Le GRAND PAPE, le GRAND MONARQUE et HENRI V de la CROIX, le NOUVEAU ROI de FRANCE
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Marie Julie Jahenny (1850-1941), Stigmatisée Bretonne

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Marie Julie Jahenny (1850-1941), Stigmatisée Bretonne

Message par Her le Sam 26 Mar - 10:57

Marie Julie Jahenny
(1941-03-04)

Marie Julie Jahenny naquit le 12 février 1850 à Coyault, lieu-dit de Blain (Loire-Atlantique, France) à une trentaine de kilomètres au nord de Nantes. Sa mère la consacra de suite à la Sainte Vierge, elle fut baptisée le lendemain de sa naissance, un mercredi des Cendres. Marie-Julie avait trois ou quatre ans lorsque la famille Jahenny vint se fixer à La Fraudais, petit hameau proche de Blain, où elle vécut toute sa vie. L'enfant n'eut que 6 mois d'école. À 16 ans, elle fut placée au service d'une famille, mais sa faible constitution ne lui permit d'y rester que 6 mois, ce fut suffisant pour édifier ses maîtres. Dès son plus jeune âge, elle eut un grand amour de la prière et de la Croix, elle s'imposait de redoutables mortifications à l'insu de ses parents. Paysanne bretonne illettrée, elle n’est jamais entrée en religion, mais elle s’engagea dans le tiers-ordre franciscain. Sur les pas de St François d’Assise, Marie-Julie semble être par ses charismes, ses prophéties et sa longévité, une âme parmi les plus extraordinaires extatiques qui ont marqué l’histoire de l’Eglise contemporaine, tant sa vie fut un miracle permanent.

Le Seigneur n'a pas sauvé le monde par ses miracles mais par ses souffrances. C'est le rôle qu'assumera toute sa vie la stigmatisée de Blain pour la conversion des pécheurs et le salut de la France. De la mission de Marie-Julie, le Sacré-Cœur dévoilait :
« La bienheureuse Marguerite-Marie a été choisie pour publier la gloire de Mon Sacré-Cœur et toi, tu es choisie pour publier la gloire de Ma Croix ».

Et encore :
« Marguerite-Marie a eu pour mission de révéler au monde les tendresses ineffables de Mon Cœur, tu as celle de les donner ».

Dans la chambre de sa petite chaumière de La Fraudais, de 1873 à 1941, Marie-Julie fut favorisée de plus de 3000 extases, connue de tous les papes, et de nombreuses visites du Christ et de la Sainte Vierge. Marie-Julie eut des dialogues avec plus de deux cents saints. Marie-Julie reçut de très nombreuses visions et prophéties lors de ses extases. Durant des heures, elle était en colloque avec le Ciel et ses proches se firent écrivains bénévoles pour rédiger en double exemplaire des milliers de pages. Dans la cellule de la stigmatisée, d’innombrables visiteurs reçurent aussi grâce et réconfort : guérisons des corps et des âmes, vocations religieuses et sacerdotales annoncées ou confirmées, immolations acceptées. Marie-Julie prodiguait de sages conseils pour les temps très durs que nous allons vivre.

Elle reçut les stigmates du Christ à 23 ans en 1873, et les porta visibles pendant 62 ans. Dès juin 1880, et pendant 4 longues années, elle fut privée de l’ouie, de la parole, de la vue et de l’usage de ses membres. Cependant, devenue sourde, elle entendait et comprenait la parole du prêtre lorsqu’il lui parlait en latin, elle qui n’avait aucune instruction ; privée de l’usage de la parole, dans ses extases, sa langue se déliait. Aveugle, elle voyait les apparitions du Ciel. Frappée de paralysie durant une longue période, elle retrouvait sa mobilité chaque vendredi pendant une heure, le temps de pouvoir faire son Chemin de Croix. Marie-Julie fut gratifiée de nombreuses communions surnaturelles qui se produiront régulièrement et publiquement : l’hostie était toujours visible sur la langue de la stigmatisée. Marie-Julie dont la mission était d’arracher les âmes à l’empire du Démon, ne pouvait pas manquer d’attirer sur elle la rage de l’enfer. Comme le Saint Curé d’Ars, elle eut à subir de nombreux assauts du démon en embuscade au pied de son lit de souffrance.

Marie-Julie s’est éteinte paisiblement le mardi 4 mars 1941, elle avait alors quatre-vingt-onze ans.

Voici quelques prédictions données par Marie-Julie dont de nombreuses se sont déjà réalisées ou sont d'actualité :

« La Sainte Vierge dit : Mes chers enfants, mon coeur maternel est brisé de plus en plus ; mon royaume de France devient le centre de tous les abîmes du mal et, pour le sauver, que de victimes, que de sang répandu !...
Mon royaume, sous peu, sera divisé. Les enfants de la France vont devenir les enfants d’un autre royaume, malgré leur prétention de rester français. (25 mars 1895)
Saint Michel dit : Mes bien-aimés fidèles, courage ! Encore un peu de temps, et vous verrez tout l’enfer se déchaîner pour tout renverser. Vous verrez des choses abominables, des violations épouvantables. La malice des hommes va encore grandir en fureur et en méchanceté. La fille aînée de l’Église sera divisée, partagée, déshonorée, souillée de crimes... C’est mon dernier mot… »

Et la voix vibrante de l’extatique saisit les assistants :

« Mes bien-aimés enfants, consolez-vous à l’heure du désespoir terrible, sous le coup de la Justice, la fille aînée de l’Église verra se lever pour elle ceux qui ont été ses sincères amis. Elle sera sauvée et chantera le Te Deum d’actions de grâce ». (2 juillet 1895)
Le grand Coup de la main de Dieu ne sera pas de longue durée, mais il sera si terrible que beaucoup en mourront de peur. C’est après ce grand Coup qu’arrivera le triomphe de l’Église et de la France.
D’abord paraîtra celui que la France prendra pour son sauveur : mais ce ne sera pas le vrai Sauveur : celui qui est choisi et envoyé par Dieu et qui sera des lys ». (19 mai 1898)
« Quant je verrai en souffrance la vie des victimes, ma main qui bénit et qui frappe, fendra le firmament et apparaîtra aux regards de mes justes pour les diriger, comme une étoile mystérieuse, vers la terre du repos. Ensuite cette main armée de traits de vengeance, après tant de patience et de bonté, touchera la terre ; et le coup sera le grand coup de ma justice.
Un peu plus tard, sous une belle aurore d'un matin plein d'espérance, sortira un Sauveur qui sera choisi par moi pour rendre la paix à mes enfants exilés. Il bénira mes œuvres ; il favorisera mes desseins ; il sera l'ami de Dieu. Si les hommes ne font pas ce qu'ils doivent, je prendrai leur place et je ferai mon oeuvre sans les hommes et malgré les hommes ». (1er décembre 1896)
« Ne vous découragez pas, dit Jésus, je laisse faire l'ennemi de vos âmes, car il est à la dernière limite de son effort. Il sent qu'approche l'heure de la grande Justice. Je suis las de tant de péchés, de tant d'offenses... Je n'ai plus qu'à laisser sortir de ma bouche un souffle pour que la terre entière soit remuée jusque dans ses fondements.
Je m'effraie cependant de ce grand Coup annoncé depuis tant et tant d'années et qui n'est plus éloigné... J’aime tant la France. Je me la suis choisie pour l'accomplissement de mes grands desseins ». (1er mars 1923)

Le docteur Imbert-Gourbeyre a rassemblé divers textes tirés des extases de Marie-Julie, qui confirment expressément les révélations de La Salette. Les voici :

« J’ai prié, dit la Sainte Vierge ; j’ai pleuré ; j’ai souffert... Je suis descendue sur la terre pour les avertir. J’ai promis le salut si l’on faisait pénitence... J’ai annoncé au clergé de fatales perditions ; j’ai fait entendre pour lui mes menaces, s’il faiblissait dans l’orage et la tempête. J’ai pleuré sur la France. J’y ai tracé le chemin de la Croix. J’ai ouvert des fontaines pour laver les malades. J’ai consolé mon peuple, lui promettant de le sauvegarder. Tout cela n’a pas touché le coupable. Il est resté dans le crime ; son châtiment est proche... » (29 novembre 1877)
« J’ai renouvelé bien des fois, dit le Seigneur, le secret de l’humble fille de la montagne. Ma sainte Mère portait l’instrument de ma Passion... Elle répétait : Les plantes chrétiennes seront si clairsemées que la terre ressemblera plutôt à un désert qu’à une terre habitée par des Chrétiens, qui sont si nombreux pourtant... »
« Il y aura si peu de monde resté dans ces contrées qu’un grand nombre d’églises ne seront plus occupées, même par une seule âme. Ce sera selon les contrées et selon les progrès de l’iniquité ». (29 mars 1882)
« Rappelez-vous mes graves paroles sur la montagne de la Salette. Le prêtre n’est plus humble et n’est plus respectueux... » (19 septembre 1896)
« J’ai encore à mes yeux, dit la Sainte Vierge, la trace des larmes que j’ai répandues à pareil jour, en voulant apporter à mes enfants la bonne nouvelle, s’ils se convertissaient, mais la triste nouvelle s’ils persistaient dans leur iniquité. On a fait peu de cas de ce que j’ai révélé...
Mes enfants, quand je me rappelle, depuis le jour où, sur la sainte montagne, j’ai apporté mes avertissements à la terre menacée... quand je me rappelle la dureté avec laquelle on a reçu mes paroles... pas tous, mais beaucoup Et ceux qui auraient dû les faire passer dans le coeur de mes enfants, avec une confiance immense et une pénétration profonde, ils n’en ont pas fait cas. Ils les ont méprisées et, pour la plus grande part, ont refusé leur confiance.
Eh bien ! je vous assure que toutes ces promesses, mes secrets intimes, vont se réaliser. Il faut qu’ils passent visiblement... Quand je vois ce qui attend la terre, mes larmes coulent encore...
Quand la terre aura été purifiée, par les châtiments, de ses crimes et de tous les vices dont elle est revêtue, de beaux jours reviendront avec le Sauveur choisi par nous, inconnu de nos enfants jusqu’ici ». (29 septembre 1901)
« Dernièrement j’ai bien souffert. Quand de saints Pasteurs prêtres ont voulu que les dernières lignes de mes secrets, sur la montagne des douleurs, soient connues de tout mon peuple, d’autres pasteurs se sont révoltés. J’ai eu la douleur de voir remisées, sous scellés, ces dernières pages qui auraient dû être livrées au monde... C’est parce qu’il y est grandement question des pasteurs et du sacerdoce qu’on s’est révolté, et qu’on a replié les dernières pages de ce secret divin. Comment voulez-vous que les châtiments ne tombent pas sur la terre ? On va jusqu’à envelopper mes dernières paroles sur la sainte montagne, et à les faire disparaître... jusqu’à faire souffrir ceux qui se sont dévoués pour cette sainte cause, avec la joie de me glorifier dans cette solennelle prédiction. C’est parce que ces dernières lignes sont toutes au sujet du sacerdoce - et c’est moi-même qui les ai prononcées et révélées - et que je montre comment on sert mon Fils dans les saints ordres et comment on vit son sacerdoce... » (4 août 1904)

Le texte qui suit est formellement attribué à Marie-Julie ; mais la copie d’origine ne porte ni date, ni signature. Nous ne pouvons donc en garantir la parfaite authenticité.

« Les hommes n’ont pas écouté les paroles prononcées par ma très Sainte Mère à Fatima. Malheur à ceux qui n’écoutent pas maintenant mes paroles. Les hommes n’ont pas compris le langage de la guerre. Beaucoup d’hommes vivent dans le péché, le plus souvent dans le péché d’impureté. Malheur à ceux qui séduisent les innocents. Vous ne devez pas en vouloir à ceux qui ne veulent pas croire, car ils ne savent pas ce qu’ils font. Mais malheur à ceux qui se permettent de juger avant de s’être informés.
Les apparitions fréquentes de ma bonne Mère sont l’oeuvre de ma miséricorde. Je l’envoie, par la force du Saint-Esprit, pour prévenir les hommes, et pour sauver ce qui est à sauver... Je dois laisser arriver cela, sur le monde entier, afin que soient sauvées beaucoup d’âmes qui, sans les cela, seraient perdues. Pour toutes les croix, pour toutes les souffrances et pour tout ce qui surviendra encore de plus terrible, vous ne devez pas maudire, mais remercier mon Père du ciel.
C’est l’oeuvre de mon amour. Vous ne le connaîtrez que plus tard... Je dois venir dans ma Justice, parce que les hommes n’ont pas reconnu le temps de ma grâce. La mesure du péché est comble, mais à mes fidèles, il n’arrivera aucun mal. Je viendrai sur le monde pécheur, dans un terrible roulement de tonnerre, par une froide nuit d’hiver. Un vent du sud très chaud précédera cette tempête, et de lourds grêlons fouilleront la terre. D’une masse de nuages rouge-feu des éclairs dévastateurs zigzagueront, enflammant et réduisant tout en cendre. L’air se remplira de gaz toxiques et de vapeurs mortelles qui, en cyclones, arracheront les oeuvres de l’audace, de la folie et de la volonté de puissance de la " Cité de la Nuit. " Le genre humain devra reconnaître qu’au-dessus de lui se trouve une volonté qui fera tomber, comme une maison de cartes, les plans audacieux de son ambition. L’Ange destructeur anéantira pour toujours la vie de ceux qui auront dévasté mon royaume. Vous, âmes qui profanez le nom du Seigneur, gardez-vous de vous moquer de moi ; gardez-vous du péché contre l’Esprit. Lorsque l’Ange de la mort fauchera la mauvaise herbe, avec le glaive tranchant de ma Justice, alors l’enfer se jettera avec colère et tumulte sur les justes et, avant tout, sur les âmes consacrées, pour essayer de les anéantir par une terreur effroyable. Je veux vous protéger, mes fidèles, et vous donner les signes qui vous indiqueront le commencement du Jugement ; Quand, par une froide nuit d’hiver, le tonnerre grondera à faire trembler les montagnes, alors fermez très vite portes et fenêtres... Vos yeux ne doivent pas profaner le terrible événement par des regards curieux... Réunissez-vous en prières devant le Crucifix. Placez-vous sous la protection de ma très Sainte Mère... Ne laissez aucun doute s’installer en vous, au sujet de votre salut : plus vous serez confiants, plus sera inviolable le rempart dont je veux vous entourer. Brûlez des cierges bénits, récitez le chapelet. Persévérez trois jours et deux nuits. La nuit suivante, la terreur se calmera. Après l’horreur de cette longue obscurité, avec le jour naissant, le soleil paraîtra dans toute sa lumière et sa chaleur. Ce sera une grande dévastation. Moi, votre Dieu, j’aurai Fout purifié. Les survivants devront remercier la Sainte Trinité de leur protection. Magnifique sera mon royaume de paix et mon nom sera invoqué et loué, du lever au coucher du soleil. Priez, priez, priez, convertissez-vous et faites pénitence. Ne dormez pas comme mes disciples au Jardin des Oliviers, car je suis très proche. La colère du Père envers le genre humain est très grande. Si la prière du Rosaire et l’offrande du Précieux Sang n’étaient si agréables au Père, il y aurait déjà sur terre, une misère sans nom. Mais ma Mère intercède auprès du Père, de Moi-même et du Saint-Esprit. C’est pour cela que Dieu se laisse attendrir. Remerciez donc ma Mère de ce que le genre humain vive encore. Honorez-la avec un respect d’enfant - je vous en ai donné l’exemple - car elle est Mère de Miséricorde.
N’oubliez jamais de renouveler continuellement l’offrande du Précieux Sang. Ma Mère me supplie inlassablement et, avec elle, beaucoup d’âmes pénitentes et expiatrices. Je ne peux rien lui refuser. C’est donc grâce à ma Mère, et à cause de mes élus, que ces jours seront raccourcis. Soyez consolés, vous tous qui honorez mon Précieux Sang, il ne vous arrivera rien. J’inspirerai à mon Représentant de mettre continuellement en honneur le sacrifice de mon Précieux Sang et la vénération de ma Mère... Quelques-uns de mes prêtres voudraient-ils être plus pape que le Pape ? Ils me crucifieront, car ils retarderont l’oeuvre de ma Mère. Priez beaucoup pour les préférés de mon Cœur, les prêtres. Un temps viendra où mes prêtres aussi comprendront tout cela... Quand vous verrez l’Aurore Boréale apparaître, sachez que ce sera le signe d’une guerre prochaine. Quand la lumière sera de nouveau visible, alors ma Mère se tiendra debout, devant le soleil couchant, pour prévenir les bons que le temps est là. Les méchants verront un animal effrayant, et crieront, épouvantés et désespérés ; mais il sera trop tard. Je sauverai beaucoup, beaucoup d’âmes (pour l’autre vie). On est déçu parce que beaucoup de ce que j’avais ordonné d’annoncer pour inviter les hommes à se convertir n’est pas encore arrivé. On croira pouvoir outrager des âmes élues parce que, à cause d’elles, j’aurai retardé un peu le terrible événement. Si, dans ma bonté et à cause des expiations qui me sont offertes, je retarde le désastre, je ne le supprime pas. Cela ne dépend pas du jugement des hommes ignorants. Dois-je encore, moi-même, rendre des comptes à ceux qui ne veulent rien savoir ? Alors que le monde se croira en sûreté, je viendrai comme un voleur dans la nuit. Comme l’éclair, je suis là. C’est encore le temps de mon immense Miséricorde, pour donner le temps de se repentir. Soyez prêts, en état de grâce, alors vous serez en sécurité sous ma protection et celle de ma Mère ».

« Le Coeur Sacré de Jésus laisse échapper des rayons si multipliés que leur nombre dépasse celui des étoiles du firmament.
Le Seigneur dit : " Mes enfants, il y a autant de rayons que d’âmes inscrites dans mon Coeur divin et appelées à y trouver un refuge, à l’heure où vont retentir sur terre les coups des grands maux. L’heure n’est pas éloignée où mon peuple va pousser un nouveau cri de détresse. Ce sera l’ouverture première de profonds engloutissements du bien, et qui doit ensuite marcher vers une ruine épouvantable que le ciel et la terre n’auront jamais vue passer.

L’orage va éclater sur la France où j’ai voulu manifester les prodiges de mon divin Coeur et dévoiler ses secrets. Mes enfants, c’est la France qui, la première, sera meurtrie, déchirée, persécutée. Quand je manifestais ce divin soleil à la bienheureuse Marguerite-Marie, je laissais tomber de mes lèvres cette parole. La terre qui t’a vue naître, et qui te verra expirer, sera terriblement menacée, depuis l’époque de 80 à 83 surtout. Je laissais entendre à mon humble servante, que la troisième serait bien douloureuse. Il n’y aurait que des glaives, que des apostasies et des violations dans cidres des personnes qui me sont consacrées, les unes par le sacerdoce, les autres par la vie religieuse. … Les mauvais Chrétiens ne se contenteront pas de se perdre. Ils chercheront à surprendre les âmes ; ils tendront, par tous les moyens, à les faire pécher contre tout ce qui est du devoir du Chrétien... Mes enfants, l’Église n’a pas bien des années à rester sans la douleur d’aujourd’hui augmente, mais bien des fois plus terrible. En cette douleur, il n’y aura ni borne, ni arrêt. Je garde l’Église à l’abri, jusqu’au jour où la terre devenue un désert et le monde une poussière, sur la terre désolée. Le Seigneur : " La France fait entrer parmi le sang et l’eau de sa blessure. Mes enfants, dit-il, elle est sortie avec joie de mon divin Coeur, elle n’y rentrera que parmi le sang et les pleurs ».

« Le divin Coeur dit encore. Sous peu, à l’époque marquée, il ne restera debout, en Fiance, aucune maison religieuse ; pas un cloître n’échappera aux tyrans de l’époque. Il y aura une attitude de massacres, depuis le Centre (Paris) à Lyon, de Lyon sur le midi et jusqu‘aux bords de la Bretagne qui est encore catholique, mais plus comme autrefois. La génération de la foi se fait partout… En ces massacres, aux mois froids, la terre deviendra un déluge de sang, comme au temps de Noé elle devint un déluge d’eau. Tous ceux qui ne seront pas dans l’arche de mon Coeur périront, comme au temps du déluge ».

« Je lui disais encore : Moi-même, je choisirai ; je ferai nommer le véritable consolateur de mon peuple et de l’Église : celui qui reconstruira mes temples incendiés sous la violence d’une grande guerre civile, bien qu’elle ne sera pas longue. Je ne peux, dit-il, nommer autrement que guerre civile cette guerre à laquelle la France sera livrée. Mes enfants, combien l’âme de ma servante fut attristée de mes paroles si désolées ! Elle ne me répondit que par un soupir : " Seigneur, je prierai pour cette France, en la demeure où vous m’aurez introduite avec vous. " Mes enfants, aujourd’hui si peu d’âmes me demandent mon amour, si peu de coeurs me servent fidèlement. Jusque dans les cloîtres, je trouve indifférence, oubli et faiblesse. Je me plains amèrement. Si les bons chrétiens sont si lâches, que seront donc les coupables qui veulent tout détruire et renverser jusqu’à mon Règne Eternel ».

« Le Sacré-Coeur de Jésus dit encore : Il se lèvera soudain sur la France de grands fléaux et des calamités que rien ne pourra ni arrêter ni amoindrir. Passeront, sur la France, une mortalité innombrable que jamais le monde n’aura vue et des maladies qui seront inconnues. C’est surtout au Centre que cette mortalité lancera son fléau. Elle viendra frapper jusque sur la paroisse qui est la vôtre, mes enfants ; mais ne craignez rien, mon Coeur sera une demeure pour vous protéger.
- Je me rappelle cela, divin Coeur de Jésus.
- Mes enfants, ceux qui me font la guerre depuis plus de 60 ans, guerre qui a redoublé depuis 11 ans, ne seront pas attaqués par le fléau de la mortalité. Je les attends d’une autre manière aussi courroucée...
Je préviens mon peuple qu’à la suite de ces nombreux fléaux en France, dont les premiers ne sont pas loin, et qui seront suivis de beaucoup d’autres, je vous préviens qu’un jour se trouvera - et il est marqué - où il y aura peu de soleil, peu d’étoiles ni de lumière pour faire un pas hors des demeures, refuges de mon peuple.
Le jour commencera à croître ; ce ne sera pas au fort de l’été, ni dans les jours les plus longs, courts encore. Ce ne sera pas à la fin d’une année, mais dans les premiers mois que je donnerai clairement mes avertissements... Ce jour de ténèbres et d’éclairs, ce sera le premier que j’enverrai pour convertir les impies, et voir si un grand nombre reviendra à moi, avant le grand orage qui suivra de prés. Ce jour, mes enfants, n’atteindra pas toute la France, mais une partie de la Bretagne en sera éprouvée. Le côté où trouve la terre de la Mère de ma Mère Immaculée ne sera obscurci par les ténèbres à venir, jusqu’à vous et, au-delà, sur le lever du soleil. Tout le reste sera dans l’effroi le plus terrible. Depuis la nuit jusqu’à la nuit, un jour entier, le tonnerre ne cessera de gronder ; le feu des éclairs fera beaucoup de mal, même dans les demeures fermées où l’on sera dans le péché...
Mes enfants, ce premier jour n’ôtera rien des trois autres marqués et décrits. Ce jour particulier fut révélé à ma servante Catherine dans les apparitions de ma sainte Mère, sous le nom de Marie conçue sans péché. Ce jour se trouve noté dans cinq petits rouleaux bien fermés de la soeur Saint Pierre de Tours. Ce rouleau restera dans le secret, jusqu’au jour où une personne de Dieu portera sa main prédestinée sur ce que le monde aura ignoré, jusqu’aux habitants de ce cloître... » (15 juin 1882)

Parole de Notre Dame des Douleurs :

« Je vous salue, mes enfants, de mon coeur de Mère et de toute ma tendresse. Je viens établir mon trône au milieu de vous.
- Merci, bonne Mère ! Nous aussi, nous vous saluons, du fond de nos coeurs.
- Mes enfants, ne soyez pas attristés, si vous me voyez descendre ainsi revêtue d’un deuil complet.
Pas une parcelle de son vêtement ne porte de la blancheur, ni aucune couleur réjouissante. Son front est voilé jusqu ‘aux sourcils. Elle est toute triste et dit : Ce n’est pas à cause de vous, mes enfants, que je porte ce vêtement noir, c’est à cause... - son coeur bat de douleur, je le vois bien - c’est à cause de cette heure malheureuse qui, pour de longs jours, va vous envelopper et achever de perdre ce malheureux royaume qui me fut si cher et qui l’est encore. Si je dis longs, c’est à cause de la profondeur de douleurs que ces jours renferment... »

Persécutions religieuses et fermeture des couvents :

« Je prends le deuil pour le reste des dernières maisons de vierges qui vivent dans la prière. Une heure est décidée qui va briser leur repos intime et faire couler des larmes de regret. Toutes ces maisons seront brisées, plus tôt qu’aucun de vous qui avez la foi ne peut le concevoir. Tout à coup l’enfer va rugir. Ce cri ne cessera plus... Les ministres de mon Fils seront renvoyés de leurs demeures et dispersés au milieu du peuple. Quand la main de l’homme perfide va se poser pour la troisième fois sur le reste de ces maisons de grâces qui, par leurs prières, ont retenu la colère de mon divin Fils, quand cette main se posera pour la troisième fois... elle ira jusqu’au bout, sans excepter personne, pas même les familles de foi qui resteront chez elles, dans la prière. Leurs demeures seront souillées par l’entrée d’hommes redoutables...
Il n’y a que mon Fils et moi qui connaissions la suite de leurs desseins. Ces desseins conduiront jusqu’au renversement coupable, complet et parfait de toutes choses ».

La Vierge lève un peu sa robe noire qui cache ses pieds, et fait voir à Marie-Julie une large couronne noire qui n’a plus que quelques points blancs. Elle la tire de ses pieds et la prend dans ses mains virginales :

« La voilà, dit-elle, cette couronne malheureuse, autrefois si blanche, si admirée de tous les rois étrangers, et renommée jusqu’aux extrémités du monde. Aujourd’hui, sous cette forme douloureuse, c’est la couronne de la France. Elle conservera cette couleur déchirante jusqu’au jour où l’Homme de Dieu, mon fils, viendra relever la France de ses ruines. Il prendra, dans les larmes, ce triste diadème et se le posera autour du front, relevant, avec un coeur brisé, ce royaume tombé dans les décombres les plus ignobles et les plus coupables. Dans cette couronne, mes enfants, toute la France est enfermée, excepté toi, ô Bretagne !
J’aurais voulu ne pas la poser, cette noire couronne, pas même sur la pointe de tes terres, ô Bretagne que j’aime ; mais mon Fils en a réservé un coin pour l’épreuve la plus douloureuse. J’interviendrai le plus que je pourrai.
La Sainte Vierge lève, à deux mains, la couronne vers le ciel et dit : " Mon Fils, puisque tout mon peuple est menacé, hors la Bretagne gardée par ma mère et protégée par ma bonté, oh ! du moins conservez le reste de vos maisons qui se sont sacrées à vous ; gardez, dans la paix, vos apôtres, fidèles ; laissez-leur le repos. "
La très Sainte Vierge se tait. On entend cette parole, la voix de Dieu qui parle comme juge et pénètre dans les profondeurs : " Ma Mère, dans peu de temps, il n’y aura plus de paix ni de repos ; dans peu de temps, il n’y aura plus que la liberté pour le mal, pour l’incendie, le sang et la mort. "
Voilà les paroles que j’ai entendues, fortement et avec vérité. La Sainte Vierge dépose la couronne à ses pieds et dit : " O France si chère, je te regarde d’un oeil mouillé de pleurs. Je vois cette couronne se lever de tes pieds. Tu la poseras sur ta tête. Tu viendras enfoncer sans pitié l’arme de la mort dans le coeur de tes généreux combattants, l’épée du trépas. "
Sa voix se pâme comme celle d’une mère à qui la mort vient d’enlever ce qu’elle a de plus cher. La Sainte Vierge, les yeux fixés sur la France, lui dit encore : " O France ! pour toi j’ai tant de fois pleuré et intercédé. Je ne te demande qu’un seul acte de charité épargne au berceau l’innocence ; laisse la vie aux anges de la terre, afin qu’ils puissent attirer sur toi le commencement de la miséricorde... Mes enfants, c’est par bonté que je vous préviens de l’approche de ces calamités mortelles et de tous les grands malheurs. Mes enfants, bien près de ce lieu où vous resterez paisibles, au commencement de ce grand et dernier orage qui amènera ensuite de beaux jours, vous verrez tomber de bien près des fléaux si grands et si nombreux que vous serez bien angoissés de voir tant souffrir jusqu’autour de vous. Mes enfants, vous verrez tomber sur le monde des maladies mortelles qui ne laissent pas même le temps de se disposer à paraître devant mon Fils ».

Les châtiments sur la France :

« Les foudres du ciel se succéderont avec une violence rapide. Le feu du ciel parcourra la terre sur une largeur effroyable : cette foudre vengeresse brûlera toute pointe qui produit du fruit. Les terres cultivées seront ravagées par la puissance de ce feu ; les prairies seront brûlées et réduites à une terre complètement dépouillée. Les fruits ne paraîtront point ; toutes les branches d’arbres seront sèches jusqu’au tronc. Enfants de la Bretagne, vous userez, pour conserver vos récoltes, de ce que la bonté de mon Fils vous a révélé : c’est le seul moyen de sauver votre nourriture.
Mes enfants, pendant trois jours le ciel sera en feu, sillonné de frayeur par la colère divine. Ce qui m’attriste, c’est que cette colère n’arrêtera pas la force de l’enfer. On ne craint ni mon Fils ni l’enfer. Il faut que ce temps passe. Le péril de la France est inscrit au ciel par la puissance éternelle. Je ne peux plus intercéder ; je ne suis plus qu’une mère sans puissance.
Pendant plusieurs années, la terre ne produira rien. La France sera malheureuse, même après son triomphe. Pendant deux ou trois ans, elle se ressentira de ces ruines et de ces misères profondes. La misère sera grande, bien que mon peuple soit éclairci. La prière ramènera la bénédiction. Mon Fils et moi, nous aurons pitié de cette longue pénitence.
Mes enfants, priez pour l’Église ; priez pour tous ses ministres priez pour le Pape, car on attentera à ses jours. Ce lieu aussi sera criblé de vengeance, et le mal y fera des sans mesure, malgré la foi d’une grande partie de mon peuple. Le mal, que j’entrevois si proche, laisse à mon coeur une blessure qui durera toujours: une perte d’âmes considérable, la foi ruinée, le baptême souillé. Toutes ces lâchetés, que je vois, changeront en mauvais chrétiens beaucoup de mes enfants. La France périra - pas toute, mais beaucoup périront – Elle sera sauvée avec un nombre bien petit... O France, on apportera, jusque dans tes lieux, la poussière de l’étranger. Tu ne pourras renvoyer ces étrangers... Tu fus si noble, ta *noblesse sera perdue. J’ai vu tout passer sur terre. Jamais - je vous le dis avec un coeur de mère - jamais je n’ai eu sous les yeux l’attente de pareils crimes, de pareils malheurs : violations, sacrilèges, attentats. C’est dès aujourd’hui que je vois toutes ces peines. Oh ! priez, mes enfants ! Je m’arrête sur ces douleurs.
Reposez-vous, mes enfants ». (30 novembre 1880)

Les Sanctuaires désertés :

« Notre-Seigneur dit : Mes enfants, quand je regarde sur terre vos demeures mortelles, mes yeux se mouillent de larmes. Désormais mon heure n’est plus loin. Ma miséricorde est si large, pour mes amis véritables, que je ne peux vous en exprimer la grandeur ; mais aussi ma Justice est si effrayante que, si je vous en développais une étincelle, je vous causerais une douleur inguérissable. Mes enfants, ne vous effrayez pas. Désormais je ne puis plus attendre. Plus je fais pour mon peuple, plus il m’offense et me fait souffrir. Jamais il n’y aura de paix, d’union, de charité et de bonheur, tant que ma Justice ne sera pas venue sur la terre. Tout est méprisé partout : mon amour, ma bonté, ma Croix, mon Tabernacle.
Mon peuple semble rentrer dans l’incrédulité... Ce qui déchire mon divin Coeur, c’est la guerre que l’on déclare au saint temple dans lequel je fais ma résidence pour consoler et fortifier les âmes. Mes enfants, ce n’est pas seulement une guerre, c’est un acharnement épouvantable. L’esprit de la plupart des hommes est gâté, corrompu jusqu’à la dernière fibre.
- C’est bien vrai, mon Jésus.
- La religion, chaque jour, s’affaiblit. Bientôt elle sera désertée presque par toute la terre ; mais elle régnera dans des âmes isolées, poursuivies, frappées cruellement et sans pitié.
Bientôt, dans de grands endroits de cette terre des morts, il n’y aura plus de Sanctuaires. Les apôtres auront pris la fuite. Les âmes saintes pleureront sur les ruines et les abandons. La route qui s’ouvre va conduire là, en peu de temps... Voyez combien on m’insulte et combien on m’offense.
- C’est bien vrai, mon Jésus.
- Oh ! bientôt, terre de ma création, oh ! bientôt combien contiendras-tu de victimes sans vie ! Bientôt, terre de ma création, tu auras une parure frémissante : le sang des apôtres et des Chrétiens restés dans la foi !
Je vois la main de Notre-Seigneur levée et entourée d’un large éclair foudroyant. Cet éclair est si ardent qu’il faut, chaque jour, nous y attendre et nous y préparer.
Notre-Seigneur continue : " J’ai assez attendu ; j’ai assez invité ; j’ai assez supplié. Les ingrats ont eu leur triomphe ; il est temps que le juste entre dans la joie. Je n’ai plus qu’une parole, pour vous dire de n’être point surpris, jusqu’au jour où je viendrai vous proclamer : entrez maintenant dans la paix de la terre qui est venue pour vous du ciel... N’attendez rien des hommes ici-bas - je dis rien de bien - mais attendez tout en mal. Ils n’ont plus que cette force, que ce pouvoir. Les pécheurs de la terre n’ont plus qu’un désir: se repaître du mal, se nourrir de tous les sacrilèges. L’odeur de leur haleine est infecte... » (10 juillet 1879)

La Flamme du Saint-Esprit dit (29 septembre 1879) : " Le Seigneur a prévenu son peuple, depuis des années et des années. Il lui a prédit le terrible et douloureux événement. Mon vrai peuple attend, sans effroi, la grande menace de Dieu et des hommes. Tous ceux qui ne sont plus à Jésus-Christ n’attendent que l’heure du grand déchirement pour tremper leurs mains dans le sang des innocents.
Elle dit encore : Sur la terre du royaume de la Mère de Dieu s’élèveront des luttes entre les hommes. En ces combats, il n’y aura ni coeur ni pitié. Une terrible épreuve de captivité et de dépouillement pour les apôtres de Dieu passera prochainement dans l’esprit des hommes.
Dans le soleil, la Flamme dit encore : " Tout ce qui, jusqu’ici, était considéré comme justice sur la terre sera violé. Que le peuple du Centre (Paris) se hâte d’aller se consacrer au Sacré-Coeur élevé sur cette terre ! Ce temple, qui a entendu tant de prières sera transformé en salle de conseil. C’est là que les ennemis, en partie, décideront, en dernier, de lancer l’annonce de la terreur et de la mort, sur toute l’étendue de ce royaume.
La Sainte Flamme dit encore : " Toutes les âmes qui se seront consacrées au Seigneur pour l’éducation chrétienne vont se voir tout retirer, n’ayant pour pain et soutien que la Providence du Seigneur qui n’a jamais abandonné personne. Il ne faut pas s’arrêter sur les écoles d’aujourd’hui où règne Satan. Sa parole et sa puissance vont augmenter encore les iniquités déjà commencées. En ce temps, qui marche vers le terme d’une grande victoire, les âmes qui se sont vouées à l’instruction catholique n’habiteront plus les lieux qu’elles occupent encore aujourd’hui. Le vide va se faire complètement, pour toutes celles qui dépendent de la grande autorité perfide."
Dans le soleil, la Flamme dit : " Jusque dans les lieux les plus retirés, tous les suppôts de l’enfer travaillent, maintenant, à des écritures abominables. Mon peuple les trouvera partout sur son chemin. Beaucoup de coureurs appellent les ouvriers à la révolte, à cause du manque de travail qui est leur pain de chaque jour... Les petites villes, comme les grandes, seront bientôt perdues par des groupes d’ouvriers qui n’ont ni asile ni refuge. Ils s’étendront partout, surtout que l’heure où ils pourront se rassasier ne tardera pas à sonner.
La Flamme dit : Partout, la France presque entière sera soulevée contre L’Église. On répandra sans repos, sur la foi et l’Église, des articles abominables que le monde, sans l’enfer, n’aurait jamais su inventer.
Les indignes ennemis du Dieu-Sauveur, qui s’assemblent dans les loges et les remplissent, sentent le moment approcher. Ils vont se lever, pleins d’espoir, pour jeter boue et scandale sur les apôtres de Dieu et sur son Église. C’est par eux que la jeunesse finira d’oublier son Créateur et Rédempteur. Ce temps fait frémir, au sujet de ceux des chrétiens dont la foi se trouvera inébranlable.
La flamme a tout un côté qui s’éteint et le soleil devient triste, comme noyé dans un voile sombre. Il s’élève une autre flamme qui dit : "Je contiens la voix de celle qui a été choisie comme Reine de ce royaume. " J’écoute sa parole. Elle dit : " La Mère de Dieu, poussée par l’amour de son coeur, va redescendre sur la terre, apparaissant à son peuple d’une façon qui sera sans mesure. Elle va renouveler sa descente du ciel sur terre, dans les environs des montagnes de La Salette. Elle apparaîtra, suspendue sur une nuée blanche, environnée d’une guirlande de roses, pour dire : " La terre ne sera qu’un tombeau, depuis l’Alsace-Lorraine, qui n’est pas comptée, jusqu’au bord de la Bretagne. "
La Mère de Dieu manifestera une autre gloire à son peuple, comme dernier trait de son amour, au sujet de la douleur des chrétiens. Dans le nord de la France... elle viendra, avec des signes de deuil, et n’adressera que trois paroles qui seront entendues par une dizaine d’âmes :
1° - Toute la terre, excepté la Bretagne, ne sera qu’un tombeau sans vie.
2° - L ‘Église va souffrir des persécutions telles que l’enfer n’en aura jamais inventé de plus cruelles.
3° - Le Centre deviendra une terre imbibée de sang. Le dernier qui y coulera sera celui de l’homme que le ciel maudit à cause de ses crimes.
La Flamme dit encore : Mon peuple, ne crains rien. Nos victimes seront alors revenues à l’abri de l’orage de feu et de flammes. Leur grande oeuvre ne s’arrêtera pas pour cela l’espace d’une minute. Le ciel laissera passer sur terre les signes de sa Justice. La terre étrangère ne récoltera aucune nourriture. Une pluie de feu réduira en poussière la nourriture de ces peuples où sont mêlés chrétiens non catholiques et mahométans.
La Flamme dit encore : La terre de France va subir aussi la Justice de Dieu. Pendant trois années, les pommes de terre pourriront à l’heure de la semence ; le blé ne poussera pas ou s’arrêtera à mi-hauteur. Les fruits noirciront : un ver en rongera l’intérieur, avant qu’ils aient atteint la grosseur du doigt.
La Flamme dit : Le Centre et ses demeures seront broyés par la violence du tonnerre de Dieu. Les frémissements et tremblements de terre se multiplieront, jours et nuits, sans cesser, pendant quarante-trois jours. La mer s’agitera et jamais de tous les siècles, ses vagues et ses flots n’auront pris une forme semblable. Tout le monde de cette époque périra à jamais. Mon peuple, si Dieu te parle ainsi, c’est qu’il ne peut plus soutenir sa Justice inexorable. Il te dit : n’aie pas peur, j’ai tous les pouvoirs. Maintenant, mon peuple, que rien ne t’épouvante. Si, demain, tes oreilles entendent des bruits nouveaux ; si tes yeux parcourent des lignes qui font frémir, que rien ne t’étonne ! C’est l’enfer qui se met à l’oeuvre. II faut que la terre périsse : pas toute, mais plus de la moitié de la moitié. La terre deviendra le désert, mais Dieu la repeuplera dans la paix et la tranquillité. " Paroles de la Flamme. (15 mars 1882)


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Re: Marie Julie Jahenny (1850-1941), Stigmatisée Bretonne

Message par Her le Sam 26 Mar - 10:58

Marie Julie Jahenny (1850-1941)


" Prenez vos armes, et si elles sont rouillées, il faut les frotter. Préparez vos armes ; les meilleures sont la prière, la Foi et la confiance. " Marie-Julie Jahenny


L’oeuvre de la Croix à l’heure des combats

" Donnez la paix, Seigneur, à ceux qui Vous attendent, afin que vos prophètes soient trouvés véridiques. " (Eccli 36, 18)

Chers amis de Marie-Julie, (Donné à La Fraudais le 4 octobre 2003)

Que mes premières paroles soient pour vous remercier de votre présence à cette assemblée annuelle !

Merci aussi à ceux qui sont unis à nous par la pensée et la prière.

Merci à tous ceux qui gardent la mémoire de notre grande amie, Marie-Julie Jahenny, à qui nous faisons une grande joie en l’invoquant sous le nom qui lui fut donné par le Ciel : Marie-Julie du Crucifix.

Elle montrait son Crucifix, comme on montre une arme redoutable, un livre admirable, une consolation inégalable.

Toute sa vie, elle a été à la Fraudais comme un Saint Jean-Baptiste, le prophète du désert. Elle a montré du doigt sur son Crucifix, et sur elle-même, véritable crucifix vivant, l’Agneau de Dieu qui porte les péchés du monde. Tout au long de cette vie de " prière, de souffrance offerte, d’obéissance avec Jésus ", selon sa devise, elle a dit et répété la vérité que le monde refuse.

Jésus en Croix nous révèle l’immensité et l’horreur du péché.
Jésus en Croix s’y révèle comme le modèle de toutes les vertus.
Jésus en Croix nous fait connaître la Justice de Son Père, qui ne peut tolérer l’impunité de la moindre faute.
Jésus en Croix nous fait connaître l’infinie Miséricorde et les profondeurs insondables de l’Amour Divin, révélées par le Coeur ouvert, et les Saintes Plaies qui sont, comme le dit si magnifiquement Mgr Ghika : " l’héritage et le souvenir de l’infinité de la faute, lavée dans l’infinité de la douleur par l’infinité de l’Amour. "

La mission de Marie-Julie fut de montrer, de révéler les réalités surnaturelles, dans une époque enténébrée.

Elle montre la direction où il faut aller chercher la clarté, la lumière de la vérité qui sauve de la mort.

Elle n’est pas de ces démagogues qui, par peut de déplaire, édulcorent la vérité, rabotent, liment tout ce qui peut heurter l’esprit du monde, au prix d’un vandalisme doctrinal dont nous ne voyons que trop les terribles effets.

Sa doctrine est dans la plus pure Tradition de l’Église Catholique et Romaine. Nous pouvons et nous devons donc lui faire une entière confiance et poursuivre avec constance, avec persévérance, avec patience, le bon combat.

Ce combat nécessite des armes et de l’énergie. Le Ciel entier, par la voix de Marie-Julie, nous dit que nous les trouverons dans les Sacrements et particulièrement dans les Sacrements de Pénitence et de l’Eucharistie. Après sa mort en 1878, le Pape Pie IX apparaît à Marie-Julie, lui aussi appelle au bon combat :

" Prenez vos armes, et si elles sont rouillées, il faut les frotter. Préparez vos armes ; les meilleures sont la prière, la Foi et la confiance. "

C’est tout particulièrement pour la défense de la Sainte Messe et des prêtres fidèles que nous devons travailler et prier. Cela demande des efforts de patience, de discernement de l’essentiel, de mise en commun de toutes sortes de biens. Mais quel bien suprême au milieu de nos luttes. Voici ce que disait la Très Sainte Vierge le 16 juillet 1901 :

" Mes enfants, quelle puissance que le Saint Sacrifice de la Messe. Ce n’est qu’au Ciel que vous pénétrerez l’immense efficacité de ce prodige de puissance, de bonheur, de merveille et de délivrance. "

Soyez sûrs que Marie-Julie vous soutiendra dans ce combat, elle qui demanda la faveur d’assister à toutes les Messes jusqu’à la fin du monde :
" Je veux souffrir jusqu’à la Fin du monde. Je veux assister à toutes les Messes jusqu’à la Fin du monde. "

Sa mission n’est pas terminée, ni celle des saintes âmes victimes qui furent les premiers Amis de la Croix. Invoquons souvent ces saints prêtres, en particulier Monseigneur Fournier et l’Abbé David qui fusent si proches de Marie-Julie dans une commune persécution. Ils sont les protecteurs de tous ceux qui veulent maintenir vivante la mémoire des merveilles de La Fraudais.

La plus grande partie de ces merveilles est encore à venir avec la fondation de l’Oeuvre de la Croix et l’érection du Sanctuaire.

C’est donc à ce combat dans la Foi, l’Espérance et la Charité que nous sommes convoqués. Nous sommes enrôlés, mobilisés pour un très haut service. C’est une grâce que nous devons accueillir avec reconnaissance et avec la conscience que, sans l’aide du Ciel, nous ne pouvons rien faire :

" Des serviteurs du Seigneur font bien la divine volonté. Ils attendent, avec confiance, l’arrivée de toutes choses. " 8 mars 1881

Nos ennemis intimes, nous les connaissons trop bien : le doute, le découragement, le manque de confiance, une certaine irritation que les choses n’avancent pas selon nos désirs. L’esprit est prompt, mais la chair est faible ! Et nul doute que Quéquet ne s’en mêle certains jours !
Que faire ? que va-t-il arriver ? à chacun de nous ? à nos familles ? à la France ? au monde ?
Des lumières sur toutes ces questions bien légitimes nous les trouverons, bien souvent, dans les extases de notre amie. Mais il y faut du discernement et du calme.

Saint Grégoire le Grand, Pape, vient ainsi, le 19 août 1878, donner ses consignes à ceux qui doivent combattre en notre époque si terrible.
" Qu’aurez-vous à faire ?

- Attendre, prier et faire ce que Dieu veut. Aimons Dieu de tout notre coeur, servons Dieu fidèlement, servons-Le à travers les obscurités qui se trouvent en nous, servons-Le malgré les ténèbres où Dieu nous laisse et où il nous faut marcher, servons-Le quand même. Quand même la lumière de vos âmes serait absolument éteinte, ne perdez pas courage, traversez tous les périls, affrontez les dangers et Dieu vous comblera de Ses grâces et de Ses consolations. Qui peut nous rendre heureux sur la terre, si ce n’est la paix de Dieu qui vit en nous, qui travaille en nous, qui prie en nous ? Sans cette paix, l’homme devient comme un damné, il court et se précipite dans le premier gouffre qu’il rencontre, parce que c’est l’affreux ravage que font en lui tous ses amours déréglés...

Prenons nos croix, portons-les sans rougir puisque la Croix nous procurera un jour le bonheur de voir Dieu, de Le comprendre et de L’aimer. Portons la Croix ! il y a des croix partout. Le bonheur d’aimer la Croix nous procure, dès cette vie, une délicieuse attente de bonheur de voir et de posséder Dieu. "

La lecture de la suite des entretiens célestes de près de 70 ans nous en apprend beaucoup sur la Sagesse Divine qui gouverne toutes choses pour le plus grand bien de Ses amis, les justes, c’est-à-dire, ceux qui font tout leur possible, avec la grâce de Dieu, à travers leurs faiblesses et leurs chutes, pour ne pas renier les promesses de leur Baptême.

" Je renonce à Satan. Je m’attache à Jésus-Christ pour toujours ".

Ces deux petites phrases sont comme le fil rouge qui permet de s’y retrouver dans les événements passés, présents et à venir.

En effet on ne peut rien comprendre dans la confusion actuelle du monde sans faire appel aux secours des lumières d’En-Haut.

Tout ce qui s’est passé dans le monde et à La Fraudais, pendant près d’un siècle, et ce qui s’y passe encore ne peut se comprendre que par la référence à un combat spirituel entre Jésus-Christ, Roi des rois, Tête de Son Corps mystique qu’est l’Église fidèle et le " Prince de ce monde " aidés par ses complices humains qui ne veulent pas de la Royauté du Seul Sauveur.

D’après les prophéties de Marie-Julie, nous en sommes à une phase décisive de la fin des temps, où Dieu permet à l’Enfer de répandre son action sur la terre pour mettre à l’épreuve la fidélité de l’Église et pour punir les pêcheurs ingrats et impénitents.

Celle crise terrible par ses persécutions tantôt violentes, tantôt larvées, et par ses séductions perfides a pris une ampleur d’incendie depuis la Révolution Française et son fameux esprit des lumières qui est en fait une entrée dans les ténèbres.

L’homme, séduit par le tentateur, se veut son propre créateur se disant le fruit d’un hasard aveugle. Estimant qu’il est capable de tout faire sans aide, ne s’estimant pas fautif ni redevable envers quiconque il ne reconnaît pas le besoin d’un Sauveur, d’un Messie médiateur entre Dieu et les hommes. Ces ténèbres intellectuelles aboutissent à la déchéance morale des personnes, des familles, des nations, en un mot à la perdition, au reniement, à l’apostasie en masse. Dans l’Église même se sont infiltrées des fumées de Satan, qui amènent les baptisés insouciants et endormis, à se détacher du Christ et de Sa Croix et à donner leur approbation à Satan et à ses tentations de jouissance immédiate et de rejet de toute dépendance.

Mais la Providence veille.

Comme dans toutes les oeuvres divines, justice et miséricorde se rencontrent.

Si Dieu se sert des démons, c’est pour châtier les pêcheurs qui se livrent à eux et pour donner plus de mérites aux justes qui les rejettent et les combattent.

Dieu avertit longtemps à l’avance par toutes sortes de moyens naturels ou miraculeux. Avant la grande révolution qui doit bouleverser l’Europe, fi fera comprendre aux pêcheurs, combien est noire leur âme ingrate. Il leur fera subir des jours de ténèbres physiques, de quelques heures, avant les trois jours de grandes ténèbres qui verront une véritable extermination des endurcis impénitents. Ces avertissements réveilleront de nombreux " endormis " et ainsi les sauveront. Mais ce sera ensuite le Châtiment des aveugles volontaires, car ils se seront crevés les yeux pour ne pas voir que Jésus est la seule Voie de la Vie et de la Vérité, le seul Soleil des âmes. Ils se seront donné le menteur pour guide et subiront son sort.

Chers amis, quand vous verrez les sectes lucifériennes parcourir le pays en poussant les chrétiens à renier le Christ (les impies coureurs), sachez que le moment est proche.

Quand vous verrez des offices ouvertement à la gloire de Lucifer, méprisant de façon injurieuse Jésus et Son Église fidèle, sachez que le moment est proche.

Nous en sommes à la phase préparatoire qui est celle du culte de l’homme. Déjà, on parle de l’équivalence des religions. La Passion du Christ est tenue pour négligeable. Sa Royauté absolue est niée. La France devient " Mahomète ", comme dit notre amie, car elle nie la Divinité du Christ, accordant à la vérité et à l’erreur le même traitement. Sa mission de fille aînée de l’Église est bafouée par la France athée. On ne veut plus de chef, de pape, de roi. C’est tous ces reniements que Marie-Julie a dû expier. Elle a dû s’offrir en sacrifice pont obtenir qu’un petit reste trouve la force d’être fidèle, pour que l’Église triomphe, pour que le Papauté et la Royauté soient rétablies dans leurs droits.

Dans son fol orgueil, Lucifer veut se faire l’égal de Dieu et se faire adorer par les hommes, comme le seul vrai sauveur. Il est d’une féroce jalousie envers le Christ dont l’humilité et l’obéissance l’ont vaincu, il suscitera guerres, révolutions, massacres, désordres pour dissoudre toute la vie sociale et attirer vers lui les appels des hommes. Il s’acharnera à faire détruire tout ce qui rappelle le Sauveur, les croix en particulier et les tabernacles, les prêtres et les âmes consacrées. II lui sera permis de faire de faux prodiges, de fausses apparitions pour tromper les moins vigilants. Mais II sera donné aux âmes fidèles à la prière et à la Croix de déjouer ses pièges. Les Saints Anges seront leurs protecteurs... s’ils n’oublient pas de les invoquer !

Toute cette phase de véritable infestation satanique durera trois années, et se terminera par le châtiment universel qui réduira de beaucoup le nombre des humains.

Alors seulement viendra la consolation du règne d’un grand Roi catholique et de la résurrection de l’Église, sous la houlette d’un saint Pasteur.

Ce sera d’ailleurs pour un temps limité [à 40 ans,] avant le combat final contre l’antéchrist, Lucifer singeant l’incarnation et la résurrection avant son engloutissement définitif, la fin de ce monde et la Parousie. Voilà la trame du futur et l’explication de la confusion actuelle, telle que la décrit Marie-Julie.

Ce qui compte aujourd’hui, c’est de ne pas s’endormir mais de préparer les âmes au combat.

Le Ciel nous assure que si nous sommes vigilants, si nous prions pour y voir clair, nous ne serons surpris par aucun événement et que Dieu fera tout pour notre bien. Soyons Lui reconnaissant, Il nous prévient, Il ne veut pas que Ses enfants ressentent les mêmes terreurs que les païens frappés par les coups de Sa Justice :

" Je veux qu’ils s’attendent à tout, Je veux que rien ne les étonne. " 30 juillet 1925

Ce sont les prières des justes qui retiennent la Justice divine, qui écartent l’Enfer, qui obtiennent des remises de peine et des sursis de miséricorde. Les prophéties sont conditionnelles.

" Il n’y a que la prière qui peut sauver la terre qui peut donner la victoire… Je ne peux vous donner cette victoire tant désirée. Il n’y a pas assez de prières, de sacrifices, de calvaires... " 24 janvier 1882

La restauration de la monarchie n’a pas été accordée à la France en 1870, parce qu’il n’y a pas eu assez de prières et de pénitence, parce que la France n’a pas voulu renoncer à Satan et s’attacher à Jésus-Christ. Elle n’a pas assez désiré le salut. À la mort du Comte de Chambord, en 1883, il est dit :


" Il faudra rester où le Bon Dieu nous aura placés et beaucoup prier. La France n’ayant pas mérité celui qui devait la sauver, Dieu l’a enlevé de la terre ; C’est le premier châtiment. " 17 octobre 1883

Mais :
" Quand la terre aura été purifiée, de beaux jours reviendront et le Sauveur choisi par nous, inconnu de Mes enfants jus qu’ici, viendra.
C’est une âme bien belle, c’est une fleur spéciale de vertu et le Coeur adorable de Mon Fils commence à lui préparer ses nobles dignités et il viendra au nom du Sacré-Coeur avec la poitrine décorée de l’Adorable Coeur de Jésus. La grâce du Ciel sera avec lui et les ruines seront relevées. " 19 septembre 1901

Aussi :
" Il n’y aura aucun espoir de renouveau avant une immense purification ", tel est l’avertissement maintes fois répété par Notre Seigneur et la Sainte Vierge à La Fraudais.

Les âmes sont mises en demeure de choisir leur camp. C’est pourquoi un des buts que nous devons poursuivre est de faire connaître le pourquoi des événements ; les dates et les lieux sont du domaine de la Providence : " il ne vous appartient pas de connaître ni le jour, ni l’heure ", et cette divine Providence n’a jamais abandonné personne.

" Mon Dieu, tout Vous regarde et rien ne me regarde moi-même si ce n’est de Vous prier et de me soumettre. Je reste tranquille sur la Croix et dans Votre Amour. "

- Tu ne désespéreras jamais, dût plutôt tout s’écrouler, la terre fût-elle couverte de feu et de charbon. " 11 février 1878

Soyez heureux, chers amis de Marie-Julie, de participer à cette oeuvre de miséricorde spirituelle, qui consiste à instruire les ignorants, à consoler les affligés, à rendre l’espérance à ceux qui souffrent sans connaître le sens et la valeur de la Croix, à ceux qui meurent sans savoir pourquoi ils ont vécu. Ces coeurs se tourneront vers vous spontanément. N’en soyez pas surpris, c’est Jésus qui veut qu’il en soit ainsi, c’est la mission qu’il vous donne : Soyez apôtres pour les accueillir.
Voici ce qu’il disait à Marie-Julie, le 3 septembre 1925 :

" Je vous unis, petites âmes que J’aime et que Je choisis pour faire beaucoup de bien, pour semer beaucoup de paix dans les âmes et encore beaucoup d’amour miséricordieux (2 fois), amour de Miséricorde. Je vous donne cette grâce d’être à l’époque douloureuse de vrais porte-miséricorde pour beaucoup d’âmes. Vous me sauverez des âmes par les dons tout divins que Je vous donne dès aujourd’hui dans ma tendresse. Oh ! que Je vous aime. "

" Je vous aime tant que Je vous laisse dans ma bonté ce que Je veux de vous, mes petits apôtres de mon divin Coeur, de ma Croix et de ma Miséricorde, pour les âmes coupables qui ne me connaissent plus. Mes petites épouses, vous remplacerez mon prêtre qui fera défaut dans bien des lieux. Belle mission inventée par mon divin Amour et par ma divine Miséricorde. " (2 fois)
Il ne s’agit pas, évidemment ! de se substituer aux prêtres, devenus si peu nombreux, dans la fonction qui leur revient en propre de ministres des sacrements, mais de les remplacer, là où ils feront défaut, dans le rôle qui leur revient normalement, d’apostolat et de réconfort auprès des âmes.

L’heure des grandes actions spectaculaires n’est pas venue, mais plutôt l’heure du silence priant des Catacombes.

Mais, puisque nous sommes ici sur la terre foulée pendant tant d’années par l’humble Marie-Julie, tout près de sa pauvre maison, il est peut-être intéressant de soulever quelque peu un coin du voile temporel qui nous cache l’avenir de La Fraudais. Ce lieu béni dont Notre-Dame pouvait dire, le 16 mars 1880 :

" Depuis le Calvaire jusqu’à ce jour, je n’ai jamais remarqué tant de grâces, autant qu’il en est réservé pour ce lieu. "

Le nom de " La Fraudais " signifierait " le torrent " C’est donc un lieu prédestiné au torrent de grâces, après avoir vu se déverser le torrent des souffrances, et le torrent des prières.

" Mes enfants, tant de peines, tant de croix, tant de larmes seront hautement récompensées.

Le Ciel a tout prévu. Ce lieu deviendra grand, d’une immense grandeur. Les âmes viendront, poussées par une grâce extraordinaire.

Mes enfants, une montagne a été élevée ici...

C’est mon Fils qui, à Son tour va commander. Voilà comment les oeuvres secrètes arrivent doucement à leur terme, après avoir été longtemps voilées en apparence.

Vous êtes appelés à une régénération extraordinaire. Vous serez appelés les enfants du monde nouveau. " 16 mars 1880

" Il sera élevé, ici, un Sanctuaire à la Croix et à Marie Immaculée. Ce lieu sera vénéré par tous. J’y guérirai le corps et l’âme par une eau vive.

J’emploierai beaucoup de pierre pour les maisons où j’enfermerai les Pères de la Croix, et les orphelins de père et des veuves. Autour du Sanctuaire, d’où auront fui tous les bruits du monde, je veux faire des cloîtres de serviteurs et de vierges.

Au commencement, il y aura des difficultés, mais de courte durée.

Ce temple s’élèvera si rapidement que l’on verra bien que les Anges auront contribué à élever les murs. (suit le plan du Sanctuaire de la Croix).
Voilà, chères victimes, des travaux où couleront vos sueurs. La France entière viendra d’abord s’abriter sous l’arbre de la Croix ; puis l’univers entier comprendra et viendra. Voilà la fontaine, je vais bientôt la remplir. " 9 février 1878
Forts de ces certitudes, il ne nous reste plus qu’à veiller aux signes de la Volonté de Dieu et à prier pour que ces projets se réalisent pour Sa plus grande gloire à l’heure qu’il aura choisie.

La canonisation de Marie-Julie et celle du Roi-Martyr, Louis XVI, sont dans ces projets divins pour après le grand Coup.
Je ne voudrais pas terminer ce petit entretien sans rappeler que, par le " hasard " (si le hasard existait !) des difficultés et des opportunités qui se présentaient à nous, nous nous réunissons aujourd’hui, le 4 octobre, en la fête de Saint François d’Assise. Nous pouvons y voir une faveur de notre amie du Ciel, car ce grand amant de la Croix, stigmatisé comme elle, fut du nombre de ces Saints qui eurent les plus étroits rapports avec Marie-Julie quand il s’agissait de la former dans son saint Noviciat. Il était son Père spirituel, le Père Séraphique, celui qui la guidait dans sa voie de souffrance et d’amour. Saint François, si proche de Jésus pour avoir participé aux souffrances de la crucifixion, formait Marie-Julie du Crucifix à cette rude école.

Il semble qu’il ait an grand rôle à jouer dans le relèvement de l’Église - tout comme Marie-Julie, nous pouvons le penser - et, qu’à ce titre, il soit le soutient tout particulier des chrétiens fidèles dans ces temps difficiles Guide de Marie-Julie dans son pèlerinage terrestre, il l’est aussi de ses amis ; et c’est à eux qu’il donnait ses directives, le 17 septembre 1878 afin de les fortifier en vue de la lutte qu’ils auront à subir par les ennemis jurés de la Foi catholique. J’ai déjà évoqué cette exhortation devant cette assemblée, lors d’une précédente réunion, il y a quelques années, mais qu’importe, n’avons-nous pas besoin de nous retremper de temps à autre ?

" Chers frères de la Croix, (c’est Saint François qui parle) ne vous inquiétez pas de ce qu’on dira de vous ! De ce qu’on fera contre vous ! Gardez la paix et l’espérance car le chemin qui conduit à l’honneur et à la gloire vous est ouvert. Pourquoi ne vous attaque-t-on pas en face ? Parce que Dieu a versé en vous un respect que vous avez mérité, en vous dévouant à Sa gloire. C’est ce respect, venant de Dieu, qui empêche les affronts et empêche vos ennemis de s’approcher en face de vous, la tête et les yeux levés. Voilà pourquoi ils vous respectent par force. Il y a encore quelque chose qui les renferme ; ils sont attaqués en eux-mêmes, sans savoir comment ils sont retenus par une puissance invisible qui leur souffle : " Tu respecteras l’âme choisie de Dieu, tu respecteras le corps de l’homme dont tous les mouvements se dévouent à l’oeuvre de ton Dieu ". Voilà le souffle qu’ils ne voient, ni ne connaissent, ni n’entendent, mais qu’ils ressentent.

Chers frères de la Croix, pourquoi déchire-t-on votre réputation ? C’est que vous êtes des hommes d’une chair trempée et retrempée dans la source Divine qui n’est réservée qu’aux véritables et fidèles serviteurs de Dieu. Voilà pourquoi vous êtes solides comme le fer éprouve’ par le feu.

Mais on ne peut déchirer votre honneur, parce que votre honneur n’est pas un honneur naturel, comme celui de tous les autres. Cet honneur ne vient que de Dieu, que de Sa Croix, que de Ses promesses. Il ne vient que de la Divine Volonté, que de la confiance que mes frères ont en Dieu.

Pourquoi invente-t-on ? Parce que l’honneur jaloux des ennemis de mon Dieu s’élève en eux, qu’il les travaille, qu’il ne leur laisse aucun repos, c’est là un honneur, un orgueil qui vit dans les vices, dans la colère, dans la vengeance de tous vos ennemis qui sont les ennemis de Jésus-Christ.

Cette rage vient de la jalousie, de l’orgueil, du désir que Dieu ne soit pas défendu, que Son Nom ne soit pas respecté, que Sa Croix n’ait pas de défenseurs, que tout ce qu’il fait soit oublié et anéanti. Voilà pourquoi vous souffrez, pour Dieu, pour Son Nom, pour Sa Cause. Le petit nombre des amis de la Croix est choisi et béni. C’est Dieu qui le veut ainsi, il a pour lui les plus belles promesses divines. Dieu a dit :

" C’est sur vous, sur toi et sur toi, que j’arrête Mon Regard adorable. Je veux que tu Me sois dévoué dans Mes desseins. Je te choisis pour soutenir, pour défendre le commencement de Mon oeuvre. Je te place dans Mon oeuvre comme un poteau solide ; tu l’appuieras, tu la soutiendras, tu la porteras sur tes épaules, quand elle sera dans les plus grandes menaces. "

Les victimes et les serviteurs sont destinés à aider Notre-Seigneur à soutenir l’oeuvre, les murs de l’oeuvre, pour la placer sur de belles pierres taillées et polies. Quelle belle couronne de Gloire ! Quel honneur ! "

Eh oui, quel honneur !

Que la Très Sainte Vierge, Notre-Dame de la Bonne Garde, qui s’est proclamée Maîtresse, Gouvernante et Directrice de l’Oeuvre de la Croix nous couvre de ses mérites afin que nous soyons rendus dignes d’une telle grâce !

Mes chers amis, je vous la souhaite et je vous remercie.

Site source et officiel : http://www.marie-julie-jahenny.fr
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