Le GRAND PAPE, le GRAND MONARQUE et HENRI V de la CROIX, le NOUVEAU ROI de FRANCE
Inscrivez-vous afin de lire et répondre plus facilement Smile

Marie Stuart (1542-1587), Reine d'Ecosse, d'Angleterre et de France, et Martyre

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Marie Stuart (1542-1587), Reine d'Ecosse, d'Angleterre et de France, et Martyre

Message par Her le Ven 1 Avr - 23:56

http://touteveriteestbonnealire.blogspot.com/2010/05/resume-de-la-biographie-de-marie-stuart.html

Marie Stuart, reine et martyre

Toute vérité est bonne à lire
Nous vivons dans un monde superficiel où la vérité est souvent trafiquée. Je veux par ce modeste blog, braquer les projecteurs sur des événements historiques malheureusement cachés dans la noirceur de l’ignorance, intentionnellement enterrés dans la profondeur du silence. Les récits de ce blog sont véridiques et vérifiables. Mon but n’est pas de faire du tort à qui que ce soit, mais de dévoiler la vérité. Toute vérité est bonne à lire.

Est-ce là le résultat du hasard de l’évolution, ou n’est-ce pas plutôt le chef-d’œuvre d’un Créateur intelligent? Comment le hasard peut-il agencer si merveilleusement les couleurs de ce grandiose univers? Il faut être vraiment naïf pour croire que cet éblouissant cosmos soit le résultat de l’évolution. Quelle supercherie ! «Car ses qualités invisibles [de Dieu] se voient clairement depuis la création du monde, parce qu’elles sont perçues par les choses faites, oui sa puissance éternelle et sa Divinité, de sorte qu’ils sont inexcusables; parce que bien qu’ils aient connu Dieu, ils ne l’ont pas glorifié comme Dieu et ne l’ont pas non plus remercié, mais ils sont devenus sots dans leurs raisonnements et leur cœur inintelligent s’est obscurci. Bien qu’ils affirment être sages, ils sont devenus fous... » — Paul / Romains 1:20-22 (Lettre écrite depuis Corinthe vers l’an 56)
12 mai 2010


Résumé de la biographie de Marie Stuart, reine et martyre

Née à Linlithgow, près d’Édimbourg, peu de temps avant la mort de son père, Jacques V, roi d’Écosse, Marie Stuart sut dès l’enfance qu’elle était de sang royal. Ses jeux se déroulèrent à l’ombre des donjons, tandis qu’elle errait de château en château, son entourage redoutant toujours la possibilité d’un rapt. La petite fille, destinée à être un jour reine, représentait, en effet, à une époque de dissensions religieuses et politiques, une pièce redoutable sur l’échiquier de la succession au trône.

Henri VIII régnait alors sur l’Angleterre. Ce monarque ventripotent et couvert de bijoux aurait aimé retenir auprès de lui la jeune princesse dans une sorte de tutelle bien proche de la captivité, en attendant de la marier à son fils, chétif et maladif. Les puissants seigneurs protestants d’Écosse cherchaient à l’emprisonner, car elle était catholique, donc inacceptable à leurs yeux. Aussi, depuis sa petite enfance, Marie fut-elle constamment transportée, en cachette, dans quelqu’endroit plus sûr. De cette peur et de ces fuites nocturnes naquit chez elle l’audace qui devait mener toute sa vie.

Son physique est celui d’une héroïne romantique: de grands yeux noirs, une peau d’une blancheur délicate, des cheveux d’or fauve qui allaient foncer avec le temps.

Quand elle eut six ans, sa mère, Marie de Guise, eut l’habileté de lui faire quitter son pays natal, la morne Écosse au goût de meurtre, et de l’envoyer en France. Là, au milieu des élégances et des divertissements d’une cour riche et joyeuse, l’enfant grandit en grâce et en beauté. Parmi ses compagnons de jeu était le dauphin, de un an son cadet. Quand elle eut quinze ans, on les maria. Peu après, le roi Henri II ayant été tué au cours d’un tournoi, François II et Marie montèrent sur le trône de France.

Mais, moins de trois ans après leur mariage, François II mourut, probablement d’une mastoïdite, et Marie se trouva veuve à dix-huit ans. Sa belle-mère, la toute-puissante Catherine de Médicis, ne demandait qu’à se débarrasser d’elle. Il ne restait plus à la jeune femme qu’à regagner son pays. En 1561, elle s’embarqua donc pour l’Écosse, où l’attendaient un trône vacant et une légion d’ennemis. Elle emportait avec elle un mobilier tel que l’Écosse n’en avait encore jamais vu, de merveilleuse tapisseries, des tapis d’Orient, un trésor de pièces d’or et des coffres emplis de bijoux ravissants. Sa garde, composée de soldats et de chevaliers, était trop réduite pour la protéger de ses ennemis, trop importante, toutefois, pour ne pas susciter l’hostilité et la jalousie des Écossais devant cette présence ennemie sur leur sol.

Arrière-petite-fille de Henri VII, Marie pouvait également prétendre au trône d’Angleterre. Mais sur celui-ci se trouvait alors sa cousine, l’éblouissante, la rusée Elizabeth. Celle-ci parvenait mal à dissimuler sa jalousie. Une rivalité à mort se déclara entre les deux femmes.

Quand Marie arriva à Édimbourg par cette brumeuse matinée de 1561, un petit nombre de seigneurs lui adressèrent hâtivement quelques paroles de bienvenue qui n’avaient guère l’accent de la sincérité. Au cours de son premier entretien avec John Knox, le chef de l’Église d’Écosse, celui-ci lui déclara sans ambages et non sans brutalité que son catholicisme la rendait odieuse aux protestants. Knox fut probablement dans sa vie le seul homme à la traiter avec autant de franchise. Elle comprit dès lors qu’elle était une étrangère dans son propre pays et devait toujours par la suite se heurter à l’opposition de ce réformateur implacable.

Dès sa tendre jeunesse, Marie attira les hommes par sa beauté et son charme. Ses amis comme ses ennemis estimaient qu’il était grand temps que cette reine dangereusement séduisante prit époux. Dans l’intérêt de la maison des Stuarts, elle aurait volontiers épousé l’héritier du trône d’Espagne, car cette union lui aurait donné une double souveraineté. Mais sa cousine, la reine Elizabeth, ne craignait rien tant que de voir le monarque espagnol à ses frontières septentrionales.

Aussi, fort subtilement, Elizabeth dépêcha-t-elle en Écosse Henry Stuart, lord Darnley, de naissance écossaise et de sang royal. Bien qu’efféminé, il était grand, portait beau et plaisait fort aux femmes. La jeune reine solitaire, ainsi qu’Elizabeth l’espérait, le trouva charmant. Ils se marièrent au palais de Holyrood, à Édimbourg. L’aîné de leurs enfants, quel que fût son sexe, serait sans conteste l’héritier du trône d’Angleterre aussi bien que de celui d’Écosse. Mais Elizabeth savait la faiblesse de caractère du jeune Darnley et agissait en connaissance de cause.

Quand les seigneurs protestants se soulevèrent contre la reine d’Écosse, Marie endossa une cotte de maille sous ses vêtements de velours et de fourrure et partit à cheval à la tête de ses troupes. Les rebelles décampèrent en toute hâte ou se rendirent. John Knox s’enfuit dans le comté d’Ayr.

Mais Darnley, loin de se montrer satisfait des dons et des titres que Marie lui prodiguait, se laissa entraîner dans une conspiration qui lui faisait entrevoir la perspective de prendre le pas sur la reine. Ce fut lui qui tint les mains de sa femme pendant que les seigneurs en qui elle avait placé sa confiance traînaient hors de la pièce son conseiller et secrétaire particulier, David Rizzio, et le criblaient de cinquante-six coups de poignard. Marie eut enfin les yeux dessillés sur la véritable personnalité de celui qu’elle avait épousé.

Elle ne songea plus qu’à sa vengeance. Résolue à faire périr tous les assassins de Rizzio, à force de douceur et de câlinerie, elle parvint à arracher à Darnley toute la vérité sur la conspiration. Les conspirateurs la retenaient prisonnière au palais. Pourtant, une nuit, accompagnée de son mari, elle s’échappa par un souterrain. Quand ils se trouvèrent à l’air libre, Darnley lui dit de se hâter; mais Marie, qui attendait un enfant, refusa de presser le mouvement, d’autant plus que leurs chevaux commençaient à s’épuiser.

Darnley, avec la cruauté des pleutres, prétextait qu’ils auraient un autre enfant. Marie lui répliqua hautement de partir en avant et de sauver sa vie. Ce qu’il fit, abandonnant sa femme et le futur héritier de la couronne à la merci de l’ennemi.

Un homme avait toujours défendu la cause de Marie: le comte de Bothwell. Voleur, séducteur de jeunes filles à l’occasion, hardi et dur jusqu’à la brutalité, mais loyal envers la maison des Stuarts, ce fut lui qui leva des troupes pour permettre à la reine de redevenir maîtresse en son palais.

À Greenwich, Elizabeth était au bal, lorsqu’un messager, triomphalement dépêché par Marie, se faufila entre les danseurs et murmura à l’oreille de la souveraine d’Angleterre que la reine d’Écosse avait donné le jour à un futur roi. Accablée, la stérile Elizabeth imposa silence aux musiciens et se retira dans sa chambre, en proie à un violent accès de fureur et de dépit.

Au château de Stirling, en Écosse, un jour de décembre 1566, le petit prince, qui devait par la suite devenir Jacques VI d’Écosse et Jacques Ier d’Angleterre, reçut le baptême en grande pompe. Sa marraine, la reine Elizabeth, ne jugea pas opportun d’assister à la cérémonie. Le père de l’enfant, également bien qu’il fût au château, resta dans ses appartements. Bothwell était notoirement devenu le favori de la reine: ce fut lui qui reçu les invités. Mère triomphante de l’héritier de deux trônes, Marie gardait un visage serein. Mais certains l’entendirent plus tard pleurer sur son lit et crier: “Oh! que ne puis-je mourir!” Éperdument amoureuse de Bothwell, elle souhaitait maintenant être débarrassée de Darnley.


Mort de lord Darnley époux de Marie Stuart

Cependant, le jour où Darnley, ayant attrapé la petite vérole, s’en fut chez son père, Marie, en bonne épouse, le suivit. Quand l’état de son mari se fut amélioré, elle l’emmena dans une petite maison tranquille des environs d’Édimbourg, appelée Kirk o’ Field – maison choisie par Bothwell – et l’y soigna.

Elle était de retour au palais de Holyrood quand, une nuit, la ville fut tirée de son sommeil par de violentes explosions. La maison de Kirk o’Field avait été détruite. Chose étrange, on trouva dans le jardin les corps de Darnley et de son page non pas déchiquetés par l’explosion, mais étranglés. Immédiatement, les soupçons se portèrent sur Bothwell. Elizabeth elle-même pressa Marie de rechercher les assassins de Darnley et de les châtier jusqu’au dernier. Mais aucun effort sérieux ne fut tenté pour les retrouver et, trois mois après la mort de Darnley, on célébrait le mariage de Marie avec Bothwell.

Cette fois, toutes les cours d’Europe crièrent au scandale. Les protestants s’indignèrent parce que Bothwell n’était pas de sang royal, les catholique parce qu’il était protestant, et, de surcroît, soupçonné d’assassinat. La crise éclata à Carberry Hill, près d’Édimbourg, le jour où les ennemis de Marie s’allièrent aux vengeurs de Darnley contre les partisans de la reine. Au début, les deux camps étaient à peu près égaux en nombre, mais, l’après-midi, les défenseurs de Marie s’égaillèrent.

Sous le couvert d’un drapeau blanc, on parvint à conclure un accord. La reine devait se rendre auprès de ses ennemis et se constituer prisonnière. Bothwell, qui avait écouté les négociations en silence, embrassa sa femme et obtint l’autorisation de partir au galop sans être poursuivi. Aux îles Orcades, il s’embarqua à bord d’un petit bateau et s’enfuit en Norvège. Finalement, il fut capturé et emprisonné au Danemark; sept ans après, il mourait fou furieux dans sa geôle.

Alors, comme dans son enfance, Marie fut transportée de forteresse en forteresse. Mais le courage féminin qui l’animait n’était pas éteint. Au château de Lochleven, un de ses geôliers s’éprit d’elle. Grâce à son aide, elle parvint à s’évader. Des amis constituèrent une petite armée, hélas! trop peu nombreuse. Sous la poussée de ses ennemis, le 16 mai 1568, elle finit par passer en Angleterre.


Accusation contre Marie Stuart

Elizabeth lui avait toujours promis asile et protection. Mais, dès l’instant où Marie franchit la frontière, le piège que la reine d’Angleterre lui avait tendu se referma sur elle. Marie devait demeurer prisonnière pendant les dix-neuf ans qu’il lui restait à vivre; parfois traitée avec des égards, parfois ignoblement persécutée. Il arrivait qu’on lui permît d’aller à la chasse, mais jamais hors de la vue des espions à la solde de ses ennemis.

Soupçonnée d’avoir participé au meurtre de Darnley, elle passa en jugement. L’accusation s’appuyait principalement sur les fameuses “lettres de la cassette”. Une cassette d’argent, que l’on supposait avoir été laissée par Bothwell, obligé de fuir, contenait des lettres écrites, prétendait-on de la main de Marie et prouvant que celle-ci avait eu connaissance des préparatifs de l’assassinat. Toute cette histoire était-elle inventée pour la prendre au piège? Elle n’eut, en tout cas, pas d’avocat pour la conseiller et on ne lui laissa même pas le temps de préparer sa défense. Si elle avait pu faire citer des témoins, affirmait-elle, il s’en serait trouvé beaucoup pour prouver que ces lettres n’étaient que des faux.

Marie fut d’ailleurs déclarée non coupable, faute de preuves suffisantes. Mais on ne lui rendit pas la liberté pour autant. Elizabeth patienta encore de nombreuses années pour lui laisser le temps de commettre la faute qui devait lui être fatale: désespérée de sa longue captivité, Marie conspira et correspondit avec un grand nombre de personnages, dans l’espoir de recouvrer sa liberté. Toute cette correspondance était lue par les espions d’Elizabeth, et il arrivait fréquemment que la reine d’Angleterre connût les projets de complot avant Marie. Enfin, en 1586, à Fotheringay, la reine d’Écosse passa de nouveau en jugement, cette fois pour avoir conspiré contre la reine d’Angleterre et l’État. L’issue du procès ne pouvait faire aucun doute: Marie Stuart fut condamnée à mort.

Le jour de son exécution, qui eut lieu l’année suivante (1587), elle était vêtue avec son élégance et sa majesté coutumières. Elle portait, sur un fond de jupe pourpre, une robe de satin noir, bordée de fourrure, avec des manches tombantes et une traîne. Sa coiffure était en linon d’une blancheur de neige, avec un long voile. Autour du cou était passée une chaîne au bout de laquelle pendait un agnus-dei. Marie se dirigea sous bonne escorte vers le billot, chantant en latin d’une voix assez forte pour couvrir les prières du doyen protestant de Peterborough. Le bourreau, troublé, dut s’y reprendre à trois fois pour trancher cette tête, jadis si jeune et si blonde. Et c’est ainsi que mourut, à l’âge de quarante-quatre ans, la dernière reine d’Écosse.

Elizabeth avait gagné la partie; elle le croyait du moins, mais, en fin de compte, c’est le fils de Marie, Jacques Ier, qui devait régner à la fois sur l’Angleterre et sur l’Écosse, créant ainsi le Royaume-Uni tel qu’il existe encore de nos jours. Et cette reine, qui entra de son vivant dans la légende, est plus légendaire maintenant que jamais.

Aux yeux non seulement des Écossais, mais aussi de bien des poètes, de Ronsard à Schiller, Marie Stuart est l’image même de la beauté et de la poésie.

“Marie Stuart, reine et martyre” par Donald Culross Peattie, extrait de Les Grands Destins
par Sélection du Reader’s Digest, Paris, 1967
Photos: portrait de Marie Stuart d’un auteur inconnu du XVIIe siècle, galerie Pitti de Florence
Google Images
101RD438-443


Dernière édition par Hercule le Dim 3 Avr - 13:00, édité 2 fois
avatar
Her

Messages : 9481
Date d'inscription : 01/05/2009
Localisation : France

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Marie Stuart (1542-1587), Reine d'Ecosse, d'Angleterre et de France, et Martyre

Message par Her le Ven 1 Avr - 23:58


http://www.evene.fr/celebre/biographie/marie-stuart-36986.php

Biographie de Marie Stuart

Souvent confondue avec Marie 1re d'Angleterre, qui n'est autre que sa cousine, Marie Stuart est la fille du roi Jacques V d'Ecosse et de la française Marie de Guise. Elle devient reine du royaume d'Ecosse en 1542 (elle n'a alors que six jours), et le reste jusqu'au 24 juillet 1567. A la mort de Marie Tudor en 1558, Marie Stuart devient légitimement reine d'Angleterre, passant avant sa cousine Elisabeth. Mais Henri VIII refuse et exclut les Stuart de la succession. Elle devient reine de France après son mariage avec François II (qui succède à Henri II), de 1559 à 1560. Son mari décède et Marie décide de revenir dans son pays natal. Après les nombreux problèmes, en particulier religieux, qu'elle affronte en Ecosse, Marie s'évade en 1568 en Angleterre mais est rapidement emprisonnée par les officiers d'Elisabeth. En effet, sa cousine considère que les demandes de Marie au trône font partie d'un complot. Elisabeth assigne donc sa cousine à résidence pendant 18 ans, sous la garde de George Talbot. Devenant une charge pour Elisabeth, Marie Stuart est exécutée en 1587, après avoir été condamnée pour trahison. L'ancienne reine choisit de porter pour son exécution une robe rouge, se définissant elle-même comme une martyre catholique.
avatar
Her

Messages : 9481
Date d'inscription : 01/05/2009
Localisation : France

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Marie Stuart (1542-1587), Reine d'Ecosse, d'Angleterre et de France, et Martyre

Message par Her le Sam 2 Avr - 0:06


http://www.arlea.fr/Sonnets

SONNETS

Marie Stuart

La fille de Jacques V d’Écosse, devenue reine de France par son mariage avec François II, en 1558, fit une impression extraordinaire à la cour par son érudition et sa beauté. Veuve, elle regagna l’Écosse, où l’attendait son destin. Nous sommes à l’époque de la Pléiade, de Ronsard et du Bellay, de Montaigne aussi.

Ces Sonnets, rédigés en français, ne sont pas seulement une curiosité ; ils sont ancrés dans le temps du grand renouveau poétique en Europe, et montrent, outre une vraie liberté de ton, une belle maîtrise de la forme la plus contraignante de la prosodie française.

Ces poèmes d’amour ont été écrits pour James Hepburn, comte de Bothwell, son dernier mari, qu’elle épousa après qu’il eut tué Henry Stuart, comte de Darnley, son deuxième mari.

L’histoire de ces poèmes est chaotique : enfermés dans une cassette d’argent, cadeau de François II de France donné à Bothwell par Marie, ils furent détruits par son fils Jacques VI d’Écosse, qui devint roi d’Angleterre sous le nom de Jacques Ier. Une copie de ces poèmes, conservée à la bibliothèque de Cambridge, a été publiée par V.-L. Saulnier en 1952, et reprise par Maurice Rat dans la biographie qu’il a donnée de la reine Marie (Brepols, Bruxelles, 1959).

Mon amour croît et plus en plus croîtra
Tant que vivrai, et tiendra à grand heur
Tant seulement d’avoir part en ce cœur
Vers qui enfin mon amour paraîtra.
Si très à clair que jamais n’en doutra,
Pour lui je veux faire tête au malheur,
Pour lui je veux rechercher la grandeur,
Et faire tant que de vrai connaîtra

Que je n’ai bien, heur ni contentement
Qu’à l’obéir et servir loyaument
Pour lui j’attends toute bonne fortune,

Pour lui je veux garder santé et vie,
Pour lui vertu de suivre j’ai envie,
Et sans changer me trouvera toute une.

60 pages, 2004, ISBN 2-86959-608-1
avatar
Her

Messages : 9481
Date d'inscription : 01/05/2009
Localisation : France

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Marie Stuart (1542-1587), Reine d'Ecosse, d'Angleterre et de France, et Martyre

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum