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Saint Padre Pio de Pietrelcina, OFM Capucin (1887-1968) Stigmatisé

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Saint Padre Pio de Pietrelcina, OFM Capucin (1887-1968) Stigmatisé

Message par Her le Sam 12 Mar - 7:08

Saint Pio de Pietrelcina
(1968-09-23)

Saint Pio (Francesco Forgione) (1887-1968) célèbre capucin italien et premier prêtre stigmatisé, naît 25 mai 1887 à Pietrelcina, en Italie du sud, dans l'archidiocèse de Bénévent, de Grazio Forgione et de Maria Giuseppa de Nunzio. C'est là qu'il sera baptisé le lendemain. À 12 ans, il fait sa Confirmation et sa première communion. Après une enfance très pieuse, à 14 ans, le Seigneur l’appelle "à une très haute mission."
En octobre 1902, le jeune Francesco va avec son père à Morcone demander son admission au couvent des Capucins, et le 6 janvier 1903, à l'âge de 16 ans, il entre au noviciat de l'Ordre des Frères Mineurs Capucins à Morcone. C’est là que, le 22 du même mois, il revêt l'habit franciscain en prenant le nom de Frère Pio.
Le 27 janvier 1907, il prononce ses voeux solennels et le 10 août 1910, il reçoit son ordination sacerdotale au Dôme de Bénévent. Pour des raisons de santé, il fut obligé de rester quelques années dans sa famille à Pietrelcina.
En février 1916, il est transféré au couvent de « Sainte Anne » à Foggia, et le 28 juillet suivant, il est envoyé au couvent de San Giovanni Rotondo, où, sauf quelques rares et brèves interruptions, il demeure jusqu'à sa mort.
Le vendredi matin, 20 septembre 1918, en priant devant le Crucifix du chœur de l’ancienne église, il reçut le don des stigmates de Notre Seigneur, qu’il conserva durant 50 ans, jusqu’à sa mort.
Enflammé de l'amour de Dieu et de l'amour du prochain, Padre Pio vécut pleinement sa vocation qui consistait à participer à la rédemption de l'homme, selon la mission spéciale qui caractérisa toute sa vie et qu'il réalisa par la direction spirituelle des fidèles, la réconciliation sacramentelle des pénitents et la célébration de l'Eucharistie. Le moment le plus éminent de son activité apostolique était celui où il célébrait la messe. Les fidèles qui y participaient y percevaient le sommet et la plénitude de sa spiritualité.
Le 5 mai 1956, avec des dons reçus du monde entier, il y fonde un hôpital, la "Casa Sollievo della Sofferenza" pour soulager les souffrances et les misères de nombreuses familles, avec des méthodes thérapeutiques innovantes de médecines douces qui respectent le malades tout en cherchant le soulagement de ses souffrances.
Le 23 septembre 1968, peu après avoir fêté le cinquantième anniversaire de sa stigmatisation, et après avoir reçu le sacrement de l'extrême-onction pour les malades, Padre Pio s'éteint paisiblement, un chapelet à la main, en prononçant "Jésus ! Marie !".
Il est canonisé le dimanche 16 juin 2002 à Rome par le Pape Jean-Paul II.
Déjà durant sa vie Padre Pio a connu une grande renommée de sainteté, due à ses vertus, à son esprit de prière, de sacrifice et de consécration totale au bien des âmes. Au cours des années qui ont suivi sa mort, la renommée de sa sainteté et de ses miracles est allée en se développant. Padre Pio comblé par Dieu de charismes étonnants, a passé sa vie à diriger les âmes, confesser et célébrer la messe. Aujourd'hui sa tombe attire un flot ininterrompu de pèlerins venus du monde entier. La mystérieuse fécondité de sa longue vie de prêtre et de religieux fils de Saint François d'Assise continue d’opérer dans une popularité hors du commun, drainant des milliers de fidèles, en confirmant que l'esprit du Saint Homme est encore bien vivant.
Il a était révélé à une âme privilégiée française, Agnès-Marie, que Saint Padre n’est pas dans son tombeau, son corps s’étant dématérialisé sans réduction des chairs des chairs. Ce phénomène mystique est commun à St Jean l’Evangéliste, à Marie Mesmin, la mystique de la Vierge en Pleurs de Bordeaux, et à quelques autres âmes choisies. Ce phénomène est, semble t-il réservé aux élus qui doivent réapparaître à la fin des temps. Dans le cas de Saint Pio, le tombeau a été ouvert en 2007 et le corps bien présent a été exposé aux foules de pèlerins durant plus d’un an.
Une chose est certaine, c’est que Saint Padre Pio est toujours très actif, car il continue de se manifester de manière surnaturelle à de nombreuses âmes choisies, pour continuer de développer et de gérer ses œuvres de charité, en divers lieux du monde, et en particulier en Afrique, au Bénin où il a inspiré la création d’un hôpital pour les enfants à Cotonou. Pour s’occuper de ces enfants malades, il a aussi inspiré la fondation d’une communauté de religieuses, les Filles de Padre Pio.
Nous savons aussi grâce au Docteur Luigi Gasparri que Padre Pio était très bien éclairé sur la Mission divine de la France comme Fille Aînée de l’Eglise.
Padre Pio nous invite à cultiver une bonne, humble, saine et joyeuse estime de soi afin de porter du fruit, dépouillé des soucis du monde.

« Avance avec simplicité sur les voies du Seigneur, et ne te fais pas de souci. Déteste tes défauts, oui, mais tranquillement, sans agitation, ni inquiétude. Il faut user de patience à leur égard et en tirer profit grâce à une sainte humilité. Faute de patience, tes imperfections, au lieu de disparaître, ne feront que croître. Car il n'y a rien qui renforce tant nos défauts que l'inquiétude et l'obsession de s'en débarrasser.

Cultive ta vigne d'un commun accord avec Jésus. A toi revient la tâche d'enlever les pierres et d'arracher les ronces. A Jésus, celle de semer, planter, cultiver et arroser. Mais même dans ton travail, c'est encore Lui qui agit. Car sans le Christ, tu ne pourrais rien faire ».

Le texte qui suit, daté de fin Mai 1950, est un message prophétique de Notre-Seigneur Jésus-Christ, attribué à Padre Pio :

« Un grand châtiment se prépare : ce sera effroyable comme jamais depuis la création du monde.
L’Heure de ma venue est proche, mais Je manifesterai Ma Miséricorde.
Votre époque sera témoin d’un châtiment terrible.
Mes Anges qui seront les exécuteurs de ce travail sont prêts.
Ils prendront un soin spirituel d’anéantir tous ceux qui se moquent de Moi et qui ne croiront pas à Mes Prophéties.
Des ouragans de feu seront lancés des nuages et s’étendront à la terre entière.
Des orages, des tempêtes, du tonnerre et des pluies ininterrompues, des tremblements de terre couvriront la terre entière pendant 3 jours et 3 nuits.
Une pluie ininterrompue surviendra alors, elle commencera par une nuit très froide.
Tout ceci pour prouver que Dieu est le Maître de Sa Création.
Ceux qui espèrent et croient en Mes paroles n’auront rien à redouter ni ceux qui répandent Mon message car Je ne les abandonnerai pas. Aucun mal n’arrivera à ceux qui seront en état de grâce et chercheront la protection de Ma Mère.
Pour vous préparer à cette épreuve, Je vous donnerai des signes et des instructions.
La nuit sera très froide, le vent surgira après un certain temps, le tonnerre se fera entendre.
Fermez toutes les portes et les fenêtres.
Ne parlez à personne de l’extérieur.
Agenouillez-vous devant votre Crucifix, regrettez vos péchés.
Priez Ma Mère pour obtenir sa protection.
Ne regardez pas dehors pendant le tremblement de terre, parce que le courroux de Dieu est Saint.
La vue des effets de sa Colère, vous ne la supporteriez pas (Jésus ne veut pas que nous regardions avec curiosité la colère de Dieu parce qu’elle doit être contemplée avec crainte et tremblement).
Ceux qui négligeront cet avertissement seront abandonnés et instantanément tués de frayeur par la colère divine.
Le vent emportera des gaz empoisonnés qui se répandront par toute la terre.
Ceux qui souffriront innocemment seront martyrs et entreront dans Mon Royaume.
Satan triomphera (semblera triompher un instant) mais après 3 nuits, le tremblement de terre et le feu cesseront et le jour suivant, le soleil brillera de nouveau.
Après ces châtiments, les Anges descendront du Ciel et répandront l’esprit de Paix sur la terre.
Un sentiment de gratitude incommensurable prendra possession de tous ceux qui survivront à cette terrible épreuve.
Il faut prier ! Dites pieusement le chapelet en commun si possible ou seul, mais dites-le bien.
L’Heure approche, priez sans relâche, vous ne serez pas déçus.
Les hommes n’entendent pas mon appel, ils durcissent leurs cœurs, ils résistent à ma grâce ; ils repoussent Ma Miséricorde et Mon Amour.
L’humanité est pire que lors du déluge.
L’humanité étouffe dans le marasme du péché.
J’ai grande envie d’exterminer cette race, mais à cause des justes, Je laisserai régner Ma Miséricorde ».

Cet autre texte prophétique reçu par Padre Pio complète le précédant :

« Paroles de Notre Seigneur au Padre Pio.
Je viendrais sur cette terre partant le fardeau des péchés, par une nuit d’hiver, un bruit de tonnerre terrifiant et des vents brûlants précéderont le phénomène.
La terre tremblera violemment, des masses de nuages s’enflammeront et un feu descendra du ciel, des éclairs réduiront en cendres tout ce qui est corrompu, l’air sera imprégné de gaz, et lourd d’une fumée suffocante que des vents violents répandront partout.
Les hauts bâtiments, construits par l’homme avec son esprit orgueilleux, seront détruits.
Alors l’humanité verra que, sur elle, plane une volonté si puissante que tous les projets insensés de vaine gloire seront réduits en cendres.
Un Ange destructeur anéantira définitivement les forces imprégnées de sophismes et de blasphèmes qui se sont opposées à l’Evangile du Christ.
Malheur à vous, impies, qui vous jouez de Moi, au travers de vos théories hypocrites et fausses.
Quant à vous, disciples fidèles, Je vous ai averti de ne pas suivre de faux prophètes et de faux christs.
Je suis Votre Sauveur.
Quand l’Ange Exterminateur commencera à accomplir sa mission avec l’épée de la Justice, alors votre foi devra être ferme comme un rocher.
Ayez confiance en Moi, Je vous protégerai, Je vous protégerai.
Je vous donnerai un signe pour vous faire connaître le principe de mon jugement. Par une froide nuit d’hiver, je vous ferai retentir le tonnerre qui fera trembler les montagnes. Alors, fermez les fenêtres et ne regardez pas au-dehors.
Ne profanez pas vos yeux en jetant votre regard sur ces événements terribles, parce que trois fois saintes est la Justice de Dieu qui purifiera la terre à travers vous, mon troupeau fidèle.
Mettez-vous sous la protection de Ma Mère.
Qu’importe ce que vous pourrez voir ou entendre, ne désespérez pas, cela précédera la Fin des Temps. Mais alors, réunissez-vous pour prier. Invoquez vos Anges Gardiens. Combattez avec confiance en Mon Nom, ne doutez pas de votre libération.
Moi je vous garderai de tous les dangers si vous avez confiance en Mon Amour... demeurez près de Mon Cœur et combattez pour le salut des âmes.
Offrez vos épreuves, vos tentations, les vexations qui vous arriveront, pour le salut des pécheurs, pour les prêtres infidèles qui prêchent l’erreur avec ténacité. Ceux-ci sont toujours près de mon Cœur, demandez pour eux la contrition parfaite à l’heure de leur mort.
Persévérez pendant une nuit et un jour dans la prière, la nuit suivante portera la fin des tribulations avec l’aurore du lendemain. Le soleil donnera à nouveau sa chaleur, et sa lumière remplacera les ténèbres.
Alors, acceptez avec gratitude la nouvelle vie qui vous sera offerte. Vous vivez dans la justice et la simplicité, la paix et l’amour seront ma volonté.
Consolez, encouragez, priez, afin qu’une race renouvelée naisse de la joie de votre cœur.
Et vous, âmes consacrées, Je vous supplie de vous plier à sa volonté, comme victimes pour le salut de vos frères. Aucune affliction ne vous sera épargnée. Restez en éveil, résistez au monde, parce que les mauvais esprits essayeront de vous séduire. Luttez dans l’humilité et le silence, appliquez-vous à la prière et au don du sacrifice, avec la conviction de vous appliquer à un devoir sacré.
Ayez de la compassion pour vos frères qui sont dans l’erreur.
Soyez crucifiés afin de rendre le ciel clément envers les hommes.
Moi je suis prêt à agir. La terre est en train de trembler.
Cela sera le dernier Jugement mais soyez sans crainte, Je serai avec vous.
Ceux qui M’attendent auront Ma grâce et Mon assistance, mais pour ceux qui ne seront pas en état de grâce, ce sera terrible.
Quant à ceux qui ne seront pas en état de grâce, ce sera terrible.
Les Anges de la Justice sont déjà placés aux quatre coins de la terre. Je me manifesterai à tous les hommes et chaque homme me reconnaîtra pour son Dieu. Je suis à la porte. La terre tremblera, les hommes gémiront, l’œuvre de l’Esprit Saint se consumera.
Les hommes n’entendent pas Mon appel ; les pêcheurs durcissent leur cœur, ils résistent à Ma grâce ; ils repoussent Ma Miséricorde et Mon Amour.
L’humanité est pire qu’avant le Déluge. Le monde est enveloppé de ténèbres.
L’humanité étouffe dans le marasme de l’erreur et du péché.
J’ai grande envie d’exterminer cette race, mais à cause des justes, Je laisserai régner Ma Miséricorde.
La coupe de la colère va se déverser sur la terre, mais bientôt, l’Ange de la Paix planera sur elle.
Je veux guérir et assainir les plaies qui saignent actuellement.
Ma Miséricorde dépassera Ma Justice.
Vous, Mes fidèles, priez sans interruption ; ne vous endormez pas comme Mes disciples au Jardin des Oliviers. Priez sans interruption afin de sauver le monde. Puisez dans Mes mérites pour vous-même et pour les autres.
Mes enfants, je viendrai bientôt. Ce qui adviendra dépassera tout ce que vous pouvez imaginer. De grandes choses se préparent : ce sera effroyable, comme jamais depuis la création du monde.
Les forces contraintes croient pouvoir faire une belle récolte pendant ce cataclysme, mais je les empêcherai.
Je viendrai, je porterai la paix à mes fidèles et Je ferai connaître au monde Ma volonté.
Tous ceux qui auront souffert pendant cette période… seront la semence de l’Eglise nouvelle ; ils participeront à Ma Flagellation, à Mon Couronnement d’épines, à Mon Chemin de Croix.

La Mère de Dieu et tous les chœurs des Anges seront à l’œuvre pendant ces événements, afin de sauver les âmes. L’enfer croit pouvoir faire une belle récolte pendant ce cataclysme, mais Je l’empêcherai ; Je lui arracherai sa moisson ; Je viendrai et avec Moi Ma Paix.
Avec peu de fidèles, J’établirai Mon Règne. Je leur donnerai une lumière particulière. Elle leur apportera le salut, et aux autres les ténèbres. L’humanité connaîtra Ma Puissance et Mon Amour.
Mes enfants, l’heure approche, priez sans relâche, priez pour recevoir le don de force des martyrs, afin de traverser cette période d’épreuve.
Je rassemble les miens de toutes les directions et ils viendront Me rendre gloire. Bienheureux ceux qui seront prêts à me recevoir.
La dernière guerre mondiale n’était qu’une goutte d’eau en comparaison de ce que la Justice Immanente réserve pour l’Avenir.
Ma divine Mère vous a dit : "Je suis la grande Médiatrice des Grâces."
De même que monde avait besoin du sacrifice du Fils de Dieu pour obtenir la Miséricorde du Père, réfugiez-vous dans mon Cœur afin de surmonter toutes vos peines.
Implorez la protection de ma Divine Mère, grandissez dans votre confiance et espérez tout de Moi. Je vous donnerai plus que vous n’osez espérer. Offrez et consacrez votre cœur à mon Sacré-Cœur.
Faites que Mon Cœur soit votre refuge, vous y trouverez le repos. De là découle le bonheur.
Plongez toutes vos imperfections, tous vos défauts dans Mon Précieux Sang pour en obtenir l’atténuation.
Persistez dans Mon Amour et unissez-vous à Mon Sacrifice pour la Rédemption de l’humanité ».
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Re: Saint Padre Pio de Pietrelcina, OFM Capucin (1887-1968) Stigmatisé

Message par Her le Jeu 27 Oct - 22:41

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St Pio de Petrelcina (Padre Pio), capucin (1895-1968) - Mémoire

Brève biographie du Saint Padre Pio :

=> 1885 - Le 25 mai, Francesco Forgione naît à Pietrelcina, (Région du Bénévent, au Sud de l'Italie). Il sera le huitième enfant d'Orazio Forgione et Maria Guiseppa de Nunzio. De condition très modeste, le père de famille s'exile à deux reprises en Amérique afin de subvenir aux besoins du foyer et notamment pour payer la scolarité de Francesco.


=> 1903 - À 15 ans et demi, Francesco se présente au couvent des capucins de Morcone. Novice, il reçoit le nom de Pio. Malgré l'austérité de la vie du couvent, il persévère. L'année suivante, le 22 janvier 1904, il prononce ses premiers vœux. Fra Pio commence alors ses études de philosophie. Ses confrères remarquent sa vie spirituelle hors du commun, ainsi que les vexations diabolique auxquelles il fut affronté. Durant cette période, Fra Pio se met sous la direction de deux maîtres exceptionnels, Padre Benedetto et Padre Agostino. À cause d'une très mauvaise santé, Fra Pio changera fréquemment de couvents, il résidera souvent en famille pour changer d'air.

=> 1910 - Le 10 août, en la cathédrale de Bénévent, Fra Pio reçoit l'ordination sacerdotale. Les années suivantes, sa santé toujours chancelante l'oblige à rester en famille. Cette période correspond à une maturation spirituelle extraordinaire. En passant par des épreuves et des consolations, il se laisse guider par la volonté de Dieu en vue de sa mission future. En 1916, les supérieurs envoient le Padre Pio au couvent de San Giovanni Rotondo.

=> 1918 - Le 20 septembre, dans le chœur du couvent, il reçoit les stigmates visibles et permanents. Sa vie bascule dans l'insolite. Les douleurs de ces plaies qui saignent, les examens médicaux, les foules et enfin les mesures du Saint Office l'atteignent de plein fouet. Face à toutes ces épreuves, Padre Pio reste humble et obéissant.

=> En 1923 l'autorité ecclésiastique décide de son transfert, la foule s'y oppose.

=> De 1931 à 1933 il est séquestré dans son couvent, isolé du reste du monde.

=> 1940 - Padre Pio lance l'idée de Casa Sollievo della Sofferenza (elle sera inaugurée en 1956). Dans la foulée, les Groupes de Prière se développent, la foule de pénitents et de pèlerins viennent à la rencontre du Padre Pio. La fécondité de son ministère prend une dimension mondiale.
=> 1968 - Du 20 au 22 septembre, les Groupes de Prière venus de partout célèbrent les 50 ans des stigmates du Padre Pio. Le 23 au matin, après avoir reçu l'onction des malades, le Padre meurt dans son humble cellule de capucin. Le 26, des dizaines de milliers de personnes viennent assister à ses obsèques.

Frère Narsi Decoste in Le Padre Pio, décrit ainsi la messe du Padre Pio :

« On ne venait pas à San Giovanni pour voir une clinique ultramoderne ou pour entendre des récits de conversions ou de guérisons spectaculaires. La plupart des pèlerins disposaient d'un jour, parfois d'une matinée : ils venaient assister à la messe du Père Pio. Ceci est très remarquable quand on sait qu'ils arrivaient parfois de fort loin, souvent d'Amérique. Naturellement, certains profitaient d'un séjour en Italie, Rome, Naples ou ailleurs, pour faire un saut jusqu'à San Giovanni ; beaucoup repartaient le même jour. Ils étaient venus uniquement pour cela.
Dès deux ou trois heures du matin, les lourds autobus déchargeaient devant le couvent leurs occupants, surpris de voir déjà la place de l'église noire de monde. On attendait patiemment l'ouverture des portes pour entrer ; en attendant, on récitait le chapelet. Pour l'incroyant qui venait simplement en curieux, la messe du Père Pio était peut-être une cérémonie comme toutes les autres ; mais, pour le croyant, elle était d'une valeur infinie par la présence réelle du Seigneur que le célébrant appelle infailliblement sur l'autel par les paroles consécratoires. La messe a toujours et partout la même valeur, là où elle est célébrée validement : pourquoi vouloir assister à celle du Père Pio ? Indubitablement parce que ce capucin rendait tangible la mystérieuse et pourtant réelle présence. On comprend, dès lors, que rien ne peut être ajouté à sa grandeur, à sa valeur, à sa signification, qui est uniquement limitée par l'impénétrable volonté de Dieu.
Lorsque le Père Pio célébrait la messe, il donnait l'impression d'une si intime, si intense, si complète union avec Celui qui s'offrait au Père Éternel, en victime d'expiation pour les péchés des hommes. Dès qu'il était au pied de l'autel, le visage du célébrant se transfigurait. Il ne s'y trouvait pas seulement comme prêtre pour l'Offrande, mais comme l'homme de Dieu pour témoigner de son existence, comme prêtre qui portait lui-même les cinq plaies sanglantes de la crucifixion sur le corps.
Le Père Pio possédait le don de faire prier les autres. On vivait la messe. On était fasciné. Je puis dire, qu'à San Giovanni seulement, j'ai compris le divin Sacrifice. Cette messe durait longtemps ; cependant, à la suivre dans sa longue célébration, on perdait toute notion de temps et de lieu. La première fois que j'y assistai, j'ai regretté qu'elle touchât à sa fin. Avec stupeur, je me rendis compte qu'elle avait duré plus de deux heures !
Toute la vie du Père Pio était centrée sur le saint Sacrifice de la messe qui, disait-il, jour par jour, sauve le monde de sa perdition. Brunatto, qui assistait généralement le Père et eut le bonheur de le servir, témoigne que, pendant les années de son isolement, la célébration durait jusqu'à sept heures. Plus tard, elle fut limitée par l'obéissance et durait environ une heure. Oui, vraiment, cette messe du Père Pio était un événement inoubliable et on avait raison de vouloir y assister au moins une seule fois.
Lorsqu'il quittait la sacristie, le Père était généralement soutenu par deux confrères, car ses pieds transpercés le faisaient atrocement souffrir. D'un pas lourd, traînant, incertain, chancelant, il s'avançait vers l'autel. Outre les stigmates, il passait encore toute la nuit en prière ; ce qui fut vrai tout un demi-siècle. On l'aurait cru écrasé sous le poids des péchés du monde. Il offrait toutes les intentions, les demandes, les supplications, qui lui avaient été confiées par écrit ou oralement, de l'univers entier. II portait, en outre, toutes les afflictions, les souffrances, les angoisses pour lesquelles on venait à lui et dont il s'était chargé. C'est pourquoi l'Offrande de cette messe était si longue et si impressionnante. Il faisait tout pour détourner l'attention de lui. Il évitait tout ce qui pouvait être spectaculaire dans son maintien, son expression, ses gestes, dans sa manière de prier et de se taire ; et pourtant, son maintien, sa façon de prier, son silence, et surtout les longues pauses, dans toute leur simplicité, étaient vraiment dramatiques. Lorsque, dans le silence recueilli d'une foule intimement unie à lui, le Père Pio prenait la patène dans ses mains sanglantes et l'offrait au Père Tout-Puissant, elle pesait lourd de cet énorme amas de bonnes œuvres, de souffrances et de bonnes intentions. Ce pain qui allait tantôt prendre vie, changé en Celui qui, seul, réellement, était capable de payer complètement la rançon des péchés des hommes.
Ce n'était pas seulement les principales parties de la messe qui étaient remarquables, dans cette célébration. Le Père Pio célébrait toute la messe avec la même attention soutenue, visiblement conscient de la profonde signification de chaque mot, de chaque geste liturgique. Ce qui se passait entre Dieu et lui demeurait un mystère, mais on pouvait en deviner quelque chose dans certains silences, dans certaines pauses plus longues ; les traits de son visage en trahissaient parfois son intense participation au Drame qu'il vivait. Les yeux fermés, il était souvent en conversation avec Dieu, ou transporté en extase dans la contemplation. Seul, un ange serait capable de décrire dignement cette messe. Les plaies permanentes de son corps n'étaient que les signes visibles du martyre intérieur qu'il subissait avec le « divin Crucifié ». C'est pourquoi, l'attention de l'assemblée était fixée sur le point culminant du Saint Sacrifice: la Consécration.
En effet, ici, il s'arrêtait un instant comme pour se concentrer. Une lutte semblait s'engager entre lui, qui tenait dans ses mains l'hostie immaculée et, Dieu sait, quelle force obscure et invisible qui, sur ses lèvres, retenait les paroles consécratoires chargées de force créatrice. Certains jours, la messe était pour lui, à partir du Sanctus, un vrai martyre. La sueur couvrait son visage et les larmes coulaient le long de ses joues. C'était vraiment l'homme des douleurs aux prises avec l'agonie. Involontairement, je pensais au Christ au Jardin des Oliviers. On voyait clairement, qu'en proférant les paroles de la Consécration, il subissait un réel martyre. À chaque mot, un choc semblait parcourir ses membres. Serait-il possible, comme certains le pensent, qu'il souffrait alors plus intensément la Passion du Christ et que les spasmes pénibles, qu'il réprimait autant que possible, l'empêchaient un moment de poursuivre ? Ou devons-nous interpréter à la lettre les paroles du Père disant que le démon s'aventure parfois jusqu'à l'autel ? Dans son attitude si impressionnante, on assistait donc à une lutte réelle contre Satan, qui, à ce moment, redoublait ses efforts pour le tourmenter. Les deux suppositions sont acceptables. Souvent, lorsqu'il quittait l'autel, après la messe, certaines expressions involontaires et révélatrices lui échappaient. Comme se parlant à lui-même, il disait par exemple: « Je me sens brûler... » et aussi : « Jésus m'a dit... ».
Quant à moi, j'ai été, comme tous ceux qui ont eu le bonheur de participer à cette messe, vivement impressionné par cette émouvante célébration. Un jour, nous posions au Père, la question : « Père, qu'est votre messe pour vous ? ». Le Père répondit : « Une union complète entre Jésus et moi ». La messe du Padre Pio était vraiment cela : « Le Sacrifice du Golgotha, le Sacrifice de l'Église, le Sacrifice de la dernière Cène et aussi notre Sacrifice. »
Et, encore : « Sommes-nous seuls à être rangés autour de l'autel pendant la messe ? - Autour de l'autel, il y a les Anges de Dieu. - Père, qui se trouve autour de l'autel ? - Toute la Cour céleste. - Père, la Madone est-elle aussi présente pendant la messe ? - Une mère peut-elle rester indifférente à son Fils ? ». Et dans une lettre que le Père écrivit, en mai 1912, nous apprenons que la Sainte Vierge l'accompagnait à l'autel. La Mère de Dieu et notre Mère n'a évidemment pas d'autre souci que celui de son Fils Jésus qui devenait visible, à nos yeux, dans la chair du Padre Pio, blessé par amour pour Dieu et ses frères. « Père, comment devons-nous assister à la messe ? - Comme la Sainte Vierge et les saintes femmes, avec amour et compassion. Comme saint Jean assistait à l'Offrande Eucharistique et au Sacrifice sanglant de la Croix. »
Un jour que la foule des pèlerins était particulièrement dense dans l'église de San Giovanni, le Père me dit après la messe : « Je me suis souvenu de vous à l'autel ! ». Je lui demandai : « Père, avez-vous à l'esprit toutes les âmes qui assistent à votre messe ? ». Il répondit : « À l'autel, je vois tous mes enfants comme dans un miroir ! ».
Toute la vie du Père Pio a été une Passion de Jésus. Sa journée entière était la continuation du Sacrifice de la messe.
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