposition « Piss Christ » car dans le même temps, évoquant « un risque de trouble à l'ordre public », la France, c’est-à-dire le ministère de l’Intérieur, c’est-à-dire monsieur Claude Guéant, faisait bloquer, le dimanche 17 avril, la circulation des trains depuis Vintimille (Italie) vers la Côte d'Azur. Il s’agissait de s’opposer ainsi à un convoi de manifestants et de migrants tunisiens qui allait franchir la frontière ! Enorme hypocrisie d’une « laïcité » sélective, très sélective, trop sélective… Jésus sur ce genre de situation à un jugement sans appel : « Guides aveugles, qui filtrez le moustique et avalez le chameau ! » (Mt, 23/24). Là-dessus, il ne devrait avoir rien à ajouter, sauf à rappeler ce qui suit.

Le jeudi 20 décembre 2007 le président de la République française vint à Rome rencontrer le Pape Benoît XVI et recevoir solennellement son titre de « chanoine d’honneur du Latran ». Pour l’accueillir Benoît XVI avait mis une étole sur sa mozette rouge, un symbole liturgique réservé aux personnalités de pays catholiques. C’est donc un chef d’État catholique qu’il accueillait et c’est bien comme tel que le Président a passé toute cette journée au cœur de l’Église universelle, assumant pleinement, comme il l’a assuré dans son discours du Latran quelques heures plus tard, « le passé de la France et ce lien particulier qui a si longtemps uni notre nation à l’Église ». A 16 heures précises il était reçu par le cortège des chanoines de la basilique Saint-Jean-de-Latran et prenait officiellement possession de sa stalle de premier et unique « chanoine d’honneur du Latran », lors d’une brève cérémonie présidée par le cardinal Camillo Ruini, vicaire de Rome. « Ce n’est pas attenter à la légitime laïcité de la République française que de prier pour elle » lui dit celui-ci en français. Finalement un peu plus d’une demi-heure plus tard, dans la salle de la signature du palais du Latran, devant ce que la communauté française de Rome comptait de religieux, religieuses et personnes travaillant pour l’Église, le Président a prononcé un discours dans lequel il a commencé par remercier le cardinal Camillo Ruini en disant précisément : « J’ai été sensible aux prières qu’il a bien voulu offrir pour la France et pour le bonheur de son peuple… », une manière de sceller cette journée romaine un peu particulière, et qui voulait visiblement marquer une nouvelle étape dans les relations entre la France et la religion catholique. Jamais sans doute un chef de l’État français n’avait aussi vigoureusement défendu l’héritage catholique de son pays, rappelant une longue histoire, sans en oublier les ombres. Il surprit même son auditoire en parlant de la «souffrance» provoquée par la mise en œuvre de la loi de 1905. Après cela comment comprendre que le Président de la République soit resté silencieux, sans la moindre réaction pour faire cesser le scandale de « Piss CHRIST » ??? La comédie humaine irait-elle jusqu’à ce point dans les allées du pouvoir ? Hélas !

Nous arrivons maintenant, Eminences, Excellences, vous tous si passionnément aimés du Seigneur Jésus, au cœur du scandale de « Piss CHRIST ». Car il ne vous a pas échappé que monsieur Bernard Debré a employé dans son communiqué des expressions qui ne vous ont pas forcément plu, et c’est un euphémisme de le dire ainsi… Il a, en effet, affirmé : « C'est la Chrétienté qui a donné à la France son âme, sa force. "France, fille aînée de l'Eglise" : c'est une revendication. "France héritière de la Chrétienté" : c'est un constat ». Mais, pour prendre un peu de recul avec le sujet débattu, je vais faire un bref détour talmudique avec le rabbin Dynovisz qui intervient régulièrement sur son site dédié (http://www.ravdynovisz.tv). Le 2 décembre 2010, un très grave incendie ravage la plus belle forêt d’Israël, sur le mont Carmel. Il va durer quatre jours, faire quarante-deux victimes et détruire 5 000 hectares. C’est pour les Israéliens un désastre et un choc psychologique d’autant plus grand que cette catastrophe est intervenue en pleine célébration de la fête d’"hanoucca" commémorant le retour au culte judaïque du Temple de Jérusalem, trois ans après son interdiction par le roi séleucide Antiochus IV, Epiphane. Le rav Dynovisz, prenant justement prétexte que « rien de ce qui se passe dans le monde ne peut passer hors des enseignements de la Thora », interpelle son auditoire en ces termes : « Pourquoi un incendie ravageur éclate-t-il, en pleine fête d’hanoucca et sur le mont Carmel, la montagne du prophète Élie ? Nos responsables qui ont des yeux et ne voient pas créent des commissions d’enquête pour retrouver le ou les coupables qui ont craqué les allumettes et déclenché ce feu ! » Le rav poursuit : « Comment Israël peux-tu être aveugle à ce point, en cherchant les réponses capitales là où tu ne peux les trouver ? Pourquoi refuses-tu de te poser les vraies questions qui sont liées à ta vocation spirituelle de peuple élu ? » Voici sa réponse qu’il nuance de multiples façons, mais dont l’essentiel se résume à ceci : « Le mont Carmel est le haut lieu national de la transgression du "shabbat", puisque, tous les week-ends, les Israéliens viennent en masse y allumer des "barbecues" ! Alors que dans le livre de l’Exode il est explicitement écrit "ce septième jour sera pour vous un jour saint, un jour de repos complet consacré à Yahvé… Vous n’allumerez pas de feu, le jour du shabbat, dans aucune de vos maisons" (Ex, 35/2-3). Et vous voudriez que cette transgression collective et répétée soit sans conséquence ? »

Quelle leçon pour nous catholiques français, principalement pour vous Eminences, Excellences, vous tous si passionnément aimés du Seigneur Jésus, qui avez laissé « profaner publiquement le Christ », une « profanation » au sens du prophète Daniel (ch. 9/27) : « l’abomination de l’abomination », le « Shiquoutsim meshomem » «  » ! Et voici pourquoi. D’abord cette profanation a été la plus intense à un moment crucial de l’année liturgique, la semaine de la Passion préparatoire à la Semaine SAINTE dont l’aboutissement, la « Résurrection du Christ », est le sommet de l’année liturgique et le terme de la Révélation chrétienne. Ensuite cette profanation a eu lieu dans une ville au symbolisme chrétien fort : elle fut, un temps, la cité des Papes, successeurs de l’apôtre Pierre. Enfin cette profanation a eu lieu chez « la fille aînée de l’Eglise », celle que le Pape Jean-Paul II, au Bourget, à sa première visite en France, le dimanche 1er juin 1980 a apostrophé paternellement mais fermement par ces mots : « Alors permettez-moi de vous interroger : France, fille aînée de l'Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? Permettez-moi de vous demander : France, fille aînée de l'Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l'homme, à l'Alliance avec la Sagesse éternelle ? » Pour que les choses soient claires il faut préciser que la France « fille aînée de l’Eglise » n’est pas née avec le baptême de Clovis, en 496. Elle lui est bien antérieure. Rappelons que la présence du prêtre africain lors de la marche de protestation du 16 avril tendait à rappeler cette interrogation, mais de la part des pays qui ont reçu de missionnaires français leur baptême dans le Christ Jésus !

Comme l’a très bien expliqué le chanoine Yves Bolo lors de la conférence qu’il adonnée à Marseille en l'église de Notre-Dame du Mont, le Vendredi Saint, 31 mars 1893, et intitulée : « Les Gauloises et les Gaulois à la Passion de Jésus », la France « Fille aînée de l’Eglise » est née au Golgotha de la plaie ouverte par le centurion, qu’il se nomme "Longin" selon la Tradition ou qu’il porte un autre nom, peu importe, c’était assurément un soldat gaulois intégré aux troupes romaines assurant la sécurité du Temple à Jérusalem. C’est pourquoi la France appartient à Dieu et particulièrement au Sacré-Cœur de Jésus, qui en a fait l’apôtre de cette « divine dévotion ». Mais la France est devenue chrétienne grâce aux « intimes » de Jésus, bien avant que n’ait lieu le baptême du roi Clovis. En effet, dès le premier siècle de notre ère, ce sont les Lazare (premier évêque de Marseille), Joseph d’Arimathie et Zachée (qui vinrent à Rocamadour), Marthe (missionnaire à Tarascon) et Marie-Madeleine (retirée à la Sainte Baume) qui débarquèrent sur les côtes de Provence pour y répandre les paroles de Vie de l’Évangile et faire de la France, dès cet instant, « la fille aînée de l’Église », une terre de prédilection divine. Même si c’est la Tradition, beaucoup plus que l’Histoire, qui permet d’affirmer l’arrivée de ces « intimes » de Jésus sur les côtes de Provence et leur installation en Gaule; il n’en demeure pas moins que les traces matérielles de leurs passages sont suffisamment inscrites sur ce sol pour reconnaître que l’héritage de la Tradition a, pour elle, le poids de la vérité. C’est pourquoi, depuis ce moment, la France peut être appelée, sans contestation possible, « la Fille aînée de l’Église » ! Finalement il y a entre Dieu et la France, entre le Sacré-Cœur et la France, entre la Vierge Marie et la France des liens invisibles et indestructibles. Ils ont été voulus ainsi par la Divine Providence et sont inscrits dans son histoire. C’est pourquoi aussi la Providence n’a jamais cessé de manifester sa tendresse pour ce pays d’« élection divine » malgré ces chutes et ces reniements si nombreux. Il suffit procéder à une rétrospective historique pour constater que ces chutes et ces reniements ne datent pas seulement d’aujourd’hui.

Rappelons qu’en 1793, la « Terreur révolutionnaire » quittant les rives de la Révélation chrétienne sur lesquelles l’histoire de France était ancrée depuis près de deux millénaires, pour s’établir sur les rives des« idéologies mouvantes », après avoir exécuté le roi, cherche à « décapiter le Christ » en faisant disparaître du paysage français l’Eglise catholique. Elle y parvient presque, puisqu’à la fin de cette année 1793, l’Eglise catholique n’existe quasiment plus sociologiquement en France ! De nombreux lieux de culte, en effet, ont été profanés, fermés ou détruits, beaucoup de pasteurs ont été martyrisés ou incarcérés, le reste a dû fuir à l’étranger ou est entré en clandestinité pour maintenir une Église des catacombes. Il faut lire à ce sujet la vie héroïque d’Henriette Aymer de la Chevalerie (1767-1834), fondatrice de la Congrégation des Religieuses des Sacrés-Cœurs et de l’Adoration perpétuelle, dite de Picpus, dans la célèbre biographie rédigée par Mgr Francis Trochu, pour découvrir l’ampleur des souffrances endurées et du désastre subi par les catholiques français. Or cent ans plus tard, dans les années 1890, plus de 90% d’une classe d’âge sera baptisée « catholique » et cela jusque vers les années 1970 ! L’explication est simple le Seigneur a préparé la moisson et ses pasteurs l’ont faite ! Car, entre temps, il y aura eu les apparitions de la Rue du Bac (1830-1831) avec l’immense et incroyable retentissement de la « médaille miraculeuse », reconnues par la hiérarchie catholique, l’apparition à La Salette (1846) reconnue elle aussi par la hiérarchie catholique, les apparitions de Lourdes (1858) reconnues de même par la hiérarchie catholique et l’apparition de Pontmain (1871) reconnue par la hiérarchie catholique. Imaginons ce que serait devenue cette France catholique sans la reconnaissance de ces « mirabelia Dei » par la hiérarchie catholique, c’eut été le prolongement de la désolation des années de la Terreur révolutionnaire. Dans ce contexte il faut se souvenir de cet avertissement de Jeanne d’Arc : « les hommes d'armes batailleront et Dieu donnera la victoire ! ». Concernant Jeanne d’Arc, dont la devise était « Dieu premier servi ! », je veux rappeler ici l’étonnant dialogue intervenu entre la Pucelle et le roi Charles VII (1403-1461) et rapporté dans le « Breviarium historiale » rédigé par un clerc français qui vivait à Rome, au service du Pape Martin V (1368-1431). « Un jour, écrit-il, la Pucelle demanda au roi de lui faire un présent. La prière fut agréée... Elle demanda alors que le royaume de France fut le présent sollicité : le roi étonné le lui donna après quelque hésitation et la jeune fille l’accepta; elle voulut même que l’acte en fût dressé et lu par les quatre secrétaires du roi. La charte rédigée et lue à haute voix, le roi resta un peu ébahi, lorsque la Pucelle le montrant à l’assistance dit : "Voilà le plus pauvre chevalier du royaume" et après un peu de temps, en présence des mêmes notaires, disposant en maîtresse du royaume de France, elle le remit entre les mains de Dieu tout-puissant. Puis au bout de quelques autres moments, elle investit le roi Charles du royaume de France. De tout cela elle voulut qu’un acte solennel fut dressé par écrit » (I, 18). « Légende ! », « légende ! » crieront tous les adversaires matérialistes. Le mot est commode pour se débarrasser de tout ce qui déplaît dans des écrits dont rien n’autorise à suspecter l’authenticité. Le fait est que l’envoyée du ciel avait pris ce moyen pour inculquer dans l’esprit de Charles VII, qu’il n’était que le « Lieu-tenant », le « locum tenens », du vrai Roi de France, Notre-Seigneur Jésus-Christ ! Ce récit en révoltera plus d’un, à tort. Peut-être y en aura-t-il même parmi vous, hélas ! L’apôtre et évangéliste Jean précise sans ambigüité : « Mes brebis écoutent ma voix; moi je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, personne ne peut les arracher de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut rien arracher de la main du Père » (Jn, 10/27-30). La France est terre chrétienne comme le rappelle fort justement monsieur Bernard Debré dans son communiqué, ce qui signifie qu’elle appartient au Christ et tous ceux qui chercheront à l’arracher des « mains du Père » n’y parviendront pas !

Poursuivons notre rétrospective historique en constatant que le désastre de la guerre de 1870, suivie d’une année terrible, aboutit au « vœu national » et à l’érection de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, véritable paratonnerre spirituelle au cœur de la France. Le texte du vœu national est très explicite : « En présence des malheurs qui désolent la France et des malheurs plus grands peut-être qui la menacent encore. En présence des attentats sacrilèges commis à Rome contre les droits de l'Église et du Saint-Siège, et contre la personne sacrée du Vicaire de Jésus-Christ nous nous humilions devant Dieu et réunissant dans notre amour l'Église et notre Patrie, nous reconnaissons que nous avons été coupables et justement châtiés. Et pour faire amende honorable de nos péchés et obtenir de l'infinie miséricorde du Sacré-Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ le pardon de nos fautes ainsi que les secours extraordinaires, qui peuvent seuls délivrer le Souverain Pontife de sa captivité et faire cesser les malheurs de la France. Nous promettons de contribuer à l'érection à Paris d'un sanctuaire dédié au Sacré-Cœur de Jésus ». C’est dit, c’est écrit, c’est ineffaçable ! Ainsi ce que Louis XIV, alors en pleine gloire, n’avait pas réalisé en 1689 (pour quelle raison ?...) fut exécuté sous la pression d’un désastre !...

Peut-être, faut-il ajouter ici, que la hiérarchie catholique de cette époque se souvenait de la terrible sanction qui frappa Moïse, lui que le livre du Deutéronome présente ainsi : « ce prophète, le plus élevé en Israël que Yahvé connaissait face en face, et qu’il n’y en a jamais eu de pareil ! » (Dt, 34/10), malgré cela il ne fut pas autorisé à entrer en Terre Promise, seulement à l’embrasser du regard du sommet du mont Nébo. Pourquoi ? Seulement pour avoir frappé, de son bâton, par deux fois, le rocher de Meriba (Nb, 20/7-13). Étonnante exigence divine dans l’exécution de ses volontés…

Après cette vaste rétrospective historique ne voyez-vous pas que le « coup de gueule » que lança, jadis, au monde occidental, Mgr Paul Seitz (1906-1984) évêque missionnaire au Cambodge, expulsé par les Khmers rouges en 1975 : « ils sont comme des chiens muets ! » peut s’appliquer à votre comportement plutôt lâche face au scandale de « Piss CHRIST ». Il interpellait alors les pouvoirs politiques et religieux face aux persécutions dont étaient victimes les chrétiens dans les pays communistes et qui ne suscitaient aucune action de solidarité de la part des pays occidentaux de tradition chrétienne. C’était une époque où, en Occident, non seulement certains chrétiens mais aussi certains prélats étaient « fascinés » par l’idéologie communiste comme le petit lapin devant le boa constricteur ! C’était effectivement un vrai scandale. Il intitula d’ailleurs son livre témoignage, paru en 1992, « le temps des chiens muets » ! Il ne faisait que reprendre les paroles que le prophète Isaïe adressait aux dirigeants d’Israël : « Nos gardiens sont tous aveugles, ils ne comprennent rien ! Ils sont tous des chiens muets, incapables d'aboyer. Ils rêvent, restent couchés, ils aiment à sommeiller » (Isaïe, 56/10).

Dans l’Evangile de Jean, après la multiplication des pains, certains Juifs convaincus que « Celui-là, le Père, Dieu, L’a marqué de son sceau » demandent donc à Jésus : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » (Jn, 6/27-28). Il serait très prétentieux de vous dire ce que vous avez à faire. Si vous êtes ouverts à l’Esprit-Saint, Celui-ci ne manquera pas de vous éclairer. En revanche il est facile de répertorier les opportunités providentielles que, dans un passé récent, l’épiscopat français a ignorées ou même, dans certains cas, dédaignées ! La plus grande de ces opportunités fut l’« Année du Rosaire » proclamée par le Pape Jean-Paul II le mercredi 16 octobre 2002. Le Pape prenait soin d’insister en ces termes sur l’importance de « Année du Rosaire » : « Que mon appel ne reste pas lettre morte ! Au début de la vingt-cinquième année de mon Pontificat, je remets cette Lettre apostolique entre les mains sages de la Vierge Marie, m'inclinant spirituellement devant son image dans le splendide sanctuaire qui lui a été édifié par le bienheureux Bartolo Longo, apôtre du Rosaire. Je fais volontiers miennes les paroles touchantes par lesquelles il termine la célèbre Supplique à la Reine du Saint Rosaire : "Ô Rosaire béni par Marie, douce chaîne qui nous relie à Dieu, lien d'amour qui nous unit aux Anges, tour de sagesse face aux assauts de l'enfer, havre de sécurité dans le naufrage commun, nous ne te lâcherons plus. Tu seras notre réconfort à l'heure de l'agonie. À toi, le dernier baiser de la vie qui s'éteint. Et le dernier accent sur nos lèvres sera ton nom suave, ô Reine du Rosaire de Pompéi, ô notre Mère très chère, ô refuge des pécheurs, ô souveraine Consolatrice des affligés. Sois bénie en tout lieu, aujourd'hui et toujours, sur la terre et dans le ciel ».

Alors qu’en Italie et en Espagne cette initiative fut immédiatement relayée par les évêques et donna lieu à la publication de livres et livrets dont certains furent des « best-sellers », les évêques français restèrent silencieux. J’en ai fait moi-même l’expérience puisqu’ayant constaté que rien d’officiel ne se faisait par la voix de la Conférence des Evêques de France, réunie à Lourdes du 3 au 9 novembre 2002 (le seul document d’importance publié était intitulé « La Sécurité routière : un défi évangélique »), j’ai adressé un courrier, très aimable, en date du 5 décembre 2002, à chacun des évêques français pour savoir ce qu’il en était concernant l’« année du Rosaire ». Cela représentait une centaine de lettres !... J’ai reçu 23 réponses, ce qui est beaucoup, l’ensemble de ces réponses peut se résumer ainsi : « il est urgent de ne rien faire ! » Ce qui fut fait !!!

Or avec la décision du Pape Jean-Paul II de proclamer une année du Rosaire, les évêques de France disposaient alors d’une occasion providentielle de marquer leur unité avec le Pape et d’engranger des ressources spirituelles pour ce combat spirituel qu’entraîne inévitablement l’annonce de l’Evangile. Le Frère Ephraïm, fondateur de la « Communauté des Béatitudes », l’avait parfaitement pressenti, comme il le montrait avec cette exhortation qu’il prononça le 25 octobre 2001 et dont voici un extrait : « Quand comprendrons-nous que les éléments de notre monde et de son avenir sont régis par des lois implacables dans le monde invisible ? Jésus nous a averti que nous ne devions pas avoir peur de ceux qui ont le pouvoir de tuer les corps, mais que c'est des puissances de l'esprit que nous devions nous garder. Nous sommes au cœur d'un combat qui bien sûr nous dépasse, mais dans lequel notre rôle est plus efficace que celui des militaires sur le théâtre des opérations. La paix ne s'obtiendra jamais par les armes car elle est une réalité d'ordre spirituelle qui par le combat de la prière est infusée dans nos cœurs et se déverse sur le monde. Cette efficacité là, nous ne pouvons jamais la mesurer… Le malheur n'est pas une fatalité. La Vierge avec délicatesse nous demande de prendre au sérieux notre rôle dans le combat du monde contemporain et de vraiment croire que notre pauvre prière peut tout changer ».

La seconde opportunité providentielle repoussée fut « le mouvement des Vierges pèlerines » qui, pourtant, au départ connu un formidable succès. Ce « mouvement » fut lancé à l’initiative de maître Edmond Fricoteaux (1937-2007), notaire à Saint-Denis, en action de grâce pour sa conversion intervenue « subitement» à Rome alors qu’il visitait la basilique Sainte Marie Majeure. Voici les circonstances de ce lancement : le 7 septembre 1995 au soir, 108 remorques et 108 images de Marie convergent de tous les départements de France vers le site exceptionnel du Puy-en-Velay qui a été choisi pour le grand départ. Le Puy est le plus ancien sanctuaire de la Mère de Dieu en Europe. Cette capitale mariale est dominée par une immense statue de la Vierge Marie et elle s'appelle Notre-Dame de France, tout un programme ! L'installation des remorques, qui doivent transporter les « Vierges pèlerines » représentatives de toutes les régions de France et d’Outre-mer, est achevée dans la nuit. Au matin elles sont conduites vers le centre ville et prennent place sur les marches de la cathédrale... Le 8 septembre, au matin, la ville est pavoisée aux couleurs de Marie dans une ambiance exceptionnelle. Il faut rappeler ici que les photos prises pour cet événement ont fait le tour de la France. L’événement sera d’ailleurs commenté aux « informations » très sympathiquement sur toutes les chaînes de TV, et repris par tous les plus grands quotidiens... A 16 heures les 108 attelages partent, chacun avec leur « Vierge pèlerine », et vont sillonner tous les départements français sans exception, et même se rendre à l’étranger, jusqu’en Irak où la « Vierge pèlerine » recevra un accueil grandiose ! (voir : http://www.dailymotion.com/video/x69t1n_un-alsacien-a-bagdad-y-a-voir-absol_news). Sept évêques, chacun responsable d’un grand sanctuaire marial, avaient accepté d'écrire une lettre pour ce projet, il s’agissait de Mgrs Henri Brincard (Notre-Dame du Puy), Jacques Perrier (Notre-Dame de Chartres), Mgr Georges Lagrange (Notre-Dame du Laus), Mgr Pierre Plateau (Notre-Dame de Pellevoisin), Mgr Bernard Panafieu (Notre-Dame de la Garde), Mgr Maurice Gaidon (Notre-Dame de Rocamadour) et Mgr Daniel Labille (Notre-Dame de Liesse).

Le succès des « Vierges pèlerines » fut tel, en France et surtout à l’étranger, que, par exemple, l’archevêque de Quito, président de la conférence épiscopale d’Équateur, le Cardinal Bernadino Echeveria Ruiz, écrivit, le 28 août 1998, une lettre au cardinal Jean-Marie Lustiger pour le remercier de cette initiative : « … Je souhaite, par cette lettre, faire parvenir au peuple catholique français et tout particulièrement à la Confrérie Notre-Dame de France et à Monsieur Edmond Fricoteaux, qui est entré directement en contact avec nous, nos vives félicitations pour cette campagne pleine de ferveur lancée au niveau mondial pour diffuser la dévotion à Notre Mère la très Sainte Vierge. Cette mobilisation internationale pour Notre-Dame, vénérée sous diverses invocations surgies depuis des siècles dans tous les pays, fait renaître son enthousiasme populaire et son amour à Marie… Cette flamme d’amour allumée en France enflamme déjà le cœur équatorien. J’ai donné ma bénédiction à différentes images ainsi qu’aux personnes qui ont lancé ce pèlerinage à Marie… J’ai pris la liberté de faire parvenir une copie de cette lettre à Monsieur Fricoteaux, pour qu’il la fasse connaître aux membres de la Confrérie Notre-Dame de France et améliorer ainsi la communion de l’idéal Marial entre les peuples français et équatorien. Je vous prie de recevoir, votre Eminence, mes salutations fraternelles, nos cœurs unis dans la prière à Jésus et Marie, à qui je demande de bénir votre grand travail apostolique. Très affectueusement, + Bernadino Echeveria Ruiz ».

Or malgré ce succès mondial reconnu et apprécié, la pérégrination des « Vierges pèlerines », en France, va être subitement stoppée à la demande expresse du président de la Conférence des Evêques de France, Louis-Marie Billé (1938-2002) comme me l’a rapporté personnellement maître Edmond Fricoteaux et comme le rapporte le bulletin numéro 27, daté de mars 1997, de la Confrérie Notre-Dame de France. En effet lors de la réunion du conseil d’administration de la Confrérie, le 28 janvier 1997, son président, maître Edmond Fricoteaux, rapportant la résolution n° 5 à l’ordre du jour, déclare (page 9 du bulletin) : « considérant qu’il a été mis fin à ce pèlerinage en France pour répondre à la demande écrite faite au Président Fricoteaux par Mgr Billé, nouveau Président de la Conférence des Évêques de France… s’engage solennellement à respecter et à faire respecter l’autorité et la décision de l’Eglise, manifestées à travers les Evêques concernés...» C’est ce qui s’appelle torpiller une initiative providentielle. Ce fut parfaitement réussi pour ce qui concerne la France, car pour le reste du monde les évêques de France ne pouvaient prétendre étendre leur autorité au-delà des frontières de l’hexagone. Et aujourd’hui encore le mouvement des « Vierges pèlerines » continue à travers le monde, particulièrement en terres africaines. Ce mouvement de dévotion populaire avait permis à de nombreux catholiques, de revenir à la pratique religieuse, à la pratique des sacrements, à la pratique de la prière, simplement et humblement. Il faut chercher à qui profite ce « crime » ! Le Président Clémenceau affirmait, sans être contredit, que « la guerre est une chose trop sérieuse pour être abandonnée aux militaires ! » Comme il ne détestait pas la provocation il aurait pu aussi bien affirmer : « Dieu et l’Église, sont des réalités trop fondamentales pour les laisser au seul pouvoir des prélats !... » Mais ennemi de l’Eglise catholique il se garda bien de faire une telle suggestion...

Comment s’étonner que l’Eglise catholique et sa hiérarchie, en France et au-delà, mais surtout en France, soient aujourd’hui, inlassablement et perfidement attaquées, comme si les épiscopats ne disposaient des ressources spirituelles nécessaires pour faire face à ces attaques. Au niveau de l’Europe, en décembre 2010, c’est le scandale de l’agenda « Europa Diary ». Dans cet agenda, distribué à trois millions d'exemplaires par la Commission européenne, figuraient de nombreuses fêtes religieuses, à l’exception des fêtes chrétiennes ! Etonnant en vérité ! Très étonnant même, au point que le Parti Chrétien-Démocrate de madame Christine Boutin lança une pétition à travers toute l'Europe. En quelques semaines plus de 54 000 signatures furent rassemblées. Aussi, sans attendre davantage, le Président de la Commission européenne lui-même, José Manuel Barroso, fit stopper la diffusion de l’« Europa Diary » et fit effectuer les rectifications qui s’imposaient. Or depuis le 3 mars 1980, en accord avec le Saint-Siège, il existe un collège d'évêques réunis dans une structure dénommée la COMECE (Commission des Episcopats de la Communauté Européenne) pour suivre et accompagner les politiques européennes. Dans cette commission siègent vingt-deux éminents évêques dont un français. Comment un tel dérapage a-t-il pu leur échapper en sachant que l’établissement d’un agenda suppose la participation de compétences religieuses. Pour sa part monsieur John Dalli, le Commissaire européen chargé de l’agenda « Europa Diary », a eu l’occasion de rappeler, en recevant madame Christine Boutin, qu'il faisait partie de ceux qui avaient souhaité faire inscrire les « racines chrétiennes de l'Europe » dans le préambule du traité constitutionnel, inscription à laquelle la France s'était particulièrement opposée... Alors, peut-être, ne s’agissait-il pas d’un dérapage !…

Plus récemment, le 25 mai dernier, suite à une prise de position tout-à-fait justifiée du Président de la Conférence des évêques de France, sur le « projet de loi sur la bioéthique », le Grand Orient diffusa le communiqué suivant : « Le Grand Orient de France s’étonne et s’inquiète des réactions de l’Église Catholique concernant le projet de loi sur la bioéthique, discuté en ce moment à l’Assemblée Nationale. L’évocation par Monseigneur Vingt-Trois d’un "recul de civilisation" dénote un obscurantisme et un mépris des positions éthiques laïques qui sont évidemment la préoccupation des élus concernés et à qui l’on doit reconnaître la conscience de leur responsabilité. Sans dénier (?) à l’Eglise le droit de dire une morale qui concerne ses adeptes, le Grand Orient de France rappelle que dans ce débat qui intéresse le pays tout entier dans la diversité de ses composantes philosophiques et religieuses, l’État est chez lui et l’Église doit rester chez elle. Le respect de la laïcité garante de la paix et de la justice sociale est à ce prix ».

L’agressivité du Grand Orient est de « tradition » dans ses rapports avec l’Eglise catholique, il suffit de rappeler la « lettre ouverte » que le grand maître, éphémère, Bernard Brandmeyer adressa au Président de la République, le 27 octobre 2004, quand le cardinal Jean-Marie Lustiger lança l’opération « Paris Toussaint 2004 » : « Je tiens - écrivait-il - à vous exprimer respectueusement l’indignation de tous les Francs-Maçons du Grand Orient de France devant l’érection provisoire d’une croix de dix-sept mètres de haut sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame dans le cadre de l’opération "Paris Toussaint 2004" organisée par l’Archevêché de Paris ». C’est ce qui s’appelle « faire dans la finesse ».

Pour revenir à l’actualité, il faut rappeler ici, le scandale intervenu lors de la célébration du huitième centenaire de la cathédrale Notre-Dame de Reims. Il y a 800 ans, en effet, le 6 mai 1211, était posée la première pierre de la cathédrale de Reims. A l’occasion de la célébration officielle qui devait réunir autour de l’archevêque Mgr Thierry Jordan, l’ensemble des autorités civiles et religieuse, l’adjoint au maire à la Culture de Reims, Jacques Cohen, a déclaré ouvertement : « on a dû se battre avec l’archevêque pour que le "Notre Père" ne soit ni chanté ni récité », précisant : « Nous (l’équipe du maire socialiste Adeline Hazan) sommes des laïques ». Le plus étonnant est qu’ils ont finalement obtenu gain de cause ! Sur ce point ils ne semblent pas être informé des injonctions du Grand Orient : « l’État est chez lui et l’Église doit rester chez elle ! » Petit consolation l’« Ave Maria » a été toléré, parce que la cathédrale s’appelle « Notre-Dame ». Grandiose !...

Comme vous le constatez vous-mêmes chaque jour, Eminences, Excellences, vous tous si passionnément aimés du Seigneur Jésus, aujourd’hui, Dieu et son Christ se trouvent gravement rejetés de nos sociétés frénétiquement athées et matérialistes. A ce sujet le docteur Xavier Emmanuelli, ancien Secrétaire d'État à l'action humanitaire du gouvernement de monsieur Alain Juppé, n’hésitait pas à faire le diagnostic suivant dans le magazine Famille chrétienne du 12 mars 1998 : « Nous sommes arrivés aux temps de l'Apocalypse. Tout se passe comme si, il y a environ deux siècles, nous avions rompu le contrat implicite avec Dieu, et nous avions accepté le pacte du diable, l'éternel contrat qu'il a déjà présenté avec succès à Adam et Ève. Satan nous a proposé la puissance, la connaissance du bien et du mal, et le bonheur éternel, à condition que nous renoncions à Dieu. Nous avons renoncé à Dieu, et le diable nous a exaucés : la terre est notre empire, nous la sillonnons à volonté, nous contrôlons la matière et ses secrets ultimes, la vie, la mort, la génération; nous avons la nourriture assurée, la chaleur, le confort; nous repoussons l'âge de la mort. Mais nous arrivons au terme du pacte, et nous sommes en train de comprendre que c'était un contrat de dupes. Nous possédons tout, mais nous n'avons pas Dieu. Nous avons la puissance, mais nous avons perdu le sens. Notre société est à bout de souffle, et elle suinte d'angoisse. Elle va disparaître ». La conclusion est sans doute excessive, mais le diagnostic est vrai, monsieur Xavier Emmanuelli est un bon docteur.

Il y a eu, au XXème siècle, un immense combat d’idées entre deux hommes : Sigmund Freud et Henri Baruk. Le premier prétendait que ce qui structure l’« Homme » c’est l’expérience du "plaisir" et du "déplaisir", le second, que j’ai eu l’insigne honneur de rencontrer, affirmait, en tant que neuropsychiatre - qui œuvrait parmi des fous "déstructurés" -, que ce qui structure fondamentalement l’« Homme », ce sont les notions du "bien" et du "mal" acquises à partir de la pratique des dix « /devarim/commandements » (cf Mémoire d’un neuropsychiatre - Pierre Téqui 1990 - seule maison qui a accepté de l’éditer…). Il avait raison, mais il eut une majorité de « clercs » contre lui, et ceux-ci firent triompher les idées de Sigmund Freud avec les résultats qui s’affichent chaque jour dans les journaux et les JT à la rubrique des "faits divers" mais pas seulement. Un récent slogan publicitaire affiché un peu partout résume tout-à-fait cette "victoire" : « Tout est permis ! » illustrant parfaitement la justification sous-jacente à l’exposition « Piss Christ » ! Mais les chrétiens, particulièrement les catholiques, savent que le Christ leur dit : « Courage, J’ai vaincu le monde !» (Jean, ch. 15/33). C’est leur foi.

Il est donc capital que, pour le succès de la mission que le Christ a confié à son Eglise (Mt, 28/19), cette situation ne bénéficie d’aucune façon de votre bienveillance, encore moins d’un quelconque soutien. De ce point de vue la signature par le Président de la Conférence des évêques de France de la déclaration de la Conférence des Responsables de Culte en France (CRCF) intervenue le mercredi 30 mars ne manque pas d’être inquiétante, très inquiétante, pour l’avenir de l’Eglise catholique en France. Il s’agit, en effet, d’un acte d’adhésion collégial, non pas à « Dieu », mais à une « transcendance politique » qui dépasserait les diverses confessions religieuses pour parvenir à un niveau supérieur !!! L’éditorialiste du journal La Croix, dans son édition du 6 avril, rapporte l’événement en ces termes : « La déclaration des responsables de cultes (en France) publiée la semaine dernière (La Croix du 30 mars) témoigne de la capacité des diverses traditions de transcender les appartenances religieuses, de déconfessionnaliser le débat et d’inviter "à la veille de rendez-vous électoraux importants" à affronter les vraies questions (???) ». Ceci est d’autant plus abasourdissant que la sœur Marguerite Rutan (1736-1794), sœur de la Charité et première supérieure de l’hôpital de Dax, sera solennellement béatifiée le dimanche 19 juin à Rome. Or elle fut reconnue comme « incivique, aristocratique, contre-révolutionnaire et fanatique » par le tribunal révolutionnaire qui la jugea et la fit guillotiner, pour ces motifs, le 9 avril 1794 sur la place de la Liberté de Dax. Le 1er juillet 2010, Benoît XVI a signé le décret reconnaissant son martyre. Question : aujourd’hui ne serait-elle pas condamnée de la même façon par la Conférence des Responsables de Culte de France (CRCF) avec l’aval de l’épiscopat catholique ? Après la honte de la pédophilie dans l’Eglise catholique faudra-t-il supporter maintenant le scandale de l’« athéisme » au sein même de l’Eglise catholique ? Il y a bien un moment où vous serez amenés à vous ressaisir et à choisir ouvertement votre camp.

Dans l’Evangile de l’apôtre de Jean, après le miracle de la multiplication des pains et le discours sur le « Pain de Vie », il est noté : « A partir de ce moment beaucoup de ses disciples se retirèrent et cessèrent de marcher avec Lui ! Jésus dit alors aux Douze : "Voulez-vous partir, vous aussi ?" Simon Pierre lui répondit : "Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la Vie éternelle" » (Jean, 6/66-68). Peut-être cette question se pose-t-elle pour certains d’entre vous ? Si vous ne croyez pas de tout votre cœur que le Christ a « les Paroles de la Vie éternelle », il vaut mieux vous retirer, personne n’aura le droit de vous juger et encore moins de vous condamner, mais, comme Pasteurs, vous ne pouvez vous tenir à l’écart de l’étendard du Christ, à l’écart du combat qu’Il a engagé contre les forces du mal, combat qui L’a conduit au Golgotha, et personne ne va au Golgotha en courant et encore moins en reculant, mais c’est là, sur le bois de sa Croix, qu’il a remporté la Victoire car « en sa Personne Il a tué la haine ! » (Éph, 2/16).

Maintenant il faut résolument revenir aux fondamentaux de l’Histoire du monde car l’alignement sur les « valeurs » de ce monde est une option destructrice. Or l’Histoire de ce monde "tourne" autour de l’histoire de l’Israël biblique, de l’Alliance conclue entre Dieu et son Peuple, mais au cœur de l’histoire d’Israël et au cœur de l’Alliance conclue entre Dieu et son Peuple il y a le CHRIST. C’est le fondement de la VÉRITÉ CHRÉTIENNE révélée et c’est pourquoi le scandale de l’exposition « Piss Christ » atteint et blesse l’être spirituel de tout homme qu’il reconnaisse cette VÉRITÉ RÉVÉLÉE, qu’il l’ignore ou qu’il la nie.

Dans cette perspective il est important de discerner les « mirabilia Dei » avec lesquels la Providence a toujours accompagné la marche de son Eglise à travers les siècles. Cela est encore vrai aujourd’hui il suffit d’ouvrir les « yeux de la foi ». Actuellement pour la France catholique il y en a trois qui sont d’évidence et que je vais résumer ici.

Le premier de ces « signes », à l’étonnement d’un grand nombre d’entre vous, certainement, ce sont les apparitions du Christ à Madeleine Aumont, à Dozulé en Normandie de mars 1972 à octobre 1978. Après trente-neuf ans durant lesquelles les autorités épiscopales successives avaient posées, sans avoir procédé à une enquête objective des « faits » et sans avoir interrogé la voyante, non seulement une « chape de plomb » sur ces événements, mais une véritable « omerta », le nouvel évêque de Bayeux-Lisieux, intronisé le dimanche 16 mai 2010, a levé, lors de sa visite épiscopale à Dozulé, le dimanche 29 mai 2011, les sanctions qui frappaient les pèlerins venus se recueillir et prier sur la « Haute Butte ». En effet, après enquête l’ordinaire du lieu avait constaté qu’il y avait tous les « fruits » qui accompagnent objectivement la Présence de Dieu en un lieu donnée : conversions nombreuses, soudaines et définitives, accompagnées de guérisons et de vocations sacerdotales. Et, coïncidence « providentielle » la direction de l’équipement a élargi de façon grandiose les entrées et sorties de Dozulé/Cabourg sur l’autoroute A 13… au point que les voitures peuvent se présenter par milliers et les cars par centaines, sans difficulté, « mirabilia Dei » ! Un an plus tôt, le jour de son intronisation, le nouvel évêque avait déclaré, dans son homélie : « La Croix symbolise les bras de Dieu qui entourent de son amour toute l'humanité. Quand naît l'être humain, il a les poings fermés. Il lui faudra toute la vie pour apprendre à les ouvrir. Quand il veut aimer et accueillir l'autre, il faut qu'il ouvre ses bras et alors il devient une croix. Dieu est communion dans la différence et il va mourir pour la différence. La Croix rappelle à l'être humain qu'il est fait pour cette communion. Regardez bien cette Croix. Elle est là plantée en terre comme un trait d'union entre ciel et terre… ». Est-il possible d’être mieux inspiré ?

Le deuxième « signe » est l’inauguration, le 25 mars dernier du « Centre international Marie de Nazareth » par Mgr Giacinto-Boulos Marcuzzo, évêque à Nazareth et accompagnateur du projet en présence des représentants de chacune des Eglises chrétiennes en Terre Sainte, réalisant ainsi la parole prophétique de la Vierge Marie dans son « Magnificat » : « Toutes les générations me diront bienheureuse ! » (Lc, 1/48). Le but de l'initiative est de réaliser à Nazareth, un Centre international de rayonnement marial, proposant aux touristes, aux pèlerins, aux habitants de Nazareth et aux visiteurs de découvrir la Vierge Marie au travers d'approches historiques, archéologiques, culturelles, artistiques et ecclésiales et de dupliquer ce « Centre marial » dans douze pays dont la France.

Enfin troisième et ultime « signe » la récente « Lettre pastorale » de l’évêque de Luçon diffusée le dimanche de Pentecôte de cette année. Lettre dans laquelle il écrit (chapitre 9 intitulé "De la rencontre avec le Christ naît la mission") : « La nouvelle évangélisation ne se fera pas par des stratégies bien pensées mais par des hommes et des femmes transfigurés par la rencontre de Jésus le Christ ». Qui peut mieux dire ? A lire absolument et à relire.


Me voici arrivé à la fin de cette longue lettre que j’ai absolument voulue vous écrire après le scandale de « Piss CHRIST » afin de clarifier la situation et soulager mon âme.

Vous en souhaitant bonne lecture je vous prie d’agréer, Eminences, Excellences, vous tous si passionnément aimés du Seigneur Jésus, l’expression de mes sentiments respectueux, et prie à vos intentions, souhaitant que la Grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ, l’Amour de Dieu le Père et la Communion de l’Esprit-Saint reposent intensément sur nous tous,

P. B.,

Hercule

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Re: La Sainte Eglise de Dieu - Errements, Misères, Scandales, Sacrilèges, Hérésies et Apostasies

Message par Hercule le Sam 9 Juil - 11:22

http://www.zenit.org/

L'ordination des femmes est impossible, rappelle le card. Policarpo

Le patriarche de Lisbonne clarifie ses déclarations antérieures

ROME, Vendredi 8 juillet 2011 (ZENIT.org) – Sur la question de l’ordination sacerdotale des femmes, le cardianal José Policarpo, patriarche de Lisbonne (Portugal) est « en communion avec le pape ». Il clarifie cette question dans une lettre publiée récemment à la suite de la polémique qu’ont suscité certaines de ses déclarations parues dans le dernier numéro de la revue portugaise de l’Ordre des avocats.

Interrogé sur les responsabilités confiées aux femmes dans l'Église, le cardinal avait dit : « Je pense qu’il n’existe pas d’obstacle théologique fondamental » contre l'ordination desfemmes, et qu’« aucun pape n’a de pouvoir sur ce point ». Il ajoutait toutefois que « cela provoquerait des tensions, et cela n’arrivera que si Dieu le veut et si cela entre dans Ses projets ».

Dans son explication, le cardinal Policarpo reconnait que lui-même n’a jamais « traité la question de manière systématique ».

« Les réactions à cet entretien, dit-il, m’ont obligé à considérer la question avec plus d’attention. N'ayant pas tenu assez compte notamment des dernières déclarations du magistère, j’ai donné lieu à ces réactions », a-t-il souligné.

C’est pourquoi, a-t-il ajouté, « j’estime qu’il est de mon devoir de clarifier ma position aux yeux des fidèles ».

Le cardinal a souligné qu’il serait navré de savoir que ses paroles « ont pu jeter le trouble quant à son adhésion à l'Église et à la parole du Saint-Père ».

« Je crois vous avoir montré que la communion avec le Saint-Père est absolue dans l’exercice de mon ministère », a-t-il insisté.

Le patriarche est ensuite revenu sur la « complémentarité de l’homme et de la femme dans l’histoire du salut », qui « atteint sa plénitude dans la révélation du Christ et de Marie », et sur le ministère sacerdotal, enraciné dans le Nouveau Testament, qui, a-t-il rappelé, dès le début, « n’était conféré qu’aux hommes ».

« Le fait qu’il n’y ait pas de femmes parmi ses successeurs et collaborateurs, a-t-il souligné, ne signifie pas minimiser la femme, mais rechercher la complémentarité entre l’homme et la femme qui se réalise pleinement dans les relations entre le Christ et Marie ».

Selon le cardinal Policarpo, une des causes de la revendication du sacerdoce féminin est « la perte de conscience de la dignité sacerdotale de tous les membres de l'Église, réduisant l’expression sacerdotale à un sacerdoce ordonné ».

Une autre cause serait, selon lui, « la compréhension du sacerdoce ministériel comme étant un droit et un pouvoir, sans percevoir que personne, ni homme ni femme, ne peut revendiquer ce droit, se trouvant à accepter l’appel de l'Église à ce service, qui inclut le don de sa propre vie ».

Le magistère récent des papes, a-t-il rappelé, interprète cette tradition ininterrompue de n’ordonner que des hommes « non seulement comme un moyen pratique de procéder, qui peut changer au rythme de l’action de l’Esprit Saint, mais également comme expression du mystère de l'Église, que nous devons accueillir dans la foi ».

« Nous sommes donc invités à respecter le magistère du Saint-Père, dans l’humilité de notre foi, à approfondir encore ce lien entre le sacerdoce ministériel et la qualité sacerdotale de tout le Peuple de Dieu et à découvrir le moyen féminin de construire l'Église, dans le rôle décisif de la mission de nos sœurs, les femmes », a conclu le cardinal Policarpo.

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Re: La Sainte Eglise de Dieu - Errements, Misères, Scandales, Sacrilèges, Hérésies et Apostasies

Message par Hercule le Sam 20 Aoû - 18:16

http://www.perepiscopus.org/islam/lecture-du-coran-apres-la-messe-avec-le-cal-barbarin

Lecture du Coran après la messe avec le Cal Barbarin
Posté par Maximilien Bernard dans Islam le 08 19th, 2011 |

La presse bretonne, comme en 2010, se fait l’écho d’une apostasie publique : messe du dimanche suivie de la lecture de la sourate 18, avec cette année la présence du Cardinal Philippe Barbarin, Primat des Gaules. Ouest-France titre dans son édition du lundi 25 juillet « Le 57° pèlerinage islamo-chrétien célèbre la fraternité universelle » et relate ainsi cette cérémonie :

Ce week-end le hameau des Sept Saints a accueilli le 57e pèlerinage Islamo-Chrétien institué par Louis Massignon. Sur les traces du grand orientaliste, chrétiens et musulmans se sont retrouvés au pied de la fontaine du Stivel pour écouter la lecture de la Sourate 18 qui, comme la gwers bretonne, raconte le miracle des sept dormants d’Ephèse. Ils ont ensuite partagé le lait et les dattes, signe de bienvenue et d’acceptation de l’autre dans ses différences. C’est ce thème, au travers de « La fraternité universelle », qui la veille avait aussi été au centre d’un colloque entre les représentants des deux cultures.

Dans son édition du 19 juillet, le même quotidien annonçait :

Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, primat des Gaules, participera dimanche 24 juillet à la grand-messe de 11 h du 57e pèlerinage islamo-chrétien du Vieux-Marché. Présidée par Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, cette célébration aura lieu dans la chapelle du hameau des Sept-Saints. Elle sera suivie de la lecture de la Sourate 18 du Coran à la fontaine du Stiffel, distante de 600 m. Ce texte évoque la légende des sept Dormants d’Éphèse, que l’on retrouve également dans une gwerz. Dimanche après-midi : place à la fête et à la poursuite des échanges islamo-chrétiens dans la chapelle.

Source : La Porte Latine

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