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Symphorose Chopin (1924-1983)

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Symphorose Chopin (1924-1983)

Message par Her le Ven 18 Mar - 22:51

Symphorose Chopin
(23-07-1983)

Symphorose Chopin (1924-1983), l'une des plus grandes mystiques stigmatisée françaises du XX° siècle, a vécu dans un bâtiment préfabriqué, à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), jusqu'à sa mort, le 23 juillet 1983.

C'était une personne du quart-monde, illettrée. Sa famille était plutôt anticléricale. Ses frères la considéraient un peu comme une sorcière.

Âgée de huit ans à peine, elle était obligée par ses parents, qui avaient à nourrir une famille nombreuse, de gagner quelque argent sur un terrain de golf : elle courait ramasser les balles égarées et les rendait aux joueurs, qui lui glissaient une piécette. Malheur à elle si, le soir venu, elle ne rapportait pas suffisamment à la maison ! Après avoir reçu quelques taloches, elle se couchait sans avoir eu le droit de manger, au terme d'une journée épuisante passée à courir de-ci-de-1à. Et pas question d'aller à l'église, c'était du temps perdu !

Plus d'une fois, elle préféra se voir punie, plutôt que de manquer la messe : elle y allait le soir, après sa journée de «travail», même si elle n'avait pas récolté la somme exigée par son père.

Bientôt, son ange gardien l'assista : vif comme l'éclair, il courait chercher à sa place les balles égarées et les lui apportait, lui faisant gagner un temps appréciable, ce qui lui permettait d'assister tranquillement à la messe. Quelques années plus tard, il agit de la même façon quand elle fut chargée par ses parents d'aller récupérer sur les crassiers, ou au bord des voies de chemin de fer, des bouts de charbon et des débris de coke, pour les revendre çà et là.

« M'apprendre à lire, c'est le plus beau cadeau qu'il m'a fait (son ange gardien). Comme ça, je pouvais mieux prier. Du moins, je le croyais, parce que je priais dans les livres. Mais il ne m'a pas appris à écrire. Il faut dire que je n'avais plus tellement le temps, avec tout le travail à la maison, surtout que maman était toujours malade. Alors je me suis débrouillée comme j'ai pu. Ce n'est pas bien fameux, non ? »

Il est vrai que son orthographe était des plus fantaisistes. Mais son style ne manque ni de charme ni de vigueur, et elle possédait un réel talent poétique. C'est de son ange gardien qu'elle reçut les premières notions de catéchisme, c'est lui aussi qui lui apprit à lire alors qu'elle avait cinq ans : il se montrait à elle sous la forme d'un enfant de son âge vêtu de blanc, et l'instruisait pendant qu'elle s'occupait de ses jeunes frères et soeurs. Seule à le voir et à l'entendre, elle pouvait tout à la fois remplir sa tâche de petite maman et profiter des leçons angéliques. Elle regrettait surtout que l'ange ne lui ait pas enseigné le dessin car, aimant peindre, elle ne manquait jamais l'occasion d'offrir à ses proches une image de sa composition, à la fois naïve et riche d'enseignements.

Symphorose Chopin bénéficiait aussi de secours extraordinaires de la part de son ange gardien, quand elle voulait entendre la messe ou aller prier devant le Saint Sacrement.

Sa famille est très pauvre. Un soir, alors que sa maman est à la maternité, son père, ivre, reluque la jeune fille. Pour lui échapper, la fillette saute par la fenêtre et tombe deux étages plus bas.

Elle lève les yeux : une belle Dame descend dans la lumière du ciel, prend la fillette dans ses bras, la remonte dans le taudis, la couche dans son lit. Et interdit au père de la toucher.

Son père meurt, sa mère se remarie.

Symphorose garde de sa chute une claudication.

Un soir, elle est battue par son beau-père. Cette fois, la colonne vertébrale est brisée. On dira que c’est une chute. Elle est paralysée, bientôt grabataire. Et la belle Dame, qui pourtant vient la visiter fréquemment, ne la guérit pas.

En 1954, Année sainte, elle va en pèlerinage Lourdes avec sa paroisse. À la grotte, c’est la rencontre décisive, mystérieuse, avec la Dame et son Fils crucifié. Symphorose est guérie.

Vivant seule avec sa mère, elle vivait son jeûne presque total - elle n'absorbait que de l'eau, ça et là une gorgée de vin - sur un mode jubilatoire, malgré les avanies et les suspicions qu'il lui occasionnait.

Elle n'éprouvait ni faim ni soif, et s'il arrivait qu'elle fût invitée à séjourner chez des amis, elle prenait place à la table commune sans partager le repas : les intimes le savaient, qui lui épargnaient la gêne de se trouver devant une assiette qu'elle n'eût pas utilisée. Lorsqu'elle était en compagnie de personnes qui ignoraient sa situation, elle faisait mine de manger, régalant discrètement à l'occasion le chien de la maison, s'il s'en trouvait un. Parfois, elle se trouvait dans l'obligation d'avaler quelque chose - de quoi nourrir un moineau -, et alors elle s'éclipsait bientôt discrètement, pour régurgiter, au prix de vives douleurs et de vomissements de sang, le peu qu'elle avait dû absorber.

Elle rencontre l’abbé Combes et peut enfin s’ouvrir de sa vie intérieure. Le prêtre est ébloui par le trésor de grâces dont elle est littéralement comblée : extases, participation à la Passion du Sauveur qui, chaque vendredi, imprime ses plaies dans son corps, apparitions de la Vierge, de Thérèse de l’Enfant-Jésus, de Jeanne d’Arc, dons charismatiques de scrutation des coeurs, de conseil, de science infuse. L’abbé Combes perçoit en elle l’étoffe d’une sainte.

Puis la tuberculose la frappe. Années de sanatorium, terribles, loin de tous, accompagnées de grâces étonnantes pour ses compagnons d’infortune : retours à Dieu par dizaines, reprise de la vie sacramentelle et même des guérisons inexplicables.

La tuberculose guérit, grâce à l’ablation d’un poumon et de la moitié de l’autre, mais le coeur, affaibli, la trahit. Puis c’est le cancer de la plèvre, la carie des os. Sa survie est un miracle.

La mort de Monseigneur Combes, en 1969, signale pour elle l’heure de Gethsémani. Elle connaît le doute, les tentations de désespoir. Dans sa chambre, elle reçoit, quand son état le lui permet, prêtres et laïcs, évêques, missionnaires, jeunes, pauvres, marginaux et blessés de la vie, prodiguant inlassablement consolations, conseils, paroles.

Ses dernières années sont un sursis où se consomme son oblation « pour l’unité de l’Église, la paix dans le monde et la conversion des pauvres pécheurs ».

Elle meurt le 23 juillet 1983, seule, comme elle l’a prédit.

Nombreux sont ceux qui, ayant recours à son intercession, assurent avoir été exaucés.

La réputation de Symphorose Chopin devait pourtant se répandre dans certains cercles conservateurs. Henri d'Orléans, comte de Paris, prétendant au trône de France, entendit parler d'elle. Il souhaita la questionner au sujet de son avenir politique. Avait-elle un don de prophétie ? Toujours est-il qu'elle lui fit cette réponse républicaine :

« Jamais vous ne régnerez, ni aucun de vos descendants. Dieu a sur la France d'autres desseins, car s'il n'oublie pas le passé, il ne veut pas que nous en soyons esclaves pour construire l'avenir ! »

De Saint Michel archange, Symphorose aura reçu durant cinquante ans des lumières sur une mission au service de l’Eglise et de la France, dans une perspective prophétique dont les plus belles pages sont encore à écrire et que les notes de cette pauvresse de Dieu laissent entrevoir comme le triomphe de la Miséricorde divine, avec ses dimensions oecuménique et eschatologique dépassant de loin les limites de l’institution ecclésiale (…)

Pour l’Eglise :

«La croix, sous peu, inondera la terre d’une grande lumière de résurrection. Elle apportera la réconciliation et l’Eucharistie sera exaltée ».

« Saint Michel vous abrite, (il est) notre protecteur, en même temps que l'ange de l'Eucharistie, puisque par lui l'Eucharistie vient se poser sur notre langue, le pur parmi les plus purs des envoyés de l'Immaculée, son interprète ».

«Saint Michel, mon confident et très fidèle protecteur, aura été mon vrai compagnon de route, et contre tous ceux qui auront essayé d'attenter à ma pureté, il aura triomphé.»

Le grand archange lui découvre quelque peu l’avenir :

« Le dernier pape sera feu de charité, feu d’Amour et feu de justice pour L’Église et la France » !

Pour couper court aux spéculations, elle préciser qu’il ne s’agit pas de Jean-Paul II, quels que soient le respect et la vénération qu’elle lui porte :

« Je suis en admiration devant le Saint-Père Jean-Paul II, qui trace la voie de la charité et réveille les indifférents partout dans le monde, ne craignant que Dieu, et devant Lui ne craignant ni la mort, ni ce que pensent et disent les pays. Il marche vers les plus pauvres, il marche avec l’étendard de la vérité ».

Toujours à propos de l'Église, elle dit :

«Il faut aimer l'Église à la manière du Christ, manière de sacrifice et jusqu'à la mort, parce qu'elle est amour total. Mon service, c'est de donner par amour et, pour réaliser mes fins d'amour, je désire être hostie de l'Amour miséricordieux et rédempteur : c'est là le sens de mes offrandes pour la Sainte Église. Aucun sacrifice ne pourra ralentir mon zèle ».

À propos des prêtres qui trahissent, et son attitude devant ces trahisons :

« Porter plus consciemment et douloureusement le poids des trahisons sacerdotales, et nous unir plus intimement au mystère de l'Église ; j'en ressens le tragique écartèlement. C'est ma fonction en Dieu et mon occupation terrestre, entre cette Cité du Ciel et cette cité de boue. Mais je le ferai toujours avec beaucoup de délicatesse et d'humilité, un respect et un esprit de foi qui jamais ne se démentent ; c'est avec cette clé que nous devons ouvrir ce qui, dans l'oeuvre de Dieu, concerne la réforme de la Sainte Église ».

Paroles prophétiques, alors, mais elle voit plus loin, plus vaste :

« Les temps sont graves, mais ne pressons pas la volonté de Dieu, car il a tout son temps pour manifester sa gloire. Nous languissons de préparer son Royaume ici-bas ? La patience est une belle vertu, l'espérance est disponibilité à Dieu ».

Revenant à la vocation et à l'avenir de la France, elle a reçu de saint Michel cette assurance :

« Après avoir gémi et pleuré, on chantera le Magnificat (...) les racines seront ravivées, les fleurs retrouveront leur bonne odeur, car la croix aura purifié les racines, à l'étonnement des plus incroyants ».

« Je suis la mendiante de Notre-Dame, aujourd’hui plus que jamais. Nous sommes dans le temps de Dieu. Tout ce qui est catholique est mien, et je me réjouis de penser qu’ici-bas comme au Ciel il y a plusieurs demeures dans la maison du Père ! »

« Ma mission, il ne suffit pas de l'accomplir pour être utile, mais pour faire la volonté de Dieu. Je me suis livré totalement à Jésus, il est libre de faire de moi ce qu'il veut, il m'a donné l'attrait d'un exil complet. Pour souffrir en paix, il suffit de bien vouloir tout ce que veut Notre-Seigneur ».

Elle ne s’attache qu’à poursuivre sa mission dans le silence de l’amour, la prière et l’offrande, réconfortée en permanence par les anges :

« Avec les anges, il n’y a jamais de grève, et ils se chargent de ne nous faire jamais chômer ! »

Et, jusqu’à sa mort, le 23 juillet 1983, elle gardera vivante dans son coeur la promesse de Jésus :

« Je suis là, ne crains rien. Je viendrai briller dans la nuit. J’enverrai saint Michel qui, de son épée, courbera la terre ! » - (…)

Symphorose aura donné sa vie, sans voir la réalisation des promesses qu’elle a reçues de Dieu. (…) elle aura suivi en toutes choses les indications du grand archange, dans l’assurance qu’avec ou sans elle, de son vivant ou après sa mort, le dessein de la divine Miséricorde se réalisera.

Une de ses toutes dernières paroles sera :

« Confiance, les anges travaillent ! Courage, saint Michel est à l’œuvre ! »

Et, (…) elle mourra dans la déréliction, abandonnée de tous, mais avec l’assurance que ses voix ne l’auront pas trompée.

Monseigneur André Combe écrivait à un de ses amis :

« Vous avez bien raison de reconnaître une authentique inspiration divine chez cette enfant privilégiée (...). Dieu infuse en de telles âmes des trésors de lumière et d'amour qui dépassent de beaucoup ce que croient savoir d'illustres philosophes et théologiens. Les rencontrer est une grâce ; les aider, une participation à leurs mérites ».
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