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Marthe Robin et le Père Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

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Marthe Robin et le Père Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

Message par Her le Jeu 10 Mar - 14:10

Rencontre Internationale Saint-Laurent-sur-Sèvre 2004

« Marthe Robin et le Père de Montfort »
Atelier du Père Dominique Bostyn

Introduction : Éléments d’une biographie de Marthe Robin.

- 1ère étape : 1902-1918 : Naissance et adolescence de Marthe Robin.
Marthe Robin est née le 13 mars 1902, à Chateauneuf de Galaure, bourg rural du nord du département de la Drôme, appelé maintenant la Drôme des collines. Ses parents, Joseph Robin et Célestine Chosson, y possédaient, au quartier des Moïlles, une modeste maison construite en pisé, entourée de 13 hectares de terres. Il fallait travailler dur pour subvenir aux besoins d’une famille nombreuse.

Marthe Robin, la 6ème enfant de la famille, fut baptisée le 5 avril 1902 en l’église de Saint-Bonnet de Galaure dont dépendait alors le quartier des Moïlles.

En 1903, la famille Robin connut l’épreuve d’une épidémie de fièvre typhoïde. Parmi les enfant atteints, l’avant-dernière, Clémence, en mourut, et Marthe en resta fragile.

En 1909, Marthe prit le chemin de l’école, au bas du village de Chateauneuf. Sa santé ne lui permit pas d’accomplir une scolarité suivie : aussi elle ne put passer le Certificat d’Etudes.

A la paroisse de Chateauneuf de Galaure, Marthe Robin reçut le sacrement de la Confirmation en 1911, fit sa première communion, le 15 out 1912. Dès son enfance , elle a eu, pour la Sainte Vierge une affection filiale et c’est bien souvent qu’elle la prie. Marie sera toujours pour elle Mère et Educatrice.

En 1914, elle quitte l’école du village et prend part aux travaux de la maison et de la ferme.

- 2ème étape : 1918-1928. Dix ans de lutte contre la maladie.

En 1918, Marthe Robin ressent les premiers effets de la maladie qui ne la quittera plus :
une encéphalite. Tout est fait pour la soigner : visites à plusieurs médecins, soins, cure de
bains résineux à Saint Péray en Ardèche. Pour pouvoir acheter les médicaments prescrits,
Marthe Robin coud et brode pour quelques personnes qui lui demandent de travailler pour
elles, car son travail est toujours particulièrement soigné.

Jusqu’en 1928, Marthe Robin lutte contre une maladie provoquant des douleurs
intolérables, qui s’installe progressivement et qu’on diagnostiquera en 1942 comme étant une
‘’encéphalite épidémique’’. Marthe Robin connaît, tour à tour, dix ans durant, espoir de
guérison et découragement, suivant que la maladie régresse ou progresse : ‘’Le moral est
parfois bien au fin’’ écrit-elle à une amie. ‘’Que vous dire de moi et sur moi, vie toujours
pareille, grise et monotone, apportant bien plus de tristesses que de joies’’. A 26 ans, Marthe
Robin, à l’age où l’on fait des projets, voire des choix de vie, constate avec tristesse que ce
n’est pas pour elle : ‘’Tout le monde peut et doit accomplir sa vocation mais pas moi. Je me
suis débattue avec Dieu’’. Quel sens donner à sa vie, quel avenir ? elle connaît l’angoisse, la
révolte peut-être même.
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Décembre 1928. Une lumière dans la nuit.
Par grâce, un jour de décembre 1928, au cours d’une mission paroissiale à Chateauneuf, Marthe Robin vit au moment de l’accueil des sacrements une rencontre décisive et définitive avec le Coeur de Jésus en Croix. Une vie nouvelle va envahir son corps et son coeur.

Tout s’éclaire, tout prend sens : cette maladie qui aurait pu la conduire à une lente et sûre destruction de sa personne à différents niveaux devient, aussi paradoxal que cela paraisse, ‘’chance’’ d’une autre vie qui va se construire autrement. ‘’Après des années d’angoisses, après bien des épreuves, physiques et morales, j’ai osé, j’ai choisi le Christ Jésus’’. Elle
reçoit du Coeur du Christ en Croix le sens de sa vie de malade : unie à celle du Christ elle peut devenir féconde pour l’Eglise et pour le monde. Marthe Robin fait à ce moment-là le choix d’une vie conforme à celle de Jésus Amour Crucifié : ‘’Le Coeur de Jésus en Croix est la demeure inviolable que j’ai choisie sur la terre’’. Son curé, le Père Faure, est témoin de cet événement et l’accompagne sur ce nouveau chemin. Sa vie spirituelle et sa vie mystique se développent maintenant au sein même de sa vie de malade qui devient moyen d’union et de communion, lieu d’offrande et d’abandon. C’est le début des Grâces d’union. Elle vit dans la Présence de la Vierge Marie, Sa Grande Educatrice, Sa Maman Chérie. Elle vit maintenant la Parole de Jésus : ‘’Ma chair est vraiment une nourriture et mon sang vraiment une boisson’’ (Jn 6,55). Le désir d’apostolat, exigence de l’Amour, la saisit : ‘’Je suis vraiment avide, j’ai vraiment faim de travailler pour l’Amour et la Gloire de Dieu.’’

- 3ème étape : 1928-1936. Grâce d’union mystique

Avec l’aide du Curé de la Paroisse, l’abbé Faure, Marthe Robin pénètre de plus en plus dans une vie de silence, d’offrande, de prière. Son union intérieure à Jésus devient telle que chaque vendredi, elle sera associée aux souffrances de Jésus dans sa Passion pour tous les hommes.

En 1929, 2ème poussée de la maladie. Tétraplégie et paralysie des voies digestives. Ses amis de la Vallée viennent lui confier leurs soucis, leurs interrogations, leurs épreuves, leurs joies aussi et montent chez elle en famille, avec leurs enfants. Les enfants, Marthe Robin les aime : leur éducation lui est chère, elle rencontre souvent les institutrices de la vallée, les animatrices des patronages. Bientôt, s’impose à elle l’idée d’ouvrir une école chrétienne pour enfants et jeunes filles : elle en parle à l’Abbé Faure qui, malgré les difficultés du moment, achète la bâtisse centrale du château fort en ruines.

Le 12 octobre 1934, l’école accueille sept élèves de Chateauneuf et de la vallée de la Galaure. Peu à peu, Marthe Robin comprend que cette bien modeste école est le premier élément d’une oeuvre importante que Dieu veut enraciner dans la paroisse même de Chateauneuf.

- 4ème étape : 1936-1948. Le temps difficile de la fondation du Foyer à Chateauneuf.

Le 10 Février 1936, la rencontre de Marthe Robin et de l’Abbé Georges Finet, du diocèse de Lyon, sera l’occasion providentielle qui permettra de préciser ce que seront les Foyers de Lumière, de Charité et d’Amour. Dès le mois de Septembre, du 7 au 13, l’Abbé Finet prêchera, dans les locaux de l’école, la première retraite de 5 jours qui en marque le
fondement effectif. (Cf. Le paragraphe ‘’le Père Finet, le ‘Secret de Marie’ et Marthe’’, la relation du 1er entretien de Marthe et du Père Finet, exposant ce que le Seigneur a révélé à Marthe, concernant ‘’la grande OEuvre de son Amour’’).
En 1939, 3ème poussée de la maladie qui atteint la rétine : cécité. Marthe Robin vit alors dans l’obscurité.

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I. Marthe et le ‘’Secret de Marie’’
Le Curé de Chateauneuf de Galaure, le Père Faure, après une mission paroissiale de Novembre 1928, a remis à Marthe un exemplaire du ‘’Secret de Marie’’.

Marthe Robin et le Père Finet ont considéré comme une indication reçue du ciel cet exemplaire du Secret de Marie et surtout la Consécration qui le termine : ‘’C’est la Sainte Vierge qui l’a remis’’. (Cf. la soeur de Marie-Louise Trichet qui se confesse à Poitiers au Père de Montfort. Elle va trouver sa soeur : ‘’va te confesser à ce prêtre, c’est extraordinaire ce qui
s’y passe.’’ Et le Père de Montfort demande : ‘’Qui vous envoie ?’’ ‘’C’est ma soeur’’ – ‘’Non c’est la Sainte Vierge’’.)

Plus tard, le Père Finet rapportera une parole de Marthe : ‘’La Sainte Vierge m’a dit que ce petit livre devait être vraiment le livre de fond de tous nos Foyer de Charité, et même en dehors, pour l’Eglise’’. (Père Finet, Enseignement aux membres du Foyer le 9 janvier 1984).

Marthe écrivait au Supérieur général des Montfortains qui lui avait envoyé l’introduction au ‘’Traité de la vraie dévotion à Marie’’ traduit en breton : ‘’Grignon de Montfort ne savait ce qu’il écrivait, il aurait été trop fier. Il écrivait sous la dictée du Saint-Esprit’’.

Mais il faut souligner que Marthe, bien avant la remise du Secret de Marie, vivait déjà une communion profonde avec Marie, sa Mère. La lecture du Secret de Marie a été sans doute pour elle une confirmation lumineuse de ce qu’elle avait perçu par expérience.

C’est ainsi que lorsque le Curé Faure lui fit remarquer que c’était plus facile d’enseigner la géographie, l’histoire ou l’orthographe aux petites filles qui venaient l’école libre de sa paroisse, que de faire découvrir le Seigneur, la foi et la richesse de sa Lumière, Marthe a répondu spontanément qu’il n’y parviendrait pas seul. Il fallait demander l’intercession et le secours de Marie pour que les enfants ouvrent leur coeur à la Tendresse Miséricordieuse du
Seigneur.

Marthe, se tournant instinctivement vers Marie, se révèle à nous comme profondément
habitée par la présence de la Vierge Marie dans sa démarche spirituelle. Les notes qu’elle
nous a laissées et particulièrement son ‘’journal’’ révèlent que bien avant sa 1ère rencontre
avec le Père Finet, en 1936, Marthe avait réalisé la synthèse mystique et théologique de sa
relation avec la Vierge Marie.
II. Témoignage marial de Marthe ou le ‘’Secret de Marie’’ vécu.
Voici quelques points de repères parmi beaucoup d’autres…
1. En 1921 apparition de la Vierge à Marthe :
‘’J’aime tant en effet tout remettre aveuglément entre les mains de cette tendre et
bien Aimée Mère dont la protection se fait de plus en plus sentir à son enfant. Pour ne
pas voir ma confiance dépassée par les bienfaits de la Sainte Vierge, il me faut espérer
d’elle des choses sans limite’’.
Sans raison particulière se passe un événement inhabituel :
‘’dans la nuit du 25 mars 1921, sa soeur Alice (qui couchait dans la même chambre)
est réveillée par un grand bruit ( le bruit qui précédait toujours la Lumière). Elle voit
une grande lumière blanche très belle mais ne dit rien à sa petite soeur Marthe. Un jour
Marthe lui dit : ‘’Oui, la Lumière est belle, mais j’ai vu aussi la Sainte Vierge.’’
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A la suite de cela on constate une amélioration de son état : ‘’le 17 Avril, Marthe dit : ‘Je
veux me lever. Portez-moi dans la cuisine’. On fut tout étonné, mais on fit ce qu’elle
demandait. Son papa dit : ‘on va chercher le fauteuil à Anneyron, chez Michalon’. On la mit
dans le fauteuil, dans la cuisine où elle travaillait, les volets entrebaîllés, pour ne pas être
gênée par une lumière trop vive’’. (Cf. Témoignage de Mme Brosse, du Père Bouthrin dans le
livre du Père Peyret P. 47 et 48).
Nous n’avons aucun commentaire de Marthe sur cet épisode, mais nous pouvons aisément
saisir qu’une telle rencontre a été pour elle une référence ‘’lumineuse’’. Marthe s’est trouvée
confirmée dans la confiance qu’elle avait dans la Vierge qui déjà à cette époque marquait sa
recherche spirituelle. Elle pourra par la suite approfondir cette communion de Lumière avec la
Vierge Immaculée toute transparente d’Amour. Sa mémoire pourra y faire référence et se
nourrir de cet instant si convaincant.
Marthe demeurera toujours très discrète sur cette première vision. Elle en fut imprégnée au
point qu’en 1942 elle n’hésite pas à en parler aux Docteurs Dechaume et Ricard qui écrivent
dans leur apport : ‘’le 25 mars 1921 se produisit sans raison particulière la première
apparition de la Sainte Vierge, dont Mademoiselle Robin fut par la suite maintes fois
favorisée. Madame Robin et une de ses filles étaient présentes et ne doutèrent pas de la
réalité de la chose.’’
De son coté, dans l’un de ses carnets, le Père Faure note que, dans les premiers jours de
novembre 1921, Marthe fut blessée d’Amour devant l’autel de la Sainte Vierge.
Il écrit en travers de la dernière feuille d’un carnet : ‘’J’ai oublié de dire que les premiers
jours de novembre 1922, elle fut blessée d’amour devant l’autel de la Vierge Marie’’. C’est à
l’église de Chateauneuf que se trouve la chapelle de la Sainte Vierge. Quelle fut cette blessure
d’amour ? Selon quel mode ? Quelle touche ? Nous ne le savons pas, ni le Père Faure, ni
Marthe n’en parleront. Discrétion de Marthe sur cette présence maternelle de Marie à ses
cotés qui s’est manifestée à 2 reprises. Serait-ce le début d’une expérience de contemplation
infuse ?
2. C’est toute la vie de Marthe, ses activités quotidienne à la ferme qui deviennent
imprégnées de grâce mariale.
‘’J’aime tant en effet TOUT remettre aveuglément entre les mains de cette tendre et
Bien Aimée Mère dont la protection se fait de plus en plus sentir à son enfant. Pour ne
pas voir ma confiance dépassée par les bienfaits de la Sainte Vierge, il me faut espérer
d’elle des choses sans limites’’. (2/11/32 ; J.I. n°3).
‘’Je voudrais arriver avec l’aide et le secours de la Sainte Vierge à transformer MA
VIE NATURELLE en une vie toute surnaturelle et divine. Mais QUE NE PUIS-JE PAS SI JE SAIS
ME FAIRE AIDER PAR ELLE, et si je la prie avec cette confiance d’enfant à laquelle Elle ne
se dérobe jamais. O Ma Mère, régnez sur mon âme… faites régner Jésus en moi ! … Je
remets entre vos mains BENIES TOUS LES ACTES DE MA VIE pour qu’ils soient présentés à
mon Roi et Seigneur Jésus.’’ (4/03/30).
‘’O Marie, ô ma bien douce maman, obtenez-moi en ce beau jour du ciel l’abandon
complet, l’abandon parfait, l’abandon plein d’amour à l’Amour. QUE PAR VOUS, AVEC
VOUS, EN VOUS, Vierge très pure : J’AIME, J’ADORE, JE PRIE, J’EXPIE, JE SUPPLIE ET
SOUFFRE AVEC TOUJOURS PLUS D’AMOUR. QUE MA VIE NE SOIT PLUS QU’UN OUI D’AMOUR…
Que je ne sois plus qu’une âme toute consacrée… à Jésus.’’ (7/03/30).
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Approfondissant cette attitude, Marthe dira : ‘’Tout le programme de ma vie consiste
à me tenir unie à Marie, ma Mère, sous la dépendance du Maître intérieur qui me
dirige, à me laisser envahir, dévorer, consumer par Dieu (…)’’ (11/05/32).
‘’Je confie toutes choses à ma Mère Bien-Aimée et je m’abandonne entièrement dans
ses bras afin qu’Elle m’aide à sanctifier et à offrir à Dieu CHAQUE MINUTE qu’Il me
donne dans tout ce qu’elle contient.’’ (7/10/31).
‘’Ma bonne Mère agissez en moi… priez en moi… parlez en moi… aimez en moi et avec
moi, Jésus et qu’ainsi je sois à même de dire A TOUT INSTANT en union avec Vous : je suis la
petite servante du Seigneur… qu’il me soit fait selon son Bon Plaisir.’’ (3/02/30).
De plus en plus je compte sur Notre Bonne Mère. Je suis entre ses mains, elle fera
donc sans aucun doute ce qui sera le meilleur pour son enfant. O Ma Mère, dites bien à
Jésus que je donne TOUT, que j’abandonne TOUT, que je sanctifie TOUT, que je sacrifie
TOUT pour mieux aimer !’’ (22/02/30).
‘’Assomption, jour de bonheur et de joie quand même j’ai beaucoup souffert en ce
jour. J’ai renouvelé mon abandon et ma résolution : être toujours et sans réserve la
véritable enfant de marie, être dans toute la mesure du possible si docile imitatrice,
l’entourer et la faire entourer de respect, de tendresse et d’amour comme le demande
Jésus. Je veux vivre filialement auprès d’elle en toute confiance et abandon sous ses
regards protecteurs, jusqu’aux suprêmes limites. Je l’aime tant la Sainte Vierge et pour
lui prouver mon amour, je dois donc rechercher à lui plaire en tout et la consulter
intérieurement DANS TOUS MES BESOINS ET NECESSITES. Quel délicieux et émouvant
modèle que Marie. C’est par Marie, et avec Marie, et en Marie que j’irai à Jésus et
serait toute à Lui. Si l’on savait de quelle délicieuse et intime union goûtent et jouissent
les âmes qui vivent dans la compagnie de la divine Mère de Jésus, notre Mère.
…Vierge Sainte, ma bonne Mère, apprenez-moi à bien obéir à l’adorable volonté de
Dieu et que je ne me plaigne jamais de rien. Aidez-moi, soutenez-moi je vous en prie
pour tenir les promesses que j’ai faites à Jésus.’’ (16/08/30).
‘’O Père souverainement aimable, ne regardez plus maintenant votre pauvre petite
enfant qu’en Marie, la Mère de la divine Grâce, par laquelle vous la voyez sans cesse
unie à Jésus-Victime, Jésus-Hostie. Ah ! Je voudrais tellement montrer à tous le Christ
plein d’Amour et de Miséricorde pour les attirer à Dieu.’’ (13/10/31).
La Vierge tient une place si importante dans la démarche spirituelle de Marthe
qu’elle se prépare à la communion eucharistique en disant le chapelet. Beaucoup ont
été prier avec elle, le mercredi soit lorsque habituellement le Père Finet lui apportait la
Communion. Pour Marthe, ce n’était pas une démarche théorique, mais un préparation
réelle à oser communier en se confiant à Marie : ‘’Jésus, l’aimable et doux Jésus va se
donner à moi !… Venez le Dieu de mon coeur, ma joie, mon amour, ma vie, mon tout,
votre petite épouse a faim et soif de vous recevoir, de vous aimer et de se donner toute à
vous seul. JE DEMANDE A MA MERE CHERIE DE SE TENIR A LA PORTE DE MON COEUR POUR Y
RECEVOIR ELLE-MEME SON JESUS, je supplie mon ange gardien et tous les saints, notre
petit ange que je sens ici tout près, de prier pour moi et avec moi, je dis encore à Jésus :
‘ma petit âme attend et vous languit ; que vous êtes bon, o le Roi de mon coeur, de
vouloir venir habiter en moi !’’ (18/08/30).
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3. Il est clair que Marthe va à ‘’Jésus par Marie’’,
mais il apparaît clair aussi que Jésus Lui-même l’oriente vers sa Mère, ainsi qu’Il l’a fait
pour Jean, son disciple bien-aimé, au pied de la Croix. C’est par une grâce du Christ, Luimême
que Marthe accentue sa relation à Marie. Il lui fait entrevoir la souffrance de Marie, et à
travers elle, la signification de ses propres souffrances.
Ainsi que le dit Jean-Paul II à André Frossard : ‘’la vraie dévotion à la Sainte Vierge se
révèle de plus en plus précisément à celui qui avance dans le Mystère du Christ Verbe
incarné, et dans le Mystère trinitaire du Salut qui a ce Mystère pour centre. On peut même
dire qu’à celui qui s’efforce de le connaître et de l’aimer, le Christ lui-même désigne sa Mère
comme il l’a fait au Calvaire pour son disciple Jean.’’
Voici ce que Marthe écrivait en s’inspirant de Antoinette de Geuser (livre paru en 1931 –
Lettre à une Carmélite) : ‘’Il me semble que Jésus me fait sentir à cette heure, tout l’Amour et
toutes les souffrances d’une vie entièrement livrée… Il imprime très fortement en moi l’amour
des intimes douleurs de sa très Sainte Mère et de sa Passion Rédemptrice que je comprends
de plus en plus.’’
Nous trouvons une accentuation différente entre Marthe Robin et Grignon de Montfort :
bien que ce dernier présente la Vierge comme une Mère qui ‘’formera’’ ses enfants en son
sein, il insiste sur une relation de soumission et d’esclavage d’amour qui en découle. Marthe
Robin insistera davantage sur la confiance filiale de l’enfant : ‘’Avoir une confiance pour elle,
une confiance de petit enfant pour sa Maman… la maternité spirituelle…elle se développe
pour chaque âme en particulier. Elle veut retrouver son Jésus en nous, elle nous formera, elle
qui fut la grande formatrice des apôtres’’. (entretiens de l’Abbé Elchinger avec Marthe en
1942).
‘’Marie forme Jésus en nous. Marie a été mendiante de la grâce à chaque instant parce
qu’elle donnait tout ce qu’elle avait et ne gardait rien pour elle. Cela nous la fait toute
proche.’’ (témoignage d’une membre de foyer, citant Marthe).
4. Par Marie, en Jésus dans la Trinité :
‘’Je vis de Jésus, en Jésus, par Marie, dans la Trinité ! Jésus est l’âme de ma vie, la
vie de mon âme et c’est dans l’union et l’amour dans la communion parfaite d’existence
avec Lui que je puis tout aimer, tout souffrir… et tout taire.’’ (29/03/32).
‘’Qui pourra jamais en un texte assez lumineux faire entrevoir au commun des âmes
(…) l’ineffable jouissance d’être par Marie, La Vierge très Pure, véritablement unie à
la divine Trinité.’’ (16/04/32)
‘’Et lorsque sur ma nature jamais assez crucifiée je sens venir un frémissement
d’épouvante, je me blottis bien vite dans les bras si tendrement maternels de la Sainte
Vierge, et là sur son Coeur, je fais bien doucement un acte d’amour et d’abandon aux
trois Divines Personnes de la Sainte Trinité.’’ (3/01/30)
5. Marthe se nourrira d’une saine compréhension de Marie Médiatrice dans
l’Unique Médiateur qu’est le Christ, le Sauveur du monde entier.
‘’Ma devise est : toute à Jésus par Marie Médiatrice de toutes grâces. Ma vie est
toute d’union à Notre Seigneur par l’union à sa très Sainte Mère. Je l’aime tant cette
bonne et tendre Mère. Elle est mon Etoile et ma Demeure. Je vis à sa Lumière et toute
cachée dans l’asile imprenable de son Coeur Immaculé ! (…) Ma Bonne Mère, agissez
en moi… priez en moi… parlez en moi… souffrez en moi… aimez en moi et avec moi,
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Jésus, et qu’ainsi je sois à même de dire à tout instant en union avec Vois : Je suis la
petite servante du Seigneur… qu’il me soit fait selon votre bon plaisir. Reine toute
puissante et bonne ! ô Mère incomparable, prenez-moi toute entière sous votre si
maternelle protection, gardez-moi toute entière et à tout jamais dans l’Amour de Jésus
votre Adorable Fils.
Ô Mère la plus tendre, par moi-même vous le savez, je ne peux pas, je ne sais pas, je
n’arriverai jamais à me sanctifier. Mais je suis prête à me soumettre sans réserve à la
conduite de la Grâce (…) Agissez en moi !
Soyez ma mémoire, pour en effacer toute autre pensée que la votre et celle de Jésus.
Dans mon entendement, pour en bannir le passé, pour vous en remettre l’avenir et ne
voir que vous, bonne Mère, veillant amoureusement, miséricordieusement sur moi, pour
m’unir en toutes choses à Jésus mon Roi(…).
Ô Marie que je vous aime vous qui êtes ma Mère ! Jésus et Marie ! ne les repoussons
jamais de notre coeur. Allons de l’amour à l’Amour… de la Miséricorde à la
miséricorde… de la mort à la Vie.’’ (3/02/30).
‘’Je relève un point de conversation où il fut question de la vie d’union à Jésus par
Marie, d’aimer Jésus en allant à Marie, de faire régner Jésus en nous par Marie. (…)
Dieu nous a donné Jésus par Marie, donc il faut aller à Marie pour atteindre Jésus
‘’Nul ne va à mon Père sans ma permission’’ dit Jésus. Marthe ajoute : Nul ne peut
venir jusqu’à moi sans venir par Ma Mère’’(…) L’amour du Seigneur pour sa Sainte
Mère est incomparable. La Vierge est tout sur le Coeur de Dieu (…). L’âme qui choisit
Marie pour avocate est sure que ses prières, ses demandes seront exaucées. Jésus ne
refuse rien à Marie (…). Marie, c’est la Vierge puissante, la Vierge pleine de bonté, la
Porte du Ciel, Notre Dame d’Amour. Elle écoute la prière qui jaillit du coeur pur,
humble, simple et confiant (…). Ah ! si l’on pouvait concevoir toutes les merveilles
opérées par Marie dans les âmes ! … Dire que Marie est Reine du ciel et de la terre est
très beau, très vrai ; dire qu’elle est Mère de tous les coeurs, Médiatrice de toutes les
causes qui pénètrent au ciel est plus sublime encore.’’ (26/10/30).
6. Le rayonnement apostolique de Marthe à l’école de Marie.
La piété mariale de Marthe ne peut se réduire aux dimensions étroites d’une dévotion
individuelle. L’enjeu, souvent énoncé, est d’apprendre à aimer. On devine qu’un coeur marial
s’élargit aux dimensions du monde : ‘’Ce n’est pas spécialement quelques âmes que Marie
protège, elle vient au secours de tous les humains. La Sainte Vierge a tout pouvoir sur le
Coeur de Dieu, c’est donc toute sa famille humaine qu’elle protège, qu’elle console, qu’elle
guérit, qu’elle encourage, qu’elle éclaire, qu’elle soutient, qu’elle veut sauver.’’ (3/02/30).
Il faudrait évoquer les plus de 100.000 visiteurs reçus par Marthe qui les accueille, un peu
comme la Vierge Marie les aurait accueillis, se laisser imprégner des longues intercessions de
Marthe en faveur de ceux qui viennent la voir, des intentions confiées, ou pour l’Eglise, la
France, le monde, échos de l’intercession de Marie à Cana, au début du ministère public de
Jésus : ‘’Ils n’ont plus de vin’’.
III. Le Père Finet et le ‘’Secret de Marie’’, et Marthe.
Le Père Finet, lui, fit la découverte du Secret de Marie, pendant ses études au Séminaire
Français de Rome. Ce séminaire est tenu par les Pères du Saint Esprit fondés par le Père
Libermann ; ils sont dans la mouvance de l’Ecole Française dont Grignon de Montfort est lui
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aussi héritier. Une fois rentré à Lyon et vicaire à la Cathédrale St Jean, il enseigna aux
religieuses du Cénacle, fondées par Ste Thérèse Couderc. Il était prévu une dizaine de
conférence, il en fit plus de 100, tout heureux de s’y consacrer, et de leur impact.
C’est parce qu’il prêchait ces conférences mariales qu’il lui a été demandé de porter un
tableau de Marie Médiatrice de toutes grâces désiré par Marthe pour l’école de Chateauneuf.
Marthe avait demandé la fondation de cette école à l’abbé Faure depuis 1933. A cette
occasion, l’Abbé Georges Finet est invité par l’Abbé Faure à faire la connaissance de Marthe.
Cette entrevue entre Marthe et l’Abbé Georges Finet sera décisive. Pendant la 1ère heure
d’entretien, Marthe lui parle de la Sainte Vierge en des termes qui le bouleversent. Pendant la
2ème heure, Marthe lui annonce un renouvellement de l’Eglise qui retrouverait des dimensions
des premiers temps, notamment l’apostolat du laïcat. Ces laïcs seraient formés dans des
centres multiples, notamment dans les Foyers de Lumière, de Charité et d’Amour.
Au cours de la 3ème heure d’entretien, Marthe révèle à l’Abbé Georges Finet la part qu’ils
doivent prendre, l’un et l’autre ensemble, à l’OEuvre qui lui a été confiée par le Seigneur.
Marthe dira comment cette grande OEuvre de Son Amour lui a été confiée par le Seigneur.
Voici comment a été relatée cette confidence :
‘’C’est alors qu’Il (Jésus) me parla de l’oeuvre qu’Il voulait réaliser ici, à la gloire
du Père, pour l’extension de Son Règne dans toute l’Eglise et pour la régénération du
monde tout entier, par l’enseignement religieux qui y serait donné, dont l’action
surnaturelle et divine s’étendrait dans le monde entier : OEuvre à laquelle je devais tout
spécialement me donner suivant Son commandement et Ses conseils divins, sous la
direction du prêtre que de tout temps Il avait choisi et élu dans Son Coeur, pour son
édification, et auquel Il donnerait un jour des collaborateurs fidèles et dévoués pour
l’aider à absoudre, à instruire et à nourrir les âmes et les conduire à son Amour…’’
(…) ‘’Ma Sainte Mère, qui sera la Reine glorieusement aimée et écoutée en ce Foyer
de mon Amour, qu’Elle conduira elle-même par sa présence toute maternelle, y
connaîtra un véritable triomphe qui rejaillira au loin et sera connu des points les plus
reculés de la terre.’’
(…) Après cela Il reparla de l’oeuvre : sa création, dit-il, sera le refuge des grandes
détresses humaines, qui viendront y puiser la consolation et l’espérance (…)’’
(…) Je veux qu’elle soit un Foyer éclatant de Lumière, de Charité, d’Amour (…) la
maison de mon Coeur ouvert à tous.’’
Tous les 2, Marthe et le Père Finet, furent bien d’accord et dès 1936, pour finir chaque
retraite par la Consécration à Jésus par Marie. Cette fin était pour eux, et reste pour nous, le
sommet, le point d’aboutissement de toute la retraite et bien sûr, le point de départ d’une vie
chrétienne renouvelée. Comment ne pas observer certains rapprochements entre cette pratique
du Père Finet de Marthe avec la manière de faire du Père de Montfort, s’adressant surtout à
des baptisés qui, pour la plupart, ont perdu, ou n’ont jamais eu, une vision d’ensemble du
Dessein de Dieu et de sa Sagesse ?
A ces retraites centrées sur le Kérygme, il faut une suite, et les fruits à long terme de la
retraite dépendent, pour une bonne part, de l’accueil fait à Marie et à cette Consécration à
Jésus par Marie.
Du Père Finet :
1972 : Nous n’avons pas de moule : pas de noviciat… Nous avons tous un moule, cependant,
pour nous donner une certaine unité de famille : c’est le sein de la Sainte Vierge ! Alors
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ça, oui ! Et ça, c’est précisément ce que la Sainte Vierge nous a demandé : de bien
vouloir se mettre en dépendance de tout-petits.
Nous avons tous ici une unité : c’est celle de la famille, parce que nous avons une
fidélité à notre Consécration à Jésus par les mains de la Sainte Vierge.
Dieu nous demande de faire une communauté vivante avec Dieu notre Père et Marie
notre Mère. Marie en travail de maternité.
1975 : Les Foyers de Charité ont pour mission de placer l’Eglise dans le sein de Marie.
Notre vocation, c’est de faire faire la Consécration à Jésus par Marie, de Grignion
de Montfort, à tous nos retraitants et de les placer dans le sein de Marie.
Veillons à la fidélité de notre engagement, car c’est dans un don total à Marie que
nous sommes engagés. Notre engagement, c’est la Consécration à Jésus par les mains
de Marie. Nous avons là une audace spéciale qui nous est demandée. Elle nous est
demandée par l’Eglise. Elle nous est demandée par la Sainte Vierge.
Cela prouve que nous avons une vocation très spéciale pour la Consécration, et cela
prouve aussi que nous devons la vivre. Insistez encore davantage sur le sens profond de
cette remise totale entre les mains de Dieu par la Sainte Vierge. Qu’est-ce qu’exige
cette totalité ? notamment une totalité d’abandon de notre volonté propre, de nos
jugements propres, etc… Veillons beaucoup actuellement sur le sens profond de notre
engagement.
Marthe annonce la Nouvelle Pentecôte d’Amour :
Cette Nouvelle Pentecôte d’Amour sera un don de Marie, par Marie, avec Marie et
pour Marie : le ‘’Paradis terrestre du Nouvel Adam’’. Non seulement Jésus, mais les
membres de son Corps Mystique : l’Eglise. C’est ce qui se réalise actuellement.
C’est pourquoi, dans nos Foyers de Charité, nous avons la mission de placer tous
nos retraitants dans le Paradis terrestre du Nouvel Adam : le Sein de Marie. C’est pour
cela que dès la première retraite, en 1936, jusqu’à la 700ème ce soir, nous avons
toujours fait la Consécration. Et dans l’ensemble de nos Foyers, nous plaçons ainsi les
âmes dans le sein de la Sainte Vierge. Que cela nous unisse beaucoup…
L’action de la Sainte Vierge, la Nouvelle Pentecôte d’Amour, doit éclater dans le
monde tout entier. Comment le Saint-Esprit sera-t-il donné ? Nous n’en savons rien,
mais notamment par les apôtres des derniers temps. Pour que nous soyons ces apôtres
des derniers temps, il faut être formés par le Saint- Esprit dans le Sein de Marie.
1983 : Alors je me permets de vous demander : Est-ce que vous connaissez suffisamment le
Secret de Marie ? ou le Traité de la Vraie Dévotion ? Vous savez que cela fait le fond
de la spiritualité de tous nos Foyers de Charité, et que nous faisons faire la
Consécration à tous nos retraitants. Il faut se demander si nous-mêmes nous vivons
suffisamment de cette Consécration ?
Rencontre Internationale Saint-Laurent-sur-Sèvre 2004
10
IV. Extraits des statuts des Foyers de Charité
« Tous les membres des Foyers de Charité veulent vivre la plénitude de la grâce baptismale
par une Consécration totale à Jésus par Marie, selon la formule de Saint Louis-Marie Grignon
de Montfort. Ce don total consenti dès l’entrée dans les Foyers sera célébré sous la forme
d’une engagement définitif.
Marie est notre Mère, elle est Mère de toute l’Eglise ; c’est au ‘’disciple’’ que Jésus
s’adresse du haut de la Croix en lui disant : ‘’Voici ta Mère’’ (Jn 19,27). Chacun de nous,
comme le disciple que Jésus aimait, est appelé à la recevoir chez lui comme mère.
Cette présence mariale dont se nourrit l’Eglise, nous voulons la vivre d’une façon toute
spéciale dans les Foyers de Charité : ‘’Ma très sainte Mère (…) sera ma Reine glorieusement
aimée et écoutée dans ce Foyer de mon Amour, qu’Elle conduira Elle-même par sa présence
toute maternelle’’ (Texte fondateur).
En chaque Foyer, qui est une famille, Marie est la Mère : Mère de chacun des membres qu’elle
enfante et fait grandir chaque jour dans le Christ, Mère de la Communauté qu’elle rassemble
autour de son Fils et au milieu de laquelle elle se teint pour appeler l’Esprit de Pentecôte.
Les Foyers de Charité cherchent donc à la connaître et à la faire connaître, à l’aimer et à la
faire aimer. Les Pères de Foyers ont un lien tout spécial avec Marie(…). ‘’Mère du grand
Prêtre Eternel, Reine des Apôtres, soutien de leur ministère. Elle a droit à la dévotion filiale
des prêtres, à leur vénération et à leur amour’’ (PO 18,§ 2).
Les Pères De Foyers s’inspirent volontiers de cette recommandation du Père Georges
Finet : ‘’Nous, prêtres des Foyers de Charité, nous plaçons notre ministère et nous le confions
à la Sainte Vierge, puisque nous faisons notre Consécration tous les jours. Et puisque je vous
ai parlé du sacerdoce des laïcs, tous, il nous faut vivre notre Consécration à Jésus par Marie.
C’est très important, aussi bien pour les membres de nos Foyers que pour les prêtres, Pères
des Foyers. Ce n’est pas tout de le répéter : il faut la vivre et la vivre profondément’’. (9/01/84).
- Cette relation filiale à la Vierge Marie est vécue dans les Foyers selon la spiritualité
de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Elle s’exprime dans la Consécration à
Jésus par Marie, qui est la forme même de notre engagement et de notre don. Nous la
renouvelons chaque jour. Dans cette Consécration nous lui donnons tous nos biens et
tout notre être, nous lui abandonnons toute notre vie pour qu’Elle nous rassemble
dans le Christ.
- C’est toute la vie qui est peu à peu transformée par cette présence maternelle de
Marie. Elle nous enseigne la délicatesse de l’accueil sous toutes ses formes, la joie
des plus humbles services, l’écoute des autres, la compassion profonde et discrète, la
disponibilité à la Parole de Dieu, le courage au travail, l’obéissance filiale,
l’acceptation aimante de la Croix. »
N.B.1. Les éléments biographiques (§1) proviennent d’un ‘’dossier de presse’’ destiné à des
journalistes de tout bord.
2. Les pages suivantes ne sont qu’une ébauche qui était destinée à servir de support pour
l’atelier ‘’Marthe Robin et le Père de Montfort’’. Elles sont essentiellement inspirées
par des conférences récentes de membres ou pères de Foyers ayant eu accès à des
documents du dossier pour la béatification de Marthe, ou ayant participé à un colloque
sur Marthe Robin.
3. Synthèse simple et rapide, qui demanderait à être travaillée plus en profondeur, mais
qui suffit à une introduction pour le temps imparti.
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Re: Marthe Robin et le Père Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

Message par Her le Mar 13 Déc - 8:50

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2011/12/dites-aux-petits-enfants-de-prier-pour-la-france.html

04 décembre 2011

"Dites aux petits enfants de prier pour la France..."

Il y eut en France des évènements récents que l'on ignore parfois et dont la portée est cependant capitale :

"Cachée dans sa ferme du hameau des Mouilles, à Chateauneuf-de-Galaure, une mystique dont la cause de béatification est [...] introduite, Marthe Robin prie pour son pays. Le 8 décembre 1947 au matin, son confesseur, le Père Georges Finet, monte chez elle et lui dit :
- Marthe, la France est foutue (sic). Nous allons avoir la guerre civile.
- Non mon Père, répond Marthe. La Vierge Marie va sauver la France grâce à la prière des petits enfants".

Ce jour-là commençaient les apparitions de l'Île Bouchard où la sainte Vierge est apparue du 8 au 14 décembre 1947, alors qu'en effet la France était au bord d'une guerre civile inéluctable sous la pression du parti communiste. Cet aspect fait oublier ces apparitions et ses messages si importants :

"je suis votre Maman du Ciel...
Chantez le "Je vous salue Marie", ce cantique que j'aime bien...
Je donnerai du bonheur dans les familles...
Il faut prier et faire des sacrifices...
Récitez une dizaine de chapelet, les bras en croix..."

En 2001, monseigneur Vingt-trois, alors archevêque de Tours, autorisait les pélerinages à l'Île Bouchard et publiait une prière officielle à Notre-Dame de la Prière, vocable sous lequel elle est évoquée dans ce village de Touraine.

Une lectrice m'apprend qu"une des deux dernières voyantes de l'Ile Bouchard s'est éteinte le vendredi 2 décembre, le même jour que la voyante de Banneux que j'évoquais hier. Elles seront enterrées le même jour aussi, la veille de la grande fête de l'Immaculée Conception, dont elles avaient tant reçu sur terre.

RIP

Posté le 4 décembre 2011 à 08h12 par Lahire
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