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Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus du Carmel de Lisieux (1873-1897)

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Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus du Carmel de Lisieux (1873-1897)

Message par Her le Ven 15 Avr - 23:35

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus à Notre-Dame des Victoires

Lors de son pèlerinage à Rome, Thérèse fait l’expérience de la tendresse fidèle de Marie, à Notre-Dame des Victoires :

« Les grâces qu’elle m’accorda m’émurent si profondément que mes larmes seules traduisirent mon bonheur, comme au jour de ma première communion. La Sainte Vierge m’a fait sentir que c’était vraiment elle qui m’avait souri et qui m’avait guérie. J’ai compris qu’elle veillait sur moi, que j’étais son enfant, aussi je ne pouvais plus lui donner que le nom de "Maman" car il me semblait encore plus tendre que celui de mère. Avec quelle ferveur ne l’ai-je pas priée de me garder toujours et de réaliser bientôt mon rêve en me cachant à l’ombre de son manteau virginal ! Ah ! C’était là un de mes premiers désirs d’enfant (…) en grandissant, j’avais compris que c’était au Carmel qu’il me serait possible de trouver véritablement le manteau de la Sainte Vierge et c’était vers cette montagne fertile que tendaient mes désirs.»

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus
Œuvres complètes DDB p. 164
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Re: Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus du Carmel de Lisieux (1873-1897)

Message par Her le Ven 15 Avr - 23:38

http://www.carmel.asso.fr/-Ste-Therese-de-l-Enfant-Jesus-sa-vie-.html

Le Carmel en France

La petite Thérèse de l’Enfant-Jésus, sa vie

Il n’aura fallu que 24 ans à Thérèse Martin pour devenir « la plus grande sainte des temps modernes » (Pape Pie X). Elle franchit à l’âge de 15 ans de multiples obstacles pour entrer au Carmel où elle désire prouver son amour au Christ qui l’appelle à donner sa vie pour le monde.

Devenue Thérèse de l’Enfant Jésus, elle choisit de faire une confiance totale au Seigneur et de devenir de plus en plus petite pour s’abandonner à Lui. En 1896, elle découvre le sens profond de sa vocation : « Dans le cœur de l’Église, ma Mère, je serai l’amour » et elle s’offre de plus en plus pour soutenir l’effort des missionnaires.

Pour cela, elle vit jusque dans les petites choses sa « voie de confiance et d’amour » qu’elle voudrait transmettre au monde. C’est ce qui se réalise, après sa mort, avec la publication de « Histoire d’une âme ». Ce livre, où elle raconte sa vie, va conquérir le monde (traduction en plus de 60 langues) : « la petite voie » née de l’évangile est un chemin de sainteté proposé à chacun là où il en est.


Dernière édition par Hercule le Ven 15 Avr - 23:40, édité 1 fois
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Re: Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus du Carmel de Lisieux (1873-1897)

Message par Her le Ven 15 Avr - 23:39

http://www.carmel.asso.fr/-Ste-Therese-de-l-Enfant-Jesus-sa-vie-.html

Le Carmel en France

La petite voie
La petite voie thérésienne, appelée également voie d’enfance spirituelle, est un chemin, une manière de vivre notre communion avec Dieu. Elle constitue le cœur du message de Thérèse et prend sa source dans l’enseignement de Jésus lui-même :

« Alors des petits enfants lui furent présentés, pour qu’il leur imposât les mains en priant ; mais les disciples les rabrouèrent. Jésus dit alors : « Laissez les petits enfants et ne les empêchez pas de venir à moi ; car c’est à leurs pareils qu’appartient le Royaume des Cieux. » Puis il leur imposa les mains et poursuivit sa route. » (Mt.19,13)

Les cinq éléments qui la constituent fondent une véritable dynamique de vie qui se déploie selon un rythme à trois temps :

[A] Le premier temps consiste en une reconnaissance du réel à la lumière de la foi : il existe une opposition apparemment irréductible entre notre vocation à vivre la pleine communion avec Dieu et la réalité de notre faiblesse humaine. Il nous faut pourtant oser croire à notre soif d’Amour infini [A1] sans pour autant désespérer en face de notre impuissance [A2].

[B] Le deuxième temps nous engage à une attitude active au plan spirituel et intérieur d’abord, au plan concret et extérieur ensuite. L’activité spirituelle consiste à faire confiance à nos désirs les plus audacieux et donc à Dieu qui en est la source [B1] sans nous décourager face à nos limites. L’activité concrète revient à persévérer dans des efforts à notre mesure [B2] pour mettre notre vie en cohérence avec notre désir de communion avec Dieu : nous savons que Dieu seul peut nous établir dans son amour, mais nous devons pourtant engager activement notre liberté sur ce chemin.

[C] Le troisième temps est un acte d’offrande de soi à la miséricorde de Dieu. Lorsque nous avons cherché loyalement à répondre à son amour et que nous avons renouvelé notre confiance en son infinie tendresse, nous lui abandonnons le résultat de nos efforts : il est avec nous sur ce chemin et nous rejoint là où nous sommes. Notre joie est d’accueillir de manière parfaitement gratuite la vie qu’il nous donne et dans laquelle il nous appelle à grandir.

N-B : Lors de la présentation des textes de Thérèse, nous désignons par les sigles [A], [B] et [C] les trois temps qui caractérisent la mise en œuvre de cette petite voie. Les deux premiers se dédoublent chacun en deux réalités contrastées dont la confrontation crée une tension dynamique (A1 et A2, B1 et B2).

Tous les textes : Copyright Cerf/DDB
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Re: Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus du Carmel de Lisieux (1873-1897)

Message par Her le Ven 27 Mai - 6:35

Bonjour à tous,

Rappelons-nous les paroles que Sainte Thérèse de Lisieux avait écrites dans son ardeur :

« O Jésus, mon Amour, ma vie… Je voudrais parcourir la terre entière, prêcher ton nom et planter sur ce sol infidèle, Ta Croix Glorieuse ! »

(Inscription reproduite en la basilique de Lisieux qui lui est dédiée.)


http://www.zenit.org/french

Terre Sainte : Des milliers de pèlerins vénèrent les reliques de S. Thérèse

Pour des raisons de sécurité, les reliques n’ont pas pu aller à Gaza

ROME, Jeudi 26 mai 2011 (ZENIT.org) –Ils ont déjà été des milliers, depuis son arrivée en Terre Sainte le 15 mars dernier, à avoir pu vénérer les reliques de la Patronne des missions.

Partout où les reliques de la sainte sont passées, « la population a manifesté une grande dévotion », rapporte à l’agence Asianews le vice-chancelier du patriarcat latin de Jérusalem. « Beaucoup de jeunes, surtout des scouts et des groupes paroissiaux », ont participé aux processions organisées par les paroisses.

Passées dans les principales églises et paroisses de Terre Sainte, dont Jérusalem, Bethléem, Naarteh, Haifa, Emmaüs, les reliques n’ont néanmoins pas pu rejoindre Gaza où elles étaient attendues le 24 mai. « Non par interdiction mais par précaution » en raison d’un contexte politique actuel mouvementé, indique le site du patriarcat latin de Jérusalem.

Le départ des reliques est prévu pour le 31 mai prochain. Elles rejoindront ensuite Madrid pour les Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ) qui se dérouleront du 16 au 21 août prochains.
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Re: Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus du Carmel de Lisieux (1873-1897)

Message par Her le Mer 1 Juin - 10:53

Acte de consécration à l’amour Miséricordieux

Mon Dieu ! Trinité Bienheureuse, je désire vous aimer et vous faire Aimer, travailler à la glorification de la Sainte Église en sauvant les âmes qui sont sur la terre et délivrant celles qui souffrent dans le purgatoire. Je désire accomplir parfaitement votre volonté et arriver au degré de gloire que vous m’avez préparé dans votre royaume, en un mot, je désire être Sainte, mais je sens mon impuissance et je vous demande, ô mon Dieu, d’être vous-même ma Sainteté.

Puisque vous m’avez aimé jusqu’à me donner votre Fils unique pour être mon Sauveur et mon Époux, les trésors infinis de ses mérites sont à moi, je vous les offre avec bonheur, vous suppliant de ne me regarder qu’à travers la Face de Jésus et dans son Cœur brûlant d’Amour.

Je vous offre encore tous les mérites des Saints (qui sont au Ciel et sur la terre) leurs actes d’Amour et ceux des Saints Anges ; enfin je vous offre, ô bienheureuse Trinité ! l’Amour et les mérites de la Sainte Vierge, ma Mère chérie, c’est à elle que j’abandonne mon offrande la priant de vous la présenter. Son divin Fils, mon Epoux Bien-Aimé, aux jours de sa vie mortelle, nous a dit : « Tout ce que vous demanderez à mon Père, en mon nom, il vous le donnera ! » Je suis donc certaine que vous exaucerez mes désirs ; je le sais, ô mon Dieu ! (plus vous voulez donner, plus vous faites désirer). Je sens en mon cœur des désirs immenses en c’est avec confiance que je vous demande de venir prendre possession de mon âme. Ah ! je ne puis recevoir la Sainte Communion aussi souvent que je le désire, mais, Seigneur, n’êtes-vous pas Tout-Puissant ?… Restez en moi, comme au tabernacle, ne vous éloignez jamais de votre petite hostie…

Je voudrais vous consoler de l’ingratitude des méchants et je vous supplie de m’ôter la liberté de vous déplaire, si par faiblesse je tombe quelquefois qu’aussitôt votre Divin Regard purifie mon âme consumant toutes mes imperfections, comme le feu qui transforme toute chose en lui-même…

Je vous remercie, ô mon Dieu ! de toutes les grâces que vous m’avez accordées, en particulier de m’avoir fait passer par le creuset de la souffrance. C’est avec joie que je vous contemplerai au dernier jour portant le sceptre de la Croix ; puisque vous avez daigné me donner en partage cette Croix si précieuse, j’espère au Ciel vous ressembler et voir briller sur mon corps glorifié les sacrés stigmates de votre Passion…

Après l’exil de la terre, j’espère aller jouir de vous dans la Patrie, mais je ne veux pas amasser de mérites pour le Ciel, je veux travailler pour votre seul Amour, dans l’unique but de vous faire plaisir, de consoler votre Cœur Sacré et de sauver des âmes qui vous aimeront éternellement.
Au soir de cette vie, je paraîtrai devant vous les mains vides, car je ne vous demande pas, Seigneur, de compter mes œuvres. Toutes nos justices ont des taches à vos yeux. Je veux donc me revêtir de votre propre Justice et recevoir de votre Amour la possession éternelle de Vous-même. Je ne veux point d’autre Trône et d’autre Couronne que Vous, ô mon Bien-Aimé !…
À vos yeux le temps n’est rien, un seul jour est comme mille ans, vous pouvez donc en un instant me préparer à paraître devant vous…
Afin de vivre dans un acte de parfait Amour, je m’offre comme victime d’holocauste à votre amour miséricordieux, vous suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous et qu’ainsi je devienne martyre de votre amour, ô mon Dieu.

Que ce martyr après m’avoir préparée à paraître devant vous, me fasse enfin mourir, et que mon âme s’élance sans retard dans l’éternel embrassement de Votre Miséricordieux Amour…

Ô mon Bien-Aimé, à chaque battement de mon cœur, vous renouveler cette offrande un nombre infini de fois jusqu’à ce que les ombres s’étant évanouies, je puisse vous redire mon Amour dans un Face à Face Éternel !…

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face le 9 juin 1895

Merci à Michel
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Re: Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus du Carmel de Lisieux (1873-1897)

Message par Her le Mar 21 Juin - 21:08

par Françoise le Sam 21 Mai - 20:40

Vous connaissez ce chant sur des paroles de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus,
mis en musique par fr. Ephraïm ! (Communauté des Béatitudes)


Aimer, c'est tout donner
Aimer, c'est tout donner
Aimer, c'est tout donner
et se donner soi-même !

Quand je parlerais les langues
Des hommes et des anges,
Si je n'ai pas l'amour,
Je suis comme l'airain qui sonne
Ou la cymbale qui retentit.

Si je prophétisais
et connaissais tous les mystères
Si j'avais la Foi
A transporter les montagnes
Sans l'amour je ne suis rien.

Quand je distribuerais
Ce que je possède en aumônes,
et si je livrais
Mon corps à brûler dans les flammes
Cela ne me sert à rien.


Il est tellement beau ! Je le chante en l'écrivant ! !

Bien fraternellement,
Françoise.
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Re: Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus du Carmel de Lisieux (1873-1897)

Message par Her le Jeu 6 Oct - 13:29

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2011/10/la-force-de-ste-thérèse-de-lenfant-jésus-et-de-la-sainte-face.html

La force de Ste Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face
Posted: 01 Oct 2011 12:12 AM PDT
Homélie de l'abbé Faure, curé de St Eugène Ste Cécile à Paris, à l'occasion de la fête solennelle de Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face :

"Nous fêtons ce matin Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la sainte face, autrement connue sous le nom de sainte Thérèse de Lisieux, proclamée patronne universelle des missions par le Pape Pie XI en 1925, et patronne secondaire de la France par le pape Pie XII en 1944. Cette petite fille normande est née dans une famille d’Alençon en 1873. Sa mère a perdu 4 enfants. Marie Françoise Thérèse fait partie des 5 enfants restés en vie. Mais quand elle a 4 ans sa mère vient à mourir, provoquant l’installation de la famille à Lisieux. Et quand elle 21 ans, c’est son père chéri qui meurt. Finalement Thérèse elle-même, emportée par la tuberculose s’éteint à 24 ans, le 30 septembre 1897, en déclarant : « je ne meurs pas, j’entre la vie ». Thérèse est entrée au Carmel de Lisieux à 15 ans. Ses sœurs carmélites ont été unanimes à dire après sa mort que sa vertu principale a été la force. Dans cette force d’âme que la mort n’a vaincue ni dans la disparition des proches ni dans la maladie nous avons un témoignage de la vraie sainteté. Par l’intercession de Sainte Thérèse demandons cette force d’âme pour les missionnaires, pour la France et pour nous-mêmes.

Thérèse est d’abord la patronne des missions. Pour au moins deux raisons. La première raison est liée à la petite voie que Thérèse a suivie, voie spirituelle de l’enfance devant Dieu qui ne signifie pas redevenir comme un bébé, mais renaître par l’Esprit-Saint comme frère et sœur du Christ, le Fils unique de Dieu, et ne faire qu’un avec lui. Or cette situation est celle d’un abandon total à la volonté du Père. Le cardinal Daniélou en 1969 au Carmel de Lisieux résumait la petite voie de Thérèse en la présentant comme « l’infini du désir dans la totale impuissance ». Thérèse veut tout, et veut avoir toutes les vocations : « sans doute écrit-elle ces trois privilèges sont bien ma vocation, Carmélite, Épouse et Mère, cependant… je me sens la vocation de Guerrier, de Prêtre, d'Apôtre, de Docteur, de Martyr, enfin, je sens… le désir d'accomplir pour toi Jésus, toutes les œuvres les plus héroïques... Je sens en mon âme le courage d'un Croisé, d'un Zouave Pontifical, je voudrais mourir sur un champ de bataille pour la défense de l'Église. » Thérèse veut tout et elle découvre qu’elle ne peut rien. Mais au lieu que cette découverte la brise et la désespère elle est au contraire une grande lumière. Car tout vouloir et ne rien pouvoir oblige alors à ne compter que sur l’amour de Dieu. Cette réaction géniale et inspirée par l’Esprit Saint est un message libérateur. Avoir une prière missionnaire, ajoutait le cardinal Daniélou, c’est se faire un cœur à la mesure du monde tout en ayant conscience de notre totale impuissance pour sauver le monde. Mais justement cette impuissance qui pourrait faire désespérer oblige au contraire à ne compter que sur Dieu et à n’attendre le salut du monde que de la Toute Puissance de l’Amour. Bien sûr, le missionnaire prie et s’active. Mais c’est Dieu qui convertit les cœurs. Et de cette vérité profonde Thérèse est la gardienne et la patronne.

Mais il est une autre raison qui fait de la petite normande la grande patronne universelle des missions. Raison plus dramatique et plus sombre qui fait d’elle, selon le mot de saint Pie X, « la plus grande sainte des temps modernes ». Je veux parler de l’incroyance, de l’absence de foi, de la nuit de la foi que Thérèse a vécue pendant les 18 mois qui précédèrent sa mort, et qu’elle a considérée pourtant comme une grande grâce. Dieu a mis Thérèse à la table des pécheurs et des incroyants. Il a permis que le doute s’installe en elle : « es-tu sûre d’être aimée de Dieu ? Est-il revenu te le dire ? » écrira-t-elle dans ses derniers entretiens (DE 21/26.5.11). « Jésus m’a fait sentir qu’il y a véritablement des âmes qui n’ont pas la foi… Il a permis que mon âme fût envahie par les plus épaisses ténèbres… Il faut avoir voyagé sous ce sombre tunnel pour en comprendre l’obscurité… Lorsque je chante le bonheur du ciel, l’éternelle possession de Dieu, je n’en ressens aucune joie, car je chante simplement ce que je veux croire » (Ms C, 5,7). Thérèse est la patronne universelle des missions parce que dans la nuit de la foi de l’incroyance du doute et des luttes elle veut rester unie au Christ en sa passion au point de multiplier les actes de foi et d’écrire : « quel bonheur pour moi de rester là quand-même dans la tempête, et de fixer l’invisible lumière qui se dérobe à ma foi » (Ms B, 5 r°). Prions pour les missionnaires, pour que sous le patronage de Thérèse ils traversent courageusement les dures épreuves de leurs missions. Mes frères, prions pour la conversion de la Chine.

Mais Thérèse est aussi la patronne secondaire de la France : « en lisant le récit des actions patriotiques des héroïnes françaises, écrira-t-elle, en particulier celles de la vénérable Jeanne d'Arc, j'avais un grand désir de les imiter, il me semblait sentir en moi la même ardeur dont elles étaient animées, la même inspiration céleste." L'Église reconnaîtra cette singulière parenté entre les deux saintes. Au lendemain de la canonisation de Thérèse en 1925 le pape Pie XI la présente aux pèlerins comme "une nouvelle Jeanne d'Arc". En juillet 1943, les cardinaux et évêques de France se réunissent en assemblée plénière à Paris pendant l’occupation allemande. Ils demandent à Pie XII d'élever Thérèse au rang de patronne secondaire de la France, comme – je cite - "sainte Jeanne d'Arc, qui, en une heure moins critique peut-être, [...] fut suscitée par Dieu pour sauver son pays". Et le 3 mai 1944, pratiquement un mois avant le débarquement de Normandie, le pape Pie XII déclare Thérèse "patronne secondaire de toute la France". Pie XII écrit alors : « puisque aujourd'hui, la France elle-même, en raison des ruines immenses, tant spirituelles que matérielles, que la dure et terrible guerre présente lui a causées, peut être considérée comme un très vaste champ à cultiver par le labeur missionnaire, pour que le peuple soit ramené à la foi de ses aïeux et aux pratiques religieuses, il semble tout à fait indubitable que ce saint patronage, instamment sollicité, tournera au plus grand bien et au profit spirituel de la nation, car tout le monde connaît le culte affectueux et célèbre dont les Français dans leur ensemble, même les plus humbles, honorent sainte Thérèse". Parmi les français les plus humbles il y avait certainement les soldats et les blessés de la première guerre qui dès 1915 étaient venus nombreux au carmel de Lisieux. Et dès cette époque beaucoup de jeunes gens, même les plus grossiers, désiraient connaître la vie de l’admirable petite sainte. Mais en novembre 1944, cinq mois après le débarquement des alliés, le pape Pie XII écrivait au Carmel de Lisieux, dans une France libérée : "Sainte Thérèse a répondu, ces dernières semaines, comme seuls peuvent le faire les grands amis de Dieu, à la confiance que nous mettions en elle en lui attribuant, de concert avec la sainte libératrice de Domrémy, le patronage de votre chère patrie, sous l'égide supérieure de Notre Dame, dans le mystère de son Assomption. Cette délivrance étonnante dont la France a été l'objet est, à n'en pas douter, un de ces coups du Ciel, comme l'Histoire en a enregistré plus d'une fois dans cette nation privilégiée […] pour ses gloires religieuses et sa vocation providentielle."

Mes frères, ces libérations temporelles vont de pair avec le relèvement spirituel auquel sainte Thérèse travaille du haut du ciel comme patronne des missions. Le patronage sur la France est inséparable du patronage sur les missions universelles, et donc sur l’évangélisation de la France elle-même. C’est donc en travaillant nous aussi à notre propre évangélisation et à notre relèvement spirituel que nous permettrons à Sainte Thérèse d’étendre plus efficacement son patronage sur notre nation. En ce sens, nous avons à croire comme elle que nous pouvons devenir saints et à le désirer. Non pas saints comme nous l’imaginons à partir de nos schémas plus ou moins rébarbatifs et obnubilés par des peurs et par des interdits, mais saints comme Dieu nous donne de le devenir, au-delà de ce que nous pouvons imaginer. Comme le disait le cardinal Lustiger en 1983 dans la basilique de Lisieux : « Frères, je voudrais que chacun de vous… puisse dire humblement, pauvrement, même en pleurant ses péchés : ‘Moi aussi, je suis saint ; moi aussi, je suis sainte’ Pourquoi? Parce que Dieu vous donne son amour. Car lorsque vous confessez vos péchés dans le secret de Dieu et que vous recevez du prêtre qui vous a entendus le pardon et la miséricorde donnés à l'Église, vous êtes remplis de la sainteté de Dieu et vous permettez à l'amour de Dieu d'être le cœur du monde, le cœur de l'Eglise. » Ici à Saint-Eugène ce matin nous fêterons donc Sainte Thérèse en ressuscitant dans nos cœurs le désir et la volonté d’être saints, en prenant conscience que nous le sommes quand nous recevons le baptême et l’absolution, et surtout en demandant à Dieu cette force pleine d’espérance et de joie qui sous le patronage de nos saintes protectrices nous fera progresser, nous et notre patrie, sur les chemins de Dieu. Ainsi soit-il."
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