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Mission Divine de la France - Autres Saints, Saintes et Âmes Privilégiées du Monde pour Soutenir la Mission par la Prière

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Mission Divine de la France - Autres Saints, Saintes et Âmes Privilégiées du Monde pour Soutenir la Mission par la Prière

Message par Her le Sam 19 Mar - 6:54

Frère Léon
(1227-01-01)

Frère Léon, celui que saint François appelait la petite brebis de Dieu, "pecorella di Dio", vécut dans l'intimité du saint et il fut un de ceux qui firent le plus pour transmettre à l'admiration de la postérité le souvenir des belles actions et paroles du petit pauvre d'Assise. Parmi les pieux entretiens dont l'écho nous est parvenu, écoutons celui qui rappelle la sublime page de saint Paul sur la charité :

« Un jour de rigoureux hiver qu'il se rendait de Pérouse à Sainte-Marie-des-Anges avec un de ses frères, François s'écria subitement : "Frère Léon, quand même il plairait à Dieu que les frères mineurs donnassent, en tout pays, un grand exemple de sainteté, retiens bien que là n'est pas la joie parfaite". Plus loin, il ajouta : "Frère Léon, même si le frère mineur faisait marcher les boiteux, rendait la lumière aux aveugles, l'ouïe aux sourds, la parole aux muets, et, chose plus merveilleuse, ressuscitait les morts de quatre jours, écris que là n'est point la joie parfaite". Puis, successivement, saint François énuméra tous les prodiges qu'un homme pourrait accomplir si Dieu le lui accordait : savoir toutes les langues et toutes les sciences, prophétiser, déchiffrer les secrets des âmes, posséder toutes les connaissances célestes et terrestres, prêcher si bien que tous les infidèles se convertissent... Et, chaque fois, retombait l'implacable conclusion : "Ecris que là n'est point la joie parfaite". L'espace de deux milles avait été parcouru. Comme saint François gardait le silence, Frère Léon, prenant à son tour la parole, interrogea : "Père, je vous prie, de la part de Dieu, apprenez-moi où est la joie parfaite".

François d'Assise répondit : "Quand nous serons à Sainte-Marie-des-Anges, ainsi trempés de pluie, transis de froid, mourant de faim, et que nous frapperons à la porte du couvent ; quand le portier viendra, en colère, nous demander : "Qui êtes-vous ?" et que nous répondrons : "Nous sommes deux de vos frères", et qu'il répliquera : "Vous ne dites pas vrai, vous êtes deux ribauds, qui allez trompant le monde et dérobant les aumônes des pauvres. "Allez-vous-en !" ; quand il nous fera rester à la neige et à la pluie, avec le froid et la faim, jusqu'à la nuit, alors, si nous supportons tant d'injustice et de rebuts patiemment, sans trouble et sans murmure, pensant, avec humilité et charité, que ce portier nous connaît véritablement, et que Dieu le fait ainsi parler contre nous, ô frère Léon, écris que là est la joie parfaite..." Lisons maintenant cette lettre qui fait honneur à l'auteur et au destinataire : "Frère Léon, salut et paix de ton frère François ! En vérité je te dis, mon fils, et comme une mère, que toutes les paroles que nous avons dites en chemin, je les résume en te conseillant ceci : "De quelque façon que tu estimes qu'il convient pour toi de plaire à Dieu, et de marcher sur ses traces, et de suivre sa pauvreté, faites-le [le saint pensait sans doute à d'autres frères], avec la bénédiction de Dieu et ma permission. Et si, plus tard, il te paraît nécessaire de me consulter, soit pour le salut de ton âme ou pour une autre consolation, et que tu désires, Léon, venir à moi, viens !" »

Faut-il rappeler cette autre marque de délicate amitié donnée par saint François à son compagnon ? Un jour que Frère Léon était triste, le bienheureux lui demande une feuille de parchemin et il se met à écrire les louanges du Seigneur : "Tu es saint, Seigneur Dieu... Tu es le Fort, le Bon, l'Amour, la Beauté, l'Espérance, la Douceur, le Bien infini... » Puis, au revers de la feuille, il copie la bénédiction patriarcale de l'Ancien Testament : Que le Seigneur te bénisse et te garde. Que le Seigneur fasse luire sur toi son visage et qu'il ait pitié de toi. Que le Seigneur tourne son visage vers toi et te donne la paix !" Ensuite il ajoute : "Que le Seigneur te bénisse, Frère Léon". Et il tend la feuille : "Tiens !", dit-il à son ami, "prends cela et garde-le sur toi jusqu'à ton dernier jour". Frère Léon était consolé.
Lorsque le bienheureux François sentit venir son heure dernière, il demanda que Frère Léon et Frère Ange se tinssent toujours auprès de lui, afin de pouvoir lui chanter, selon son désir, la strophe qui termine le Cantique du soleil, les louanges de "sa soeur la mort".

Frère Léon eut un jour cette vision dite "des deux échelles" que l’on peut lire dans les chroniques franciscaines :

« Frère Léon vit un jour deux échelles : une rouge, sur laquelle se tenait Jésus-Christ ; l'autre blanche où était Marie. Il aperçut ensuite des âmes qui prenaient l'échelle rouge. Elles montaient quelques échelons, puis tombaient ; elles essayaient encore et finissaient toujours par retomber.
Alors on les engagea à prendre l'échelle blanche, et le Frère Léon les vit monter heureusement, parce que la Sainte Vierge leur tendait la main. Ainsi arrivèrent-elles sans difficulté en paradis ».


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Le Petit Gilles Bouhours (1944-1960)

Message par Her le Sam 19 Mar - 6:58

Le Petit Gilles Bouhours
(26-02-1960)

Gilles Bouhours est né à Bergerac en Dordogne, le 27 novembre 1944, jour de la fête de la Médaille Miraculeuse.

Ses parents Gabriel Bouhours et Madeleine Cornilleau auront 5 enfants : Thérèse, Jean-Claude, Marc, Michel et Gilles qui est le 3° enfant de la fratrie.

Dès son plus jeune âge Gilles fût favorisé de grâces particulières par des visites de Notre Dame, accompagnées parfois d'admirables messages.

A l'age de 9 mois, Gilles est atteint d'une méningite encéphalite grave. Il est suivi par le docteur Dives fils, qui, devant la gravité de son état, fait appel à des confrères de Bordeaux. Cette maladie devait durer environ une dizaine de jours, les différents médecins se sont déclarés impuissants et dirent à mes parents qu'il ne restait plus, pour eux, que la prière.

Une petite soeur des pauvres de Bergerac, à qui les parents de Gilles rendaient service, demanda la permission de placer sous l'oreiller de Gilles deux images, une du Père Brottier, et une de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus avec une relique. Les parents veillant Gilles la nuit, se trouvaient très fatigués et pendant la 3° ou 4° nuit de veille, ils s'endormirent, lorsqu'au petit matin ils se réveillèrent, n'entendant plus Gilles respirer, ils le crurent décédé; en s'approchant du berceau, ils trouvèrent Gilles endormi et respirant tout à fait normalement; la température avait disparu ; une rougeur en forme de T était visible sur chaque joue.

Le matin quand Soeur Madeleine, la petite soeur des pauvres, voulut prendre des nouvelles de Gilles, et récupérer ses images, quelle ne fut pas sa surprise de trouver l'image du Père Brottier pratiquement intacte alors que celle de Sainte Thérèse était en petits morceaux ! A l'emplacement de la relique, il ne restait plus que les deux fils rouges qui tenaient la relique, celle-ci avait disparu et ne se trouvait pas dans le berceau.

Les parents comprirent que Gilles avait été guéri par Sainte Thérèse. Quelque temps après, ils se rendirent en pèlerinage à Lisieux en action de grâce et de remerciements.

Gilles continua de grandir normalement. à Bergerac, la vie suivait son cours ordinaire jusqu'à ce que maman le Gilles qui fût à son tour gravement malade, atteinte de la poliomyélite.

Ceci a eu pour conséquence pour la famille de déménager pour aller habiter un lieu permettant des bains de sable chauds. La famille partit donc pour Arcachon en Gironde , lieu où Gilles eut sa première apparition, le 30 septembre 1947 :

« La Sainte Vierge avait une robe blanche, la tête recouverte d'un voile jaune ».

Le 2 octobre, c'est un premier dialogue :

« Tiens. Elle saigne la Sainte Vierge. Tu t'es fait bobo ?... Tu as tombé dans les bambous ? Tiens, mon mouchoir. Papa donne ton mouchoir. Viens à côté de moi... Tiens, donne-moi la main... N'aie pas peur... Viens à côté de moi...Papa et maman sont là ! »

Puis après quelques années, la maman s'étant rétablie, la famille déménage à nouveau pour Bouilh-Péreuil dans les Hautes-Pyrénées, puis Moissac et Seilhan en Haute-Garonne où la famille s'installera définitivement, et où Gilles continua à avoir des apparitions de la Sainte Vierge. Gilles aura une vie comblée de Grâces, d'Amour, de Tendresse du Ciel.

A Seilhan, Gilles alla faire ses études au petit séminaire de Montréjeau : son plus grand désir était d'être prêtre ou missionnaire de la Sainte Vierge.

En décembre 1948, en revenant du bois d'Espis, Gilles dira :

« Elle m'a dit quelque chose. Mais si je le disais, ce serait deux pêchés ».

En février 1949, Gilles dira à son père :

« Je dois aller à Rome pour lui dire que la Sainte Vierge apparaît à Espis ».

Le 12 décembre 1949, une première rencontre eut lieu à Rome avec le Saint Père en audience semi-privée. Mais, Gilles ne voulu rien dire ; son secret ne devait être délivré qu'à S.S. PIE XII et à lui seul, la Sainte Vierge l'avait demandé.

Pourtant il fallait qu'il accomplisse sa mission. Quatre mois plus tard, lors d'une seconde visite au Vatican, alors qu'il n'avait que 5 ans, il put enfin parler seul à seul en audience privée avec le Pape. Puis, libéré de tout engagement, il pouvait révéler son secret à tous :

« La Sainte Vierge n'est pas morte, Elle est montée au Ciel en corps et en âme ».

C'était la confirmation que le Saint Père avait demandé à la Reine du Ciel avant qu'il ne proclame officiellement le dogme de l'Assomption de la Vierge Marie. Ce fût Gilles, en toute simplicité qui confirma au Pape l'opportunité de cet acte pontifical.

La Sainte Vierge se manifestera encore de nombreuses fois jusqu'au 15 août 1958. Le 15 Août 1954, Marie dira à Gilles :

« Je suis la Reine du Sauveur, tu peux le dire à Monsieur le Curé ».

Plus tard elle lui confirma :

« Oui, Gilles, tu peux dire : Reine du Sauveur, priez pour nous ».

Le 11 octobre 1954, par son Encyclique "Ad Coeli Regnum", S.S. Pie XII proclamait la Royauté Universelle de Marie.

C'est à l'âge de 15 ans et 3 mois, le 26 février 1960 que Gilles partit rejoindre la maison du Père et sa Maman du Ciel.

Cette mort fut assez subite puisque elle emporta Gilles en 48 heures, mort dont là encore, les différents médecins ne purent donner la cause (crise d'urémie pour certains, crise d'asthme pour d'autres mais aucune explication précise).

à l'instant où Gilles rendait son âme à Dieu, une nuée d'oiseaux de toutes sortes sont venus voleter autour de la fenêtre de sa chambre en un gazouillis mélodieux et cela dura quelques instants, suffisamment pour que les personnes présentes autour du lit de Gilles puissent s'en rendre compte pour le rapporter.

La tombe de Gilles se trouve au cimetière du village de Seilhan dans le département de la Haute Garonne à 4 kilomètres de Montréjeau, sur la route de Saint Bertrand de Comminges. En ces lieux se sont un jour arrêtés Saint Benoît Labre et le Père Marie-Antoine, un prêtre, frère mineur capucin, " le Saint de Toulouse".

Sa vie fut guidée par plusieurs Directeur de conscience et confesseur à savoir :
- pour la période de Moissac et au début à Seilhan, ce fut le Révérend père Salinie du couvent des Rédemptoristes de Sousceyrac dans le Lot qui le suivit jusqu'à ce que la distance entre Sousceyrac et Seilhan soit devenue trop importante pour le père, celui-ci ne put venir aussi souvent qu'il le souhaitait;
- pour la période à Seilhan, période ou il était au petit séminaire de Montréjeau, ce fut le Chanoine Comet alors professeur qui devint son confesseur;
- il y eut également monsieur l'Abbé Ricaud curé de Seilhan et Gourdan qui, à l'occasion, reçut certaines confidences de Gilles.

Il est à noter que Gilles suite aux révélations et messages reçus de la Sainte Vierge ira voir le Pape Pie XII à Rome par deux fois;
- une première fois le 10 Décembre 1949 où, au cours d'une audience publique il rencontrera le St Père, mais refusera de donner ses messages car il était entouré de trop de monde;
- une deuxième fois le 1er Mai 1950 où il fut reçu en audience privée et secrète par le St Père le Pape Pie XII,audience où Gilles restera seul avec le Pape. Aucune autre personne n'assista à cet entretien et Gilles put ainsi révéler les trois messages reçus.

Je me dois également de rapporter que Gilles était aussi bien avec nous ses frères et soeur qu'avec ses camarades d'école, un garçon charmant, serviable et plein d'attentions.
Il était souvent disponible pour tout sacrifice, petit ou grand afin de toujours faire plaisir à la Ste Vierge ou au Petit Jésus (il se privait de bonbons, il aidait à la maison même quand il aurait préféré venir jouer avec nous....)

Gilles était souvent, pour nous, un exemple à suivre tant sur le plan spirituel que dans la vie de tous les jours; il acceptait tout et offrait au Bon Dieu et à la Ste Vierge toute ses souffrances et en particulier durant la période d'hiver où il avait les mains et le bout des pieds déformés par de très fortes engelures, mais jamais il n'eut un mot pour se plaindre.

Voilà rapportée la vie brève, pleine de sagesse, de pureté et de confiance en Dieu et la Ste Vierge de Gilles souvent nommé Petit Gilles.

//////////////////////////////////////////////////////////////////////

http://www.mariedenazareth.com/

La Sainte Vierge n’est pas morte, elle est montée au ciel avec son corps et son âme.

Le 30 septembre 1947, à Arcachon, la famille Bouhours reçoit à son domicile un des voyants d’Espis. Ce jour-là, une « dame en robe blanche, avec un voile jaune sur la tête, apparaît » à leur fils, Gilles (1944-1960), né à Bergerac, guéri d’une méningite encéphalite à la suite d’une neuvaine. Elle lui demande de se rendre à Espis. Le père ne sait où se trouve cette bourgade, et Gilles obtient la réponse : « A côté de Moissac. » Le père amène un des voyants pour le confronter avec Gilles. Il a une apparition ; on fait venir Gilles qui voit aussi. D’autres apparitions s’enchaînent, les 2, 4, 6 octobre.

Gilles se rend à Espis le 13 octobre 1947, où son jeune âge et son assurance limpide l’imposent à l’attention du groupe. De retour à Arcachon, il a de fréquentes apparitions. Il se rend à Espis le 13 février 1948 (le fameux 13 du mois). Il y reviendra chaque mois (non sans apparitions interstitielles chez lui) trente-deux fois jusqu’en août, mais le 13 septembre 1950, ayant appris l’interdiction portée par l’évêque, Mgr de Courrèges, il ne retournera plus au bois d’Espis. Les apparitions continueront chez lui ou à Moissac et Seilhan.

Il demanda alors à voir le pape pour lui remettre un secret. Lors d’une première audience, le 10 décembre 1949, il ne peut s’exprimer. Durant la seconde audience, le 1er mai 1950, il dit à Pie XII son secret : « La Sainte Vierge n’est pas morte, elle est montée au ciel avec son corps et son âme ». Pie XII et son conseiller le père Rosquini en furent très frappés, car le pape, impressionné par l’opinion immortaliste (selon laquelle la Vierge ne serait pas passée par la mort), évita de la définir et s’en tint à dire que la Vierge, « à la fin de sa destinée terrestre, a été prise corps et âme au ciel ».

D’après le Dictionnaire des Apparition
du P. René Laurentin - Fayard 2006


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Martin Drexler (1902)

Message par Her le Sam 19 Mar - 6:59

Martin Drexler
(1902)

Martin Drexler, que certains appellent Martin Tourneur, mort en octobre 1902, fut le protégé du
Chanoine de Bonniot qui l'avait fait employer comme
sacristain à Notre-Dame de Paris. Il eut plusieurs visions
du Sacré-Coeur, de la Sainte Vierge et de Saint Michel.

Prévenu qu'une révélation allait lui être faite, il s'agenouillait, chez lui, devant une statue de Notre-Dame-des-Victoires et entendait la voix de la Mère de Dieu. Il eut
aussi des révélations dans l'église Saint-Denis de là Chapelle, où pria Jeanne d'Arc.

Antérieurement à 1901, Martin Drexler avait annoncé
que la France serait durement châtiée et que Paris serait
détruit ; il avait vu une révolution, des autels ensanglantés.
Mais, en 1902, il apprit que la majeure partie de la capitale
serait préservée : Montmartre, à cause du Sacré-Cœur ; le quartier de la rue du Bac, où Sainte Catherine Labouré vit
la Sainte Vierge et reçut la médaille miraculeuse ; le quartier de la Chapelle, à cause de Jeanne d'Arc ; ceux de Notre-
Dame des Victoires, de Notre-Dame de Paris, etc.

En janvier 1902, la Sainte Vierge indiqua trois dates -
16 février, 24 mai, 8 septembre, mais sans préciser les
années, ni ce qui se passerait ces jours-là.

Martin Drexler a prédit l'expulsion des congrégations et
la fermeture des églises. Alors, dit-il, Saint Michel interviendra pour châtier tous les ennemis de Dieu.

Il a prévu l'anarchie, le renversement de la République
impie, l'avènement d'un personnage providentiel qui,
devenu Chef de l'Etat, aura pour mission de relever la
France de ses ruines et de la consacrer officiellement au
Sacré-Coeur.

Martin Drexler avait ajouté :

« Ce personnage sera amené par la Sainte Vierge et par Saint Michel
qui, aux yeux de quelques fidèles privilégiés, apparaîtront
visiblement à ses côtés. Ce sera le Roi du Sacré-Coeur ».

La récitation des prières au Sacré-Cœur, à Marie Immaculée et à Saint Michel doivent hâter son avènement. Le
couronnement aura lieu à Notre-Dame de Paris :

« La Fleur de Lis reprendra possession du trône de
France ».

Au cours de ses visions, Martin Drexler a toujours vu
Saint Michel placé près du Roi du Sacré-Coeur pour le
protéger.

Il a aussi annoncé :

« On réorganisera l'armée, puis il y aura une guerre
étrangère. Les Prussiens reviendront en France. Mais on
mettra Saint Michel à la tête de l'armée et tous les ennemis
seront vaincus.

On reprendra l'Alsace, la Lorraine et le territoire bordant le Rhin ».


S'agit-il de la guerre de 1914-1918 après laquelle la
France a repris l'Alsace-Lorraine et occupé, pendant quelques années, une partie du territoire bordant le Rhin ? On
pourrait le croire si Martin Drexler n'avait pas précisé :

« On mettra Saint Michel à la tête de l'armée ».

Cela n'a
pas encore eu lieu, et surtout, il avait ajouté :

« Le couronnement du Roi du Sacré-Coeur à Notre-Dame aura lieu « après
cette guerre ».

Il est donc vraisemblable que la France devra subir un
autre conflit, annoncé par diverses prophéties, au cours
duquel la situation sera si grave que notre pays invoquera
le secours du Ciel, l'obtiendra et recouvrera, dit-on les frontières de l'empire de Charlemagne, notamment « le territoire bordant le Rhin ».

Les prédictions de Martin Drexler sont à rapprocher de
celles de Catherine Emmerich annonçant aussi que le salut
viendra par Saint Michel :

« J'eus la vision d’une immense bataille...
On voyait
de grandes villes dans le lointain. Je vis Saint Michel descendre avec une nombreuse troupe d'anges et séparer les
combattants. Mais cela n'arrivera que quand tout semblera
perdu. Un chef invoquera Saint Michel et alors la victoire
descendra ».


En 1902, Martin Drexler répandit un grand nombre de feuilles : « Supplications pour demander l’avènement du Règne du Sacré-Cœur » Composée par Martin Drexler, cette prière de supplication obtint l’imprimatur du Cardinal Richard, Archevêque de Paris, et fut publiée avec l'approbation du vénéré prélat.

La Sainte Vierge avait déclaré au voyant, que ces supplications obtiendraient le triomphe de l’Église et le salut de la France.
La Sainte Vierge lui révéla que ces Supplications et la prière à Saint Michel, composée par Léon XIII et récitée chaque jour près la messe, avaient pour effet d’atténuer les châtiments qui nous menacent :

« Je suis toute miséricorde, lui dit la Sainte Vierge. Je veux sauver la France, mais il faut prier saint Michel. Si on ne le prie pas, il n’interviendra pas ».

« Au nom du Sacré-Cœur de Jésus et par l'intercession de Marie
Immaculée, très humblement prosternés devint votre Majesté, ô Dieu
Tout-Puissant, nous vous supplions de vouloir bien envoyer Saint
Michel pour qu'il nous secoure dans notre détresse.

Daignez Vous souvenir, Seigneur, que dans les circonstances douloureuses de notre histoire, Vous en avez fait l’instrument de vos miséricordes à notre égard. Nous ne saurions l’oublier. C’est pourquoi nous Vous conjurons de conserver à notre Patrie, coupable mais si malheureuse, la protection dont Vous l’avez jadis entourée par le ministère de cet Archange vainqueur.

C'est à vous que nous avons recours, ô Marie Immaculée, notre douce Médiatrice, qui êtes la Reine du Ciel et de la terre. Nous vous
en supplions très humblement, daignez encore intercéder pour nous.
Demandez à Dieu qu'll envoie Saint Michel et les anges pour écarter
tous les obstacles qui s'opposent au règne du Sacré-Cœur dans nos
âmes, dans nos familles et dans la France entière.

Et vous, ô Saint Michel, prince des milices célestes, venez à nous. Nous vous appelons de tous nos vœux ! Vous êtes l’Ange gardien de l’Église et de la France. C’est vous qui avez inspiré et soutenu Jeanne d’Arc dans sa mission libératrice. Venez encore à notre secours et sauvez-nous ! Dieu vous a confié les
âmes qui, rachetées par le Sauveur, doivent être admises au bonheur
du Ciel. Accomplissez donc sur nous la mission sublime dont le
Seigneur vous a chargé.

Nous plaçons tous nos intérêts spirituels, nos âmes, nos familles,
nos paroisses, la France entière, sous votre puissante protection.
Nous en avons la ferme espérance, vous ne laisserez pas mourir le
peuple qui vous a été confié !

Combattez avec nous contre l'enfer déchaîné et par la vertu divine dont vous êtes revêtu, après avoir donné la victoire à l'Eglise, conduisez nos âmes à l'éternelle Patrie.

Ainsi soit-il ».


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Marcel Van (1928-1959)

Message par Her le Sam 19 Mar - 7:02

Marcel Van
(1959-02-18)

Marcel Van est né le 15 mars 1928 à Ngam Giao, au Viêt Nam, d'une famille profondément chrétienne. Il fut baptisé le lendemain, sous le patronage de saint Joachim. Marcel Van est mort martyr dans son pays. Le procès de béatification de Marcel Van a été ouvert le 26 mars 1997 au diocèse de Belley-Ars. Le Cardinal François-Xavier Nguyên Van Thuân fut le premier postulateur.

Dans sa spiritualité, Marcel Van était très proche de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Il lui était demandé de prier et de faire prier pour la France.

Lorsque Marcel Van était en prière, Jésus se montrait souvent à lui.

En la fin de l'année 1945, voici que Jésus explique à Marcel Van, sa prédilection pour la France :

« Van, n'oublies pas le pays que j'aime le plus, tu entends ?... Le pays qui a produit la première petite fleur qui, depuis, en a engendré beaucoup d'autres...

Cette petite fleur, c'est celle que j'ai choisie pour être ta soeur aînée, Thérèse... Van, considère cette fleur-là et comprends ceci : c'est en France que mon amour s'est tout d'abord manifesté. Hélas ! Mon enfant, pendant que le flot de cet amour coulait par la France et l'univers, la France sacrilègement l'a fait dériver dans l'amour du monde, de sorte qu'il va diminuant peu à peu... C'est pourquoi la France est malheureuse. Mais, mon enfant, la France est toujours le pays que j'aime particulièrement... J'y rétablirai mon amour... Et pour commencer à répandre sur elle mon amour, je n'attends désormais qu'une chose : que l'on m'offre suffisamment de prières. Alors, mon enfant, de la France, mon Amour s'étendra dans le monde... Je me servirai de la France pour étendre le règne de mon amour partout... Surtout, prie pour les prêtres de France, car c'est par eux que j'affermirai en ce pays le "Règne de mon Amour..." »

Le Seigneur parle ensuite de la future et mystérieuse union de la France et du Vietnam dont Thérèse et Van sont le symbole :

« Pour ce qui est de ton temps, le Vietnam, la France est actuellement son ennemie ; mais dans l'avenir, elle fera de lui un pays qui me rendra un plus glorieux témoignage... Ô Van, ce que ta soeur Thérèse fait pour toi, tu dois le faire aussi pour la France. Je veux que l'union qui existe entre les deux petites fleurs (de France et du Vietnam) soit le symbole de l'union que je veux voir régner entre la France et le Vietnam... Mon enfant, souviens-toi que c'est avec la France, que ton pays le Vietnam parviendra à consolider le Règne de mon Amour. Prie pour que les deux pays ne fassent plus qu'un ensemble... Ô mon enfant, mon amour te donne le nom de seconde petite Thérèse. Dans le ciel, je te donnerai pour mission d'aider ta grande soeur Thérèse à inspirer au monde la confiance en mon amour... »

Ensuite, Jésus revient sur les grandes menaces qui pèsent sur la France :

« Ô mon enfant, prie pour le pays que j'aime particulièrement... Ah ! La France... Si on ne prie pas, elle sera encore une foi malheureuse, et le Règne de mon Amour ne pourra que difficilement s'y établir... Van, ne doute pas de ce que je viens de te dire, en voyant que la situation en France est déjà un peu plus stable... Mon enfant, je parle ainsi pour que la France soit avertie et sache prévenir, car l'Ennemi veut faire de ce pays un foyer de discordes. Il faut beaucoup prier... France ! France ! Promets-tu d'être fidèle ? Es-tu décidée à protéger et étendre le Règne de mon Amour dans le monde ? »

Je me servirai de la France pour étendre le règne de mon Amour partout... Surtout, prie pour les prêtres de France, car c'est par eux que j'affirmerai en ce pays le règne de mon Amour. Van, n'oublies pas le pays que j'aime le plus, tu entends ? C'est en France que mon Amour s'est tour d'abord manifesté.

Ô monde, Dieu veut maintenant te transformer au moyen de l'amour ; il faut que tu vives dans l'amour... Cependant, pour en arriver là, il faudra beaucoup de prière, car le monde s'oppose encore à l'amour.

Pour moi, tout ce que je sais, c'est que Jésus veut rétablir en ce monde le règne de son Amour ; c'est par le lien de l'Amour qu'il veut ramener l'unité dans le monde, faire du monde un royaume qui lui appartienne en propre. Le règne de son Amour deviendra un pilier de feu qui soutiendra le monde sur le point de se disloquer... Et si le monde revient à la vie, il le devra à cette flamme d'Amour ».

Le 15 novembre 1945, Marcel Van reçoit des visions sur la France :

« Pendant la bénédiction du Très Saint Sacrement, j'ai vu Jésus assis me prendre sur ses genoux (j'avais alors la taille d'un petit enfant) et m'étreindre dans ses bras. Je ne cessais de le regarder et lui, de son coté, me regardais aussi puis, approchant son visage du mien, il me donna un baiser. Ensuite, me faisant signe de regarder devant moi, il me dit à l'oreille :


« - Regarde la France, regarde la France ! »

Je tournai donc la tête et portai mon regard dans la direction qu'il m'indiquait de la main; j'aperçus un drapeau noir qui était planté là.
Quand à ma soeur Thérèse, de son bras gauche, elle m'entourait l'épaule gauche et de ne cessait de me regardait en souriant comme si elle n'avait pas remarqué le drapeau planté devant elle...

Un instant après, Jésus regarda ma soeur Thérèse et dit :
« 
- Pauvre France ! Une fois libéré du communisme, elle aura affaire à une société secrète plus perverse encore : la Franc-maçonnerie ! »

« Van, écoute-moi. Comme Jésus te l’a dit auparavant, au début de la lutte, mes apôtres paraîtront tres faibles, si faibles qu'on les croira incapables de tenir tête a l'enfer... Par là, mes apôtres apprendront à être plus humbles. Cependant, plus l'enfer aura été victorieux auparavant, plus il sera honteux ensuite, car, ce ne sera pas moi en personne qui écrasera la tête de Satan mais mes enfants...

Ensuite, mon règne s'établira peu a peu dans le monde, comme Jésus te l'a dit. Je serai beaucoup glorifiée sur la terre, mais petit enfant, il faut que tu pries beaucoup pour mes petits apôtres... Le monde entier me reconnaîtra pour sa véritable Mère, et, c'est alors qu'il comprendra clairement l'amour dont mon coeur déborde pour lui. Prie, le règne de l'amour arrivera bientôt dans le monde... Petit Van, sache que je me choisis des apôtres dans tous les pays, et, il y en a dans chaque pays... Je me servirai de la France pour étendre le règne de mon amour partout... Surtout, prie pour les prêtres de la France, car, c'est par eux que j'affermirai en ce pays le règne de mon amour... Français, mes enfants et vous mes prêtres de France, je vous aime. Soyez sur vos gardes. Ce parti, contrairement au parti communiste, ne nuira pas directement à mes enfants... Il le détruira peu a peu ; oui, peu a peu, il va se propager, peu a peu il va vomir sa fumée infernale pour vous faire mourir asphyxiés ; il agira de façon a vous éloigner peu a peu de mon amour, pour vous rapprochez de l'amour profane... Pauvre France, une fois libérée de communisme, elle subira une influence plus perverse encore, celle de la franc-maçonnerie. »

Puis il me dit :


« - Mon enfant, prie pour la France, sinon malheur à elle ! »
En disant ces paroles, il avait l'air plus triste qu'auparavant, mais je n'ai pas vu pleurer. J'ai constaté seulement qu'il fixait du regard le drapeau noir qui se trouvait là ; puis me regardant de nouveau, il sourit et me recommanda de vous communiquer ces choses...

Durant la méditation qui suivit je revis ma soeur Thérèse. Elle avait d'abord les yeux fixés sur le drapeau puis elle me regarda de nouveau, ne cessant de sourire. Mais au moment où elle leva une seconde fois les yeux vers le drapeau noir, les larmes inondaient son visage. le regard fixé sur le drapeau, elle ne cessait de verser d'abondantes larmes. J'en fus tellement ému que je me mis moi-même à pleurer.

Thérèse pleurait toujours. C'était la première fois que je la voyais pleurer ainsi. Maintenant encore, quand j'y pense, je ne peux retenir mes larmes.

Ma soeur leva ensuite les yeux sur Jésus qui, lui ne pleurait pas, se contentant de regarder le drapeau. j'ai entendu alors ma soeur Thérèse, toujours en pleurs, parler à Jésus en français. je n'ai retenu que quelques mois que, d'ailleurs, je ne peux écrire correctement...

Elle disait :

 « - O mon Jésus... Jésus… Embrasse la France... »


C'est tout ce que j'ai retenu et je n'y comprends rien. Ma soeur Thérèse me regarda de nouveau, ses larmes avaient cessé de couler et elle me dit :

- Mon cher petit frère, qu'est ce que tu penses de cela ?

Je me contentai de lui répondre :

 « - Tout ce que je peux faire c'est de prier ».

Elle ajouta :


« - Oui, mon petit frère, prie, ne cesse de prier ! »

Vers la fin de l'oraison, je vis que le drapeau noir était brisé et qu'il gisait par terre. Alors, Jésus se pencha de nouveau sur moi… Comme au début... Thèrése fit de même et je ne vis plus rien, si ce n'est mes larmes qui coulaient en présence d'un si grand amour....

Quand je me voyais assis sur les genoux de Jésus, je tenais en main du papier et une plume et j'étais très beau, n'ayant pas la taille que j'ai maintenant mais celle d'un enfant de 4 ans…

Ma soeur Thérèse était, elle aussi très belle. Cette fois, je l'ai vue plus distinctement; son visage frais et souriant venait encore ajouter à ma beauté.


THERESE RASSURE VAN SUR LA FRANCE


Suite à une question de Van sur la France, Frère Eugène lui répondit :
- La France est actuellement très corrompue; tout le pays est communiste. On a tué des prêtres et on persécute la religion plus qu'en Russie..

Van était absolument découragé (voir ce qu'il a écrit ci-après)

En ce temps-là, ma soeur Thérèse me recommandait de prier beaucoup pour la France mais après avoir entendu ces paroles du frère Eugène, j'étais comme découragé, d'autant plus qu'il affirmait que plusieurs pères soutenaient ce qu'ils avaient dit ? J'interrogeais alors ma soeur Thérèse qui me répondit :

Reste tranquille, petit frère ; même si les paroles du frère Eugène étaient dix fois vraies, tu ne dois pas te troubler. Même si toute la France était réellement telle qu'il le dit, il suffirait qu'on y trouve un seul Français qui aime Jésus, pour qu'il ait de nouveau pitié de la France

Je ne t'ai pas demandé de prier spécialement pour aucun autre pays, je te l'ai demandé uniquement pour la France.

Oh !! Petit frère, il faut que tu pries vraiment beaucoup pour la France, surtout pour que les Français soient toujours prêts à répandre mon Amour dans tout l'univers. Mais il faut faire en sorte que le règne de mon Amour s'établisse au plus intime du coeur des Français.

Jésus :

- Le mois prochain, ta soeur Thérère te donnera une formule de prière à cette intention.
Je ne t'ai pas demandé de prier spécialement pour aucun autre pays, je te l'ai demandé uniquement pour la France.

Quand la France a la joie de t'avoir comme intercesseur, que peut elle désirer de plus ?

Jésus souriant à Van :

- De plus, ces prières ne sortent pas de la bouche d'un homme de ce monde; elles ont leur source dans mon Amour même. Etant favorisée à ce point, qu'est ce que la France peut désirer de plus ? Et pourtant, il y a encore un très grand nombre qui ne savent pas m'aimer...



L'ARMEE DE LA SAINTE VIERGE


Jésus à Van :

- Il y aura aussi plus tard une armée de la Sainte Vierge....

souviens toi de prier dès maintenant pour cette faible armée car à peine sera t-elle lancée dans la bataille, tout l'enfer se lèvera en bloc contre elle de sorte qu'elle se verra comme dans l'impossibilité de lui tenir tête.
Mais dans la suite, l'enfer subira une défaite retentissante et alors la Sainte Vierge sera glorifiée sur cette terre.
Tu dois prier beaucoup pour que cette armée puisse lutter avec ardeur et courage jusqu'au bout.
Cette armée n'existe pas encore actuellement, mais elle existera plus tard.

LES APOTRES DE MARIE


Le 3 septembre 1946, durant la méditation du soir, Van a une vision de Marie. Avec toute sa candeur, il trouve que "son visage a beaucoup de ressemblance avec celui de l'Enfant-Jésus, mais un peu moins joufflu".La sainte Vierge lui dit :

Van mon enfant, ne crains rien, malgré les souffrances, tu resteras toujours abrité sou mon manteau, en compagnie de l'Enfant-Jésus... Mes mains deviendront l'autel du sacrifice, tandis que toi, à l'exemple de sainte Thérèse, tu seras la victime d'holocauste offerte à l'Amour que Jésus accueillera...

Le lendemain, Marie se mit alors à insister sur la venue de son règne :

Mon petit Van, voici une chose que je te recommande et que tu devras mettre en pratique... Je fais la même recommandation à ton père spirituel : demain, premier samedi du mois, jour qui m'est consacré, je ne te demande rien d'extraordinaire, mais seulement d'offrir tes oeuvres à l'intention de mes petits apôtres -ceux-là qui doivent plus tard établir mon règne sur terre- afin que remplis de ferveur et de courage, ils puissent tenir tête au monde et à l'enfer.

Mon règne arrivera après celui de l'Amour de Jésus ; et ce règne sera plus ou moins stable ici-bas, selon qu'il y aura plus ou moins de prières. Si l'on prie peu, il durera peu ; mais plus on priera, plus aussi mon règne sera solide et de longue durée. Vu que mon règne viendra après le règne de l'Amour de Jésus, il ne sera que le signe qui révélera clairement aux hommes le Règne de l'Amour de Jésus, et amènera le monde à reconnaître que
je suis vraiment Mère




MARIE CONTINUE A REVELER A VAN SA MISSION - Le 5 janvier 1946


Mon enfant, souviens-toi toujours que je t'ai donné une mission particulière envers moi.....Tu dois beaucoup prier pour les apotres de mon règne.

La prière leur servira d'arme et de nourriture ; et avant de les engager dans la bataille contre l'enfer, il faut que je leur prépare cette arme et cette nourriture dont ils se serviront plus tard. C'est à toi que je confie cette mission que tu devras remplir pendant que tu es encore sur cette terre. Au ciel, je t'en confierai une autre".

Au XVIIIe siècle, saint Louis Marie Grignon de Montfort annonçait le règne de Marie par l'éclosion future des apôtres des derniers temps ; au XX° siècle, on voit se lever beaucoup d'apôtres de Marie dont l'admirable saint Maximilien Kolbe. En 1936, il écrit : "Il faut que l'Immaculée règne dans le coeur de tous ceux qui se trouvent partout dans le monde sans distinction de races, de nationalités, de langues et,aussi, dans le coeur de tous ceux qui vivront en n'importe quel temps jusqu'à la fin du monde......Ceux qui se donnent à l'Immaculée désirent conquérir pour elle le monde entier..."

(56 à 71)

Plus loin, Marie donne encore des précisions sur ses futurs apôtres :

Van, écoute-moi. Comme Jésus te l'a dit auparavant, au début de la lutte, mes apôtres paraîtront très faibles, si faibles qu'on les coira incapables de tenir tête à l'enfer… Par là, mes apôtres apprendront à être plus humbles... Cependant, plus l'enfer aura été victorieux auparavant, plus il sera honteux ensuite, car ce ne sera pas moi en personne qui écrasera la tête de Satan, mais me enfants....
Voyant que j'utilise mes faibles enfants, comme autant de pieds pour lui écraser la tête, Satan sera honteux.....
Ensuite, mon règne s'établira peu à peu dans le monde, comme Jésus te l'a dit. Je serai beaucoup glorifiée sur la terre, mais, petit enfant, il faut que tu pries beaucoup pour mes petits apôtres. Prie en paroles, prie par tes soupirs, prie par tes désirs.....



LA FIN DU MONDE - Le 6 janvier 1946


Van fait allusion à la fin du monde dont bien des gens disent qu'elle est proche. La Sainte Vierge répond :

Pour ce qui est de la fin du monde, je n'en sais absolument rien... Laisse à la Sainte Trinité le soin de s'en occuper. Pour moi, tout ce que je sais, c'est que Jésus veut rétablir en ce monde le règne de son amour ; c'est par le lien le lien de l'amour qu'il veut ramener l'unité dans le monde, faire du monde un royaume qui lui appartienne en propre. Le règne de son amour deviendra un pilier de feu qui soutiendra le monde sur le point de se disloquer.....et si le monde revient à la vie, il le devra à cette flamme d'Amour...

Prie mon enfant, prie beaucoup pour que le Règne de l'Amour de Jésus soit établi sur terre dans toute sa beauté, et qu'il en soit de même pour mon propre règne. Le monde entier me reconnaitra pour sa véritable mère, et c'est alors qu'il comprendra clairement l'amour dont mon coeur déborde pour lui.

Prie, le Règne de l'Amour arrivera bientôt dans le monde et mon règne à moi le suivra de près....
Petit Van, sache que je choisis mes apôtres dans tous les pays et il y en a dans chaque pays. Ils se divisent en deux groupes avec la même mission et le même but : l'expansion de mon règne dans l'univers. L'un de ces groupes se charge spécialement de prier, l'autre d'annoncer au monde la venue de mon règne. Je te communique ceci : les apotres qui travaillent à l'expansion de mon règne, je les choisirai exclusivement dans le Royaume de l'Amour de Jésus, car en ces temps-là, le monde sera devenu le Royaume particulier de Jésus

Mon petit Van, si je t'annonce ces choses, c'est dans l'unique but de t'exhorter à la prière... Dis bien à tout le monde que c'est sur le solide fondement de la prière que s'établira mon règne en ce monde.....Et toi, donnes-moi le nom de Mère de Tout l'univers....

Le 13 octobre 1917, la Sainte Vierge dit aux trois enfants de Fatima : "Je suis Notre Dame du Rosaire. Je viens vous demander de dire tous les jours le chapelet et de changer de vie... A la fin, mon coeur Immaculé triomphera".

Voici un extrait du message reçu le 9 novembre 1945 :

« Mon enfant, la France est toujours le pays que j’aime et chéris particulièrement… J’y rétablirai mon amour… Le châtiment que je lui ai envoyé est maintenant fini. Pour commencer à répandre sur elle mon amour, je n’attends désormais qu’une chose : que l’on m’adresse assez de prières. Alors, mon enfant, de la France mon amour s’étendra dans le monde. Je me servirai de la France pour étendre partout le règne de mon amour (j’avais manifesté déjà ces choses à une ou deux âmes, mais toi, mon petit enfant, tu les ignorais encore ; c’est pourquoi je te les dis maintenant). Mais pour cela, il faut beaucoup de prières car nombreux encore sont ceux qui ne veulent pas se montrer zélés pour ma cause… Surtout, prie pour les prêtres de France car c’est par eux que j’affermirai en ce pays le "Règne de Mon Amour"… Ô mon enfant, prie beaucoup. Sans la prière, on rencontrera de nombreux obstacles pénibles à surmonter et le règne de mon amour ne s’établira que très difficilement. Mon enfant, j’aime beaucoup la France ; et c’est uniquement parce qu’auparavant, à cause d’elle, mon amour a failli mourir étouffé par les fumées montant de l’enfer que j’ai dû, par miséricorde, recourir à un châtiment temporaire pour dissiper l’infernale fumée et permettre à mon amour de respirer plus à l’aise. Mon enfant, le règne de mon amour une fois libéré en France, je me servirai de ce pays pour étendre ce règne à tout l’univers…Mon enfant, la France, vois-tu, est un pays que j’aime et chéris particulièrement. En contemplant la fleur, ta sœur aînée, souviens-toi de prier pour que le pays que j’aime et chéris particulièrement ait le courage de se sacrifier pour le "Règne de Mon Amour" […]. Prie, mon enfant, oui, prie pour que la France soit toujours fidèle à l’amour que je lui ai manifesté sur cette terre ».

Voici un extrait du message reçu le 9 novembre 1945 :

« Ô mon enfant, écoute et écris ce que je vais te dire au sujet de la France. Mon enfant, prie pour le pays que j’aime particulièrement. Ah ! La France… La France… Si on ne prie pas, elle sera encore une fois malheureuse et le règne de mon amour ne pourra que difficilement s’y établir. Ô mon enfant, ne doute pas de ce que je viens de te dire en voyant que la situation de la France est déjà un peu plus stable… Mon enfant, je parle ainsi pour que la France soit avertie et sache prendre des précautions car l’ennemi veut faire de ce pays un foyer de discordes. Mon enfant, il faut beaucoup de prières… France !... France, promets-tu de m’être fidèle ? Es-tu décidée à protéger et étendre le règne de mon amour dans le monde ? Mon enfant, la France est le pays que j’aime particulièrement…France, attention ! Tu as besoin de beaucoup de prières… si l’on voit la France jouir de la paix, ce sera un signe qu’on a beaucoup prié… Ô mon enfant, prie pour la France…Vois-tu derrière moi une foule de gens tenant en main un drapeau rouge et qui me poursuivent ? Ô France, consens-tu à répandre le règne de mon amour ? Ô France, sois sur tes gardes pour n’être pas la victime du venin "communiste". Ô France, il faut prier et savoir prendre garde…Mon enfant, c’est mon désir que l’on prie pour la France… Ô mon enfant, petit enfant de mon amour…Le règne de mon amour se répandra en France, mais il faut que la France prie, il faut qu’elle soit sur ses gardes et sache prendre garde… Ô petit apôtre de mon amour, ne te trouble pas, te demandant si les paroles que je viens de te dire sont vraies ou non […]. Prie de façon spéciale pour la France, le pays que j’aime d’un amour particulier… Et plus tard tu me verras donner à la France un joyeux sourire ».

Voici la prière dictée par le Christ le 14 novembre 1945 au jeune novice rédemptoriste Marcel Van pour la France. Le Christ a indiqué qu'il apprécierait que les Français la récite souvent:

« Seigneur Jésus, aie pitié de la France ! Daigne la serrer sur ton Cœur ; montre-lui combien tu l'aimes.
Purifie-la ; fortifie-la dans ton Esprit Saint.
Que la France contribue à Te faire aimer de toutes les nations !
Ô Jésus, nous autres Français Te promettons fidélité.
Oui, nous nous engageons à travailler d'un cœur ardent à l'extension de ton Règne sur la terre, ne comptant en rien sur nous, mais uniquement sur Toi.
Amen. »


VAN ET LES ENFANTS

Van :
Maintenant, Jésus, permets-moi une question. Pourquoi, dans l'Evangile, profères-tu des menaces si terribles contre ceux qui scandalisent les enfants ?Dans tout l'Evangile, si je me rappelle bien, c'est peut-être le seul passage où tu dis de telles choses. 

Jésus :
Petit frère, ne comprends-tu pas pourquoi il en est ainsi ? Je vais te l'expliquer...La seule différence qu'il y a entre l'âme des enfants et les anges du ciel, c'est que l'âme des enfants est unie à un corps et que, par conséquent, elle a des défauts naturels. Mais malgré cela, l'âme des enfants et pure comme
les anges du ciel. De là que les enfants possèdent toujours en eux la Trinité et goûtent continuellement les joies naturelles que leur prodigue la même Trinité...

Pas besoin de m'étendre longuement sur ce sujet ; je me contente de dire que l'âme des enfants est un temple parfaitement pur où habite la Sainte Trinité. C'est pourquoi quiconque scandalise l'un de ces petits fait lui-même signe au démon, l'invitant à venir plus tard avec le péché pour souiller l'âme de cet enfant.Celui qui agit ainsi enlève à la Trinité un temple magnifique ; il enlève aux saints une demeure où ils pouvaient louer la Trinité ; il expose l'âme de cet enfant à perdre son innocence. C'est pour ces raisons que je profère de si graves menaces contre le scandaleux qui outrage la Sainte Trinité d'une manière on ne peut plus monstrueuse.

Van, même les démons et les damnés en enfer ne peuvent outrager à ce point la Trinité. La mort serait pour lui préférable au scandale.Devant le regard de Dieu le Père, l'âme de cet enfant perd la beauté naturelle qu'elle tenait de lui parce que le sceau du péché a été imprimé en elle. Dans ses rapports avec Dieu le Fils, l'âme de cet enfant ne voit plus clairement la vraie lumière, elle ne voit plus clairement son divin époux, car le péché a laissé son empreinte dans son cœur innocent.

Quant au Saint-Esprit, il ne peut plus, librement, donner à cette âme les baisers de l'Amour. Ainsi donc, dans ses relations avec cette âme, la Trinité se trouve empêchée d'agir en toute liberté comme auparavant. Van, n'est-ce pas là une chose terrible ?

Mille fois malheur au monde ! Combien d'âmes encore pures ont été corrompues à cause de lui. Le monde est tellement aveuglé qu'il a détruit presque tous les temples magnifiques de la Trinité....

Van, écoute... Le monde est bien stupide. Le coeur des enfants et devenu comme un temple où habite ici-bas la Bonté du Dieu Trinité et cette Bonté a le pouvoir d'attirer sur le monde le regard bienveillant de la Trinité ; malgré cela, le monde travaille à détruire ces temples de la Divine Bonté et à les dissimuler au moyen du scandale.
Ô monde, sans l'Amour, tu serais déjà entièrement détruit et réduit en cendres.

Ô monde, Dieu veut maintenant te transformer au moyen de l'Amour ; il faut que tu vives dans l'Amour....
Cependant, Van mon petit frère, pour en arriver là, il faudra beaucoup de prières. Car le monde s'oppose encore à l'amour.
Van :
Voici ce que j'ai vu hier soir durant la méditation : Jésus m'a dit que seul mon père spirituel comprendrait cette vision.

Donc, en entendant lire le passage sur la Passion, je ne savais pas du tout comment méditer. Je demandai alors à Jésus de m'apprendre à méditer. Mais Jésus ne disait rien. Je lui ai ensuite posé cette question :
Jésus, es-tu triste de rester toujours dans ce tabernacle ?

Mais il ne répondit pas davantage. Je vis seulement qu'il me regardait en pleurant. Voyant cela, je me mis aussi à pleurer.
Mais j'avais à peine pleuré un instant, que Jésus se mit à sourire et me dit :
Assez Van, je ne suis plus triste.
Peu après, je le vis de nouveau, comme les précédentes fois, toujours pieds nus et revêtu d'une robe blanche descendant jusqu'en bas des genoux. Il se tenait debout et ne faisait que me regarder. Il me dit alors qu'il allait m'apprendre à le regarder......

Ensuite, je vis soudain une croix apparaître à côté de Jésus, en haut de cette croix était suspendu un morceau de tissu sur lequel était imprimée la Face de Jésus. Jésus me regarda d'un air très joyeux, puis me montrant la Croix, il me dit :
Petit frère, voici ta part d'héritage, voici la part d'héritage des enfants. L'as-tu vue clairement ?

Puis Jésus se désignant lui-même ajouta :
Petit frère, voici l'ascenseur qui te fera entrer en possession de cet héritage, et il en sera de même pour les enfants. Tu as compris ? C'est là la voie par où t'a conduit jusqu'à maintenant ta soeur Thérèse et qu'elle a elle-même suivie. Petit frère, dis cela aux enfants
Ensuite, j'ai réalisé que c'était fini. Cependant, cette vision reste toujours gravée dans mon esprit ; je n'en ai pas oublié le moindre détail.

Ô Mère, qui sait s'il ne sera pas donné aux enfants d'être tes petits apôtres ? C'est là un simple souhait que j'exprime car de fait, je ne connais pas ton intention. Toi-même sait s'il est juste ou non. Quoi qu'il en soit ô Mère, je te prie d'avoir pitié des enfants. Mes sentiments sont semblables aux leurs, de sorte que, comprenant les miens, tu comprends également ceux des enfants.

Ô Mère, je pense sans cesse aux âmes des enfants. Impossible pour moi de chasser cette pensée. À mon avis, si mon Père du Ciel révélait au monde jusqu'à quel point lui est agréable une âme d'enfant, il est probable que le monde reconnaîtrait cet enfant comme roi de l'univers. S'il n'y avait pas les enfants dans le monde pour réjouir le regard de notre vrai Père du ciel, certainement que Celui-ci ne voudrait plus abaisser son regard sur cette terre. Autrefois, Jésus a particulièrement grondé les apôtres parce qu'ils avaient empêché les enfants de venir à lui. Ô Mère, bienheureux les enfants ! Jésus les a aimés plus que tous les autres.
Durant sa vie, il n'a pas hésité à les prendre dans ses bras et à leur donner des baisers. Et parmi les privilégiés de Jésus, personne n'a eu la faveur d'être pressé sur son Coeur et de recevoir ses marques d'amour, si ce n'est ces enfants. Ô Mère, nous sommes vraiment privilégiés, nous, les enfants.....
Ô Mère, me voilà rendu au bout de mon papier ; il ne me reste plus que quelques lignes. Veuille donc me donner un baiser, de même qu'aux âmes de tes enfants chéris... Ô Marie, les enfants sont vraiment comme des livres toujours ouverts où tous les hommes peuvent apprendre la conduite à tenir à l'égard de leur vrai Père du Ciel.
Mais, ô Mère, comment se fait-il que je comprenne ces choses ? En vérité, c'est là l'oeuvre de ma soeur, la petite Thérèse. Mais parce que, autrefois, elle n'a pas eu assez de temps pour parler de toi aux enfants, elle veut bien se servir de moi maintenant pour le faire à sa place. Si je parle ainsi, ce n'est pas du tout dans l'intention d'arriver, par ces paroles, à me faire connaître de tous les hommes mais bien parce que Jésus m'a révélé clairement ces choses aux environs du carême, l'an dernier, alors que j'étais assis sur ses genoux.....


AU SUJET DES ENFANTS MORTS SANS BAPTEME D'EAU

Il y a quelques jours, en regardant le petit calendrier alphonsien fixé au tableau, j'y ai lu une citation de Saint Alphonse affirmant que les enfants morts sans baptême n'ont à endurer aucun supplice... À ce propos, je me rappelle qu'une fois (probablement durant l'horizon), songeant aux enfants qui meurent avant d'avoir reçu le baptême, je me demandais si plus tard, ils pourraient monter au ciel. Je me disais aussi : s'ils ne peuvent aller au ciel, est-ce qu'ils devront être privés de la vision de leur vrai Père durant toute l'éternité ? Dans mon esprit, je ne cessais de me poser ces questions et j'étais bien triste. Je pensai être l'apôtre particulier des enfants et ne pouvoir rien faire actuellement pour sauver ces âmes. Je trouve cela bien pénible, d'autant plus que, en ce moment même, un très grand nombre d'enfants meurent sans voir reçu le baptême. Où trouver des prêtres en nombre suffisant pour aller baptiser à temps ces enfants sur le point de mourir ?

Je levai alors mon regard vers Jésus au tabernacle et ce regard l'a amené à me répondre clairement. Ce qui a été pour moi une bien grande consolation.

Mon Père (mon directeur), permettez-moi aussi de vous dire que depuis quelque temps, bien que Jésus ne me parle pas souvent, il y a parfois des choses importantes que je ne comprends pas, alors, il me répond. C'est précisément pour cette raison que je vous ai dite un jour que Jésus ne dormait plus. Permettez que je continue mon récit.

Alors Jésus me posa cette question :
Petit frère, te voilà triste ? Pourquoi t'attrister ainsi ? Si notre vrai Père du Ciel, dans sa bonté, veut que la voix de ces petits enfants s'unissent à la voix des anges pour le louer dans le Ciel, qu'y a-t-il de difficile à cela ? Rappelle-toi bien ceci : naturellement, les petits-enfants n'ayant pas encore l'intelligence n'ont pas non plus de volonté. L'intelligence sert à comprendre si une chose est bonne ou mauvaise et la volonté à agir conformément à ce que comprend l'intelligence. Ces deux facultés-là sont les plus nécessaires. Or, ces facultés nécessaires, les enfants ne les possèdent pas encore. Ainsi, il faut que maintenant, une autre volonté prenne place dans le coeur de ces petits-enfants ; et si cette volonté agit d'une façon conforme au bien, conforme à la vérité même. Si au contraire, elle agit d'une façon opposée au bien, opposée à la vérité, cette volonté demeure inefficace.

Maintenant, tout ce que tu as à faire c'est de placer ta volonté dans le coeur des petits-enfants et alors, immédiatement, ils appartiendront, eux aussi, à la Sainte Eglise. Et s'ils viennent à mourir avant l'âge de la raison, ils monteront quand même au ciel avec moi, parce qu'ils ont ta volonté qui agit en eux. Et puisque tu as la volonté de croire tout ce que la Sainte Eglise enseigne à croire, et aussi la volonté de m'aimer... il en résulte que ces enfants ont, eux aussi, la même volonté que toi, de sorte que leur âme m'appartient entièrement, qu'elle appartient à la Sainte Eglise. Bien que ces enfants ne connaissent rien, il y a cependant en eux la volonté d'un autre qui connaît, de sorte que, tout en ne connaissant pas, il se trouve qu'ils connaissent.

Petit frère, comprends-tu cela ? Offre-moi ta volonté, et je la mettrai dans l'âme des petits-enfants qui vivent sur cette terre...
À partir de maintenant, tu as donc la certitude que tous les petits-enfants m'appartiennent déjà.

Petit frère, cette manière de vouloir que je viens de te révéler est quelque chose de nouveau. Jusqu'à présent, les petits-enfants étaient également sauvés, sans que les hommes n'en soupçonnent rien. Allons, petit frère, sois joyeux ; ne t'attriste plus. Vu que tu es l'apôtre des enfants, il fallait que tu connaisses ces choses.

Les enfants sauvés de cette manière son baptisés dans l'amour même. Il leur est donné de confesser la foi dans l'amour.et cet acte d'amour, ils le posent au moyen de ta volonté.
Van :
« Ainsi, il n'y aurait donc actuellement aucun enfant dans les limbes ? »
Jésus :
« Je n'ai pas l'intention de dire cela. Après ma mort, je suis descendu aux limbes, de sorte que la vraie lumière y a déjà pénétré ».
Van :
« S'il en est comme tu as dit, les gens n'auraient qu'à demeurer chez eux et mettre leur volonté dans le coeur des enfants, sans avoir besoin de les baptiser. Que penses-tu de cela Jésus ? »
Jésus :
« Agir ainsi, ce ne serait plus vouloir vraiment. Pour qu'il y ait une vraie volonté efficace il faut, quand le baptême d'eau est possible, le conférer réellement aux enfants. Si l'on se contentait de vouloir, tout en demeurant chez soi, comment pourrait-on appeler cela volonté ? »
Van :
« C'est tout ce que je me rappelle, et depuis que j'ai appris ces choses, je ne cesse de mettre ma volonté dans le coeur des petits-enfants. Je considère comme très vrai cet enseignement de Jésus. Et je pense que si mon Saint-Père Pie XII pouvait savoir cela, il en éprouverait certainement une grande joie.

Mon Père (son directeur), le 22 juillet dernier (1946), en apprenant ce que dit à ce sujet Notre Père saint Alphonse, j'ai trouvé cela tout à fait juste et ses paroles ont encore augmenté ma joie. Je crois que l'enseignement que j'ai reçu de Jésus il y a quelques jours est très vrai et bien fondé. À ce que je pense, si un païen se trouvant à l'agonie veut recevoir le baptême, mais vient à mourir avant que sa volonté puisse être réalisée, il est sauvé quand même ; à plus forte raison les petits-enfants innocents.

Mon Père, il y a encore beaucoup d'autres arguments que je comprends mais que je ne puis écrire. En ce qui concerne l'argument que j'ai signalé plus haut, je ne sais si vous le comprenez. Quant à moi, en le relisant, c'est comme si je ne pouvais le comprendre. Veuillez m'excuser. Certes, Jésus ne m'oblige pas à exposer ces arguments pour vous amener à croire ce qu'il m'a enseigné plus haut. Toutefois, si c'était nécessaire, je me contenterais d'énumérer les arguments suivants :
1. La miséricorde de Dieu est infinie.
2. Les mérites de Jésus sont également infinis ; ils ne se limitent pas au salut d'un petit nombre d'âmes seulement.
3. La communion des saints.
4. Nous pouvons délivrer les âmes du purgatoire
(N.B. Dans une lettre du 21 mars 1950, il écrit à ce propos "Bien que cela soit vrai, cela ne prouve rien ici, car les âmes du purgatoire possèdent déjà la grâce sanctifiante... Veuillez donc laisser de côté cet argument.)
5. Il y 3 sortes de baptêmes :
a) le baptême d'eau,
b) le baptême de feu = le désir,
c) le baptême de sang.

Dans le baptême d'eau et de sang, on confesse la foi extérieurement tandis que dans le baptême de feu, (de désir) on la confesse dans l'amour...
6. Les parents doivent laisser à la volonté de leurs enfants la liberté de suivre ce qui est bien, et cela vaut aussi pour les parents païens. Donc, même si les parents païens ne le voulaient pas, ils devraient quand même laisser leurs enfants libres de suivre la vérité. Par conséquent, chez les enfants qui n'ont pas encore de volonté, ma volonté a le pouvoir de poser librement à leur place l'acte de foi... et les autres...
D'ailleurs, je pense que les choses dites plus haut par Jésus sont déjà suffisamment claires. Quant aux arguments énumérés, je demande seulement à Jésus de vous les faire comprendre pour les expliquer ensuite à ma place. Pour moi, je ne sais pas du tout les expliquer....
Ce qui me console le plus, c'est que désormais, j'ai vraiment la certitude d'avoir chaque jour des fleurs toutes pures à offrir à mon Père du Ciel.

Le 11 août 1945, après la communion, il s'est rappelé la première formule employée et il l'a transcrite comme suit :
La formule que j'ai récitée la première fois était :
Petit Jésus je t'offre les enfants qui n'ont pas encore été baptisés. Je veux croire et t'aimer à leur place selon l'intention de la Sainte Eglise, ma Mère. Daigne les recevoir comme véritables enfants de la Sainte Eglise. Et s'ils viennent à mourir avant l'usage de raison, veuille les conduire au ciel avec toi, afin qu'en union avec les saints, ils puissent t'aimer éternellement selon la promesse que tu m'as faite.

Autres précisions concernant le sort des enfants morts sans baptême. Lettre écrite par Van à son père spirituel :
Saïgon, le 21mars 1950... L'intention que Jésus m'a fixée pour aujourd'hui, c'est de prier pour les enfants. Il m'a demandé de ne pas les oublier. Aussi, je n'ai fait que penser à eux.

À l’heure de l'oraison, ce soir, méditant de nouveau sur la bonté de Dieu envers les enfants, je me suis rappelé les paroles que Jésus m'a adressées auparavant au sujet des enfants non encore baptisés. Mais j'étais très inquiet, me demandant si c'était bien là une réalité ou tout simplement un rêve de mon imagination.

Toutefois, Jésus est venu immédiatement me délivrer de cette inquiétude en me disant clairement :
Ce n'est pas là un rêve de ton imagination mais bien une doctrine qui, comme je le veux, doit être reconnue comme vraie par la Sainte Eglise. Oui, je veux que la Sainte Eglise, mère bonne et généreuse tende ses bras pour accueillir ces petits et les admettre au nombre de ses enfants, comme beaucoup d'autres qui ont eu le bonheur de recevoir le baptême. Si en raison des circonstances, ils n'ont pu recevoir le baptême, ils ont quand même un droit à le recevoir...
De plus, c'est le péché originel qui les empêche de jouir de la grâce sanctifiante. Or, en vertu de mes mérites, le péché originel a été largement expié. En outre, j'ai donné le pouvoir de retenir et de remettre le péché ; alors pourquoi la Sainte Eglise n'aurait-elle pas le pouvoir suffisant pour remettre le péché originel à ces enfants, même si en raison des circonstances ils ne peuvent recevoir le baptême comme les autres enfants ?

Petit frère, reste en paix. Ce que je t'ai communiqué n'est pas une chose qui doit t'inquiéter mais bien un point de doctrine que je veux révéler à mon épouse, la Sainte Eglise.
Toutefois, si l'Eglise le veut, ces enfants sont purifiés immédiatement car l'Eglise est la seule sur la terre à posséder ce pouvoir. Par conséquent, en ce domaine, aucune puissance spirituelle ne peut s'opposer à son autorité, même si des parents sans religion ne voulaient pas que leurs enfants jouissent de la grâce de ma Rédemption ; car dans ce cas, la volonté des parents serait injuste à l'égard d'un enfant innocent qui n'a pas encore l'usage de la raison. C'est pourquoi la Sainte Eglise peut exercer librement son autorité et rien ne peut lui résister.
Petit frère, reste en paix. Ce que je t'ai communiqué n'est pas une chose qui doit t'inquiéter mais bien un point de doctrine que je veux révéler à mon épouse, la Sainte Eglise.

Van :
Alors pourquoi les saints docteurs, comme saint Thomas, ont-ils soutenu une opinion contraire ?
Jésus :
- Une opinion et une révélation sont deux choses différentes.
Van :
- Ainsi, n'as-tu pas l'intention de mépriser saint Thomas pour avoir une opinion erronée ? »
Jésus :
- Pas du tout, petit frère. Je ne dis pas que c'était une opinion erronée mais bien une vérité qui n'était pas encore connue. C'est pourquoi je veux la révéler afin que l'Eglise la reconnaisse publiquement. Ne te trouble pas, je suis la Vérité. Continue à me suivre sans craindre de jamais t'égarer.

Van :
- Oui mais, s'il n'y a aucun signe extraordinaire pour manifester ces choses, alors...

Jésus :
- Te rappelles-tu, petit frère, ce que j'ai dit autrefois à mes apôtres : "Laissez venir à moi les petits-enfants car le Royaume des Cieux leur appartient." Est-ce que ces paroles dites ce jour-là ne concernaient que les enfants qui se trouvaient présents ou encore tous les autres enfants à venir ?

Le signe extraordinaire qui dépasse toute imagination, c'est la bonté infinie de Dieu en trois Personnes.



. Voici un extrait de ses prophéties reçues de Jésus et Marie, en 1946 :

« Van, écoute-moi. Comme Jésus te l’a dit auparavant, au début de la lutte, mes apôtres paraîtront tres faibles, si faibles qu'on les croira incapables de tenir tête a l'enfer... Par là, mes apôtres apprendront à être plus humbles. Cependant, plus l'enfer aura été victorieux auparavant, plus il sera honteux ensuite, car, ce ne sera pas moi en personne qui écrasera la tête de Satan mais mes enfants...
Ensuite, mon règne s'établira peu a peu dans le monde, comme Jésus te l'a dit. Je serai beaucoup glorifiée sur la terre, mais petit enfant, il faut que tu pries beaucoup pour mes petits apôtres... Le monde entier me reconnaîtra pour sa véritable Mère, et, c'est alors qu'il comprendra clairement l'amour dont mon coeur déborde pour lui. Prie, le règne de l'amour arrivera bientôt dans le monde... Petit Van, sache que je me choisis des apôtres dans tous les pays, et, il y en a dans chaque pays... Je me servirai de la France pour étendre le règne de mon amour partout... Surtout, prie pour les prêtres de la France, car, c'est par eux que j'affermirai en ce pays le règne de mon amour... Français, mes enfants et vous mes prêtres de France, je vous aime. Soyez sur vos gardes. Ce parti, contrairement au parti communiste, ne nuira pas directement à mes enfants... Il le détruira peu a peu ; oui, peu a peu, il va se propager, peu a peu il va vomir sa fumée infernale pour vous faire mourir asphyxiés ; il agira de façon a vous éloigner peu a peu de mon amour, pour vous rapprochez de l'amour profane... Pauvre France, une fois libérée de communisme, elle subira une influence plus perverse encore, celle de la franc -maçonnerie ».


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Madame Andrée Renoncé-Chazaux (1924-1999)

Message par Her le Sam 19 Mar - 7:22

Madame Andrée Renoncé-Chazaux (1924-1999)

Reine de France par le cœur,
Héritière du courage de Jeanne d'Arc,
fondatrice des "Femmes de France"

Andrée Renoncé Chazaux est née à Paris à l"Hôpital de la Charité le 21 décembre 1924. Elle mourra le 27 août 1999, martyre de sa propre charité.

Fille unique d'une famille patriote et unie, elle a 7ans quand ses parents doivent déménager à Saint-Denis. Son père avait le plus beau taxi de Paris, il est victime d'un complot de collègues jaloux qui le ruinent. Sa maman tient ici une épicerie. Andrée devenue Cosette l'aide et la remplace souvent. Ses souliers sont trop petits, ses poumons insuffisants, elle relit son seul et unique livre.
Andrée Renoncé fait sa première communion, habillée de blanc par sa maman, dans la Basilique royale. Une Dame inconnue de tout le monde et jamais revue, lui tend alors, avec un sourire céleste, une image du Sacré-Cœur qu'elle gardera précieusement toute sa vie. Elle se voit en songe entrain de survoler la France enveloppée du manteau royal et le sceptre en main, présage d'une exceptionnelle destinée.
Tu ne veux pas coûter à tes parents et ton intelligence vive te fait réussir en classe, tu veux les aider, tu donnes des cours, tu fais des ménages.
Tu as quinze ans quand la seconde grande guerre éclate. Ta maman te confectionne une robe et tu mets des talons pour ton premier concours réservé à des adultes.
Ta famille est un foyer de charité, de solidarité et de résistance par tes mains pures. Ton père ne peut voir un pauvre sans le secourir. Tu donnes des légumes du jardin de ton père à des mères de famille, tu trouves du travail à un jeune garçon soutien de famille. Tu amènes la poule au pot à ce bel et doux inconnu près de la fontaine gelée. Mais comment a-t-il fait pour la ramener propre et sans entrer dans le magasin ? Et comment se fait-il que tu distribues à tes compatriotes affaiblis par la faim dans Paris occupé, des bouteilles de vin pendant toute une journée, alors qu'il n'en restait que deux dans les casiers le matin? Tu es sauvée d'une bombe qui explose dans ta chambre parce que tu as visité la maman de ta nièce qui vient de naître. Quand la maman mourra tu t'occuperas des deux orphelines qu'elle laisse.
Tu es secrétaire de haute direction à 17 ans au Ministère des anciens combattants. À 19 ans, tu confectionnes de fausses cartes pour les prisonniers évadés et quand vient la Gestapo tu sauves le dossier au péril de ta vie. Tu es incorruptible. Tu ne cherches pas les honneurs.
Pendant 5 ans, jour et nuit, tu étudies, tu fais des stages, tu enseignes, et à 23 ans tu crées ton école de secrétariat et de comptabilité rue des Boucheries à St Denis, qui comptera jusqu'à 350 élèves. Tu te maries avec un camarde de ton quartier .Dans l'enseignement tu devances le pro grès, tu améliores les méthodes de secrétariat, tu formes des générations de femmes pendant plus de 30 ans. Tu fais progresser le télé enseignement et la formation permanente. On te décerne le diplôme pour l'Encouragement au Bien.
Mais cela ne te suffit pas. Pendant les vacances tu voyages dans le monde et tu ne sais pas résister devant les misères que tu vois. Tu fais des adoptions de cœur au profit de milliers d'enfants, tu pourvoies à leurs besoins et tu les aimes. Déçue par le manque de respect dans les écoles, tu ouvres deux boutiques de mode, et tu enrichis le goût français, par tes talents de créatrice, de décoratrice et ton élégance. Tu deviens en même temps sténographe parlementaire aux sessions du parlement européen. Tu formes des élites dans plusieurs pays. Tu encourages les écrivains, les peintres, les gens de culture et d'honneur.
Mais tu es gravement malade, ta passion de donner se heurte depuis longtemps à l'ingratitude et au manque de respect ambiant. Alors le Ciel lui-même te choisit pour secrétaire au cours d'un pèlerinage à la Sainte-Baume où tu es guérie d'une primo-infection et Il te prépare à de grandes missions à la chapelle de la Rue du Bac. Tu renonces aux plus hauts salaires et tu abandonnes tes affaires pour Lui. Tu fondes l'"Association des Femmes de France". Prières, sacrifices en secret et aides aux sans abris, aux dissidents des pays de l'Est et à leurs séminaristes. Tu fais connaître la dévotion polonaise à la Divine Miséricorde. Tu lances une pétition pour que le Pape Jean-Paul II vienne à Paris. Mais le Ciel te veut encore plus cachée.
Au Sacré-Cœur à Paris un prêtre te fait rencontrer une jeune polonaise exilée Sophie qui te prendra pour maman. Avec elle vous travaillez à refaire sa famille écartelée par le mur de Berlin. Vous créez une famille pour les orphelins et les vieillards abandonnés. Tu vas apporter des aides en Pologne pendant "l'état d'urgence". Vous passez près d'un an à Calcutta avec Mère Térésa. Avec ta "fille" vous accomplissez des missions dont les Français ignorent encore de quoi elles les ont sauvés.
Mais ta générosité n'est pas assouvie. Avec le Chanoine Charles Haaby qui vous a bien accueillies, tu fondes en Alsace une Association non confessionnelle pour refaire les familles et les aider. Vous aidez des orphelinats polonais. Vous vous entourez de gens de valeur, unissant des personnes de tous horizons par votre dynamisme à faire le bien.
Alors que ta fille et toi êtes gravement malades, tu accueilles dans ton propre appartement un homme avec sa femme et leurs 5 enfants. Ce détraqué était recherché pour escroqueries et sévices sur animaux. Tu lui confies des responsabilités. Il en profite pour voler adresses et documents. Démasqué, il décide d'écrire un ouvrage de calomnies sur ses bienfaiteurs, te livrant à un complot. En 1998, ton cancer se met à flamber à la lecture de l'ouvrage. M6 et les médias montrent à des millions de spectateurs ton nom et ton visage pour salir ta réputation, détruire ta famille et ruiner ton œuvre. Seule à avoir du cran dans un monde de lâches, tu offres ta vie, à la place de ta fille affaiblie, pour sauver les tiens et surtout ton petit fils Pierre André. Tu dois quitter ton lit avec 40 de fièvre. Tu meurs au bout de quelques mois en exil en Pologne. Tu as attendu en vain celui qui a été empêché de t'apporter des soins. Et ta petite fille Monika a été retenue dans un lieu secret par un juge sans pitié.
Un vendredi à trois heurs, jour de la Sainte Monique, patronne des mamans dont tu es un modèle, tu meurs après avoir chanté le Salve Regina avec ta fille, depuis longtemps tu avais pardonné à tes bourreaux. Ta plaie ouverte au côté gauche, comme celle du Christ-Roi, embaumait de parfums célestes, et le médecin en a été retourné. Des notables que tu as formés pleurent devant ta bière et t'appellent "Maman Andrée". Tu voulais t'effacer devant Celui que tu as servi, le Dieu des martyrs, et devant les valeurs chrétiennes que tu avais semées.

Ton père Narcisse et ta mère Marie-Louise attendent que ta dépouille chérie rejoigne le caveau familial au cimetière de Saint-Denis.
Où sont tous ceux à qui Madame Andrée Renoncé a donné du bonheur, une formation et des moyens matériels aux prix de tant de nuits de travail, de souffrance et de prières? Et pourquoi tant d'autres s'acharnent sur sa mémoire ou cherchent à profiter de ce qu'elle a laissé?
Ta famille et tes amis remercient la Pologne pour t'avoir honorée et gardé ton corps jusqu' à ce jour.
Beaucoup de Français ne sont pas dupes des mensonges, même répandus. Ils comprennent que tu as été abattue en raison de l'excellence de ton engagement au service de la mission divine de la France.
Ils ont honte des campagnes de calomnies et de dénonciation qui tuent, des harcèlements administratifs et judiciaires. Ils pleurent avec toi la mort de tant de personnes qui auraient aidées sans cette campagne.
En 2005 un non-lieu t'a réhabilitée ainsi que ton œuvre et le juge a compris que tu avais été victime de malveillances systématiques.
Bientôt sur les écrans, dans le monde, fleuriront les vivantes images de ta vie héroïque et pleine de bonté.
Des mères de famille t'invoquent pour leurs enfants et de nombreuses guérisons ont répondu à leur prière. Beaucoup espèrent que tu seras bientôt sur les autels.
Mais les tiens et ceux qui te connaissent sont inconsolables. Ils attendent des autorités françaises des excuses publiques et d'être dédommagés.

Madame Andrée Renoncé Chazaux, Grande Dame Française, nous voulons vous rendre les honneurs qui vous sont dus, nous espérons être là pour vous entendre chanter :
"Je reviens chez nous"


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Sœur Marie Lataste (1822-1847)

Message par Her le Sam 19 Mar - 7:23

Sœur Marie Lataste
(1847-05-10)

Marie Lataste, mystique française, est née le 21 février 1822, à la ferme du Grand Cassou (du grand chêne) au village de Mimbaste, dans les Landes, à 10 km à l’est de Dax. Une trentaine d’années avant sa naissance, durant la Grande Révolution, sa famille avait aménagé au centre de la ferme familiale du Grand Cassou une pièce secrète, un couloir de 1 mètre de large par 4 de long, sans porte ni fenêtre, et dans laquelle on accédait en y descendant depuis le grenier, par une trappe cachée sous la paille.
Durant la Terreur révolutionnaire, la famille y cacha un prêtre réfractaire, religieux barnabite de Dax et curé du lieu, le Père Joseph Sentetz. Comme il avait prêté serment à la Constitution Civile du Clergé, le district de Dax le nomma curé de Mimbaste et Saugnac, où était curé M. Domec, prêtre insermenté ? C’était peut-être par délicatesse qu’il n’avait pas apparu dans ses paroisses. Un peu plus tard, le Père Sentetz vint à Dax à un rassemblement de prêtre jureurs. M. Domec alla le voir à Dax et l’invita à se rétracter. Il le fit solennellement devant le Père Laurensan, prémontré, prieur de l’abbaye de Divielle, vicaire-général et insermenté. Il répéta cette rétractation à Mimbaste, le jour de Notre Dame du 15 Août 1795, et le dimanche suivant à Saugnac, pendant la messe. Pendant de longs mois, caché au « Grand Cassou » chez les Lataste, il poursuivit son ministère dans la clandestinité, célébrant l’office, dans les granges, les caves et les greniers. Il édifia par là et toucha jusqu’aux larmes beaucoup de ses paroissiens. Dénoncé et arrêté par les "patriotes", il fut conduit le 22 mars 1880, à la citadelle de Saint-Martin de Ré. Mais, dès le mois suivant, il s’évada. Et l’on ne retrouve plus trace lui, nulle part. Certains pensent qu’il s’est noyé, d’autres croient qu’il a rejoint les royalistes des guerres de Vendée où il mourut martyr.
La famille Lataste conserve encore aujourd’hui de ce saint prêtre, une précieuse relique : le verre à pied qui servait de vase sacré pour les célébrations clandestines de l’Eucharistie au grand Cassou.
C’est sûrement grâce à la sainteté de ce prêtre martyr, que le Seigneur favorisa de grâces exceptionnelles la jeune Marie, une enfant de la maison.

Une vingtaine d’années plus tard, Marie Lataste naquit de parents paysans très pieux dans cette ferme hautement sanctifiée. Selon ses indications, elle nous dit qu'ils étaient modestes. Son savoir ainsi que celui de ses deux soeurs se limitait à lire, écrire, coudre et filer. Leur maman leur avait également légué la foi chrétienne et ses vertus. Jésus-Christ avait décidé de lui révéler son enseignement afin de le transmettre à tous. La communion faite à l'âge de 12 ans a été un tournant de sa vie. Un an plus tard, il lui semblera voir sur l'autel, au moment de l'élévation une lumière brillante.
Avant même d’être entrée en religion et à partir de 1839, Marie Lataste fut gratifiée de visions, de communications célestes qui remplirent cette belle âme de la conscience divine et infuse, surtout lors de ses visites au Saint-Sacrement de l’église paroissiale de Mimbaste où elle eut de fréquentes rencontres mystiques avec le Christ.
Sur ordre de son directeur spirituel, Monsieur l’Abbé Darbins, curé de Mimbaste, elle écrivit ses mémoires. Ses locutions ne sont pas sans rappeler les célèbres "Dialogues" de sainte Catherine de Sienne, sont une suite de révélations dont nous avons de nombreux témoignages établis à partir de sa correspondance. Ils témoignent d'une ferveur spirituelle tout à fait exceptionnelle :

« Fervente, tant dans l'explication du dogme que de la morale, cette paysanne illettrée à l'origine, par sa piété, et son don de l’écriture s'est élevée à la hauteur de la littérature théologale hors du commun ».

À la lutte incessante contre les tentations dont Marie était soumise, la jeune fille redoublait de vigilance. Puis à l'âge de 17 ans, les tentations disparurent :

« Le tabernacle de Jésus est le lieu où j'aime à me retirer, à me cacher, à prendre mon repos. J'y trouve une vie que je ne saurais définir, une joie que je ne puis faire comprendre, une paix telle qu'on n'en trouve pas sous les toits hospitaliers des meilleurs amis... »

À la fin de l'année 1839, alors qu'elle entrait dans l'église de Mimbaste, Notre Seigneur lui apparut sur l'autel :

« Il était environné de ses anges, mais comme voilé par un nuage lumineux qui empêchait de le distinguer parfaitement ».

Au cours des différentes rencontres, Jésus l'instruisit des divers mystères, des souffrances de sa passion, lui présenta la très Sainte Vierge. Jésus la soutenait, l'aidait, mais également la dirigeait, et à l’occasion la réprimandait avec sévérité :

« Je vis alors, dit-elle son visage devenir sérieux et ses yeux me regarder fixement. Il s'arrêta, et me dit d'un ton irrité : "Qui es-tu pour recevoir avec tant de négligence les paroles que Je t'adresse ? Fille pleine d'orgueil, te connais-tu bien toi-même ? Tu n'es que néant, péché et corruption, et c'est ainsi que tu prêtes l'oreille à ma voix ? Penses-tu que ce soit à cause de tes mérites que Je viens converser avec toi ? C'est par un effet de ma Miséricorde que Je viens t'instruire. Cette instruction ne t'est point due. Garde-toi de la mépriser, garde-toi de t'enorgueillir, garde-toi de t'élever pour cela au-dessus d'autrui. Ma parole ne te sauvera pas seule, il faut ta coopération. Ma parole ne te donnera pas de mérite, ton mérite sera de correspondre à ce qu'elle te dira... »

Son confesseur, homme de grande sagesse et curé de la paroisse, la guida durant les premières années, M. l'abbé Darbos, puis ce fut M. l'abbé Pierre Darbins qui vient le remplacer. Jésus avait recommandé à Marie de ne rien cacher au directeur qu'il lui avait choisi. Il soumit Marie Lataste à différentes épreuves d'obéissance et d'humiliation.
L'abbé Darbins sollicita le directeur et professeur de théologie au grand séminaire de Dax. Ils lui demandèrent de mettre par écrit tout ce qu'elle avait vu et entendu par le passé et de tout ce qu'elle verrait, entendrait et éprouverait à l'avenir.
Malgré cette tâche très difficile pour une jeune fille sachant à peine écrire, mais avec le soutient de Jésus Christ, Marie Lataste, relata en dehors de son travail à la ferme, d’une très belle écrite sur des cahiers qui ont permis à M. l'Abbé Darbins de publier, avec l'accord de Monseigneur l'Évêque d'Aire et de Dax. Elle aimait à écrire à l’ombre d’une fraîche tonnelle de laurier qui existe encore aujourd’hui. L’hiver, Marie rédigeait ses cahiers dans sa chambre où elle fut aussi favorisée d’apparitions du Sacré-Cœur.
À l'âge de 22 ans, elle confia différents manuscrits à son curé, l'abbé Darbins. Les révélations reçues y étaient consignées. Ses écrits furent publiés en même temps que son journal et sa correspondance, entre 1862 et 1872, "La vie et des oeuvres de Marie Lataste".
Des difficultés, des doutes, des épreuves nombreuses ont jalonné le chemin de Marie Lataste. Mais, Jésus était présent pour l'aider :

« Les paroles que vous entendez ne sont pas de vous, elles m'appartiennent ; vous ne faites que les écrire. Vous n'êtes rien, vous ne pouvez rien par vous-même ; mais je suis tout, je puis tout, je règle tout, je prends soin de tout, et les plus grandes choses comme les plus petites entrent dans les desseins et l'économie de ma sagesse, de ma providence et de ma miséricorde... »

Le 21 février 1844, Marie Lataste donne la propriété pleine et entière de ses écrits à son directeur l'abbé Darbins :

« C'est à vous, disait-elle le même jour à son directeur, de juger comment, de quelle manière et en quel temps vous pourrez vous servir de mes cahiers pour faire le bien ou s'il ne vaut pas mieux les détruire ».

Jésus lui a dit qu’elle devait se faire religieuse dans la Société du Sacré Cœur de Sainte Sophie Barat. Marie savait aussi par Jésus qu'elle n'atteindra pas son 26ème anniversaire. Après beaucoup de retard, elle a obtenu la permission de partir pour Paris le 21 avril 1844. Au mois de mai, Marie Lataste entra au couvent du Sacré-Cœur de Paris rue de Varennes, en qualité de sœur coadjutrice. Ce fût pour elle une grande joie : l'aboutissement de sa vocation voulue par Jésus-Christ.
On peut résumer sa nouvelle vie toute en : obéissance, humilité, modestie, recueillement, patience, charité. Elle ne laissera auprès des autres soeurs que de profonds souvenirs de respect et d'admiration.
En dehors de celle qui la dirigeait, personne ne savait les grâces exceptionnelles qu'elle avait obtenues et qu’elle continuait de recevoir jusqu’à sa mort.
Elle ira ensuite au noviciat de à Conflans-Sainte-Honorine puis à Rennes dans l'espoir qu'un changement d'air améliorerait sa santé.
Le 4 mai 1846, elle quitte Conflans, avec quelques religieuses, sous la conduite de la Révérende de Mère de Charbonnel, pour la fondation du Sacré-Cœur de Rennes.
Le 9 mai, devenue soudainement très malade, Marie Lataste reçu l'autorisation de prononcer ses voeux. Le lendemain, elle décède à Rennes à l'âge de 25 ans en odeur de sainteté, le 10 mai 1847, à l'âge de 25 ans, deux mois et dix-huit jours, en réalisation littérale de la révélation que lui fit Notre Seigneur, alors qu'elle n'avait que dix-neuf ans en lui disant : "... tu verras ta vingt-cinquième année dans son entier,mais tu mourras avant d'avoir achevé la vingt-sixième" ».
Sa cause fut introduite à Rome, mais ayant demandé à Jésus de rester inconnue après sa mort :

« Ce que je demande au bon Dieu, c'est d'être oubliée des hommes après ma mort, comme pendant ma vie ».

Cette demande fut exaucée en tous points, et sa cause pour la reconnaissance de ses vertus héroïques, connue de nombreuses péripéties par différents curieux évènements, telle la perte de l’emplacement de sa tombe à Rennes durant de nombreuses années, jusqu’à l’ouverture de sa cause, ou encore l’exil de sa communauté et de ses reliques pour l’Angleterre, suite aux lois contre les communautés religieuses et à l’expulsion des congrégations sous le gouvernement Combes. Ses reliques reposent aujourd’hui sous l’autel dans le silence de la chapelle du Sacré-Cœur dans sa communauté de Roehampton, dans le Sud-ouest de la banlieue de Londres, oubliée de tous, car Sœur Marie Lataste reste inconnue des Anglais, car son œuvre n’a jamais été traduite en anglais, ce qui devrait se faire très prochainement. Ne doutons pas qu’au jour choisi, le Seigneur relèvera Marie Lataste de son vœu d’incognito post-mortem, et que ses restes seront ramenés en triomphe vers sa chère église de Mimbaste.
Durant la guerre, toute la zone de cette banlieue au sud-ouest de Londres avait été presque entièrement détruite sauf la chapelle du Sacré-Cœur qui fut miraculeusement préservée des bombardements allemands.
Nous devons rendre un hommage particulier au Père Emile Marlas, du diocèse d’Agen, un grand dévot de Marie Lataste, grâce auquel les oeuvres ont pu être rééditées depuis trente ans.

Notre-Seigneur parle à Marie Lataste de son Amour et de celui de son Père pour chacun de ceux qui l’interroge :

« Dites à celui qui m'interroge que je l'aime et qu'il est aimé par mon Père... »

Notre-Seigneur, au cours de ses longs colloques avec Marie Lataste, fait l’éloge de Marie, sa Mère et Notre mère, et évoque ainsi son rôle dans le plan de Dieu, pour le Salut du monde, par mission de sauver l’humanité à la Fin des Temps :

« Je suis comme la source immense de la réparation du monde, comme la source infinie des grâces données au monde. Mais cette source ne coule pas directement sur le monde, elle passe par Marie, et ma mère est cette créature que j'ai choisie en union avec Dieu le Père et Dieu le Saint-Esprit, pour répandre tous les biens du ciel sur la terre ».

« Oui, ma fille, tout vient de moi pour le bonheur et la sanctification des hommes, mais tout passe par Marie ; je n'accorde rien que ce qu'accorde Marie ; et jusqu'à la fin des temps, je bénirai, je rachèterai, je sauverai les hommes parce que Marie les bénira, les rachètera, les sauvera par moi ».

« Pour être Fils de l'homme, pour être Sauveur, il fallait ma volonté, il faillait aussi la volonté de Marie ; pour rendre les hommes fils de Dieu, frères du Sauveur, il fallait aussi la volonté de Marie ; elle a donné son consentement à Nazareth, elle l'a donné sur le Calvaire, et ce consentement dure encore dans le ciel ».

« Voilà donc ce à quoi Marie était éternellement destinée par Dieu : à opérer, par moi et par elle, le salut du monde ».

« La paix reviendra visiter la terre. La Sainte Vierge calmera les orages. Son nom sera loué et béni pour toujours. Les prisonniers et les esclaves seront remis en liberté. Les exilés rentreront chez eux, et les malheureux retrouveront la paix et le bonheur ».

« Entre la Très Auguste Vierge Marie et ses fidèles enfants, s’écoulera un flot mutuel de grâces. De l’Orient à l’Occident, comme du Septentrion au Midi, tous proclameront le Saint Nom de marie, Ô Marie conçue sans péché, Ô Marie Reine du ciel et de la terre. Amen ».

Elle eut aussi des révélations sur le rôle des Anges, nos plus précieux alliés en ces temps difficiles, et leurs relations avec les hommes :

« Je veux vous parler de deux choses que produisent les Anges sur les hommes. La première, c'est l'illumination de l'intelligence, la seconde le mouvement de la volonté (...). Les Anges, ma fille, éclairent les hommes de trois manières : en leur annonçant les divins mystères, en les instruisant, en les exhortant ; ils les éclairent en se manifestant à eux visiblement ou invisiblement (...) Invisiblement, lorsqu'ils ne se servent d'aucun objet sensible pour se manifester à l'homme, quand ils agissent directement avec l'âme sur l'âme, quand ils lui parlent comme un esprit à un esprit, comme un Ange à un Ange ; et cela, soit que celui à qui ils s'adressent soit éveillé, soit qu'il soit endormi, comme ils s'adressent à tous ceux à qui ils portent un intérêt et qui leur sont confiés en leur inspirant de bonnes pensées. (...) Ce mouvement ne ressemble pourtant pas à un mouvement, comme celui par exemple que vous communiqueriez à un objet quelconque ; non, ma fille, car la volonté demeure toujours libre, et comme libre, ni les Anges, ni Dieu ne peuvent lui donner mouvement vers le bien si elle ne veut pas. Ce mouvement est une disposition vers le bien, une aptitude, une facilité à faire le bien. À cet effet, les Anges enlèvent, font disparaître ou diminuent les obstacles qui empêcheraient la volonté et l'arrêteraient, et en ce sens, ils lui donnent encore le mouvement.

Ma fille, Dieu gouverne, dirige et mène tout immédiatement par sa providence. Rien ne Lui échappe, comme Il a tout créé, ainsi Il conserve tout, ainsi Il veille sur tout et porte ses yeux sur toutes choses. Néanmoins, Il lui a plu de confier l'exécution des actes de sa providence à des ministres qu'Il s'est donné. Ces ministres sont les Anges. [...] Il a fait le monde et l'a confié à ses Anges, Il a fait l'homme et Il le leur a confié aussi. Ils sont toujours à ses côtés, ils sont toujours avec lui, ils veillent sur lui, ils le gardent, et c'est pour cela qu'ils sont appelés Anges gardiens. Tous les hommes ont un Ange gardien [...] car telle est la volonté de mon Père du ciel, faisant tout pour le bien et le salut de l'homme. Les Anges gardiens n'ont point été seulement donnés aux hommes depuis ma venue en ce monde, mais depuis le commencement, tous les hommes ont reçu de Dieu un Ange pour veiller sur eux.

Voici ce que fait pour vous l'Ange gardien et ce que vous devez faire pour lui. L'Ange gardien éloigne de vous les maux du corps et de l'âme ; il lutte contre vos ennemis, il vous excite à faire le bien ; il porte à Dieu vos prières et inscrit sur le livre de vie vos bonnes œuvres ; il prie pour vous, il vous suit jusqu'à la mort, et vous portera dans le sein de Dieu, si vous vivez dans la justice pendant que vous serez sur terre. [...] Un rien peut affliger notre corps pour jamais, un accident peut pour jamais aussi vous ravir la vie de votre âme. Vous n'êtes point assez avisée pour écarter et éloigner tous les dangers ; et quand vous le seriez assez, souvent vous ne le pourriez pas vous-même. Ce que vous ne voyez pas, votre Ange gardien le peut pour vous, et il protège votre corps et votre âme en éloignant tout ce qui pourrait lui être préjudiciable ; il le fait sans que vous vous en aperceviez. Si quelque fois vous y réfléchissiez, et que vous vous demandassiez comment vous avez échappé à tel accident, à tel malheur, vous toucheriez du doigt l'action de votre bon Ange. [...] Enfin, ma fille, votre Ange gardien vous suivra partout ; il vous suivra tous les jours de votre vie, et quand Dieu vous retirera de ce monde, il vous présentera à Lui ».

Notre Seigneur fait l’éloge de Marie Lataste. Il manifeste aussi sa volonté de faire connaître au monde entier, les écrits et la valeur doctrinale de l’ensemble de l’œuvre de Marie Lataste ; enfin, Il promet sa sanctification :

« Donnez toujours vos soins à Marie, vous ne savez point à qui vous les donnez. Marie sera un jour la mère spirituelle des pauvres pécheurs, Marie sera la consolatrice des affligés et la lumière des ignorants.
La voix de Marie retentira comme la voix d'un grand docteur et sa voix combattra les ennemis de ma religion sainte. Marie, comme une étoile brillante, sortira de dessous les nuages qui la couvent et sera donnée en spectacle à sa patrie et aux contrées lointaines.
Les nuages qui recouvrent son œuvre seront un jour levés, …
Les habitants du ciel la regarderont et seront éblouis de sa beauté. Marie deviendra la terreur des démons, et un objet de haine et de confusion pour les ennemis de ma doctrine. Marie sera persécutée, elle éprouvera toutes sortes de déboires ; mais tout tournera à sa sanctification. Elle est à la veille d'entrer dans la retraite profonde que je lui destine... »

Notre Seigneur parle à Marie Lataste de sa colère contre l’humanité corrompue et pécheresse :

« Je l'avais entendu le dimanche précédent ; sa voix, au lieu d'être douce, bonne et toute paternelle, me semblait être la voix de Dieu irrité contre les pécheurs. Sa bouche était pleine de menaces, il s'exprima à peu près ainsi : "Mon peuple, je viens vous faire entendra ma voix et vous reprocher vos iniquités. La terre n'est qu'un foyer de corruption. J'ai regardé à droite et je n'ai vu que vanité et mensonge ; j'ai regardé à gauche et je n'ai vu que turpitudes et infamies qui font horreur. J'ai regardé dans le passé, et l'histoire des siècles n'est qu'un long mémoire de cruautés affreuses ; je regarde le présent et je vois tous les hommes s'élever contre Dieu, blasphémer son nom et violer ses lois. Mais je m'élèverai contre ces superbes pécheurs, je ferai gronder mon tonnerre au dessus de leur tête et ma foudre ébranlera la terre sous leurs pieds. J'éclairerai leurs yeux du feu de mes éclairs et les envelopperai dans le brouillard impénétrable de mes nuages. Ainsi je jetterai la consternation parmi eux. Hommes vindicatifs, sachez-le bien, la main de Dieu seul doit s'armer pour la vengeance. Si vous avez reçu une injure, plaignez-vous à Dieu. Périssent votre or et votre argent, hommes avares ; et si vous demeurez attachés à vos richesses, vous périrez comme elles. Hommes voluptueux, quelle vie est la vôtre ? ne savez-vous donc pas que rien d'impur n'entrera jamais dans le royaume des cieux ? Hommes superbes, qui êtes-vous devant le fils de Dieu qui s'est fait humble jusqu'à la mort de la croix ? Mon Père, si ma voix n'est pas écoutée par les hommes, exterminez tous ceux qui vient et qui on les mains souillées de sang, le coeur rempli d'iniquités, l'âme esclave de Satan. Mon Père, créez-moi un peuple nouveau, et que ce peuple glorifie votre nom dans le temps et dans l'éternité."
La voix du Sauveur Jésus était terrible et me glaçait d'effroi ; mais au moment de la bénédiction, je me remis un peu, car je vis sa figure reprendre son air habituel de douceur et de bonté ».

Notre Seigneur explique à Marie Lataste les mystères de la relation entre Dieu et les hommes pécheurs :

« Ma fille, me dit un jour le Sauveur Jésus... portez votre attention sur l'homme en société, sur les peuples, sur les nations.
Qui a fait l'homme individu particulier ?
Qui a fait l'homme vivant en famille ?
Qui a fait l'homme attaché à une nation, à un empire ?
N'est-ce pas Dieu qui attache l'homme par ces liens mystérieux ?
Oui, c'est Dieu, car l'homme de lui-même est ennemi du joug ; il aime ce qu'il nomme la liberté, et cette liberté le détacherait de sa patrie et de son prince. Une loi existe pour régir les nations et les empires ; cette loi est un joug qui semble briser la liberté de l'homme. Mais au-dessus des volontés des hommes se trouve la volonté de Dieu qui soumet les hommes à ceux qu'il a établis pour les gouverner.

La voix de Dieu s'élève : il soumet les peuples aux princes et aux rois. La voix de Dieu s'élève : il se fait obéir des monarques et des potentats. La voix de Dieu s'élève : il fait trembler les têtes couronnées, comme un enfant dans son berceau. La voix de Dieu s'élève : il proclame sa bonté, sa miséricorde ou sa justice sur les peuples et les rois. La voix de Dieu s'élève : il donne la prospérité aux nations et à leurs rois. La voix de Dieu s'élève : il préserve de tout mal les peuples et leurs souverains. La voix de Dieu s'élève : il brise les monarques et fait disparaître leur empire comme un nuage que le vent chasse du ciel.

L'homme vit, se remue, marche, s'agite, se débat ; mais c'est Dieu qui le mène et le conduit. Il en est de même des nations. Tout a été fait par Dieu, et rien ne résiste à sa volonté. Tout a été fait par Dieu, et tout sert d'instrument à Dieu dans l'exécution de ses desseins et de ses jugements. Il pourrait les exécuter seul ; mais il lui plaît de se servir des instruments qu'il a créés, et il n'indique à personne ni la manière de parvenir à ses desseins, ni lé moment où il atteindra son but, ni le motif pour lequel il avance ou retarde l'accomplissement de sa volonté.

Insensé qui ne reconnaît pas Dieu dans gouvernement des hommes !... »

« ... Les rois devraient avoir une seule vue, une seule idée, celle de soutenir parmi leurs peuples l'ordre et la justice ; or, cet ordre et cette justice ne peuvent exister, ni être soutenus que par la conformité à l'ordre souverain, à la justice éternelle, Dieu.

Le Seigneur a tracé aux princes et aux rois ses commandements, comme il les a donnés à Moïse et à Josué. S'ils les font observer comme eux, ils rendront leurs peuples heureux et feront couler dans tout leur empire le lait et le miel en abondance, c'est-à-dire que Dieu bénira le roi et les sujets, et les comblera de biens, comme les Israélites dans la terre promise. Les bons rois font les bons peuples et les pervers les pervertissent.

« Ma fille, me dit un autre jour le Sauveur Jésus... ne soyez jamais du nombre de ces insensés qui attribuent au hasard, au destin, à la volonté ou à la combinaison des hommes les événements heureux qui réjouissent, ou les malheurs qui affligent. Ne voyez en tout que la Providence de Dieu, réglant, gouvernant et dirigeant tout ici-bas.
L'âme juste voit la Providence dans tous les événements du monde, et ne cesse de la louer et la bénir.
L'âme juste n'attribue point le gain d'une bataille à la valeur, au courage, au nombre des soldats, à l'habileté des capitaines; elle l'attribue à la Providence de Dieu, qui donne la victoire à qui il lui plaît.
L'âme juste n'attribue point la prospérité d'un empire au gouvernement du prince de cet empire; elle l'attribue à la Providence de Dieu, lumière, conseil, puissance et soutien de ce prince.
L'âme juste n'attribue point la chute d'une dynastie royale à la faiblesse ou à l'incurie des membres de cette dynastie ; elle l'attribue à la Providence de Dieu, qui fait et défait les rois de la terre pour sa gloire et le bonheur des peuples ou leur châtiment.
L'âme juste n'attribue point les fléaux, les inondations, la fureur des flots des mers, l'irritation du tonnerre, la famine, la peste, la guerre, les maladies, la mort, à des causes naturelles ; elle attribue tout à Dieu, qui commande à l'océan comme à la foudre, qui donne l'abondance ou la stérilité, qui conserve la paix ou permet le trouble parmi les hommes, et leur envoie, quand il lui plaît, la maladie ou la santé ».

«... En un mot, l'âme juste voit en tout et partout le doigt de Dieu... »

Notre Seigneur parle à Marie Lataste des pécheurs :

« Je l'avais entendu le dimanche précédent ; sa voix, au lieu d'être douce, bonne et toute paternelle, me semblait être la voix d'un Dieu irrité contre les pécheurs. Sa bouche était pleine de menaces, il s'exprima à peu près ainsi :

"Mon peuple, je viens vous faire entendre ma voix et vous reprocher vos iniquités. La terre n'est qu'un foyer de corruption. J'ai regardé à droite et je n'ai vu que vanité et mensonge ; j'ai regardé à gauche et je n'ai vu que turpitudes et infamies qui font horreur. J'ai regardé dans le passé, et l'histoire des siècles n'est qu'un long mémoire de cruautés affreuses ; je regarde le présent, et je vois tous les hommes s'élever contre Dieu, blasphémer son nom et violer ses lois. Mais je m'élèverai contre ces superbes pécheurs, je ferai gronder mon tonnerre au-dessus de leur tête, et ma foudre ébranlera la terre sous leurs pieds. J'éclairerai leurs yeux du feu de mes éclairs, et les envelopperai dans le brouillard impénétrable de mes nuages. Ainsi je jetterai la consternation parmi eux. Hommes vindicatifs, sachez-le bien, la main de Dieu seul doit s'armer pour la vengeance. Si vous avez reçu une injure, plaignez-vous à Dieu.

Périssent votre or et votre argent, hommes avares ; et si vous demeurez attachés à vos richesses, vous périrez comme elles. Hommes voluptueux, quelle vie est la vôtre ? Ne savez-vous donc pas que rien d'impur n'entrera jamais dans le royaume des cieux ? Hommes superbes, qui êtes-vous devant le Fils de Dieu, qui s'est fait humble jusqu'à la mort de la croix ? Mon Père, si ma voix n'est pas écoutée par les hommes, exterminez tous ceux qui vivent et qui ont les mains souillées de sang, le coeur rempli d'iniquités, l'âme esclave de Satan. Mon Père, créez-moi un peuple nouveau, et que ce peuple glorifie votre nom dans le temps et dans l'éternité". — La voix du Sauveur Jésus était terrible et me glaçait d'effroi ».

Notre Seigneur annonce à Marie Lataste la proclamation du Dogme de l’Immaculée Conception :

« Un jour de la fête de l'Immaculée-Conception, j'étais venue prier devant l'autel de Marie, longtemps avant la célébration de la sainte messe. J'avais rendu mes hommages à Marie conçue sans péché. J'avais félicité Notre Seigneur Jésus-Christ d'avoir une créature si privilégiée pour mère. Je m'associai de tout coeur à la croyance de l'Église et m'unis à tous les fidèles qui, en ce jour, rendaient honneur à Marie. J'eus le bonheur de communier.
Quand Jésus fut dans mon coeur, il me dit ainsi : "Ma fille, vos hommages ont été agréés par ma Mère et aussi par Moi. Je veux vous remercier de votre piété par une nouvelle qui vous fera plaisir.

Le jour va venir où le ciel et la terre se concerteront ensemble pour donner à ma Mère ce qui lui est dû dans la plus grande de ses prérogatives. Le péché n'a jamais été en Elle, et sa conception a été pure et sans tache, et immaculée comme le reste de sa vie. Je veux que sur la terre cette vérité soit proclamée et reconnue par tous les Chrétiens. Je me suis élu un Pape et j'ai soufflé dans son coeur cette résolution. Il aura toujours clans sa tête cette pensée pendant qu'il sera Pape. Il réunira les évêques du monde pour entendre leurs voix proclamer Marie immaculée dans sa conception, et toutes les voix se réuniront dans sa voix. Sa voix proclamera la croyance des autres voix, et retentira dans le monde entier.

Alors, sur la terre, rien ne manquera à l'honneur de ma Mère. Les puissances infernales et leurs suppôts s'élèveront contre cette gloire de Marie, mais Dieu la soutiendra de sa force, et les puissances infernales rentreront dans leur abîme avec leurs suppôts. Ma Mère apparaîtra au monde sur un piédestal solide et inébranlable ; ses pieds seront de l'or le plus pur, ses mains comme de la cire blanche fondue, son visage comme un soleil, son coeur comme une fournaise ardente. Une épée sortira de sa bouche et renversera ses ennemis et les ennemis de ceux qui l'aiment et l'ont proclamée sans tache.
Ceux de l'Orient l'appelleront la Rose mystique, et ceux du Nouveau Monde la Femme forte. Elle portera sur son front, écrit en caractères de feu : "Je suis la ville du Seigneur, la protection des opprimés, la consolation des affligés, le rempart contre les ennemis.
Or, l'affliction viendra sur la terre, l'oppression règnera dans la cité que j'aime et où j'ai laissé mon coeur. Elle sera dans la tristesse et la désolation, environnée d'ennemis de toutes parts, comme un oiseau pris dans les filets. Cette cité paraîtra succomber pendant trois ans et un peu de temps encore après ces trois ans.
Mais ma Mère descendra dans la cité ; elle prendra les mains du vieillard assis sur un trône, et lui dira : "Voici l'heure, lève-toi. Regarde tes ennemis, je les fais disparaître les uns après les autres, et ils disparaissent pour toujours. Tu m'as rendu gloire au ciel et sur la terre, je veux te rendre gloire sur la terre et au ciel. Vois les hommes, ils sont en vénération devant ton nom, en vénération devant ton courage, en vénération devant ta puissance. Tu vivras, et je vivrai avec toi. Vieillard, sèche tes larmes, je te bénis.

La paix reviendra dans le monde, parce que Marie soufflera sur les tempêtes et les apaisera ; son nom sera loué, béni, exalté à jamais. Les captifs reconnaîtront lui devoir leur liberté, et les exilés la patrie, et les malheureux la tranquillité et le bonheur. Il y aura entre Elle et tous ses protégés un échange mutuel de prières et de grâces, et d'amour et d'affection; et de l'Orient au Midi, du Nord au Couchant, tout proclamera Marie, Marie conçue sans péché, Marie Reine de la terre et des cieux" ».

Notre Seigneur demande à Marie Lataste de prier pour l’Église :

J'ai entendu un jour la voix du Sauveur Jésus prononcer ces paroles :
"Je me souviendrai de mon alliance avec l'Église dans tous les siècles.
L'Église est mon Épouse : la croix est notre lit nuptial. C'est sur la croix que j'ai engendré mes enfants par l'effusion de mon sang ; c'est sur la croix que le sein de l'Église est devenu fécond par la grâce du Saint-Esprit.
Elle est belle, mon Epouse, et je suis toujours auprès d'Elle pour la soutenir et la consoler ; Elle souffrirait trop de mon absence si je m'éloignais d'Elle.
Comme son Epoux, Elle est en butte à la persécution. Satan s'élève de dessous les pieds de l'Église; il arme contre Elle ses propres enfants pour lui déchirer le sein, et les enfants dénaturés de mon Epouse écoutent la voix de Satan.
Elle élève sa voix et tourne vers moi ses yeux mouillés de larmes. Non, je ne permettrai pas que ses ennemis aient le dessus.
Ma fille, je vous le dis en vérité, il est quelquefois assez d'une âme qui se présente devant Dieu dans la crainte et le tremblement, et qui lui adresse ses supplications, pour arrêter son bras vengeur déjà levé contre une nation tout entière ».

Notre Seigneur parle à Marie Lataste de la France punie à cause du péché :

« Ah ! les pécheurs n'y font point attention, ma fille. Ils continuent à vivre dans le péché, à commettre le péché. Ils s’efforcent de rendre inutiles les mérites et la vertu de mon incarnation et de ma passion. Malheur à eux, malheur à eux !
Voyez comme Dieu a puni le péché des anges, comme il a puni le péché d’Adam, comme dans tous les temps, il a puni les péchés des peuples par des fléaux terribles. Voyez comme dans un temps bien rapproché de vous il a puni les crimes de votre France par des guerres qui l’ont désolée, et quels malheurs encore sont près de fondre sur elle. Dieu punira également le péché mortel dans chacun des pécheurs, s'ils ne se convertissent pas, pour vivre de la vie véritable, il les condamnera au feu de l’enfer et les privera du bonheur du ciel ».

Notre Seigneur parle à Marie Lataste de la France :

« Ma fille, je vous le dis en vérité, il est quelquefois assez d’une âme qui se présente devant Dieu dans la crainte et le tremblement, et qui lui adresse ses supplications, pour arrêter son bras vengeur déjà levé contre une nation tout entière.
Priez, ma fille, priez beaucoup pour la France : le nombre de ses iniquités s’accroît de jour en jour; priez pour elle, et désarmez le courroux de mon Père. Joignez-vous aux âmes pieuses et saintes qui lui adressent leurs incessantes supplications. Si Dieu veille sur la France et la protège malgré ses iniquités, ce n'est qu’en vue des prières et des supplications nombreuses qui lui sont adressées, et qui montent jusqu’à lui pour le fléchir ».

« …Puis le Sauveur Jésus ajouta : "Mon fils, priez pour la France ; je l'ai déjà dit et je me plais à vous le répéter, si les coups de la justice de mon Père ne sont point tombés sur elle, c'est Marie, la Reine du Ciel, qui les a arrêtés. Satan rugit de rage au fond des enfers contre un royaume qui lui a porté, à la vérité, de rudes coups ; il frémit de rage en voyant le bien qui se fait dans cette contrée ; il fait tous ses efforts pour augmenter le mal et irriter davantage la vengeance divine.
Mais une chaîne qu'il ne peut briser le captive ; car ma Mère a un droit spécial sur la France qui lui est consacrée, et, par ce droit, elle arrête le bras courroucé de Dieu et répand sur ce pays, qui lui est voué, les bénédictions du ciel pour le faire croître dans le bien. C'est pourquoi je ne cesse d'avertir pour prévenir d'immenses calamités.
Ô France ! ta gloire s'étendra au loin ; tes enfants la porteront au-delà de la vaste étendue des mers, et ceux qui ne te connaîtront que de nom prieront pour ta conservation et ta prospérité.
Mon fils, je viens de vous parler avec la familiarité d'un ami et la bonté d'un père. Ne vous étonnez pas si je vous ai ainsi entretenu sans que vous vous attendissiez aux paroles que je vous ai adressées ; souvent les confidences d'un ami renferment des choses qu'on n'aurait point devinées.
Écoutez maintenant mes recommandations : Chaque fois que vous célébrerez la sainte messe, priez pour le bien et la conservation de la France. Recevez avec patience et soumission toutes les épreuves qu'il me plaira de vous envoyer. Détachez-vous de plus en plus des créatures et faites-vous de moi l'ami le plus intime... Mimbaste, 22 novembre 1843 ».

« ... Je vis clairement et distinctement ce que je puis exprimer ainsi : il y a en France beaucoup de bien et beaucoup de mal aussi.
Si le bien était proportionné au mal, nous n'aurions pas autant à redouter les coups de la justice de Dieu, parce qu'elle serait autant apaisée par le bien qu'irritée par le mal qui se commet. Or, il n'en est pas ainsi : le bien est inférieur au mal, et il n'est pas suffisant pour détourner les vengeances de Dieu. Il faut encore plus de bien. Heureusement que la Sainte Vierge intercède pour nous et empêche la justice de Dieu de tomber sur nos têtes. Mais Marie veut qu'on l'implore et qu'on recoure à Elle. Elle se place entre Dieu et nous, nous regarde et attend nos prières et nos supplications. Son coeur est plein de bonté et de tendresse. Une seule parole adressée à Marie nous obtient des grâces immenses. Dieu se laissera fléchir si nous implorons Marie.

Marie nous mendie nos prières tant elle a la volonté et le désir de nous venir en aide ».

Marie Lataste vit un jour L'Ange Exterminateur planer sur la Grande Ville, Paris :

« Il me semble être dans une grande place de Paris. Au milieu de cette place, je vis un jeune homme sur une petite colonne. Il était revêtu d'une robe rouge, il portait un diadème sur la tête ; il tenait son sabre dans le fourreau et un arc entre les mains. Ses regards étaient foudroyants et sa bouche prête à lancer des menaces. Je vis inscrit au-dessus de sa tête en caractères de feu : l'Ange exterminateur.
Paris, ville exécrable, depuis longtemps tu mérites mon indignation, et si je n'ai point fait tomber sur toi les flots de ma colère, c'est par un effet de ma Miséricorde. J'ai arrêté mon bras vengeur déjà prêt à s'appesantir sur toi. J'ai épargné la multitude innombrable des pécheurs pour ne point frapper les justes. Tes habitants te maudiront un jour, parce que tu les auras saturés de ton air empesté, et ceux à qui tu as donné asile te jetteront leurs malédiction, parce qu’ils ont trouvés la mort en ton sein. »

Au sujet de la malédiction en suspens sur Paris, Jésus fait écrire à Marie Lataste :

« Paris, ville exécrable, depuis longtemps tu mérites mon indignation, et si je n’ai fait point tomber sur toi les flots de la colère, c’est par un effet de Ma Miséricorde. J’ai arrêté Mon bras vengeur déjà prêt à s’appesantir sur toi. J’ai épargné la multitude innombrable des pécheurs pour ne point frapper les justes. Tes habitants te maudiront un jour, parce que tu les auras saturés de ton air empesté, et ce à qui tu as donné asile te jetteront leurs malédictions, parce qu’ils auront trouvé la mort en ton sein ».

Marie Lataste eut aussi des révélations sur Rome, la ville éternelle, et sur le Saint-Père :

« Pendant plus de trois ans, cette ville où règnera un pontife âgé, semblera perdue. »

« Or, l’affliction viendra sur la terre, l’oppression règnera dans la cité que j’aime et où j’ai laissé mon cœur. Elle sera dans la tristesse et la désolation ; elle sera environnée d’ennemis de tous côtés, comme un oiseau pris dans les filets. Cette cité paraîtra succomber pendant trois ans et un peu de temps encore après ces trois ans. Mais ma Mère descendra dans cette cité ; Elle prendra les mains du vieillard qui siège sur le trône, et lui dira : "Voici l’heure, lève-toi. Regarde tes ennemis, je les fais disparaître les uns après les autres, et ils disparaissent pour toujours. Tu m’as rendu gloire au ciel et sur la terre, je veux te rendre gloire au ciel et sur la terre. Vois les hommes, ils sont en vénération devant ton nom, en vénération devant ton courage, en vénération devant ta puissance. Tu vivras et Je vivrai avec toi. Vieillard, sèche tes larmes. Je te bénis" ».

Notre Seigneur révèle à Marie Lataste ces paroles dans lesquelles la raison et la théologie n’ont rien à reprendre :

« La guerre aura été une miséricorde. On le reconnaîtra plus tard et ceux qui auront souffert seront dans la joie d’avoir contribuer à faire une France nouvelle en laquelle "Dieu prendra ses complaisances". Une fois que la France aura payé sa dette, elle sera récompensée par une telle abondance de grâces et de bénédictions qu’en peu de temps, elle aura tout oublié de ses douleurs. Pour les puissances qui auront à combattre avec tant de générosité, de courage et d’intrépidité, elles recevront de la France la plus grande récompense, celle de venir prendre place au sein de l’Église catholique, apostolique et romaine. Et l’Église, elle-même, sortira de ce baptême de sang, rajeunie et renouvelée. Je vais mettre fin au règne de l’impiété, je vais briser tous les obstacles et renverser tous les projets de ceux qui empêchent la lumière de se faire.

La France sera sauvée par des moyens en dehors de toute connaissance, Dieu s’en réservant le secret jusqu’au dernier moment. "Je me joue des projets des hommes, ma Droite prépare des merveilles, mon nom sera glorifié par toute la terre ; je me plairai à confondre l’orgueil des impies et plus le monde sera hostile au surnaturel, plus merveilleux et extraordinaires seront les faits qui confondront cette négation du surnaturel".

À la place du trône de la Bête s’élèveront deux trônes glorieux : celui du Sacré-Cœur de Jésus et celui du Cœur immaculé. Il sera reconnu que ce ne sera ni la force des hommes, ni la puissance des canons, ni le génie des industriels qui mettra fin à cette guerre. Mais elle se terminera que lorsque l’expiation sera achevée ; ayant hâte d’en finir avec l’impiété et de voir la France telle que la désire, j’abrègerai la durée par l’intensité !...
Prenez courage et soyez convaincu qu’une fois la France victorieuse, je ne la laisserai pas au pouvoir des impies ; le règne de Dieu est proche. Il va s’ouvrir par un fait aussi éclatant qu’inattendu ».


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Saint Vincent Ferrier o.p. Missionnaire (1350-1419)

Message par Her le Mar 5 Avr - 9:41

Saint Vincent Ferrier o.p. Missionnaire (1350-1419)

Vincent naquit à Valence, en Espagne. Sa mère, avant sa naissance, eut révélation de son avenir. Inquiète, elle consulta un saint personnage et en reçut l'assurance que cet enfant prédestiné serait un grand saint, dont l'éloquente parole ferait fuir les loups et ramènerait au bercail les brebis égarées.

Tout petit enfant, il réunissait ses camarades, leur parlait du bon Dieu et de la Sainte Vierge avec tant d'onction et d'amour, qu'ils en étaient touchés.

Après avoir édifié quelques années le couvent des Dominicains de Valence, il fit ses premiers essais dans la prédication, et l'on accourut bientôt de loin pour l'entendre. Il puisait son éloquence dans les plaies sacrées du Sauveur et dans les lumières de l'oraison. Un jour qu'il devait prêcher devant un grand seigneur, il se prépara, contre son ordinaire, plus par l'étude que par la prière ; son sermon fut remarquable. Mais le lendemain, prêchant devant le même seigneur, après une longue préparation aux pieds du crucifix, il parla avec beaucoup plus de chaleur et d'onction. Le prince lui en demanda la raison :
"Monseigneur, dit le Saint, c'est Vincent qui a prêché hier, et c'est Jésus-Christ qui a prêché aujourd'hui."

Vincent avait quarante ans quand il entra pleinement dans sa vocation de missionnaire, après avoir été guéri d'une grave maladie par Notre-Seigneur. Un bâton d'une main, un crucifix de l'autre, il parcourut à pied presque toutes les provinces de l'Espagne, de la France et de l'Italie, instruisant, édifiant, convertissant les foules ; il alla jusqu'en Angleterre, en Écosse et en Irlande, répandre la semence de la parole divine.

Les églises ne suffisant pas à contenir la foule de ses auditeurs, il prêchait ordinairement sur les places publiques et en pleine campagne. On compte que ce prédicateur tout divin convertit vingt-cinq mille juifs et autant de musulmans, et retira du vice plus de cent mille pécheurs. Dieu renouvela pour lui le miracle des premiers jours de l'Église : Vincent ne prêchait qu'en latin et en espagnol, et tous ses auditeurs, quels qu'ils fussent le comprenaient dans leur langue.

Son triomphe était la prédication des fins dernières ; il fut l'apôtre du jugement dernier, et les foules frémissaient dès qu'il répétait les paroles du prophète :
"Levez-vous, morts, et venez au jugement."

Quand Vincent prêchait en quelque lieu, les marchands de disciplines, de cilices et autres instruments de mortification accouraient et ne pouvaient suffire à satisfaire les acheteurs. Tous les jours, après le sermon, son compagnon sonnait les miracles, et on apportait les malades en foule.

Vincent Ferrier mourut à Vannes, en 1419.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.


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Saint Vincent Ferrier o.p. Missionnaire (1350-1419)

Message par Her le Mar 5 Avr - 9:43

Saint Vincent Ferrier
(05-04-1419)

Saint Vincent Ferrier est né en 1350 près de Valence (Espagne). Son nom de Ferrer a été francisé en Ferrier. En 1370, il est admis dans l’ordre de Saint Dominique, devient vite professeur de Philosophie, de Logique, puis de sciences naturelles ; Il obtient le doctorat en théologie à Lérida. Enseignement, prédication, politique seront les trois grandes activités de sa vie : ordonné prêtre et nommé théologal de la cathédrale de Valence, il quitte l'Espagne pour suivre en France le cardinal de Luna, dont il est un familier ; mais leurs caractères s'opposent, et Ferrier revient enseigner à Valence après une première brouille en 1393. Lorsque Luna, en 1394, est élu pape en Avignon sous le nom de Benoît XIII, il rappelle Ferrier, pour se fâcher de nouveau avec lui (1395-1398). Vincent Ferrier se rallie tout d'abord à la papauté d'Avignon, rejetant la légitimité d'Urbain VI dans son traité "De moderno ecclesiae schismate" à une époque où il était devenu confesseur de Benoît XIII, désormais antipape et figure emblématique de la résistance à Rome. Mais, dans un souci d'union de l'Église, il avait fini par se résigner à abandonner la cause de Benoît pour reconnaître le pape romain. Son acte de renonciation officiel intervient en 1416, à l'époque où le Concile de Constance s'emploie à mettre fin au Schisme.

Ferrier devient alors, après une vision des saints François et Dominique, un prédicateur errant. Il est investi par Benoît XIII de pouvoirs extraordinaires et de la charge de « plénipotentiaire du Seigneur ». Célèbre pour ses prédications publiques, cet infatigable évangélisateur de l'Europe pendant les vingt dernières années de sa vie, de 1399 à sa mort, parcourt l'Espagne, l'Italie, la Suisse, et va même jusqu'en Écosse. C’est un thaumaturge tout à fait extraordinaire. Face au "sauve-qui-peut" des survivants de la peste, des victimes du cataclysme de la guerre de cent ans, de l’affolement d’une chrétienté déchirée par toutes sortes de sectes et par la plus grande confusion d’un catholicisme qui ne sait pas lequel des trois papes est le vrai pape, la voix puissante de Saint Vincent Ferrier retentit :

« O morts, levez-vous et venez au jugement ! »

Il est souvent accompagné de nombreux disciples et une foule nombreuse le suit sur les routes de cette prédication de "fin des temps". À 66 ans, il prêche en Bretagne, parlant miraculeusement une langue qu’il ne connaissait pas.

Son influence populaire et ses charismes sont tels qu'il devient un personnage-clé dans les troubles politico-religieux liés au Grand Schisme d'Occident.

Son rôle politique est particulièrement important en Espagne, où il aide Ferdinand de Castille à accéder à la couronne d'Aragon dans un contexte de succession.

Il voyage partout, va dans les Alpes par exemple dans diverses sectes pour prêcher la vérité apostolique : chez les "vaudois", les "catharins", les "purs" de Lombardie, ou dans les sectes du soleil, "Saint Orient", en Suisse. Il parvient par sa sainteté et son amitié à mettre fin à ces cultes, en obtenant d’innombrables conversions. Il passe aussi systématiquement dans les synagogues des juifs, pensant ainsi hâter le retour du Christ. Sa connaissance de l’hébreu et des textes talmudiques et rabbiniques suscite leur admiration, et la Lumière de ses prédications provoque la conversion d’un grand nombre de rabbins, lesquels devenaient ensuite religieux, dominicains, et même évêques. La conversion par exemple de l’élite juive d’Aragon entraîna celle de toutes les communautés israélites de ce royaume.

Saint Vincent Ferrier est connu pour les miracles les plus étonnants. La cour romaine, dont on connaît la sévérité en matière de jugement, a authentifié 873 miracles pendant ces pérégrinations sur fond de peste, de schisme et de sectes, lesquels sont sélectionnés parmi les signes les plus éclatants, mais les commissaires pontificaux estimant le nombre des témoignages plus que suffisant mirent fin aux enquêtes. L’historien Fages a décompté au moins 28 résurrections de morts en présence de peuple, opérées par la prière de Saint Vincent Ferrier.

Il suppliait surtout pour le retour au Sacrement de Pénitence, et la préparation à la "Trompette du Jugement", expression qu’on finit par lui attribuer comme d’un surnom. Un jour, il ressuscita un mort devant toute la foule pour prouver à ses contradicteurs que c’était bien l’Ange de l’Apocalypse qui parlait au monde à travers sa bouche ! Il faut se rappeler son "pouvoir quasi-divin" et la fascination qu’il exerçait sur les foules, lorsque les larmes fondaient par torrents sur son visage quand il consacrait le pain eucharistique, lorsque sa face se transfigurait en prêchant, lorsqu’on le voyait comme rayonner d’une lumière angélique en chaire. À tous, il enseigne les prières du "Je crois en Dieu", du " Notre Père", du "Je vous salue", et du "Signe de croix".

À 69 ans, ayant contribué à la restauration de la paix et de l’unité dans l’Europe judéo-chrétienne, Vincent meurt à la tâche, à soixante-dix ans, au cours d’une mission qu’il prêche dans les états de Bretagne, à Vannes, à la demande du duc Jean V, le 05 avril 1419. C’est le pape Calixte III qui le béatifia 36 ans plus tard, et son successeur Pie II qui eut l’honneur de le canoniser, 3 ans après, pour sa fidélité à l’unité de l’Eglise et pour ses mérites de prédicateur. Il est fêté le 5 avril.

Toute la prédication de Saint Vincent Ferrier fut axée sur l’idée de l’approche de la fin des temps. C’était un de ses principaux thèmes de prêche et l’axe majeur de sa spiritualité. On dit de lui qu’il a " ouvert la période de la fin des temps". Voici un passage prophétique tiré d’un sermon qu’il a prononcé à Barcelone, le 13 septembre 1403.

« L'Eglise pleurera… C’est encore loin pour l’instant, mais cela arrivera indubitablement, à peu près au temps où les hommes se proclameront rois ; mais leurs jours seront de courte durée.

Vous verrez un signe, mais vous ne le reconnaîtrez pas. Sachez seulement qu’à cette époque, les femmes se vêtiront comme les hommes et se comporteront selon leur bon plaisir. Et les hommes s’habilleront comme les femmes.

Le Pape mourra au milieu de cette affliction et le Saint Siège, à cause de ses malheurs, sera vacant pendant une année.

Ensuite sera suscité le Pasteur Angélique. Ce Saint Pontife couronnera le Roi de France en lui décernant le titre d’empereur.

Le Pape Angélique, avec ce Roi de France, réformera l’Eglise ; beaucoup de chrétiens abandonneront leurs biens et tous les ordres religieux étant supprimés, il fondera un seul ordre religieux qui l’emportera sur tous ceux qui l’auront précédé. Dans cet ordre, tous les pontifes entreront, et l’on en choisira douze en mémoire des douze Apôtres, qui iront dans l’éclat de leur sainteté, prêcher l’Evangile par toute la terre et ils convertiront tout le monde à la religion du Christ et aussi les Juifs.

Le Seigneur donnera alors sa grâce aux infidèles qui se convertiront à la foi catholique. Le roi de France, ce nouvel Empereur, à son retour de Jérusalem, interdira partout l’usage des armes, et la paix et la tranquillité règneront dans le monde entier qui marchera dans les sentiers de la Justice.

Le clergé surtout imitera la vie des Apôtres. Tout le monde sera soumis au Pontife Romain…

Ce Saint et Angélique Pasteur sera gardé sur son Trône par les Anges.

Il rétablira toutes choses ; il réprimera l’orgueil des clercs et tout prospèrera sous ses ordres parce que le Divin Médecin, Jésus-Christ, appliquera le remède aux blessures… Au commencement de son pontificat, ce Pape habitera en France.

Après que ce Pontife aura régné six ans et demi, et gouverné le monde avec une grande Sainteté, il rendra son âme à Dieu, trois ans après son retour de Jérusalem ».

Dans son sermon "Timete Deum", il annonce un temps de relâchement religieux et de catastrophes, comme il n’y en a jamais eu, et comme il n’y en aura jamais plus :

« Avertissez qu’à cette époque-là, les femmes, vêtues comme des hommes, se comporteront à leur guise, licencieusement ; les hommes s’habilleront vilement comme des femmes. Mais Dieu purifiera et régènera tout, la tristesse se convertira en joie lorsque la France sera complètement abattue et que l’Espagne organisera la justice ».

Saint Vincent Ferrier annonce aussi le relâchement final qui précèdera la fin du monde :

« Lors de la période de paix qui doit succéder à la désolation des guerres et des révolutions avant la fin du monde, les Chrétiens seront devenus si négligents qu’ils ne conduiront même plus leurs enfants au sacrement de confirmation, disant : "C’est un sacrement superflu". Aussi, lorsque le faux prophète, précurseur de l’Antéchrist, viendra prêcher ses fausses doctrines, tous ceux qui n’auront pas reçu les lumières du Saint-Esprit, sombreront dans l’apostasie. Mais la plupart de ceux qui auront été confirmés conserveront leur foi ».

Saint Vincent Ferrier, à la fin de son traité de la Vie spirituelle, prophétise la venue d'hommes apostoliques d'une très grande sainteté. On ignore la teneur exacte de cette prophétie. Elle a néanmoins retenu l'attention d'hommes très zélés et même de saints qui ont cru pouvoir revendiquer la réalisation de cette perspective dans leur institut. Une telle affirmation n'a rien de compromettant, et n'engage que leurs auteurs. Il semble toutefois plus prudent de s'en tenir à la judicieuse remarque de saint Vincent de Paul : "Saint Vincent Ferrier, disait-il, s'encourageait en prévoyant qu'il devait venir des prêtres, qui, par la ferveur de leur zèle, embraseraient toute la terre. Si nous ne méritons pas que Dieu nous fasse la grâce d'être ces prêtres, demandons-Lui au moins qu'il nous accorde d'en être les images et les précurseurs".

« Vous devez jour et nuit vous représenter l'état de ces hommes très pauvres, très simples et très doux, oublieux d'eux-mêmes, unis par une ardente charité, n'ayant de pensée, de parole, de goût que pour Jésus-Christ seul, et Jésus-Christ crucifié. Uniquement préoccupés de la gloire éternelle de Dieu et des élus, y aspirant de tout leur être, soupirant sans cesse vers elle, attendant la mort avec un désir toujours plus ardent, à l'exemple de saint Paul s'écriant : "Je désire mourir pour être avec le Christ".

Ces hommes auront part aux immenses trésors et aux inépuisables richesses du Ciel. Ils seront envahis et submergés par cette source ineffable de joies, et rassasiés de leur douceur infinie. C'est pourquoi dans vos méditations, il faut vous représenter ces hommes chantant déjà sur la terre le cantique des anges sur la harpe de leur cœur, dans le ravissement de l'extase. Cette représentation habituelle vous donnera, plus qu'on ne saurait croire, l'ardent désir de voir l'avènement de ces temps heureux. Vous puiserez dans cette perspective une clarté merveilleuse qui dissipera les nuages du doute et de l'ignorance. Vous verrez tout dans une pure lumière et discernerez tous les maux de notre époque. Vous comprendrez la mystérieuse ordonnance de tous les Ordres religieux qui sont nés depuis la venue de Notre-Seigneur Jésus-Christ au monde, ou naîtront dans l'Église jusqu'à la fin des siècles et jusqu'à la consommation de la gloire du Christ, notre Sauveur et souverain Dieu.
Portez toujours dans votre cœur ce Dieu crucifié afin qu'il vous admette un jour à la participation de sa gloire éternelle. Amen ».

Saint Vincent Ferrier écrit à un des Frères Prêcheurs, les Dominicains :

« Trois choses pour nous sont à méditer particulièrement et presque assidûment. La première, le Christ crucifié, son incarnation, etc. La seconde, la manière d'être des Apôtres et des Frères qui nous ont précédés dans notre Ordre, cela dans le dessein de nous rendre conformes à eux. La troisième, l'état futur des hommes évangéliques. Voici ce que tu devras considérer nuit et jour : leur manière d'être des plus pauvres, des plus simples, leur douceur, humilité, abaissement, charité très-ardente entre eux, n'ayant de pensée, de paroles et d'affections que pour Jésus crucifié, sans souci de ce monde ; s'oubliant eux-mêmes, contemplant la gloire de Dieu et des Saints et soupirant mélodieusement vers elle; toujours dans l'attente de la mort pour Dieu et disant comme saint Paul : Je désire mourir et être avec le Christ, je soupire après les innombrables et inestimables trésors des richesses célestes, les estimant plus que les doux et agréables ruisseaux des richesses, des suavités et des plaisirs. Car les premières sont admirablement répandues sur toutes choses et cachées en elles.

Par conséquent, tu devras te représenter ces hommes évangéliques chantant le cantique angélique avec joie et le reproduisant sur la harpe de leur coeur. Cette perspective te conduira, plus qu'on ne saurait le croire, à un certain désir, impatient de l'avènement de ces temps. Elle te guidera dans une admirable lumière, sans nuage de doute ni d'ignorance. Tu verras très clairement et tu discerneras distinctement les défauts de ces temps et l'enchaînement mystique des Ordres ecclésiastiques qui ont surgi depuis le commencement de l'Eglise du Christ, et qui seront fondés jusqu'à la fin du monde, même jusqu'à l'époque où le grand Dieu Jésus-Christ apparaîtra glorieux. Porte donc toujours ce divin Crucifié dans ton coeur, afin qu'il te conduise à sa gloire dans l'éternité. Ainsi soit-il ».

Saint Louis Marie Grignon de Montfort (1673-1716), le grand apôtre marial de l’Ouest de la France, lisait beaucoup les écrits de saint Vincent Ferrier qui l’avait précédé comme missionnaire sur ces terres. Dans son "Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge", il écrit, à propos de la conversion générale des pécheurs :

« C'est ce que Dieu a révélé à saint Vincent Ferrier, grand apôtre de son siècle, comme il l'a suffisamment marqué dans un de ses ouvrages. C'est ce que le Saint-Esprit semble avoir prédit dans le Psaume 58, dont voici les paroles : "Le Seigneur règnera dans Jacob et dans toute la terre ; ils se convertiront sur le soir, et ils souffriront la faim comme des chiens, et ils iront autour de la ville pour trouver de quoi manger. Cette ville que les hommes tournoieront à la fin du monde pour se convertir, et pour rassasier la faim qu'ils auront de la justice, est la Très Sainte Vierge qui est appelée par le Saint-Esprit ville et cité de Dieu" ».

Ces paroles mystérieuses peuvent être interprétées pour signifier les épreuves de la fin des temps, c’est-à-dire la purification lors de périodes de famine, qui contraindra l’humanité à une conversion générale autour de la Sainte Vierge, qui nous conduira au triomphe de son Cœur Immaculé et au Règne du Sacré-Cœur de Jésus.


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Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face (1873-1897)

Message par Her le Jeu 7 Avr - 0:07

http://www.therese-de-lisieux.fr/biographie_de_Sainte_Therese_de_lisieux.html

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face (1873-1897)

Biographie

Marie-Françoise-Thérèse Martin est née le 2 Janvier 1873. Elle est la benjamine de la famille. Deux jours après, on célèbre son baptême en l’église Notre-Dame d’Alençon.

Après avoir passé la première année de sa vie chez une nourrice, à Semallé (un petit village à l’Est d’Alençon), elle revient définitivement dans sa famille, à Alençon, en Avril 1874.

De caractère joyeux mais parfois impatient et colérique, elle devient une petite fille épanouie au sein de sa famille.

Mais le 28 Aout 1877, sa mère Zélie meurt des suites d’un cancer du sein. Thérèse a quatre ans. Elle souffre énormément de la perte de sa mère et choisit sa sœur Pauline comme « seconde Maman ». Très marquée, son caractère se modifie. D’une profonde sensibilité, elle pleure facilement.

En 1877, Monsieur Martin et ses cinq filles s’installent aux Buissonnets, à Lisieux afin de se rapprocher d’Isidore Guérin et de son épouse, le frère et la belle sœur de Zélie.

En 1882, sa « seconde Maman » Pauline, entre au Carmel de Lisieux. A nouveau ébranlée psychologiquement Thérèse tombe gravement malade quelques mois plus tard. Toute sa famille prie le Ciel pour sa guérison.

Et le 13 Mai 1883, Thérèse’’voit’’ le sourire de la statue de la Vierge Marie. Elle est guérie.

Dés son enfance Thérèse souhaite devenir religieuse. Après l’entrée au Carmel de ses sœurs Pauline en 1882 et Marie en 1886, son père accepte qu’elle y entre à son tour, à l’âge de 15 ans. Céline y entrera en 1894 tandis que Léonie entre à la Visitation de Caen en1899.

En 1887, elle part en pèlerinage en Italie, accompagnée de son père afin d’obtenir la permission du Pape Léon XIII d’entrer au Carmel, malgré son jeune âge. Durant ce pèlerinage, Thérèse approfondit sa foi. Elle réalise qu’elle ne doit pas satisfaire sa volonté personnelle mais la volonté de Dieu. Sa vocation se fortifie et elle développe une certaine réflexion sur la vanité du monde.
Le 9 Avril 1888, Thérèse entre au Carmel. L’année suivante elle porte l’habit de Carmélite et prend le nom de sœur Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face.

En 1894, à la demande de Mère Agnès (Pauline), elle commence à rédiger ses souvenirs d’enfance qu’elle continuera jusqu’en 1897. « Histoire d’une âme » sera publiée en 1898.

En Avril 1896, Thérèse a une crise d’hémoptysie. Elle meurt d’une tuberculose le 30 Septembre 1897 vers 19h30. Elle a 24 ans.
En grandissant, sa foi s’est développée. Elle découvre peu à peu qu’elle veut être : " … prêtre, diacre, apôtre, docteur, martyr" .

En rentrant au Carmel, elle désire prouver son Amour au Christ qui l’appelle à donner sa vie pour le monde. Elle choisit de faire une confiance totale à Dieu et de devenir de plus en plus petite pour s’abandonner à lui. « La petite voie » de Thérèse est une « voie d’enfance spirituelle » qui est au cœur du message qu’elle désire transmettre. Cette voie représente un chemin spirituel à adopter afin d’accepter sa petitesse et de s’offrir à Dieu malgré l’épreuve de la foi.

En 1896, elle découvre le véritable sens de sa vocation : « Ma vocation, c’est l’Amour ». Tout au long de sa vie, Thérèse vit une réponse de plus en plus intime à L’Amour de Dieu.

Inconnue de son vivant, Thérèse Martin est devenue « la plus grande Sainte des Temps Modernes » (Pape Pie XI).

Le 29 Avril 1923, Sainte Thérèse est béatifiée par le Pape Pie XI. Deux ans plus tard, elle est canonisée.

En 1927, Pie XI la proclame « Sainte Patronne des Missions » et en 1944, Pie XII la déclare « Sainte Patronne secondaire de la France ».

Enfin, le 19 Octobre 1997, au centenaire de sa mort, le pape Jean Paul II la proclame « Docteur de l’Eglise ».

Ses trois manuscrits autobiographiques, célèbres sous le nom de « Histoire d’une âme » , développent sa spiritualité. Elle exprime la façon dont elle comprend la vie chrétienne et la relation de Dieu. Ces manuscrits ont un succès important en France et dans le monde entier et laisse parler Thérèse.


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Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face (1873-1897)

Message par Her le Jeu 7 Avr - 0:08

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face (1873-1897)

Audience générale du 6 avril 2011 : Sainte Thérèse de Lisieux

Texte intégral

ROME, Mercredi 6 avril 2011 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte intégral de la catéchèse prononcée par le pape Benoît XVI, ce mercredi, au cours de l'audience générale, sur la Place saint-Pierre, au Vatican.

Chers frères et sœurs,

Je voudrais vous parler aujourd'hui de sainte Thérèse de Lisieux, Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte-Face, qui ne vécut que 24 ans dans ce monde, à la fin du XIXe siècle, conduisant une vie très simple et cachée mais qui, après sa mort et la publication de ses écrits, est devenue l'une des saintes les plus connues et aimées. La « petite Thérèse » n'a jamais cessé d'aider les âmes les plus simples, les petits, les pauvres, les personnes souffrantes qui la priaient, mais elle a également illuminé toute l'Eglise par sa profonde doctrine spirituelle, au point que le vénérable Pape Jean-Paul II, en 1997, a voulu lui conférer le titre de Docteur de l'Eglise, s'ajoutant à celui de patronne des missions, qui lui avait été attribué par Pie XI en 1939. Mon bien-aimé prédécesseur la définit « experte en scientia amoris » (Novo Millennio ineunte, n. 42). Cette science, qui voit resplendir dans l'amour toute la vérité de la foi, Thérèse l'exprime principalement dans le récit de sa vie, publié un an après sa mort sous le titre Histoire d'une âme. C'est un livre qui eut immédiatement un immense succès, et qui fut traduit dans de nombreuses langues et diffusé partout dans le monde. Je voudrais vous inviter à redécouvrir ce petit-grand trésor, ce commentaire lumineux de l'Evangile pleinement vécu !

L'Histoire d'une âme, en effet, est une merveilleuse histoire d'Amour, racontée avec une telle authenticité, simplicité et fraîcheur que le lecteur ne peut qu'en être fasciné ! Mais quel est cet Amour qui a rempli toute la vie de Thérèse, de son enfance à sa mort ? Chers amis, cet Amour possède un Visage, il possède un Nom, c'est Jésus ! La sainte parle continuellement de Jésus. Reparcourons alors les grandes étapes de sa vie, pour entrer au cœur de sa doctrine.

Thérèse naît le 2 janvier 1873 à Alençon, une ville de Normandie, en France. C'est la dernière fille de Louis et Zélie Martin, époux et parents exemplaires, béatifiés ensemble le 19 octobre 2008. Ils eurent neuf enfants ; quatre d'entre eux moururent en bas âge. Les cinq filles survécurent, et devinrent toutes religieuses. A l'âge de 4 ans, Thérèse fut profondément frappée par la mort de sa mère (Ms A, 13r). Son père s'installa alors avec ses filles dans la ville de Lisieux, où se déroulera toute la vie de la sainte. Plus tard, Thérèse, frappée d'une grave maladie nerveuse, fut guérie par une grâce divine, qu'elle-même définit comme le « sourire de la Vierge » (ibid., 29v-30v). Elle reçut ensuite la Première Communion, intensément vécue (ibid., 35r), et plaça Jésus Eucharistie au centre de son existence.

La « Grâce de Noël » de 1886 marque un tournant important, qu'elle appelle sa « conversion complète » (ibid., 44v-45v). En effet, elle guérit totalement de son hypersensibilité infantile et commence une « course de géant ». A l'âge de 14 ans, Thérèse s'approche toujours plus, avec une grande foi, de Jésus Crucifié, et prend à cœur le cas, apparemment désespéré, d'un criminel condamné à mort et impénitent (ibid., 45v-46v). « Je voulais à tout prix l'empêcher de tomber dans l'enfer » écrit la sainte, dans la certitude que sa prière le mettrait en contact avec le Sang rédempteur de Jésus. C'est sa première expérience fondamentale de maternité spirituelle : « J'avais tant confiance dans la Miséricorde infinie de Jésus », écrit-elle. Avec la très Sainte Vierge Marie, la jeune Thérèse aime, croit et espère avec « un cœur de mère » (cf. PR 6/10r).

En novembre 1887, Thérèse se rend en pèlerinage à Rome avec son père et sa sœur Céline (ibid. 55v-67r). Pour elle, le moment culminant est l'audience du Pape Léon XIII, auquel elle demande le permis d'entrer, à peine âgée de quinze ans, au carmel de Lisieux. Un an plus tard, son désir se réalise : elle devient carmélite « pour sauver les âmes et prier pour les prêtres » (ibid., 69v). Dans le même temps, commence également la douloureuse et humiliante maladie mentale de son père. C'est une grande souffrance qui conduit Thérèse à la contemplation du Visage de Jésus dans sa passion (ibid., 71rv). Ainsi, son nom de religieuse - sœur Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face - exprime le programme de toute sa vie, dans la communion aux mystères centraux de l'Incarnation et de la Rédemption. Sa profession religieuse, en la fête de la Nativité de Marie, le 8 septembre 1890, est pour elle un véritable mariage spirituel dans la « petitesse » évangélique, caractérisée par le symbole de la fleur : « Quelle belle fête que la Nativité de Marie pour devenir l'épouse de Jésus ! - écrit-elle - C'était la petite Vierge Sainte d'un jour qui présentait sa petite fleur au petit Jésus » (ibid., 77r). Pour Thérèse être religieuse signifie être l'épouse de Jésus et mère des âmes (cf. Ms B, 2v). Le même jour, la sainte écrit une prière qui indique toute l'orientation de sa vie : elle demande à Jésus le don de l'Amour infini, d'être la plus petite, et surtout elle demande le salut de tous les hommes : « Qu'aucune âme ne soit damnée aujourd'hui » (Pr 2). Son Offrande à l'Amour miséricordieux, faite en la fête de la Très Sainte Trinité de 1895, est d'une grande importance (Ms A, 83v-84r ; Pr 6) : une offrande que Thérèse partagea immédiatement avec ses consœurs, étant déjà vice-maîtresse des novices.

Dix ans après la « Grâce de Noël », en 1896, arrive la « Grâce de Pâques », qui ouvre la dernière période de la vie de Thérèse, avec le début de sa passion en union profonde avec la Passion de Jésus. Il s'agit de la passion du corps, avec la maladie qui la conduira à la mort à travers de grandes souffrances, mais il s'agit surtout de la passion de l'âme, avec une très douloureuse épreuve de foi (Ms C, 4v-7v). Avec Marie à côté de la Croix de Jésus, Thérèse vit alors la foi la plus héroïque, comme une lumière dans les ténèbres qui envahissent son âme. La carmélite a conscience de vivre cette grande épreuve pour le salut de tous les athées du monde moderne, qu'elle appelle « frères ». Elle vit alors encore plus intensément l'amour fraternel (8r-33v) : envers les sœurs de sa communauté, envers ses deux frères spirituels missionnaires, envers les prêtres et tous les hommes, en particulier les plus lointains. Elle devient véritablement une « sœur universelle » ! Sa charité aimable et souriante est l'expression de la joie profonde dont elle nous révèle le secret : « Jésus, ma joie est de T'aimer » (P 45/7). Dans ce contexte de souffrance, en vivant le plus grand amour dans les petites choses de la vie quotidienne, la sainte conduit à son accomplissement sa vocation d'être l'Amour au cœur de l'Eglise (cf. Ms B, 3v).

Thérèse meurt le soir du 30 septembre 1897, en prononçant les simples paroles « Mon Dieu, je vous aime ! », en regardant le Crucifix qu'elle serrait entre ses mains. Ces dernières paroles de la sainte sont la clé de toute sa doctrine, de son interprétation de l'Evangile. L'acte d'amour, exprimé dans son dernier souffle, était comme la respiration continuelle de son âme, comme le battement de son cœur. Les simples paroles « Jésus je T'aime » sont au centre de tous ses écrits. L'acte d'amour à Jésus la plonge dans la Très Sainte Trinité. Elle écrit : « Ah tu le sais, Divin Jésus je T'aime, / L'Esprit d'Amour m'enflamme de son feu, / C'est en T'aimant que j'attire le Père » (P 17/2).

Chers amis, nous aussi avec sainte Thérèse de l'Enfant Jésus nous devrions pouvoir répéter chaque jour au Seigneur que nous voulons vivre d'amour pour Lui et pour les autres, apprendre à l'école des saints à aimer de manière authentique et totale. Thérèse est l'un des « petits » de l'Evangile qui se laissent conduire par Dieu dans les profondeurs de son Mystère. Un guide pour tous, surtout pour ceux qui, dans le Peuple de Dieu, accomplissent le ministère de théologiens. Avec l'humilité et la charité, la foi et l'espérance, Thérèse entre continuellement dans le cœur de la Sainte Ecriture qui renferme le Mystère du Christ. Et cette lecture de la Bible, nourrie par la science de l'amour, ne s'oppose pas à la science académique. La science des saints, en effet, dont elle parle elle-même dans la dernière page de l'Histoire d'une âme, est la science la plus élevée. « Tous les saints l'ont compris et plus particulièrement peut-être ceux qui remplirent l'univers de l'illumination de la doctrine évangélique. N'est-ce point dans l'oraison que les saints Paul, Augustin, Jean de la Croix, Thomas d'Aquin, François, Dominique et tant d'autres illustres Amis de Dieu ont puisé cette science divine qui ravit les plus grands génies ? » (Ms C, 36r). Inséparable de l'Evangile, l'Eucharistie est pour Thérèse le Sacrement de l'amour divin qui s'abaisse à l'extrême pour s'élever jusqu'à Lui. Dans sa dernière Lettre, sur une image qui représente l'Enfant Jésus dans l'Hostie consacrée, la sainte écrit ces simples mots : « Je ne puis craindre un Dieu qui s'est fait pour moi si petit ! (...) Je l'aime car Il n'est qu'Amour et Miséricorde ! » (LT 266).

Dans l'Evangile, Thérèse découvre surtout la Miséricorde de Jésus, au point d'affirmer : « A moi il a donné sa Miséricorde infinie, et c'est à travers elle que je contemple et adore les autres perfections divines ! (...) Alors toutes m'apparaissent rayonnantes d'amour, la Justice même (et peut-être encore plus que toute autre) me semble revêtue d'amour » (Ms A, 84r). Ainsi s'exprime-t-elle dans les dernières lignes de l'Histoire d'une âme : « Je n'ai qu'à jeter les yeux dans le Saint Evangile, aussitôt je respire les parfums de la vie de Jésus et je sais de quel côté courir... Ce n'est pas à la première place, mais à la dernière que je m'élance... Oui je le sens, quand même j'aurais sur la conscience tous les péchés qui se peuvent commettre, j'irais, le cœur brisé de repentir, me jeter dans les bras de Jésus, car je sais combien Il chérit l'enfant prodigue qui revient à Lui » (Ms C, 36v-37r). « Confiance et Amour » sont donc le point final du récit de sa vie, deux mots qui comme des phares ont éclairé tout son chemin de sainteté, pour pouvoir guider les autres sur sa propre « petite voie de confiance et d'amour », de l'enfance spirituelle (cf. Ms C, 2v-3r ; LT 226). Confiance comme celle de l'enfant qui s'abandonne entre les mains de Dieu, inséparable de l'engagement fort, radical du véritable amour, qui est un don total de soi, pour toujours, comme le dit la sainte en contemplant Marie : « Aimer c'est tout donner, et se donner soi-même » (Pourquoi je t'aime, ô Marie, P 54/22). Ainsi Thérèse nous indique à tous que la vie chrétienne consiste à vivre pleinement la grâce du Baptême dans le don total de soi à l'Amour du Père, pour vivre comme le Christ, dans le feu de l'Esprit Saint, Son propre amour pour tous les autres.


A l'issue de l'audience générale le pape a résumé sa catéchèse en différentes langues et salué les pèlerins. Voici ce qu'il a dit en français :

Chers frères et sœurs,

Fille des bienheureux Louis et Zélie Martin, Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face est née en 1873 en France. Le décès de sa mère, alors qu'elle a 4 ans, la blesse profondément. Totalement guérie et convertie à Noël 1886, elle devint à 15 ans religieuse carmélite à Lisieux, épouse du Christ comme elle le dit elle-même, pour sauver les âmes et prier pour les prêtres. Elle vécut ses douloureuses souffrances physiques et spirituelles en union à la Passion de Jésus et dans une foi héroïque, jusqu'à sa mort à 24 ans. Docteur de l'Église et Patronne des Missions, Thérèse s'est offerte totalement à l'Amour miséricordieux, voulant être l'amour au cœur de l'Église. Son œuvre, Histoire d'une âme, est un lumineux commentaire de l'Évangile vécu à la lumière de la science de l'amour. L'amour a un Visage, un Nom, c'est Jésus ! Inséparable de l'Évangile, l'Eucharistie est le Sacrement de l'Amour divin. L'amour était comme le souffle ininterrompu de l'âme et le battement du cœur de la petite Thérèse. « Aimer c'est tout donner, et se donner soi-même ». Chers amis, sainte Thérèse de l'Enfant Jésus est un guide pour tous, particulièrement pour les théologiens. Experte de la scientia amoris, elle nous enseigne que la voie de la sainteté est toute de confiance et d'amour.

Je salue cordialement les pèlerins de langue française, particulièrement les Frères du Sacré-Cœur, ainsi que les lycéens et les collégiens ! N'ayez pas peur d'imiter sainte Thérèse de l'Enfant Jésus ! La vie chrétienne consiste vraiment à vivre pleinement la grâce du baptême dans le don total de soi à l'amour du Père, pour manifester comme le Christ, dans le feu de l'Esprit Saint, son amour pour les autres. Ma prière vous accompagne !

APPEL

Au cours de l'Audience générale, le pape a lancé l'appel suivant :

Je continue de suivre avec une grande préoccupation les événements dramatiques que vivent en ces jours les chères populations de Côte d'Ivoire et de Libye. Je souhaite, en outre, que le cardinal Turkson, que j'avais chargé de se rendre en Côte d'Ivoire pour exprimer ma solidarité, puisse bientôt entrer dans le pays. Je prie pour les victimes et je suis proche de tous ceux qui souffrent. La violence et la haine sont toujours un échec ! C'est pourquoi j'adresse un nouvel appel pressant à toutes les parties en conflit afin que soit entamée l'œuvre de pacification et de dialogue et que l'on évite de nouvelles effusions de sang.

© Copyright du texte original plurilingue : Libreria Editrice Vaticana

Traduction : Zenit


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Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face (1873-1897)

Message par Her le Jeu 7 Avr - 0:09

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face (1873-1897)

Benoît XVI invite à re-découvrir « Histoire d’une âme »

Le « petit-grand trésor » de sainte Thérèse de Lisieux

ROME, Mercredi 6 avril 2011 (ZENIT.org) - Benoît XVI invite à re-découvrir « Histoire d'une âme », cette auto-biographie dans laquelle il voit le « petit-grand trésor » de sainte Thérèse de Lisieux.

Le pape a consacré sa catéchèse du mercredi à sainte Thérèse de Lisieux, Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte-Face, qui « a également illuminé toute l'Eglise par sa profonde doctrine spirituelle, au point que le vénérable pape Jean-Paul II, en 1997, a voulu lui conférer le titre de Docteur de l'Eglise, s'ajoutant à celui de patronne des missions, qui lui avait été attribué par Pie XI en 1939 » : elle a été déclarée docteur de l'Eglise en tant « qu'experte en science de l'amour » (cf. Documents pour le texte intégral traduit en français).

« La «petite Thérèse» n'a jamais cessé d'aider les âmes les plus simples, les petits, les pauvres, les personnes souffrantes qui la priaient », a souligné Benoît XVI.

Le pape invite à « re-découvrir » l'autobiographie de sainte Thérèse où il voit un « trésor », en disant : « Cette science, qui voit resplendir dans l'amour toute la vérité de la foi, Thérèse l'exprime principalement dans le récit de sa vie, publié un an après sa mort sous le titre « Histoire d'une âme » ... Je voudrais vous inviter à redécouvrir ce petit-grand trésor, ce commentaire lumineux de l'Evangile pleinement vécu ! »

« L'Histoire d'une âme, en effet, est une merveilleuse histoire d'Amour, a continué le pape, racontée avec une telle authenticité, simplicité et fraîcheur que le lecteur ne peut qu'en être fasciné ! Mais quel est cet Amour qui a rempli toute la vie de Thérèse, de son enfance à sa mort ? Chers amis, cet Amour possède un Visage, il possède un Nom, c'est Jésus ! La sainte parle continuellement de Jésus. »

Benoît XVI a invité ses visiteurs à imiter Thérèse de Lisieux en disant : « Chers amis, nous aussi avec sainte Thérèse de l'Enfant Jésus nous devrions pouvoir répéter chaque jour au Seigneur que nous voulons vivre d'amour pour Lui et pour les autres, apprendre à l'école des saints à aimer de manière authentique et totale ( ...). La science des saints, en effet, dont elle parle elle-même dans la dernière page de l'Histoire d'une âme, est la science la plus élevée ».

On retrouve là le thème de la retraite prêchée en début de carême au Vatican par le P. François-Marie Léthel, ocd.

Le pape ajoute : « Dans sa dernière Lettre, sur une image qui représente l'Enfant Jésus dans l'Hostie consacrée, la sainte écrit ces simples mots : « Je ne puis craindre un Dieu qui s'est fait pour moi si petit ! (...) Je l'aime car Il n'est qu'Amour et Miséricorde ! » (LT 266). »

Anita S. Bourdin


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Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716)

Message par Her le Mar 17 Mai - 6:35

St Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716)

Site Internet : http://www.montfort.org/French/LMWritefr.htm

Né à Montfort sur Meu (près de Rennes) en Ille et Vilaine le 31 janvier 1673, il est le second d'une famille de 18 enfants. Ordonné Prêtre le 5 juin 1700, il célèbre sa 1ère messe à l'autel de la Vierge Marie, dans l'église Saint-Sulpice à Paris, le jour de la Pentecôte.

Décédé à St Laurent sur Sèvre (Vendée) le 28 avril 1716, il est canonisé par Pie XII le 20 juillet 1947 à Rome. En septembre 1996, le Pape Jean-Paul II fait le pèlerinage au tombeau de St Louis Marie de Montfort, placé dans la basilique de St Laurent sur Sèvre (85).

« Je dois beaucoup à Saint Louis Marie de Montfort, car il constitue pour moi une figure de référence significative qui m'a illuminé dans les moments importants de ma vie... Je rends grâce à Dieu pour le rayonnement grandissant de ce saint missionnaire... » dit-il.

Le 25 mars 1966, la Sainte Vierge a déposé elle-même sur le lit de Marthe Robin un petit livre, le Secret de Marie de Saint Louis Marie Grignion de Montfort, en lui disant : « Voici le livre que je veux voir répandu dans le monde entier. » Lorsque le Père Finet vint voir Marthe, il fut très intrigué, car personne n'était entré dans sa chambre :
« Qu'est-ce que cela, mon enfant ? » lui demanda-t-il. « C'est la maman, mon Père » répondit Marthe. Et Saint Louis-Marie Grignion nous demande dans « Le Secret de Marie » de célébrer tous les ans avec une dévotion particulière la fête de l'Annonciation qui a été établie pour honorer et imiter la dépendance où le Verbe Éternel se mit en ce jour pour notre amour » dit-il.

Sa vie :

De 1700 à 1703, après une première expérience en tant que missionnaire à Nantes, il se met au service des pauvres enfermés dans les hôpitaux à l'hôpital de Poitiers et à la Salpetrière. En 1706, il se rend à Rome demander au Pape Clément XI l'orientation de sa vie : « Vous avez en France, un assez grand champ pour exercer votre zèle, n'allez point ailleurs et travaillez toujours, en parfaite harmonie avec les évêques... Dans vos missions, faites renouveler les promesses du baptême... »

Durant 10 ans, il organise environ 200 missions et retraites, plante partout des Croix, instaure la récitation du rosaire, fait renouveler les promesses du baptême. Homme d'action, il se réserve des haltes de prière, comme à Mervent dans la forêt, en Vendée, ermite dans une grotte.

Un fait, entre autres, montrant son amour pour les pauvres alors qu’il était étudiant au collège des Jésuites à Rennes : un collégien porte un habit rapiécé ; on se moque de lui. Louis Marie s'indigne. Il fait une collecte auprès de ses camarades. Avec le peu d'argent recueilli, il amène le jeune chez le drapier et dit à celui-ci :
« Monsieur, voici mon frère et le vôtre. J'ai quêté dans la classe ce que j'ai pour le vêtir. Si ça ne suffit pas, à vous d'ajouter le reste. » Et le marchand s'exécute.

Son amour pour la Vierge Marie :

« C'est par Marie que Jésus est venu dans le Monde, c'est par elle qu'Il doit régner sur le Monde. »

Dans toutes ses prédictions, il encourageait avec toute sa foi, d'aller à Jésus par un « chemin aisé, court, parfait et assuré » : l'Amour de Marie.

Il nous confie : « Je fais tout en elle et par elle, c'est un secret de sainteté, pour être à Dieu toujours fidèle, pour faire en tout sa volonté. »

Pour prier Marie, le Père de Montfort propose avec force et conviction le Rosaire, comme étant le moyen le plus puissant pour faire régner le Christ en nous. « Je dis que pour trouver la Grâce de Dieu, il faut trouver Marie. »

Avec sa sœur préférée, Louise Guyonne, il tient un langage plus adapté à la condition féminine. « Vous serez toute belle et le monde vous aimera si vous aimez bien le bon Dieu. » Le Pape Jean-Paul II vient de nous relancer en rappelant l'excellence de la prière du rosaire en y rajoutant les mystères lumineux. Il nous dit :
« Par le Rosaire, le croyant puise d'abondantes grâces, les recevant presque des mains de la Mère du Rédempteur. »
« Que l'âme de Marie soit en chacun pour y glorifier le Seigneur, que l'Esprit de Marie soit en chacun de nous pour s'y réjouir en Dieu. »
(Traité de la vraie dévotion à Marie)

Ses écrits :

Principaux extraits de ses œuvres :
Le Secret de Marie, L'amour de la Sagesse Eternelle, Cantiques, Traité de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge.

Zèle et Passion :

II savait enthousiasmer les foules, laïcs aussi bien que prêtres et religieux qui s'unissaient à lui dans la réalisation de grands projets tels que le Calvaire de Pontchâteau ou la prédication de ses Missions pour la gloire de Dieu et la propagation du message évangélique dans l'Ouest de la France. Dans sa « Prière embrasée », il demande à Dieu des Collaborateurs...

A ceux qui veulent le suivre aujourd'hui :

Pour réaliser cette mission, il ne donne qu'une directive :
« Sortir de Jérusalem, quitter la tranquillité et l'abri du Cénacle, monter sur la brèche et hasarder quelque chose pour Dieu. » « C'en est fait : Je cours par le monde. J'ai pris une humeur vagabonde pour sauver mon pauvre prochain. »
Prédicateur itinérant, les pèlerinages furent une des activités de Montfort. Il avait un grand amour pour les petits, les pauvres et les faibles. Il utilisa tous les moyens à sa disposition pour les convaincre de l'Amour de Dieu...

Recherche de la Sagesse éternelle :

Dans la création, la beauté et l'ordre de l'Univers, dans la création de l'homme et l'alliance d'Amour avec l'humanité. La Sagesse éternelle se fit elle-même une maison, une demeure digne d'Elle.

Elle créa et forma la divine Marie dans le sein de Sainte Anne avec plus de plaisir qu'elle n'en avait pris en créant l'Univers (ASE, 105) : le Verbe fait chair, la Sagesse Eternelle s'est incarnée.

« La Sagesse Eternelle ayant tout créé demeure en toutes choses pour les contenir, soutenir et renouveler » dit-il. Pour la trouver facilement, le meilleur chemin, c'est MARIE. Le Christ né de la Vierge Marie est Puissance et Sagesse de Dieu (l Co 1,24) la Sagesse est un don offert à l'humanité. « Or, quand par une grâce ineffable mais véritable, la Divine Marie est Reine dans une Ame, quelles merveilles n'y fait-elle point ?... Elle y travaille en secret à l'insu même de l'âme, qui par sa connaissance détruirait la beauté de Ses Ouvrages... » dit-il.

Son dynamisme missionnaire :

Audace : « Si on ne hasarde quelque chose pour Dieu, on ne fait rien de grand pour lui. »

Amour fou pour Jésus : « Etablir parmi vous la folie de l'évangile. »

Union à l'Esprit Saint et à Marie : « Quand le Saint Esprit a trouvé Marie dans une âme, il y entre puissam-ment. »

Amour du Pauvre : « Le pauvre est la vivante image de Jésus-Christ. »

Le Baptême au cœur de Son enseignement :

En fidélité à la mission reçue du Pape... « Dans vos missions, faites renouveler les promesses du baptême. »

... Pour une vie d'alliance avec Dieu :

« Dieu regarde et demande le cœur, il est le Dieu du cœur. »

... Dont Marie assurera la Fidélité :

« Marie est la Vierge fidèle qui obtient la fidélité de Dieu. »

Création Nouvelle - Homme nouveau

II n'y a que Dieu qui par une grâce, et une grâce abondante et extraordinaire puisse en venir à bout... pour nous faire entrer toujours plus dans Son activité créative : bâtir cette terre nouvelle..., sainteté... baptême vécu dit Montfort.


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Sainte Jeanne d'Arc (1412-1431)

Message par Her le Mar 17 Mai - 6:37

Sainte Jeanne d'Arc (1412-1431)

Vierge, Libératrice de la France
Site Internet : http://www.jeanne-darc.com/

Sainte Jeanne d'Arc montre une fois de plus, et d'une manière particulièrement éclatante, combien Dieu aime la France et comme il est vrai qu'Il Se plaît à choisir les plus faibles instruments pour l'accomplissement des plus grandes choses.
Jeanne d'Arc naquit à Domremy, dans la Lorraine actuelle, le 6 janvier 1412 ; ses parents, Jacques d'Arc et Isabelle Romée, étaient des cultivateurs faisant valoir leur petit bien. La première parole que lui apprit sa mère fut le nom de Jésus ; toute sa science se résuma dans le Pater, l'Ave, le Credo et les éléments essentiels de la religion. Elle approchait souvent du tribunal de la pénitence et de la Sainte Communion ; tous les témoignages contemporains s'accordent à dire qu'elle était "une bonne fille, aimant et craignant Dieu", priant beaucoup Jésus et Marie. Son curé put dire d'elle : "Je n'ai jamais vu de meilleure chrétienne, et il n'y a pas sa pareille dans toute la paroisse."

La France était alors à la merci des Anglais et des Bourguignons, leurs alliés ; la situation du roi Charles VII était désespérée. Mais Dieu Se souvint de Son peuple, et afin que l'on vît d'une manière évidente que le salut venait de Lui seul, Il Se servit d'une humble fille des champs. Jeanne avait treize ans quand l'Archange saint Michel lui apparut une première fois, vers midi, dans le jardin de son père, lui donna des conseils pour sa conduite et lui déclara que Dieu voulait sauver la France par elle. Les visions se multiplièrent; l'Archange protecteur de la France était accompagné de sainte Catherine et de sainte Marguerite, que Dieu donnait à Jeanne comme conseillères et comme soutien.

Jusqu'ici la vie de Jeanne est l'idylle d'une pieuse bergère ; elle va devenir l'épopée d'une guerrière vaillante et inspirée ; elle avait seize ans quand le roi Charles VII, convaincu de sa mission par des signes miraculeux, lui remit la conduite de ses armées. Bientôt Orléans est délivrée, les Anglais tremblent et fuient devant une jeune fille. Quelques mois plus tard, le roi était sacré à Reims.

Dans les vues divines, la vie de Jeanne devait être couronnée par l'apothéose du martyre : elle fut trahie à Compiègne, vendue aux Anglais, et après un long emprisonnement, où elle subit tous les outrages, condamnée et brûlée à Rouen (30 mai 1431). Son âme s'échappa de son corps sous la forme d'une colombe, et son cœur ne fut pas touché par les flammes.

L'Église a réhabilité sa mémoire et l'a élevée au rang des Saintes. Jeanne d'Arc demeure la gloire de la France, sa Protectrice puissante et bien-aimée. Elle a été déclarée sa Patronne secondaire par un Bref du Pape Pie XI, le 2 mars 1922.

(Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950)


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Louis-Edouard Cestac (1801-1868)

Message par Her le Jeu 2 Juin - 20:35

Louis-Edouard Cestac (1801-1868)

Sans doute est-il présomptueux de vouloir, en quelques pages à peine, retracer la figure sublime d'un géant de sainteté tel que le P. Cestac. Mais, en notre temps qui a besoin de modèles, il faut se ressourcer à ces maîtres et apprendre d'eux le mystère de la charité divine oeuvrant dans une âme.

Louis-Edouard Cestac naquit le 6 janvier 1801 à Bayonne, en la fête de l'Epiphanie, et reçut dès le jour même le baptème. Son père, chirurgien dans la marine, et sa mère, d'origine basque, faisaient partie de la bonne bourgeoisie de la ville, et ils assurèrent à leurs enfants une bonne éducation, et une existence sans nuage.

Enfant pieux, droit et intelligent, Edouard - on l'appelait surtout par ce second prénom - entra à l'âge de quinze ans au séminaire d'Aire: car il voulait être prêtre, malgré la déception du père! Celui-ci rêvait d'une brillante carrière pour son fils, mais s'inclina. Attiré par les mathématiques et les sciences autant que par le latin et le grec et par le violon autant que par les sports, Edouard était un adolescent parfaitement équilibré et fort doué: on l'envoya en 1820 à Paris, au séminaire de Saint-Sulpice. Mais il y tomba malade, et dès 1821 dut renter au pays natal: professeur au séminaire de Larressore, il y enseigna les mathématiques et y connut la pauvreté. Fraternel, fidèle, indépendant, fils affectueux et soumit, âme candide et humble au point de refuser toute aide qui l'eût promu dans un milieu clérical recherché, il se lia d'amitié avec Michel Garicoïts, futur fondateur des Missionnaires du Sacré-Coeur de Bétharram et futur saint.

Il fut ordonné prêtre à Bayonne le 17 décembre 1825, et ressentit tout de suite un intense désir à l'intime de son âme: se consacrer aux pauvres. Dès 1831, il fut nommé vicaire à la cathédrale après un peu d'enseignement de la philosophie au séminaire: il fut un disciple enthousiaste de Lamennais durant quelques années.

Dès lors, il s'occupa des pauvres, car, providentiellement, on lui confia l'apostolat auprès des pauvres et le soin de la banlieue de Bayonne. Toute la misère de la cité venait vers lui, il était bon, et prodigue, donnant ses chemises, son repas et les maigres biens qu'il pouvait posséder. Il catéchisa, s'occupa de jeunes, visita les malades, confessa de façon régulière: un bon prêtre pieux et dévoué.

Dès 1833, saisi d'une inspiration soudaine, il commença à s'occuper des fillettes abandonnées, les orphelines errantes: il leur trouva une maison, un abri bien modeste, simple cuisine avec une chambre, au Hougassé. La municipalité s'émut, car les jeunes filles devenaient de plus en plus nombreuses, et on donna à l'abbé Cestac une maison communale, appelée le Grand-Paradis. Dès 1838, Elise, soeur et filleule de l'abbé, née en 1811, vint l'aider dans toutes ces tâches bien ingrates, avec quelques saintes et pieuses filles: ce n'était pas facile, les gamines renâclaient, regrettaient leurs vagabondages, leurs petites libertés, s'agitaient, firent des grèves de la faim, se montrèrent difficiles et rebelles parfois. De plus, il fallait vivre, les ressources de la petite maison étaient maigres, on emprunta mais Louis-Edouard ne se décourageait pas: il avait en la Vierge Marie une confiance filiale absolue: et toujours les secours arrivèrent, providentiellement et d'une façon qui tenait au miracle. Enfin on put s'organiser: école primaire et formation professionnelle, dans une ambiance peu à peu détendue.
Puis, à la suite d'un voeu, Louis-Edouard fit plus: il s'occupa des prostituées, les acheminant d'abord vers des Refuges, trop rares, puis en prenant deux dans le grenier de Grand-Paradis, et peu à peu d'autres: elles vivaient une existence très austère, de prière et de pénitence, qu'elles choisirent elles-mêmes. Mais l'initiative fit jaser et la bourgoisie de Bayonne se déchaîna: calomnies, cabales, qui inquiétèrent l'évêque. L'abbé restait indifférent à ces bruits d'enfer: il acquit, loin de la ville, une propriété isolée, dans les sables des Landes, et y installa ses protégées, avec leur Mère, sa soeur Elise, et les autres éducatrices... C'était en 1838. On vécut d'abord dans l'indigence et Louis-Edouard fit un séjour à La Meilleraye, la Trappe bretonne: il s'y initia à l'agronomie pour tenter de valoriser le terrain de son Refuge.
Contre vents et marées on s'organisa, on tint bon, et le miracle se produisit: les repenties de Notre-Dame du Refuge fixèrent les dunes en faisant des plantations de pins, s'occupèrent à l'agriculture, on découvrit une nappe d'eau souterraine qui facilita l'exploitation, on se livra à des travaux divers: cordonnerie, biscuiterie, dentelles, dans une atmosphère très religieuse et très familiale.

Louis-Edouard rédigea d'un trait les Constitutions de la famille religieuse qu'il fondait par nécessité, sous le vocable de Servantes de Marie... Leur vocation se résumait dans le OUI de la Vierge. Il y eut des fondations à Bayonne, à Toulouse: les religieuses y travaillaient à la lingerie de grands ensembles: casernes, collèges, et faisaient vivre, ainsi, la maison de Notre-Dame du Refuge. Là-bas on s'occupait d'agriculture avec succès, ce fut inoui, au point que Louis-Edouard fut élu Président du Comice Agricole de Bayonne. Il reçut même, en 1865, la Légion d'Honneur des mains de Napoléon III qui vint visiter l'oeuvre, admirer les récoltes, le bétail - splendide -, goûter le pain, s'étonner devant toute la richesse de cette réalisation spirituelle autant que matérielle.

En 1851, cédant au désir de quelques repenties avides de pénitence, Louis-Edouard leur donna après mure réflexion une règle de silence et d'érémitisme et les installa dans de pauvres cellules isolées où elles purent à loisir prier et travailler menant la vie des trappistines: ce furent les Bernardines de Notre-Dame du Refuge. Devant tant de succès, toutes les vois discordantes se turent, les fondations purent se multiplier, l'arbre grandit splendidement: il est toujours vivace.

Quel était le secret de Louis-Edouard ? Marie. Un total abandon à la Vierge: il connut une inouie présence mariale, qui le guida toujours: locutions et intuitions fulgurantes, ni apparitions ni autres grâces extraordinaires. Il mourut le 27 mars 1868: l'oeuvre était florissante. Elise était morte jeune encore, en 1849, leur mère en 1855 au Refuge, et 27 soeurs aurpès des victimes du choléra en 1855. Mais l'oeuvre était solide, implantée dans l'Eglise Mère qui l'avait reconnue en 1852. La cause de canonisation de Louis-Edouard et d'Elise Cestac a été assez rapidement introduite à Rome, et se poursuit bien à présent: "Demande-moi seulement mon esprit", dit un jour la Vierge à Louis-Edouard: il ne se permit jamais de rien demander d'autre, il a eu cet esprit.

Soeur Anne-Marie - "Rosa Mystica", Janvier-Février 1980, Centre Bethania, Chaussée de Waterloo, 25, B-5000 Namur


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Saintes Âmes de la Mission

Message par Her le Mer 22 Juin - 15:47

http://levangileauquotidien.org/main.php

Saint Thomas More
Martyr
(1487-1535)

Saint Thomas More naquit à Londres, le 7 février 1478. Son père remplissait la fonction de juge, dans la capitale. Thomas passa quelques unes de ses premières années en qualité de page, au service du cardinal Morton, alors archevêque de Cantorbéry et chancelier d'Angleterre. À l'âge de quatorze ans, il alla étudier à Oxford où il fit de sérieuses études juridiques et suivit les conférences sur la Cité de Dieu, de saint Augustin.

En 1501, Thomas More était reçu avocat et élu membre du Parlement trois ans plus tard. Après quelques années de mariage, il perdit sa femme et demeura seul avec ses quatre enfants : trois filles et un fils. Il ne se remariera que beaucoup plus tard, avec une veuve. En père vigilant, il veillait à ce que Dieu restât le centre de la vie de ses enfants. Le soir, il récitait la prière avec eux ; aux repas, une de ses filles lisait un passage de l'Écriture Sainte et on discutait ensuite sur le texte en conversant gaiement. Jamais la science, ni la vertu, ne prirent un visage austère dans sa demeure ; sa piété n'en était cependant pas moins profonde. Saint Thomas More entendait la messe tous les jours ; en plus de ses prières du matin et du soir, il récitait les psaumes quotidiennement.

Sa valeur le fit nommer Maître des Requêtes et conseiller privé du roi. En 1529, Thomas More remplaça le défunt cardinal Wolsey dans la charge de Lord chancelier. Celui qui n'avait jamais recherché les honneurs ni désiré une haute situation se trouvait placé au sommet des dignités humaines. Les succès, pas plus que les afflictions, n'eurent de prise sur sa force de caractère.

Lorsqu'Henri VIII voulut divorcer pour épouser Anne Boleyn, et qu'il prétendit devant l'opposition formelle du pape, se proclamer chef de l'Église d'Angleterre, saint Thomas More blâma la conduite de son suzerain. Dès lors, les bonnes grâces du roi se changèrent en hostilité ouverte contre lui. Le roi le renvoya sans aucune ressource, car saint Thomas versait au fur à mesure tous ses revenus dans le sein des pauvres. Le jour où il apprit que ses granges avaient été incendiées, il écrivit à sa femme de rendre grâces à Dieu pour cette épreuve.

Le 13 avril 1534, l'ex-chancelier fut invité à prononcer le serment qui reconnaissait Anne Boleyn comme épouse légitime et rejetait l'autorité du pape. Saint Thomas rejeta noblement toute espèce de compromis avec sa conscience et refusa de donner son appui à l'adultère et au schisme.

Après un second refus réitéré le 17 avril, on l'emprisonna à la Tour de Londres. Il vécut dans le recueillement et la prière durant les quatorze mois de son injuste incarcération. Comme il avait fait de toute sa vie une préparation à l'éternité, la sérénité ne le quittait jamais. Il avoua bonnement : « Il me semble que Dieu fait de moi son jouet et qu'Il me berce. »

L'épreuve de la maladie s'ajouta bientôt à celle de la réclusion. Devenu semblable à un squelette, il ne cessa cependant de travailler en écrivant des traités moraux, un traité sur la Passion, et même de joyeuses satires. L'intensité de sa prière conservait sa force d'âme : « Donne-moi Ta grâce, Dieu bon, pour que je compte pour rien le monde et fixe mon esprit sur Toi. » Il disait à sa chère fille Marguerite : « Si je sens la frayeur sur le point de me vaincre, je me rappellerai comment un souffle de vent faillit faire faire naufrage à Pierre parce que sa foi avait faibli. Je ferai donc comme lui, j'appellerai le Christ à mon secours. »

On accusa saint Thomas More de haute trahison parce qu'il niait la suprématie spirituelle du roi. Lorsque le simulacre de jugement qui le condamnait à être décapité fut terminé, le courageux confesseur de la foi n'eut que des paroles de réconfort pour tous ceux qui pleuraient sa mort imminente et injuste. À la foule des spectateurs, il demanda de prier pour lui et de porter témoignage qu'il mourait dans la foi et pour la foi de la Sainte Église catholique. Sir Kingston, connu pour son cœur impitoyable, lui fit ses adieux en sanglotant. Il récita pieusement le Miserere au pied de l'échafaud. Il demanda de l'aide pour monter sur l'échafaud : « Pour la descente, ajouta-t-il avec humour, je m'en tirerai bien tout seul. » Il embrassa son bourreau : « Courage, mon brave, n'aie pas peur, mais comme j'ai le cou très court, attention ! Il y va de ton honneur. » Il se banda les yeux et se plaça lui-même sur la planche.

Béatifié par Léon XIII le 29 décembre 1886, sa canonisation eut lieu le 19 mai 1935.

Tiré de: Frères des Ecoles Chrétiennes, Vies des Saints, Edition 1932, p. 234-235


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Re: Mission Divine de la France - Autres Saints, Saintes et Âmes Privilégiées du Monde pour Soutenir la Mission par la Prière

Message par Her le Dim 2 Oct - 3:56

http://levangileauquotidien.org/main.php

Bse Mère Teresa de Calcutta (1910-1997)

Les autres Saints du jour...

BIENHEUREUSE MERE TERESA DE CALCUTTA
Fondatrice des Missionnaires de la Charité
(1910-1997)

« Par mon sang, je suis albanaise. Par ma nationalité, indienne. Par ma foi, je suis une religieuse catholique. Pour ce qui est de mon appel, j'appartiens au monde. Pour ce qui est de mon cœur, j'appartiens entièrement au Cœur de Jésus »

Petite de stature, avec une foi solide comme le roc, Mère Teresa de Calcutta, se vit confier la mission de proclamer la soif infinie de l'amour de Dieu pour l'humanité, en particulier pour les plus pauvres des pauvres, « Dieu aime toujours le monde et Il nous envoie, vous et moi, pour être son amour et sa compassion auprès des pauvres. » C'était une âme remplie de la lumière du Christ, brûlante d'amour pour lui et consumée d'un seul désir : « apaiser sa soif d'amour et des âmes »

Cette messagère lumineuse de l'amour de Dieu est née le 26 août 1910 à Skopje, une ville située aux croisements de l'histoire des Balkans. Cadette de Nikola et Drane Bojaxhiu, elle fut appelée Gonxha Agnès ; elle reçut sa première communion à l'âge de cinq ans et demi et fut confirmée en novembre 1916. Le jour de sa première communion, elle fut remplie d'un grand amour pour les âmes. La mort soudaine de son père quand elle avait environ huit ans, laissa la famille dans une condition financière difficile. Drane éleva ses enfants avec amour et fermeté, influençant beaucoup le caractère et la vocation de sa fille. La formation religieuse de Gonxha fut soutenue par la paroisse jésuite très active du Sacré Cœur dans laquelle elle était bien engagée.

À l'âge de dix-huit ans, poussée par le désir de devenir missionnaire, Gonxha quitte sa maison en septembre 1928 pour rentrer à l'Institut de la Vierge Marie, connu sous le nom de Sœurs de Lorette, en Irlande. Là, elle reçut le nom de Sœur Mary. En décembre, elle part pour l'Inde, et arrive à Calcutta le 6 janvier 1929. Après avoir fait ses premiers vœux en mai 1931, Sœur Teresa fut envoyée à la communauté de Loretto Entally à Calcutta et enseigna à l'école de filles, Sainte Marie. Le 24 mai 1937, Sœur Teresa fit ses vœux perpétuels devenant, comme elle disait, « l'épouse de Jésus » pour « toute l'éternité » À partir de ce moment-là, elle fut appelée Mère Teresa. Elle continua à enseigner à Sainte Marie et en 1944 devint la directrice de l'école. Les vingt années de Mère Teresa à Lorette furent remplies d'une joie profonde, elle était très pieuse, aimant profondément ses sœurs et ses élèves. Remarquée pour sa charité, sa générosité et son courage, sa résistance au travail et douée d'un talent naturel pour l'organisation, elle vécut sa consécration à Jésus, au milieu de ses compagnes, avec joie et fidélité.

Le 10 septembre 1946, en route pour sa retraite annuelle à Darjeeling, Mère Teresa reçut dans le train son « inspiration », son « appel dans l'appel ». Ce jour-là, d'une manière qu'elle n'expliquera jamais, la soif de Jésus d'aimer et sa soif pour les âmes prit possession de son cœur et le désir de satisfaire cette soif devint la motivation de sa vie. Au cours des semaines et des mois suivants, Jésus lui révéla, par des locutions intérieures et des visions, le désir de son cœur d'avoir « des victimes d'amour », qui « diffuseraient son amour sur les âmes. » Il la suppliait « Viens, sois ma lumière ». « Je ne peux y aller seul. » Il lui révéla sa douleur devant la négligence envers les pauvres, son chagrin d'être ignoré d'eux et son immense désir d'être aimé par eux. Il demanda à Mère Teresa d'établir une communauté religieuse, les Missionnaires de la Charité, dédiée au service des plus pauvres d'entre les pauvres. Presque deux ans d'épreuves et de discernement passèrent avant que Mère Teresa ne reçoive la permission de commencer. Le 17 août 1948, elle se revêtit pour la première fois de son sari blanc, bordé de bleu et passa les portes de son couvent bien-aimé de Lorette pour entrer dans le monde des pauvres.

Après un stage de courte durée chez les Sœurs de la Mission Médicale à Patna, Mère Teresa retourna à Calcutta et trouva un logement temporaire chez les Petites Sœurs des Pauvres. Le 21 décembre, elle alla pour la première fois dans les bidonvilles. Elle visita quelques familles, lava les plaies de plusieurs enfants, prit soin d'un vieil homme malade allongé dans la rue et d'une femme tuberculeuse mourant de faim. Elle commençait chaque journée en communion avec Jésus dans l'Eucharistie et puis elle sortait, le chapelet à la main, pour le trouver et le servir dans « les rejetés, les mal-aimés, les négligés. » Après quelques mois, ses anciennes élèves la rejoignirent une par une.

Le 7 octobre 1950, la nouvelle congrégation des Missionnaires de la Charité était officiellement établie dans l'Archidiocèse de Calcutta. Au début des années 60, Mère Teresa commença à envoyer ses Sœurs dans d'autres régions de l'Inde. L'approbation accordée par le Pape Paul VI en février 1965 l'encouragea à ouvrir une maison au Venezuela. Ce fut bientôt suivi par des fondations à Rome et en Tanzanie et finalement, sur tous les continents. Commençant en 1980 et continuant à travers les années 90, Mère Teresa ouvrit des maisons dans presque tous les pays communistes, y compris l'ancienne Union soviétique, l'Albanie et Cuba.

Afin de mieux répondre aux besoins physiques aussi bien que spirituels des pauvres, Mère Teresa fonda Les Frères Missionnaires de la Charité en 1963, en 1976 la branche contemplative des Sœurs, en 1979 les Frères Contemplatifs, et en 1984 les Pères Missionnaires de la Charité. Cependant son inspiration n'était pas limitée à ceux qui avaient une vocation religieuse. Elle forma les Coopérateurs de Mère Teresa et les Coopérateurs Malades et Souffrants, personnes de fois et nationalités différentes avec qui elle partageait son esprit de prière, de simplicité, de sacrifice et son apostolat pour les humbles travaux d'amour. Cet esprit inspira plus tard les Laïques Missionnaires de la Charité. En réponse aux demandes de beaucoup de prêtres, en 1981 Mère Teresa commença aussi le mouvement Corpus Christi pour les prêtres, traçant un « petit chemin de sainteté » pour ceux qui désirent partager son charisme et son esprit.

Durant ces années de croissance rapide, le monde commença à tourner son regard vers Mère Teresa et le travail qu'elle avait commencé. Elle reçut de nombreux prix pour honorer son travail, en commençant par le prix indien Padmashri en 1962 et le Prix Nobel de la Paix en 1979, alors que les médias, avec un intérêt grandissant, commençaient à suivre ses activités. Elle reçut tout cela « pour la gloire de Dieu et au nom des pauvres ».

L'ensemble de la vie et de l'œuvre de Mère Teresa témoignent de la joie d'aimer, de la grandeur et dignité de chaque être humain, de la valeur de chaque petite chose faite avec foi et avec amour, et, par-dessus tout, de l'amitié avec Dieu. Mais il y avait un autre côté héroïque de cette grande femme qui fut révélé seulement après sa mort. Cachée aux yeux de tous, cachée même à ses plus proches, sa vie intérieure fut marquée par l'expérience d'un sentiment profond, douloureux et constant d'être séparée de Dieu, même rejetée par lui, accompagné d'un désir toujours croissant de son amour. Elle appela son expérience intérieure, « l'obscurité ». La « nuit douloureuse » de son âme qui débuta à peu près au moment où elle commençait son travail pour les pauvres et qui continua jusqu'à la fin de sa vie, conduisit Mère Teresa à une union toujours plus profonde avec Dieu. À travers cette obscurité, elle participa mystiquement à la soif de Jésus dans son désir d'amour douloureux et ardent, et elle partagea la désolation intérieure des pauvres.

Durant les dernières années de sa vie, malgré des problèmes de santé de plus en plus sérieux, Mère Teresa continua à gouverner sa congrégation et à répondre aux besoins des pauvres et de l'Église. En 1997, les Sœurs de Mère Teresa étaient au nombre d'environ 4000 et étaient établies dans 610 fondations réparties dans 123 pays du monde. En mars 1997, elle bénit la nouvelle supérieure générale des Missionnaires de la Charité récemment élue et elle effectua encore un voyage à l'étranger. Après avoir rencontré le Pape Jean Paul II pour la dernière fois, elle rentra à Calcutta et passa ses dernières semaines à recevoir des visiteurs et à enseigner ses Sœurs. Le 5 septembre fut le dernier jour de la vie terrestre de Mère Teresa. Elle reçut du gouvernement de l'Inde les honneurs de funérailles officielles et son corps fut enterré dans la Maison Mère des Missionnaires de la Charité. Sa tombe devint rapidement un lieu de pèlerinage et de prière pour les gens de toutes fois, riches et pauvres. Mère Teresa laissa le testament d'une foi inébranlable, d'un espoir invincible et d'une charité extraordinaire. Sa réponse à la cause de Jésus, « Viens sois ma lumière », fit d'elle une Missionnaire de la Charité, une « mère pour les pauvres », un symbole de compassion pour le monde et un témoignage vivant de la soif d'amour de Dieu.

Moins de deux ans après sa mort, étant donné la réputation de sainteté largement répandue de Mère Teresa et au rapport des faveurs reçues, le Pape Jean Paul II permit l'ouverture de sa cause de canonisation. Le 20 décembre 2002, il approuva les décrets de ses vertus héroïques et miracles et la béatification eut lieu le 19 octobre 2003.

« Rendons louange à cette petite femme qui aimait Dieu, humble messagère de l'Évangile et inlassable bienfaitrice de l'humanité. Nous honorons en elle l'une des personnalités les plus importantes de notre époque. Accueillons-en le message et suivons-en l'exemple. »

Vierge Marie, Reine de tous les saints,
aide-nous à être doux et humbles de cœur comme cette courageuse messagère de l'Amour.
Aide-nous à servir avec la joie et le sourire chaque personne que nous rencontrons.
Aide-nous à être des missionnaires du Christ, notre paix et notre espérance.
Amen !

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Re: Mission Divine de la France - Autres Saints, Saintes et Âmes Privilégiées du Monde pour Soutenir la Mission par la Prière

Message par Her le Sam 5 Nov - 5:20

Saints Zacharie et Elisabeth, parents de saint Jean-Baptiste (1er s.)

Quand Élisabeth reçut chez elle Marie, sa cousine, elle fut remplie de l’Esprit Saint et salua la mère du Seigneur, bénie entre toutes les femmes. Le prêtre Zacharie, rempli de l’Esprit des prophètes à la naissance de son fils, proclama la louange du Dieu rédempteur et annonça la venue prochaine du Christ, Soleil levant.
Fêtés par les Eglises d'Orient le 5 novembre.

Le 23 septembre, au martyrologe romain, commémoraison des saints Zacharie et Élisabeth, les parents de saint Jean Baptiste, précurseur du Seigneur. Quand Élisabeth reçut chez elle Marie, sa cousine, elle fut remplie de l’Esprit Saint et salua la mère du Seigneur bénie entre toutes les femmes. Le prêtre Zacharie, rempli de l’Esprit des prophètes à la naissance de son fils, proclama la louange du Dieu rédempteur et annonça la venue prochaine du Christ, Soleil levant.

Martyrologe romain
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