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Les Signes des Temps - Crises Financières et Sociales, Manifestations, Emeutes et Guerres Civiles

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Les Signes des Temps - Crises Financières et Sociales, Manifestations, Emeutes et Guerres Civiles

Message par Her le Dim 22 Mai - 15:57

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2011/05/lespagne-suit-elle-la-voie-des-pays-arabes-.html

20 mai 2011

L'Espagne suit-elle la voie des pays arabes ?

Depuis plusieurs jours, des centaines de milliers d’Espagnols sont dans la rue, dans plusieurs dizaines de villes. Les occupations à l’image de la place Tahrir n’en finissent plus. Les mouvements de protestation ont fait irruption dimanche 15 mai et ont pris une nouvelle ampleur à trois jours des élections municipales et régionales du 22 mai.

Le ministre de l'intérieur a interrompu sa campagne pour suivre le déroulement des rassemblements, qui ont été déclarés contraires à la loi par la commission électorale. Un véritable village autogéré est apparu au cœur de Madrid. La place historique de la Puerta del Sol compte maintenant sur ses propres cantines gratuites, son stand d'information juridique, son infirmerie… Et même depuis peu sur une garderie où l'on réclame des dons de jouets.

Les participants viennent clamer leur "indignation" contre un système démocratique qu'ils voudraient plus transparent et participatif. Des assemblées ouvertes à tous travaillent ces jours-ci à l'élaboration de propositions plus concrètes. Les campeurs réclament une refonte de la loi électorale espagnole, qui favorise le bipartisme entre socialistes du PSOE et conservateurs du Parti populaire.

Posté le 20 mai 2011 à 21h22 par Michel Janva


Dernière édition par Hercule le Lun 20 Juin - 17:55, édité 2 fois
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Re: Les Signes des Temps - Crises Financières et Sociales, Manifestations, Emeutes et Guerres Civiles

Message par Her le Jeu 16 Juin - 12:14

http://www.tsr.ch/info/monde/3209781-grece-violences-lors-de-manifestations.html

Monde
Les manifestations en Grèce virent à l'affrontement
15.06.2011 11:49 - mise à jour: 16.06.2011 11:58

Les manifestants ont affronté la police devant le Parlement grec. [AP Photo/Thanassis Stavrakis - Keystone]
Des dizaines de milliers de Grecs ont manifesté mercredi contre un nouveau plan d'austérité, donnant lieu à de véritables batailles rangées contre les forces de l'ordre. Le Premier ministre George Papandreou a finalement annoncé en soirée qu'il procéderait jeudi au remaniement de son gouvernement.
Au soir d'une journée de mobilisation tendue dans les rues d'Athènes contre la nouvelle cure de rigueur, le Premier ministre George Papandreou a annoncé mercredi qu'il allait remanier son gouvernement et qu'il demanderait ensuite un vote de confiance au parlement.

S'exprimant dans une brève déclaration télévisée, il a pris acte du refus de l'opposition conservatrice de parvenir à un accord pour former un gouvernement d'union nationale. Sous pression des créanciers du pays, George Papandreou tentait aussi de parvenir à un accord avec l'opposition afin de faire passer un projet de loi budgétaire pluri-annuel.

Fermeture à droite

George Papandréou a négocié en vain avec l'opposition. [Keystone]
"J'ai fait des efforts constants de coopération" en direction du principal parti d'opposition, Nouvelle démocratie (droite), qui "a considéré l'ensemble de cet effort en termes de communication", a-t-il déploré. "Je continuerai sur la même route, la route de mon devoir avec le groupe parlementaire du Pasok (socialiste)", a-t-il encore dit.

Selon la télé publique Net, George Papandreou et son rival de droite, Antonis Samaras, ont mené dans la journée un intense marchandage autour d'une ouverture du gouvernement au delà des rangs socialistes.

Athènes est tenu de s'engager sur un nouveau plan d'austérité pour obtenir davantage d'aide financière de l'UE et du FMI et d'éviter de se mettre en défaut de remboursement de sa dette.

Pour les analystes, Papandreou devrait obtenir des députés l'adoption de ce nouveau plan de rigueur à base de hausse des prélèvements obligatoires, de baisse de la dépense publique et de privatisations. Mais le remaniement ministériel, préviennent-ils, ne calmera pas la colère de l'opinion publique.

Des dizaines de blessés
A Athènes, 20'000 personnes selon la police, le double selon les médias et observateurs, ont manifesté contre les mesures d'austérité contenues dans le projet de loi, comportant notamment des hausses d'impôts et des privatisations massives (lire ci-dessous).

Des incidents ont opposé la police et des groupes de jeunes sur la place Syntagma, devant le Parlement. Des salves de gaz lacrymogène ont éparpillé la foule sans la faire partir. Au total une trentaine de personnes ont été blessées.

Les manifestants ont utilisé des engins incendiaires et la police a répliqué avec du gaz lacrymogène. [Keystone]
La manifestation avait lieu en marge d'une grève générale qui a ralenti le fonctionnement des administrations, transports et commerces. Les protestataires ne sont pas parvenus à réaliser leur objectif qui était de former une chaîne humaine pour encercler symboliquement le Parlement, où le plan budgétaire devait être débattu, pour un vote attendu fin juin.

La situation s'est tendue près d'une entrée du Parlement quand des manifestants ont essayé de renverser les barrières et jeté des bouteilles en plastique en direction des policiers anti-émeute, qui ont riposté. Les milliers d'autres manifestants rassemblés place Syntagma étaient d'humeur calme.

_____________________________________________

Un nouveau plan à 28 milliards
Après une première vague d'austérité en 2010 et sous la pression croisée des marchés, qui lui interdisent l'accès au refinancement, et de ses créanciers (UE et FMI) qui demandent des efforts d'austérité en échange de leur secours financier, le gouvernement socialiste de Georges Papandréou a décidé de poursuivre la rigueur.

Il a présenté au Parlement un projet de budget pour 2012-2015 qui devrait entraîner des économies nouvelles de 28,4 milliards d'euros d'ici à 2015 et prévoit des privatisations massives.

Selon le gouvernement, le vote par le Parlement du plan budgétaire est la condition pour le versement de la cinquième tranche du prêt de 110 milliards d'euros accordé en 2010 par l'UE et le FMI, dont 53 milliards au total ont été versés à ce jour au pays.

Pour respecter ses engagements, le camp socialiste du Premier ministre Georges Papandréou a élaboré un programme de privatisation de 50 milliards d'euros sur quatre ans et est revenu sur sa promesse de ne pas créer de nouveaux impôts, suscitant de nouvelles protestations dans les rangs d'employés d'entreprises privées assurant un service public et d'autres groupes concernés.

agences/sbo
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Re: Les Signes des Temps - Crises Financières et Sociales, Manifestations, Emeutes et Guerres Civiles

Message par Her le Jeu 16 Juin - 12:29

http://realinfos.wordpress.com/2011/06/09/espagne-incidents-a-valence-lors-dune-manifestation-des-indignes/

Espagne: incidents à Valence lors d’une manifestation des indignés!
Posted 9 juin 2011 by realinfos in BILLET D'HUMEUR. Laisser un commentaire

VALENCE (Espagne) – Des incidents ont éclaté jeudi à Valence, dans l’est de l’Espagne, faisant au moins douze blessés, lorsque la police a dispersé un rassemblement du mouvement des indignés devant le parlement régional, ont annoncé la préfecture et les services d’urgence.
Depuis la nuit précédente, des centaines de manifestants s’étaient rassemblés devant le parlement, qui désignait jeudi son président après les élections régionales du 22 mai, dénonçant la corruption de la classe politique.

Les corrompus hors des institutions, proclamait une banderole brandie par les manifestants tenus à l’écart du bâtiment par des cordons de policiers.

Jeudi matin, la police anti-émeutes est intervenue pour disperser les manifestants, affirmant avoir riposté à des provocations.
Des bouteilles pleines et même des ciseaux ont été lancés en direction des policiers, qui ont aussi reçu des coups, selon une porte-parole de la police.

Huit policiers ont été légèrement blessés et cinq personnes ont été interpellées, a indiqué une porte-parole de la préfecture de Valence.
Une porte-parole des services d’urgences médicales a fait état de quatre autres blessés, dont une femme de 55 ans hospitalisée pour des blessures à la tête et trois autres personnes soignées sur place pour des contusions.

Le président de la région autonome de Valence, Francisco Camps, réélu le 22 mai, est un proche allié du chef de l’opposition conservatrice et leader du Parti populaire (PP) Mariano Rajoy.

Il est sous le coup d’une inculpation dans une enquête pour corruption, l’affaire Gürtel, touchant au financement illégal de la droite à Valence.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, environ un millier de manifestants s’étaient également rassemblés devant le parlement espagnol à Madrid, tout près de la place de la Puerta del Sol, point de départ du mouvement de contestation, qui s’est étendu depuis la mi-mai à toute l’Espagne.

Les manifestants protestaient contre une nouvelle réforme touchant le marché du travail, mais surtout contre la classe politique accusée de ne pas représenter les citoyens frappés par un chômage record (21,29% des actifs).
Le mouvement des indignés, qui rassemble des jeunes mais aussi des citoyens de tous horizons, a prévu de lever dimanche le campement de la Puerta del Sol, mais prépare pour les jours et les semaines à venir d’autres manifestations dans toute l’Espagne.
(©AFP / 09 juin 2011 18h21)
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Re: Les Signes des Temps - Crises Financières et Sociales, Manifestations, Emeutes et Guerres Civiles

Message par Her le Lun 20 Juin - 17:58

http://www.sudouest.fr/2011/05/21/spanish-revolution-l-explosion-de-colere-des-jeunes-espagnols-405126-4803.php

"Spanish révolution" : l'explosion de colère des jeunes Espagnols
Au travers de l'Espagne, à Madrid principalement, les jeunes expriment leur ras-le-bol face à la crise économique et au chômage. "A notre âge, nos parents avaient du travail, une maison, des enfants. Quand aurons-nous cela ?"

Désormais "illégaux" mais déterminés à faire entendre leur ras-le-bol de la crise et du chômage, des centaines de jeunes restaient mobilisés samedi à Madrid (photo AFP)

"L'Espagne supporte, supporte, mais un jour arrive le moment où on dit assez. Et ce moment est arrivé. Ce n'est plus le temps de l'indignation, c'est celui de la réaction", témoigne Claudia Ayala, 32 ans. Malgré un diplôme de linguistique, la jeune femme est obligée de travailler à temps partiel dans un magasin de vêtements. Alors, le soir, elle rejoint avec des amis les manifestants de la Puerta del Sol à Madrid.

Vendredi, ils étaient près de 19.000 manifestants dans les rues de la capitale espagnole à crier leur lassitude du chômage et de la crise, , selon l'agence EFE A travers l'Espagne, ils étaient environ 60.000, selon les médias.


"A notre âge, nos parents avaient du travail, une maison, des enfants. Quand aurons-nous tout cela ?" s'inquiète Paula Mendez Sena, une jeune architecte de 24 ans, qui à l'image des milliers de jeunes qui occupent la Puerta del Sol à Madrid, s'interroge avec angoisse sur son avenir. Depuis qu'elle a obtenu son diplôme d'architecte il y a deux ans, elle n'a jamais trouvé d'emploi. Avec son compagnon Carlos Peral, 25 ans, sans emploi lui aussi après des études d'ingénieur, elle vient chaque jour rejoindre les manifestants qui campent à la Puerta del Sol.

Pour elle, impossible d'envisager un avenir dans ces conditions. La jeune femme vit chez ses parents, qui subviennent à ses besoins, dans une banlieue de Madrid. "Dès que je pense à cela, j'en envie de pleurer", confie Paula.

"Chez les jeunes, le chômage atteint presque 45%", explique une jeune étudiante espagnole. Outre le chômage, il y a aussi la précarité de l'emploi, contrats temporaires ou stages sous-payés, qui concerne les deux tiers des jeunes salariés.



Via les réseaux sociaux, la plate-forme citoyenne "Democracia real, Ya!" (Une vraie démocratie, maintenant!), qui regroupe une partie des manifestants le mouvement, cherche à s'étendre dans le monde : Buenos Aires, Milan, Bruxelles, Paris. Vendredi soir, place de la Bastille, environ 2 à 300 jeunes se sont rassemblés par solidarité avec les Espagnols. A Bordeaux, Alicia, 23 ans, jeune étudiante Erasmus en médecine originaire de Sant-Jacques-de-Compostelle, a organisé un rassemblement ce samedi à 17 heures place Saint-Projet via Facebook pour "informer les gens qui sont la rue, car beaucoup de Français nous demandent ce qui se passe. Les médias ici n'en parlent pas beaucoup".

"Au début, c'était la même chose en Espagne", raconte Alicia. "On était principalement informé via Twitter (notamment avec le mot-clé #spanishrevolution) et Facebook, car les médias étaient très silencieux sur le sujet. Beaucoup de journalistes pensaient que le mouvement n'allait pas durer". Depuis Bordeaux, la jeune femme suit les événements principalement via les réseaux sociaux.

"Ils sont le terreau du mouvement. L'environnement n'est pas explosif, mais il est inflammable", note Jose Feliz Tezanos, sociologue à l'université UNED de Madrid. Selon lui, les réseaux sociaux ont fourni aux jeunes mécontents un "lieu de rencontre" qui n'existait pas auparavant.

Le mouvement, s'inspire en partie, par les méthodes sinon le contenu, des révoltes dans le monde arabe. "De Tahrir à Madrid, au monde, world revolution", proclamait une grande banderole, en lettres noires, que préparait vendredi à la Puerta del Sol. "Les révolutions dans les pays arabes ont démontré que l'action collective peut cristalliser le changement", assure Pablo Padilla, étudiant en anthropologie de 22 ans, l'un des leaders de "Juventud sin futuro".

Depuis le début du mouvement, des citoyens de tous horizons ont rejoint la cause des jeunes. En dépit de la trêve électorale qui interdit les manifestations. des centaines de jeunes restaient mobilisés samedi dans le campement alternatif de la Puerta del Sol à Madrid. Dimanche, les Espagnols sont appelés aux urnes pour des élections municipales et régionales. Des élections que le parti socialiste, en chute dans les sondages, pourrait perdre lourdement.

"Forcément, il y a des partis qui veulent profiter de ce mouvement", explique Alicia. Mais on n'est pas crédules. Personne ne croit dans les belles paroles politiques désormais."

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Re: Les Signes des Temps - Crises Financières et Sociales, Manifestations, Emeutes et Guerres Civiles

Message par Her le Lun 20 Juin - 17:59

http://www.sudouest.fr/2011/05/24/au-portugal-aussi-la-generation-galere-fait-entendre-son-malaise-407491-4803.php

24 mai 2011 14h32 | Par Sudouest.fr
Au Portugal aussi, la "génération galère" fait entendre son malaise
De nombreux jeunes Espagnols, qui manifestent depuis une semaine sur la place Puerta del Sol à Madrid, disent avoir été influencés par la mobilisation des précaires portugais en mars dernier


Comme à Puerta del Sol en début de semaine dernière, de jeunes précaires ont monté un petit campement à Lisbonne. (photo AFP)
( AFP PATRICIA DE MELO MOREIRA)

En mars, sur une terrasse du vieux quartier lisboète d'Alfama, "au fil d'une conversation comme tant d'autres", ils avaient décidé d'appeler via Facebook à un "soulèvement spontané" qui a rassemblé le 12 mars plusieurs centaines de milliers de personnes à travers tout le pays.

Le mouvement orchestré par Jao, Alexandre et Paula, jeunes précaires Portugais, aurait influencé les jeunes Espagnols.

A 27 ans, Paula n'a jamais connu d'emploi stable. "Je bosse depuis l'âge de 18 ans, j'ai payé mes études, je suis partie en Angleterre et au Luxembourg pour travailler dans des centres d'appel, j'ai travaillé gratuitement rien que pour accumuler de l'expérience. Et aujourd'hui encore, quand je tombe malade, on me coupe mon salaire", dit-elle

"Au Portugal, la moitié de la population active est au chômage ou précaire", résume Joao Labrincha, chômeur de 28 ans, "extrêmement frustré" de dépendre encore à 28 ans de ses parents.

"Solidaires" avec le mouvement espagnol, les animateurs de la "génération galère" participent chaque soir, depuis vendredi, à une "assemblée populaire" qui réunit quelques dizaines de jeunes sur la place du Rossio, en plein coeur de Lisbonne.

Comme à Puerta del Sol en début de semaine dernière, un petit campement y a été monté autour d'une statue couvertes de pancartes et banderoles : "La révolution est là et elle a besoin de toi", "La vie, ce n'est pas que l'argent, nous voulons du changement"...

"On est en contact avec les manifestants espagnols pour voir comment on pourrait conjuguer nos efforts. Si nous luttons tous ensemble, nous serons plus forts et notre voix se fera davantage entendre", dit Paula.

Depuis les manifestations de mars, Joao, Paula et Alexandre, qui se sont rencontrés pendant leur licence en relations internationales à l'université de Coimbra (centre), ont créé le "Mouvement du 12 mars". Toujours "informel et sans hiérarchie", ce mouvement citoyen se veut "une plate-forme pour ceux qui veulent renforcer notre démocratie, un régime jeune et précaire qui n'a que 37 ans", explique Joao, cheveux rasés et barbe de trois jours.

Après avoir lancé une pétition en faveur d'une loi contre la précarité, ils ont interrogé les candidats aux législatives anticipées du 5 juin afin de publier la position des différents partis sur les sujets qui inquiètent la jeunesse. "Pour moi, le plus important c'est de créer une opinion publique informée et consciente, qui sache se battre pour ses droits", affirme Paula.

Tout en affichant leur "indépendance" politique, les trois jeunes se disent opposés au plan de sauvetage financier négocié ce mois-ci par le gouvernement socialiste démissionnaire avec l'UE et le FMI. "Il suffit de voir ce qui s'est passé en Grèce puis en Irlande pour savoir que les politiques d'austérité ne feront qu'aggraver la situation économique", affirme Alexandre Carvalho, 25 ans.

Et, s'inquiète ce chercheur boursier en sciences politiques, "si le plan échoue, à qui peut-on demander des comptes? Aux représentants de l'UE et du FMI qui n'ont pas été élus? Au gouvernement démissionnaire qui les a appelés?"

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Re: Les Signes des Temps - Crises Financières et Sociales, Manifestations, Emeutes et Guerres Civiles

Message par Her le Lun 20 Juin - 18:00

http://www.sudouest.fr/2011/05/24/la-vague-populaire-a-balaye-le-parti-socialiste-de-zapatero-407099-1147.php

24 mai 2011 06h00 | Par Anne-Marie Bordes
La vague « populaire » a balayé le Parti socialiste de Zapatero
Les « Indignés » n'ont pas lâché prise. Qui peut prédire si le 15-M sera plus qu'un feu de paille ?.

Le mouvement du 15-M reste mobilisé sur des dizaines de places espagnoles. Les principaux lieux de rassemblement restent la Puerta del Sol à Madrid (photo) et la Plaza Catalunya à Barcelone. MAXPPP

Le PSOE n'a pas fini de panser ses plaies après l'affront qu'il a subi dimanche. 2 millions de voix séparent les socialistes des populaires au terme des élections municipales - doublées d'élections régionales dans 13 communautés autonomes. La mort politique de José Luis Zapatero, qui avait annoncé en avril son intention de ne pas briguer un troisième mandat en mars 2012, semble définitivement scellée. Dimanche soir, le leader socialiste a cependant rejeté l'éventualité d'élections générales anticipées, comme le PP l'exige avec une vigueur renouvelée. En effet, selon son leader Mariano Rajoy, « l'Espagne ne peut pas se permettre de perdre un an de plus… »

La carte politique de l'Espagne a changé de couleur. La voilà passée du rose PSOE au bleu PP. La droite gouvernera en Cantabrie, en Aragon, aux Baléares, à Madrid, Castille-La Manche, Valence, Castille-León, Rioja, Murcie… Seules de rares capitales de province ont résisté au raz-de-marée. Le PSOE perd Barcelone, deuxième ville du pays, au profit des nationalistes catalans modérés, et aussi, contrairement à toutes les prévisions, Saint-Sébastien, que lui ravit la gauche indépendantiste radicale basque, représentée par une coalition électorale constituée pour la circonstance.

Le poids des « Indignés »
Les manifestations venues rythmer la dernière semaine de campagne ont-elles pesé sur le scrutin ? La question se pose évidemment, alors que le mouvement du 15-M a décidé de rester mobilisé une semaine encore sur des dizaines et dizaines de places, dont les plus courues restent la Puerta del Sol madrilène et la plaza de Catalunya à Barcelone.

Les « Indignados » n'ayant appelé ni à l'abstention ni au vote nul ou blanc sont en revanche soupçonnés d'avoir pesé en négatif sur le vote socialiste. Ce qui leur paraît « injuste », expliquait hier le journal d'information « El Confidencial », diffusé sur le Web. L'opposition du 15-M au bipartisme PP-PSOE semble avoir par contre bénéficié aux communistes-Verts d'Izquierda Unida. Ils ont engrangé un gain de voix, mais n'ont pas été capables de conserver Cordoba, unique capitale de province qu'ils couvaient dans leur giron depuis des lustres.

Le Grand Soir ?
La Spanish Revolution décrite sur les réseaux en est-elle réellement une ? Se limitera-t-elle à un feu de paille ? Est-elle au contraire un mouvement inspiré par les révolutions arabes pacifiques, fait pour durer, avec la ferme détermination de changer la face de la démocratie espagnole ? Mettre un terme au bipartisme et à la corruption, assurer un emploi aux laissés-pour-compte…

« Passé dimanche place de Catalunya à Barcelone, j'y ai vu plutôt une sorte de happening et sit-in festif qu'un mouvement social revendicatif structuré. À mon sens, ce n'est ni le Grand Soir ni Mai 68 », indiquait hier ce jeune sociologue français établi dans la capitale catalane.

« Où sont les véritables indignés ? Où sont les intellectuels ? Je ne les vois pas ! » lançait de son côté ce professeur de philosophie venu en curieux sur la place du kiosque de Saint- Sébastien. Il ne cachait pas son impatience de voir le 15-M s'organiser et occuper le terrain politique. Faute de quoi « il n'aura été qu'une fleur de printemps ».

À ce jour, les observateurs, déconcertés, restent partagés sur le fond. Rares sont ceux qui se risquent à un pronostic définitif. Ils sont en revanche d'accord pour dire que les « Indignés » ont mis l'accent sur l'un des maux essentiels de la démocratie espagnole. Soit la distance grandissante entre la classe politique et la population que les partis sont censés protéger.

L'appel du roi
« Indignez-vous ! », le fameux essai de Stephane Hessel, a d'ailleurs fait des émules en Espagne, sous la forme d'un ouvrage collectif intitulé « Réagissez ! », auquel ont entre autres participé l'économiste catalan José Luis Sampedro, le magistrat Baltasar Garzon et l'ex-directeur de l'Unesco Federico Mayor Zaragoza. Ils y livrent les « 10 raisons pour lesquelles il faut agir face à la crise économique, politique et sociale ». Hier, pour la première fois depuis le début des manifestations, le roi est sorti de son silence. Il a appelé les Espagnols à unir leurs efforts afin de « donner un soutien urgent à l'emploi des jeunes ».

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Re: Les Signes des Temps - Crises Financières et Sociales, Manifestations, Emeutes et Guerres Civiles

Message par Her le Lun 20 Juin - 18:01

http://www.sudouest.fr/2011/06/19/espagne-des-milliers-d-indignes-manifestent-a-madrid-429938-4803.php

20 juin 2011 07h35 | Par Sudouest.fr
Espagne : des milliers "d'indignés" manifestent à Madrid
Les Indignés reprennent de la voix en Espagne. Plusieurs milliers de manifestants ont commencé dimanche à converger vers le centre de Madrid pour un rassemblement devant le parlement

En mai, une marée humaine avait envahi la place Puerta del Sol à Madrid (photo d'archives)

Après le démantèlement dimanche dernier de leur campement place de la Puerta del Sol, un nouveau rassemblement des Indignés se dessine ce dimanche à Madrid. Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés dans la matinée en six colonnes venues de tous les quartiers de la périphérie de Madrid, pour converger vers 14h00 (12h00 GMT) près du parlement, dans le centre de la capitale espagnole.

Un mouvement en guise de protestation contre le chômage, les conséquences de la crise économique et les mesures d'austérité". Les banques et les gouvernements qui ont provoqué cette situation doivent savoir que nous ne sommes pas d'accord avec les mesures et les coupes budgétaires, que nous avons l'intention de nous faire entendre, et que nous le ferons", assure la plate-forme des "indignés" appelant à manifester à travers toute l'Espagne.

D'autres manifestations sont convoquées dans la journée, notamment à Barcelone et Valence, où les "indignés" ont manifesté ces derniers jours contre l'austérité budgétaire et la "corruption" des hommes politiques.

Après des incidents mercredi à Barcelone entre policiers et manifestants, les "indignés" ont donné des consignes de calme tandis qu'un important dispositif policier était déployé à Madrid.

Depuis le 15 mai, ce mouvement rassemble rassemble des jeunes, mais aussi des citoyens de tous horizons, qui protestent contre le chômage (21,29% de la population active), la précarité sociale, les hommes politiques accusés de ne pas les représenter et les dérives du capitalisme. Les "indignés", qui profitent d'un large soutien populaire, veulent maintenant consolider leur mouvement en organisant des assemblées dans les quartiers et d'autres manifestations ponctuelles dans les semaines à venir.

En France, le mouvement a été un peu suivi, notamment à Bayonne.
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Re: Les Signes des Temps - Crises Financières et Sociales, Manifestations, Emeutes et Guerres Civiles

Message par Her le Lun 4 Juil - 12:19

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-La-manifestation-contre-le-TGV-Lyon-Turin-degenere-200-blesses_39382-1860023_actu.Htm

Italie
La manifestation contre le TGV Lyon-Turin dégénère: 200 blessés
Faits diverslundi 04 juillet 2011

6000 personnes ont manifesté dans le Val de suse contre le projet de ligne TGV entre Lyon et Turin.
AFP

Au moins 188 policiers et carabiniers et une quinzaine de manifestants ont été blessés lors de l'assaut lancé dimanche sur un chantier du tunnel de la ligne à grande vitesse Lyon-Turin dans le Val de Suse (nord de l'Italie), a annoncé la police italienne.

Des échauffourées, très dures, se sont déroulées pendant deux heures, avant que les manifestants les plus déterminés ne se dispersent.

Cocktails Molotov, pierres, bouteilles remplies d'ammoniaque ont été lancés sur les forces de l'ordre qui répliquaient avec des grenades lacrymogènes, parfois tirées à hauteur d'homme.

Au moins cinq manifestants ont été arrêtés. La police a dénoncé la présence de quelque 800 militants radicaux italiens d'extrême gauche et 300 venus de France, d'Espagne, d'Autriche et d'Allemagne.

Elle a condamné la présence de «black blocks», manifestants violents masqués parmi eux.

Forte opposition dans le Val de Suse

La France et l'Italie ont signé en 2001 un accord pour la construction de la ligne de TGV Lyon-Turin, jugée stratégique pour le réseau européen. Elle raccourcira le trajet entre Paris et Milan à 4 heures contre 7 actuellement, mais elle suscite une forte opposition dans le Val de Suse.

Le chantier de Chiomonte, dans la zone dite de la Maddalena, pour creuser une descenderie, a commencé début juillet.

Le président de la République, Giorgio Napolitano, dans un communiqué, a appelé à isoler «les professionnels de la violence».

«On ne peut tolérer que sur des manifestations légitimes de désaccord (...), se greffent de l'extérieur des brigades militarisées pour mener des actions d'une agressivité inédite contre des forces de police dépêchées pour faire respecter la loi», ajoute-t-il.

Déjà lundi dernier, des échauffourées avaient opposé policiers et manifestants No Tav (non à la grande vitesse) dans cette vallée, mais pas à ce degré.

Dimanche matin, un flot impressionnant de personnes avaient rejoint le site à pied. Les organisateurs parlent de dizaines de milliers, la police évoque 6000 participants.

En début d'après-midi, plusieurs centaines de manifestants confluaient vers le site pour le prendre d'assaut, notamment par l'arrière situé en amont.

Certains ont ouvert une brèche dans une première clôture, mais n'ont pu atteindre celle du chantier proprement dit, protégée par des policiers anti-émeute. Arrivés en aval du site, la grande majorité des No Tav, accompagnés de 23 maires, sont restés très pacifiques, même si des échauffourées se produisaient aussi dans cette zone.

Le leader des No Tav, Alberto Perino, a revendiqué la victoire de son mouvement: «Nous voulions prendre d'assaut le chantier, nous l'avons fait. Nous avons vaincu».
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Re: Les Signes des Temps - Crises Financières et Sociales, Manifestations, Emeutes et Guerres Civiles

Message par Her le Jeu 11 Aoû - 8:45

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/A-Londres-le-quartier-d-Hackney-se-remet-des-emeutes-_EG_-2011-08-10-698047

A Londres, le quartier d’Hackney se remet des émeutes
Après les émeutes, le quartier de Hackney, dans le nord de Londres, fait ses comptes.

(AP Photo/Peter Byrne/PA)
Police et employés municipaux nettoient depuis plusieurs jours les rues des quartiers dévastés par les émeutes, comme à Liverpool, le 10 août.
Les habitants évoquent un quartier socialement bouleversé par les installations liées aux Jeux olympiques.

Avec cet article
Première nuit calme au Royaume-Uni après cinq jours d'émeutes
David Cameron doit répondre à un défi sécuritaire et politique
En 2005, les banlieues françaises s’embrasaient
Comment la police est-elle formée pour réagir aux émeutes ?
« Les rues du quartier n’ont jamais été aussi propres ! » Carol Quayle promène sa curiosité dans Hackney, l’arrondissement du nord de Londres où elle habite depuis treize ans. À minuit passé, elle fait l’état des lieux, compte les poubelles, inspecte les vitrines, et gratifie celles qui ont résisté d’un énergique : « Celle-là au moins, ils ne l’auront pas ! »

À quelques mètres de là, paraît-il, une voiture flambait lundi soir. Mais Carol ne l’a su que par la télévision. Ce soir-là, elle est restée chez elle, sagement. Aspirée comme des milliers de compatriotes par les images d’une rare violence que lui renvoyait le petit écran britannique.

On y voyait des groupes de jeunes, souvent cagoulés, armés de bâtons, de barres de fer et de projectiles, s’attaquer en plein jour aux devantures des magasins. Sans distinction aucune, l’opticien a été pillé comme la supérette du coin.

Les policiers n’ont rien pu y faire : « Ils étaient disséminés en petits groupes de deux. Pas assez pour faire face, raconte Christopher, le mari de Carol. Ils étaient attaqués à coups de pierres, se protégeaient comme ils pouvaient. Dès qu’ils ont fait un pas en arrière, un essaim de jeunes a fondu sur eux. Les policiers ont craqué ; ils se sont retirés. »

« DRÔLE D’AMBIANCE »
Et puis, la tension est retombée aussi vite qu’elle était montée. Mardi 9 août au soir, les taxis rechignent encore à pousser jusqu’à Hackney, mais l’heure est déjà au bilan. Les rues brilleraient presque, tant elles ont été briquées par les agents municipaux. Des magasins sont pourtant restés tels quels, éventrés, depuis le passage de la tornade : « Ils attendent le constat de la compagnie d’assurance », devine Carol.

Devant leur vitrine, de petits commerçants, circonspects, semblent monter la garde. Les traditionnels Bobbies, les policiers de Londres tout de jaune vêtus, patrouillent aujourd’hui en nombre, même s’il n’y a plus rien à surveiller. Dans ce silence que l’on dit assourdissant, personne ne sait trop à quoi s’attendre. « Drôle d’ambiance », résume Aurélie Ferté, une habitante du quartier.

Selon Christopher, les vandales sont principalement des opportunistes, des jeunes plus ou moins ratés qui ont trouvé là « une excellente occasion de voler tout et surtout n’importe quoi sans se faire prendre ». Personne ne sait s’il s’agit de gamins du quartier.

Mais pour Breon De Soyza, un autre habitant de Hackney, ce serait « trop simple de s’arrêter là. Qu’on soit d’accord ou non avec la façon dont ces jeunes agissent, il doit tout de même y avoir un sacré problème pour qu’on en arrive là. »

« CRISE DES VALEURS MORALES »
Car Hackney, Enfield ou Croydon, théâtres dimanche et lundi 8 août de graves violences dans la capitale britannique, ne ressemblent en rien aux ghettos américains ou aux banlieues françaises. Ce qui frappe d’abord, c’est justement que ces quartiers ressemblent à tous les autres : une succession de maisons dotées de petits jardins bien taillés. Dans Hackney, il y a bien quelques tours, « mais tout le monde s’y entend bien, argue Carol. Pour le stéréotype, vous pouvez repasser ! »

Dans ces quartiers dits « mixtes », tout le monde cohabitait, soudé par ce multiculturalisme si cher à la Grande-Bretagne. Carol, elle-même noire africaine, l’assure : « Londres n’est pas une ville raciste. » Mais la crise est passée par là. L’envolée du chômage a balayé les jeunes les moins diplômés. « Et la crise des valeurs morales a fait le reste, assure Shashi Saorambail, un informaticien du quartier. Les jeunes d’aujourd’hui ne croient plus en rien, ne font plus confiance à personne. »

L’hyperatomisation de la société, conjuguée à l’accroissement des inégalités depuis les années Thatcher (1979-1990), a conduit à la destruction de toute forme de lien social. « En France, vous connaissez votre boulanger, vous connaissez votre boucher. Ici, qui connaît Monsieur “Marks and Spencer” ? » ironise Christopher Quayle.

« A TOTTENHAM, IL N’Y A RIEN »
Mais Hackney semble bien s’en tirer, à côté d’un quartier comme celui de Tottenham, dans le nord de Londres, d’où sont parties les émeutes samedi dernier, à la suite de la mort d’un homme de 29 ans, tué par la police lors d’une fusillade dont les circonstances restent encore à déterminer. « Là-bas, il n’y a pas de parcs, pas de bureau de poste, rien. Tout ce qui est du domaine public a déserté », explique Aurélie Ferté.

« Ici à Hackney, nous avons les Jeux olympiques ! » lance Carol. Des Jeux dont la préparation est suivie de près par tous les Britanniques qui, rivés à leurs télévisions, découvraient lundi soir un paysage en flammes à quelques centaines de mètres de leur nouveau stade fétiche. À un an de la compétition, Londres se serait bien passée de cette publicité.

D’autant qu’elle remet en cause la capacité d’un État à assurer la sécurité des visiteurs du monde entier. « Comment montrer au monde que nous pouvons gérer un événement d’une telle ampleur ? Le fait est que nous nous en sommes montrés incapables », s’attriste Christopher, sans incriminer particulièrement la lenteur et la désorganisation des services de police. Sa femme, Carol, se dit « désolée pour eux » : « Ils auraient pu se faire tuer par ces gamins stupides ! »

Depuis un an, l’organisation des Jeux olympiques a bouleversé le quartier : des artistes se sont installés, des jeunes ont acheté des maisons, des cafés ont ouvert, et un métro dessert l’arrondissement. Pour tous ses habitants, la revalorisation du quartier a été extrêmement rapide, voire violente pour certains, en ce sens qu’elle a exacerbé les inégalités et le ressentiment. « Ce serait d’ailleurs intéressant si tous les quartiers marqués par ces émeutes avaient connu une évolution similaire », note Christopher.

Le quinquagénaire, designer de profession, a été profondément marqué par l’intervention de Shaun Bailey, un travailleur social de Londres, sur la BBC. « Il disait en substance : “Nous avons mis à des années à comprendre que tous, nous avions les mêmes droits. Nous devons désormais apprendre que nous avons tous les mêmes responsabilités.” J’ai eu le sentiment, en entendant ça, que tout était dit. »

MARION QUILLARD

10/8/11 - 18 H 14 MIS À JOUR LE 10/8/11 - 18 H 14
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Message par Her le Jeu 11 Aoû - 8:46

http://benoit-et-moi.fr/ete2011/0455009f1b06c3101/0455009f3d067fc02.html

LES APPRENTIS SORCIERS DU MULTICULTURALISME

Une réflexion de Massimo Introvigne, à propos des émeutes de Londres. (10/8/2011)

Texte en italien ici: http://www.labussolaquotidiana.it/...
Ma traduction.

Londres, fin du multiculturalisme

Massimo Introvigne
10/08/2011
------------

La révolte des jeunes immigrés et anglais enfants d'immigrés, chômeurs - en grande partie d'Afrique et des Caraïbes - qui a éclaté dans le quartier londonien de Tottenham, après le meurtre dans une fusillade, du chauffeur de taxi et, selon la police, trafiquant de drogue Mark Duggan (1981-2011), risque désormais de s'étendre à toute la Grande-Bretagne.
Bien que certains militants qui tentent de la diriger soient affiliés à des mouvements islamiques, la révolte n'a pas de caractère religieux. Elle n'est pas non plus née, comme de nombreux journaux le disent, des Blackberry qui - chassés par la concurrence de l'iPhone - sont devenus à Londres le téléphone des pauvres et des immigrés, et ont servi à appeler les rebelles à coups de SMS, contournant la police qui regardait du côté de Twitter et Facebook . Le Blackberry est clairement l'instrument, et non la cause d'un phénomène qui est né - et en ce sens est similaire à celui des émeutes causées en Tunisie et en Egypte lors du «printemps arabe» - de la crise économique et la hausse du coût de la vie. Une fois encore, nous voyons des émeutes rappelant celles de la « vie chère » du XVIIIe siècle en France, qui, habilement dirigées et exploitées par les politiciens - mais ils ne les avaient ni suscitées, ni organiséées - préparèrent la Révolution française de 1789.
Toutefois, si la crise économique a produit et produit en Grande-Bretagne des phénomènes aussi graves, une cause doit être recherchée dans l'échec - désormais admis, même par une partie de la classe politique britannique - du modèle multiculturaliste, dont jusqu'à il y a quelques années Londres était fière, et même nous proposait comme une solution à tous les problèmes de l'immigration.

Le mot «multiculturalisme», en fait, est né au Canada en 1960 comme évolution du «biculturalisme», un terme créé au dix-neuvième siècle pour souligner la possibilité offerte à la communauté de langue française de maintenir sa langue et sa ses traditions. Malgré le séparatisme toujours vivant au Québec, l'expérience a réussi parce qu'aux Canadiens divisés sur la langue a été offert ce que le sociologue anglais Tariq Modood appelle «une histoire commune», un ensemble de symboles et de références à la patrie canadienne cimenté par la commune implication dans les guerres mondiales. Le succès du biculturalisme au Canada a permis au XXe siècle sa transformation en «multiculturalisme», accueillant d'abord trois grandes communautés - chinoise, italienne et jamaïcaine - qui ont maintenu, bien plus que les Etats-Unis, leur langue et leur culture.

En Grande-Bretagne, le multiculturalisme est devenu le mot d'ordre de la gauche et des "professionnels de l'anti-racisme " après 1968, et a signifié subventions et large autonomie pour les divers groupes ethniques du Nigeria, des Caraïbes, indiens, pakistanais. Mais la méfiance de cette gauche pour les patriotisme a empêché de transmettre aux immigrants un «récit commun» comme au Canada.
Le premier problème est né quand une revendication d'autonomie a été avancée par les musulmans qui, contrairement aux Italiens, aux Chinois et même aux Pakistanais, ne sont pas une groupe ethnique mais religieux, dont les demande vont bien au-delà de la préservation d'une langue, d'une musique, ou d'une cuisine et investissent la sphère fondamentale des relations de la famille et des droits humains.
Ce malentendu qui confond ethnicité et religion, a pour ainsi dire, abâtardi le multiculturalisme , le transformant, de respect des différentes traditions culturelles qui peuvent coexister - à l'intérieur, justement, d'une «histoire commune» - en concessions périlleuses aux demandes d'abord des musulmans et puis aussi à d'autres, leur permettant de s'organiser séparément en ce qui concerne le droit de la famille, des pratiques comme l'utilisation de certaines drogues «ethniques» et la gestion des districts où ils sont majoritaires.
En période de prospérité économique, un certain ordre public était au moins maintenu, non sans révoltes occasionnelles. En temps de crise économique grave et de chômage majoritaire parmi les jeunes, les quartiers, «ingérables» par la police explosent et la prétendue gestion responsable et séparée des communautés ethniques s'avère peu fiable.

Le multiculturalisme britannique, a donc échoué .
L'alternative, cependant, n'est pas l'uniculturalisme français, qui remplace le modèle multiculturel par une laïcité qui combat toute identité religieuse et culturelle autre que l'idéologie officielle de l'Etat laïque et des Lumières. Comme le Pape Benoît XVI le rappelle, la véritable alternative est le difficile équilibre entre une affirmation forte de l'identité et de l'histoire de la majorité - qui en Europe est chrétienne - et une liberté religieuse et culturelle offerte aux minorités, qui rejette sans ambiguïté toute violence et accepte les valeurs fondamentales de la société qu'elles rejoignent. C'est cela la véritable porte d'entrée à une «histoire commune».

En Italie, la situation est potentiellement non moins explosive qu'en Angleterre. A Turin, par exemple, vingt cinq pour cent des jeunes entre quinze et vingt ans a des parents non italiens , et le problème du chômage n'est pas moins grave qu'à Londres. Ce qui nous a épargné jusqu'à présent de révoltes dans le style de Tottenham - où le multiculturalisme est mort - et des banlieues parisiennes, - où l'niculturalisme est mort - est une «troisième voie» italienne qui a essayé d'éviter les quartiers et ghettos mono-ethniques, et sans excés à la manière française, a tenté de proposer aux familles individuelles d'immigrants une offre d'intégration, plutôt que de déléguer de façon ambiguë une "gestion séparée" à chacune des communautés. Mais notre histoire, elle non plus, n'est pas qu'une histoire de réussite, et la tentation de parcourir des routes erronées - par exemple, il y a encore dans notre Parlement des chantres du multiculturalisme - est toujours au coin de la rue.
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Message par Her le Jeu 11 Aoû - 8:54

http://www.ladepeche.fr/article/2011/08/11/1144769-grande-bretagne-reprise-en-main-musclee.htm

PUBLIÉ LE 11/08/2011 07:36 | LA DÉPÊCHE DU MIDI
Grande-Bretagne. Reprise en main musclée

Le Premier ministre David Cameron passe à l'offensive et annonce l'utilisation de canons à eau contre les émeutiers./Photo AFP
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Il fallait une riposte et la riposte est en cours », a affirmé, hier, le Premier ministre britannique, David Cameron, rentré précipitamment de vacances qu'il passait en Italie. Au lendemain d'une quatrième nuit d'émeutes à travers tout le pays, depuis le perron du 10 Downing Street, à l'issue d'une réunion d'urgence avec tout son gouvernement, il a annoncé la mise à la disposition de la police de canons à eau pour la première fois en Angleterre. Ceux-ci étaient jusque-là réservés aux troubles en Irlande du Nord, province britannique théâtre de fréquentes violences politico-religieuses. « Ils seront disponibles en cas de besoin sous 24 heures. La police est déjà autorisée à utiliser des balles en plastique », a-t-il précisé avant d'assurer qu'elle disposerait de « toutes les ressources dont elle a besoin » et serait autorisée à recourir à « toute tactique qu'elle juge nécessaire ».

« Il est évident que certaines choses vont très mal dans notre société », a concédé le Premier ministre, avant de saluer « l'approche plus énergique » de Scotland Yard qui a permis d'éviter à Londres une quatrième nuit de troubles. Avec 16 000 membres des forces de sécurité à l'œuvre dans les rues de Londres, le nombre de policiers déployés dans la capitale britannique dans la nuit de mardi à mercredi a en effet quasiment triplé.

Mais, si Londres a connu une accalmie, des émeutes ont éclaté mardi soir pour la première fois à Manchester, dans le nord-ouest de l'Angleterre, et ont repris au centre de à Birmingham deuxième ville du pays. David Cameron a jugé ces violences « inacceptables », affirmant que son gouvernement « n'accepterait) pas ça dans (son) pays. Nous ne laisserons pas une culture de la peur s'instaurer dans nos rues », a-t-il promis.

770 PERSONNES INTERPELLÉES
Le Premier ministre conservateur, rentré précipitamment de vacances dans la nuit de lundi à mardi en raison de ces émeutes, a ajouté que la police était en train d'interpeller des suspects identifiés sur les nombreuses caméras installées dans les rues. Il a qualifié de « bidon les inquiétudes concernant les droits de l'homme » au sujet de la publication par la police de photos de personnes soupçonnées d'être des pilleurs. Il a souhaité que les personnes reconnues coupables d'implication dans les émeutes soient condamnées à des peines de prison.

La Grande-Bretagne est secouée depuis samedi par des violences déclenchées par la mort, jeudi à Londres, d'un jeune homme tué par la police. Au cours des quatre nuits d'émeutes la police britannique a interpellé 770 personnes. Aucun nouvel incident n'avait été signalé hier à la tombée de la nuit dans le pays alors que les violences ont déjà fait au moins un mort et un blessé grave.

A Birmingham, trois personnes d'une même famille, qui tentaient de protéger leur quartier des pilleurs, ont été écrasées dans la nuit de mardi à mercredi par une voiture dans des circonstances encore confuses. La police a ouvert une enquête pour meurtre, sans préciser si ces décès étaient directement liés aux émeutes.

Les Londoniens se réapproprient la rue
Les Londoniens qui n'ont pas participé aux émeutes essaient de se réapproprier leur ville. 70 000 d'entre eux ont proposé leur aide pour nettoyer les dégâts dans les rues. Les achats de battes de cricket ont explosé ces derniers jours. Rien à voir avec le match entre l'Angleterre et l'Inde qui se déroule en ce moment à Birmingham. Nombre de citoyens achètent désormais de quoi riposter aux casseurs. Des comités d'autodéfense, commencent à se développer. Si la plupart sont le fait d'honnêtes citoyens inquiets, certains groupes en profitent comme toujours pour pousser leurs propres revendications. A Eltham, par exemple, un groupe parcourait hier les rues en recherchant des pillards tout en chantant des slogans de l'English Defence League. Un moyen pour ce groupuscule d'extrême droite de se faire entendre et recruter.
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Re: Les Signes des Temps - Crises Financières et Sociales, Manifestations, Emeutes et Guerres Civiles

Message par Her le Sam 13 Aoû - 12:01

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2011/08/angleterre-émeute-à-manchester.html

10 août 2011

Angleterre : émeute à Manchester

La police britannique a interpellé 770 personnes au cours des quatre nuits d'émeutes qui ont touché d'abord Londres, puis plusieurs grandes villes d'Angleterre. Des centaines d'habitants de Londres se sont organisés pendant la nuit de mardi à mercredi en groupes d'autodéfense dans les rues de la capitale du Royaume-Uni. Ils ont organisé des patrouilles à moto et surveillaient la gare locale pour guetter l'arrivée d'éventuels fauteurs de troubles. A Enfield, arrondissement du nord de Londres lourdement touché par des troubles les nuits précédentes, quelque 200 habitants arpentaient le quartier pour surveiller les rues.

Les émeutes ont repris mardi en fin d'après-midi dans la grande banlieue de Birmingham. 200 personnes derrière des barricades ont lancé des projectiles sur les forces de l'ordre, brûlé véhicules et magasins.

Des violences ont éclaté à Manchester - troisième ville du pays. Des centaines de voyous encagoulés ont affronté et lancé des projectiles sur les policiers antiémeutes, brisant des vitrines, pillant, mettant le feu à des magasins et des voitures. Un magasin de vêtements Miss Selfridge (équivalent de Pimkie) a notamment été incendié. Un cameraman de la BBC aurait également été attaqué.

À Liverpool, 200 voyous ont bombardé la police de projectiles et causé des dégâts. À Nottingham, un commissariat a été incendié à coups de cocktails molotov.

Posté le 10 août 2011 à 10h14 par Michel Janva
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Re: Les Signes des Temps - Crises Financières et Sociales, Manifestations, Emeutes et Guerres Civiles

Message par Her le Sam 13 Aoû - 12:07

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2011/08/a-lorigine-des-émeutes-de-londres-la-mort-dun-criminel-de-la-maffia.html

10 août 2011

A l'origine des émeutes de Londres, la mort d'un criminel de la maffia

Lu dans Minute :

"Mark Duggan, le voyou tué par un policier à l’issue d’une course-poursuite, n’était pas une simple petite frappe, dans le genre «pauvre immigré réduit à vendre un peu de drogue pour nourrir sa famille». D’après la brigade Trident, chargée du crime dans la communauté noire, il faisait partie des Tottenham Man Dem, un puissant groupe criminel londonien, lié à un méga-gang jamaïcain de Kingston. Ces «méga-gangs» constituent l’une des formes criminelles les plus meurtrières du monde, avec en moyenne, 1 500 assassinats par an sur une île comptant moins de 2,8 millions d’habitants ! Nés dans les années 1980, forts de plusieurs milliers d’hommes de mains, ces groupes crypto-mafieux, dont les soldats s’appellent «Yardies», sont spécialisés, outre la célèbre «ganja» jamaïcaine, dans le proxénétisme, le trafic d’armes, d’héroïne, et surtout de cocaïne – qui transite, par leur île, depuis l’Amérique latine jusqu’aux Etats-Unis ou l’Europe. Servant initialement de services d’ordre musclés aux partis politiques locaux, ils ont rapidement gangrené les structures du gouvernement jamaïcain. [...]

Avec la mondialisation, de successives vagues migratoires ont permis aux criminels jamaïcains d’implanter leurs activités à l’étranger, principalement en Angleterre, par le biais d’une diaspora sous contrôle. Dans les communautés émigrées, le « posse » – le parrain – impose sa loi comme en Jamaïque et se doit de punir violemment toute « offense », même venant de la police – aussi bien par les meurtres isolés que par l’émeute de masse. Au passage, ce genre de déflagration permet aux criminels de faire marcher le « bizness » en paralysant durablement le travail d’une police, qui, sous la pression médiatique et politique, retient ses coups pour éviter des représailles se traduisant par la mise à feu et à sang de quartiers entiers. Selon le « Daily Mirror », les Tottenham Man Dem avaient déjà piloté les émeutes raciales de 1985 qui, loin d’une simple jacquerie populaire, auraient notamment eu pour but de décourager la police d’intervenir sur le territoire du gang."

Posté le 10 août 2011 à 07h43 par Michel Janva
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Re: Les Signes des Temps - Crises Financières et Sociales, Manifestations, Emeutes et Guerres Civiles

Message par Her le Lun 15 Aoû - 0:43

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/En-Israel-les-manifestations-contre-la-vie-chere-s-etendent-dans-tout-le-pays-_NG_-2011-08-14-699140

14/8/11 - 12 H 16 MIS À JOUR LE 14/8/11 - 12 H 16
Israël
En Israël, les manifestations contre la vie chère s'étendent dans tout le pays
Des dizaines de milliers d'Israéliens se sont rassemblés dans la soirée samedi 13 août dans une douzaine de localités du pays pour dénoncer les prix élevés de l'immobilier. C'est la première fois depuis le début du mouvement de contestation sociale il y a un mois que des manifestations se tiennent hors de Tel Aviv et de Jérusalem.

Selon la police, les manifestations ont réuni un peu plus de 50 000 personnes, dont 25 000 à Haïfa, la capitale du nord d'Israël, et 15 000 à Beersheva, la grande ville du Néguev, au sud, une région défavorisée. Les médias ont estimé à plus de 73 000 le nombre de manifestants tandis que les organisateurs donnaient le chiffre de 100 000 dans tout le pays.

Si la mobilisation n'a pas atteint le niveau historique de celle de Tel Aviv le 6 août dernier, où près de 300 000 personnes s'étaient rassemblées, elle témoigne néanmoins d'un ancrage national qui n'avait pas encore eu l'occasion de s'exprimer. Face à la contestation, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a proposé des réformes jugées insuffisantes par les protestataires. Il a créé une commission chargée de présenter des recommandations au gouvernement d'ici un mois.
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Re: Les Signes des Temps - Crises Financières et Sociales, Manifestations, Emeutes et Guerres Civiles

Message par Her le Lun 15 Aoû - 0:44

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/David-Cameron-prone-la-tolerance-zero-mais-se-heurte-a-la-police-_NG_-2011-08-14-699187

14/8/11 - 16 H 06 MIS À JOUR LE 14/8/11 - 16 H 06
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Royaume-Univiolence
David Cameron prône la "tolérance zéro" mais se heurte à la police
Le Premier ministre britannique qui a appelé dimanche 14 août à la "tolérance zéro" contre les gangs après les émeutes en Grande-Bretagne, se heurte à la colère de Scotland Yard qui n'apprécie pas le recrutement d'un ancien chef de la police américaine.

(AP Photo/Kirsty Wigglesworth)
« La riposte est en cours », assurait jeudi 11 août le Premier ministre, David Cameron, depuis le perron de Downing Street.
Avec cet article
A Londres, le quartier d’Hackney se remet des émeutes
David Cameron doit répondre à un défi sécuritaire et politique
Royaume-Uni : David Cameron consulte un ancien chef de la police américaine
Une adolescente violée en pleine rue à Marseille
Dans une interview au Sunday Telegraph , David Cameron estime que les émeutes qui ont embrasé plusieurs villes de Grande-Bretagne du samedi 6 au mardi 9 août, ont marqué un tournant. "Nous n'avons pas assez parlé le langage de la tolérance zéro. Mais le message est en train de passer", explique-t-il.

DÉCISION CRITIQUÉE
En application de ces principes, le gouvernement a décidé de faire appel à un ancien chef de la police américaine, Bill Bratton, spécialiste de la lutte contre les gangs, considérant qu'ils ont joué un rôle majeur dans les émeutes.

Ex-chef de la police de New York, Boston et Los Angeles, théâtre d'émeutes meurtrières en 1992, Bill Bratton travaillera cet automne comme consultant pour Scotland Yard sur la lutte contre les violences urbaines.

Cependant, ce recrutement fait grincer des dents au sein de la police, dont plusieurs représentants ont pris publiquement la parole pour s'étonner de cette décision. "Je ne suis pas sûr de vouloir apprendre comment gérer les gangs en m'inspirant d'une région des Etats-Unis où il y en a 400 qui sévissent", a rétorqué Hugh Orde, chef du corps des officiers de police.

FRICTIONS AVEC LA POLICE
Les critiques de David Cameron sur les méthodes utilisées par les forces de l'ordre britanniques, visiblement dépassées au début des émeutes, avaient déjà suscité des frictions ces derniers jours. D'autant que le gouvernement refuse de revenir sur les coupes budgétaires qui vont affecter la police.

"Au départ, la police a beaucoup trop traité la situation comme s'il s'agissait juste d'une question d'ordre public, alors qu'il s'agissait de criminalité", avait expliqué jeudi 11 août le Premier ministre.

Face à ces reproches, l'actuel chef par intérim de Scotland Yard Tim Godwin s'est plaint des "incohérences" des politiques. "Parfois on nous accuse de faire un usage excessif de la force et parfois, de ne pas en faire assez", a-t-il déploré, rejetant l'idée "infondée" que la police aurait été trop timide.

Des états d'âme que la ministre de l'Intérieur Theresa May a écartés en soulignant qu'il appartenait au gouvernement de dire aux forces de l'ordre " ce que les gens attendent d'eux".

LES INTERPELLATIONS SE POURSUIVENT
Le déploiement massif des forces de l'ordre à partir de mardi 9 août a réussi à mettre un coup d'arrêt aux émeutes. Depuis mercredi soir, aucun incident important n'a été signalé dans le pays. Le gouvernement a prévu de se réunir lundi pour décider s'il maintient encore ce dispositif de sécurité exceptionnel mobilisant 16 000 policiers rien qu'à Londres.

Pour venir à bout des émeutes, la police a également multiplié les interpellations. Plus de 2 100 personnes ont déjà été interpellées, dont 1 271 dans la seule capitale. Les tribunaux, qui travaillent sans relâche, tiennent des audiences spéciales ce week-end pour faire face à l'afflux de suspects dont la police estime que quelque 3 000 personnes au total auront à comparaître devant la justice.

Parmi elles figurent deux suspects inculpés après le meurtre de trois hommes, fauchés cette semaine par une voiture alors qu'ils tentaient de protéger leur quartier des pillards à Birmingham (centre). Une manifestation "pacifique" à la mémoire des victimes devait se tenir dimanche dans la ville.

RHÉTORIQUE MUSCLÉE
Le Premier ministre conservateur, David Cameron, qui prône la manière forte face à des actes "criminels", a souhaité que les fauteurs de troubles n'aient plus droit à un logement social. "Si vous vivez dans un logement social, vous profitez d'une maison à prix réduit et cela vous donne des responsabilités", a-t-il lancé.

D'après un sondage publié dans le Sunday Express , 70 % des Britanniques sont favorables à la suspension des aides sociales pour les parents d'émeutiers.

Face à cette rhétorique musclée, un député membre des libéraux-démocrates, partenaires de la coalition, Simon Hughes, a lancé une mise en garde contre "les solutions simplistes".

La-Croix.com avec AFP
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Message par Her le Sam 8 Oct - 4:27

http://www.la-croix.com/Semaine-en-images/Nouveaux-incidents-a-Mayotte-des-renforts-policiers-arrivent-_NG_-2011-10-07-720476

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7/10/11 - 12 H 36 MIS À JOUR LE 7/10/11 - 12 H 48
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Nouveaux incidents à Mayotte, des renforts policiers arrivent

(AFP PHOTO / PHOTO IMAZ PRESS REUNION)
Forces de police face aux manifestants, le 28 septembre, à Mamoudzou, la capitale de Mayotte.
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Avec cet article
Pas de consensus pour bannir les produits plus sucrés en outre-mer
Mayotte aux prises avec une grève contre la vie chère
L’outre-mer veut se débarrasser des produits trop sucrés
Nicolas Sarkozy appelle au «compromis» pour apaiser les tensions en Nouvelle-Calédonie
Une quarantaine de policiers basés à la Réunion, dont des hommes du GIPN, ont été envoyés en renfort à Mayotte où de nouveaux incidents se sont produits vendredi 7 octobre contre la vie chère, a-t-on appris auprès de la préfecture de la Réunion.

"Nous avons envoyé jeudi 6 octobre au soir 36 policiers de la compagnie départementale d'intervention et du GIPN" (Groupe d'intervention de la police nationale), a déclaré le directeur du cabinet du préfet de la Réunion Benoit Huber. "Ils ont rejoint un escadron de gendarmes mobiles de 90 hommes acheminés en deux temps, la semaine dernière et lundi 3 octobre", a-t-il ajouté.

UN DEUXIÈME ESCADRON DE GENDARMES MOBILES SUR PLACE

Un deuxième escadron de gendarmes mobiles, venant de métropole, est arrivé également à Mayotte vendredi 7 octobre, selon la préfecture.

La situation sur place est "moins alarmante" que jeudi 6 octobre mais elle "reste tendue", a indiqué Benoît Hubert, selon lequel des "échauffourées se sont encore produites" dans certains quartiers de Mayotte .

De violentes manifestations contre la vie chère se déroulent dans l'île depuis une dizaine de jours.
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Re: Les Signes des Temps - Crises Financières et Sociales, Manifestations, Emeutes et Guerres Civiles

Message par Her le Sam 15 Oct - 10:38

http://www.ladepeche.fr/article/2011/10/15/1192775-la-longue-marche-des-indignes-de-tous-pays.html#xtor=EPR-1

PUBLIÉ LE 15/10/2011 09:32 - MODIFIÉ LE 15/10/2011 À 10:31 | GÉRALD CAMIER
Le 15/10/2011
La longue marche des "Indignés" de tous pays
journée mondiale

Le mouvement des « Indignés » est parti de Madrid./Photos AFP

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Les « Indignés » appellent aujourd'hui à manifester dans plus de 700 villes et 97 pays. Ils veulent incarner une forme de lutte contre la pouvoir de la finance.

Conseil d'Indigné : « Si vous pensez rester un moment, apportez suffisamment d'eau et de la nourriture, des vêtements chauds, et pensez à prendre éventuellement une tente et un sac de couchage ». En lutte contre la précarité liée à la crise et le pouvoir de la finance, les Indignés manifestent, aujourd'hui, dans le monde entier dans l'objectif de donner un écho international à cette forme de contestation inédite, née en Espagne au printemps dernier mais qui peine à s'installer en France. De Madrid à New York, des manifestations sont attendues dans plus de 700 villes et 97 pays avec comme cible les temples de la finance : Wall Street à New York, la City à Londres ou la Banque centrale européenne à Francfort. « Nous ferons savoir aux politiques et aux élites financières qu'ils servent, que désormais c'est nous, les gens, qui allons décider de notre avenir », proclame un manifeste espagnol. Plus largement, les Indignés sont peut-être la réponse à ce que Thierry Pech (Alternatives Économiques), décrit comme « le puissant mouvement de la sécession des riches ». « Installés comme en apesanteur au-dessus de la société qui les a faits rois, ils semblent avoir oublié jusqu'au souvenir de ce qu'ils lui doivent. Ils suscitent pour cette raison une indignation croissante et légitime », écrit-il.

Cette fois, les Indignés s'installent dans la durée. D'abord dédaigné aux USA, le mouvement Occupy Wall Street focalise désormais toute l'attention de cette étonnante expérimentation d'autogestion collective.

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Les Indignés : "Le début d'une grande prise de conscience"
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Re: Les Signes des Temps - Crises Financières et Sociales, Manifestations, Emeutes et Guerres Civiles

Message par Her le Sam 29 Oct - 6:56

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2011/10/le-pape-soutient-il-les-indignés-.html

26 octobre 2011

Le Pape soutient-il les Indignés ?

C'est un peu l'impression que donnent certaines analyses du dernier texte du Conseil Pontifical Justice et Paix. Voici ce qu'écrit Benoît-et-moi sur ce sujet :

"Après le Pape vert, voici qu'on nous présente le Pape "indignados", le Pape "no global", le Pape "aumônier du mouvement Occupy Wall Street". La publication, avant-hier d'une Note du Conseil pontifical Iustitia et Pax, donne lieu aux exagérations / élucubrations habituelles dans la presse mondiale."

Elle fait notamment référence à un texte du père jésuite Thomas J. Reese (mais on peut ausi penser au blog de P. de Plunkett), professeur à la Georgetown University de Washington, qui, en raison de divergences de vue croissantes avec la Congrégation pour la doctrine de la foi, a été contraint de démissionner dans les premiers mois de 2005 de la revue jésuite America.

Benoît-et-moi a traduit un texte de George Weigel, dont voici un extrait :

"La vérité est que «le Vatican» - que cette expression désigne le Pape, le Saint-Siège, l'autorité du magistère de l'Eglise, ou les structures centrales de la gouvernance de l'Église - n'a appelé de façon précise à rien du tout dans ce document. Le document est une «note» d'un bureau plutôt petit de la Curie romaine. Les recommandations spécifiques du document ne reflètent pas nécessairement les vues des autorités supérieures du Saint-Siège; en effet, le Père Federico Lombardi, le responsable de la salle presse du Vatican, a été nettement circonspect dans ses commentaires sur le document et son poids. Comme il devait effectivement l'être. Le document ne parle pas pour le Pape, il ne parle pas pour «le Vatican», et il ne parle pas pour l'Église catholique.

C'est ce que les deux hauts fonctionnaires du Conseil pontifical Justice et Paix (et c'est à porter à leur crédit) ont essayé de rendre clair en présentant le document lors d'une conférence de presse romaine. Le Cardinal Peter Turkson, président du conseil, a déclaré que le document était destiné à «apporter une contribution qui pourrait être utile pour les délibérations de la [prochaine] réunion du G20». Mgr Mario Toso, SDB, secrétaire du conseil, était tout aussi subjonctif (ndt: au sens d'exprimer une incertitude ou une irréalité, par opposation à "indicatif" qui exprime une réalité) que son supérieur, en disant que le document était destiné à «suggérer des pistes possibles à suivre». A la fois le Cardinal Turkson et Mgr Toso ont indiqué, en ligne avec la doctrine sociale catholique de longue date, que l'Eglise-en tant-qu'Eglise était incompétente pour offrir des «solutions techniques», mais souhaitait plutôt situer les débats politiques publics au sein de cadres moraux appropriés.

Suggérer, comme la plupart des rapports et des commentaires à chaud l'ont fait, que l'Eglise catholique approuvait tel ou tel ensemble de propositions pour réorganiser la finance internationale, et le faisait comme une façon d'exercer son autorité doctrinale, est une erreur de très mauvaise qualité, reflétant soit les pièges de l'analyse instantanée dans le cycle des infos en continu, soit un tour des catholiques progressistes, soit les deux. [...]"

Posté le 26 octobre 2011 à 15h50 par Michel Janva
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