Le GRAND PAPE, le GRAND MONARQUE et HENRI V de la CROIX, le NOUVEAU ROI de FRANCE
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Le Père Marie-Antoine O.F.M. Capucin (Léon Clergue) (1825-1907), "le Saint de Toulouse", Héraut du Grand Pape et du grand Roi

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Le Père Marie-Antoine O.F.M. Capucin (Léon Clergue) (1825-1907), "le Saint de Toulouse", Héraut du Grand Pape et du grand Roi

Message par Her le Ven 4 Mar - 1:05

Père Marie-Antoine
(1907-02-08)

Le Père Marie-Antoine O.F.M. Capucin (Léon Clergue), "le Saint de Toulouse", est né à Lavaur le 23 décembre 1825, et il y est baptisé le jour même. Son père Frédéric, clerc de notaire, porte ce premier-né à l’autel de la Vierge Marie : "Sainte Vierge, je vous le consacre, il est à vous." Sa mère, Rose, est animée d’une énergie virile. Elle sera surnommée "la Vendéenne"quand, à l’occasion des émeutes de 1830, elle arrachera à des jeunes gens un drapeau révolutionnaire. Les traits de ces deux tempéraments se retrouvent et s’harmonisent chez Léon, lui forgeant un caractère à la fois énergique et aimable. L’enfant aura un frère et une sœur : Célestin et Marie. Au sein de cette famille très chrétienne, tout enfant, il n’a qu’un idéal : devenir prêtre, célébrer la messe, prêcher. Sa tendre piété lui inspire déjà de grand désirs : "Quand je serai grand, je veux être saint." Il suit sa vocation et entre au petit séminaire de l’Esquille à Toulouse à 11 ans, et poursuit sa formation théologique au Grand Séminaire. Excellent élève, déjà apôtre zélé, il fonde plusieurs associations et confréries, du Saint-Sacrement, des hôpitaux, des prisons, des petits métiers de la rue. Il est ordonné prêtre le 21 septembre 1850 et aussitôt nommé vicaire à Saint-Gaudens. Sa piété, son dévouement, son amour des plus pauvres marquent un ministère qui fait époque.

Fervent pèlerin du sanctuaire de Notre-Dame du Bout-du-Puy, Léon entend un jour le Seigneur lui dire : "Tu seras capucin ! » Après deux ans de discernement, il prend sa décision malgré l’opposition de sa famille et de ses amis. Il revêt l’habit de l’Ordre des Frères Mineurs Capucins au noviciat de Marceille le 13 juin 1855, et l’année suivante, il prononce ses vœux solennels. Presque aussitôt, les Supérieurs lui confient le ministère de la prédication.

Il est envoyé à Toulouse dès 1857 pour fonder le couvent de la Côte Pavée, qui sera sa seule résidence durant les cinquante ans que dure son apostolat.

Il prêche de nombreuses missions, on le nomme "l’Apôtre du Midi". Ses prédications puissantes produisent des fruits extraordinaires, attirent les foules dans les églises et à la pratique des sacrements. Il reçoit de Dieu la grâce de convertir les pécheurs les plus invétérés.

Il sera toujours le grand ouvrier de Notre-Dame de Lourdes en sa qualité de confesseur qui lit dans les âmes et ramène la paix dans les cœurs, par le grand nombre de pèlerinages qu’il y conduit, et par les cérémonies populaires qui s’y déroulent encore et dont il est l’initiateur.

Aucun genre de ministère, par la parole et une multitude d’écrits, ne lui est étranger : l’apostolat des enfants et des plus pauvres pour lesquels il propage l’œuvre du pain de St Antoine de padoue, l’éveil des vocations religieuses, son combat contre le mal sous toutes ses formes, la défense des droits de l’Eglise et des droits de l’homme chrétien, la gloire de Dieu et la dévotion à la Sainte et Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge Marie...

Le démon poursuit d’une haine spéciale cet homme qui lui ravit tant d’âmes et qui lutte sur tous les terrains : "Si je n’ai plus de dents, pourra dire le Père Marie-Antoine à la fin de sa vie, c’est que je les ai toutes laissées dans la peau du diable." Aux persécuteurs qui s’acharnaient contre l’Eglise et les ordres religieux à partir de 1880, il leurs dit : "Vous voulez tuer Dieu, fous que vous êtes ! Tuer Dieu, ce que personne, depuis le début des temps, n’aurait jamais osé imaginer sans trembler. Ne savez-vous pas que la nature a horreur du vide ? D’autres idoles le remplaceront, le pouvoir, l’argent, le sexe, bien plus exigeantes. Et alors, elle sera belle votre liberté !"

Sa vie… un sentiment fort de la présence de Dieu même au milieu des plus dures épreuves et des persécutions, un amour dévorant pour ceux qui souffrent, la dure pénitence qu’il impose à son corps, et un modèle de vie religieuse.

Le Père Marie-Antoine meurt en odeur de sainteté le 8 février 1907, au couvent de la Côte Pavée qu’il a défendu jusqu’au bout du séquestre. Cinquante mille personnes assistèrent à ses obsèques jusqu’au cimetière de Terre-Cabade. Le 14 novembre 1935 ont lieu l’exhumation et la reconnaissance de son corps, transféré dans la chapelle du couvent qu’il a fondé. C’est là qu’il repose, au 33 avenue Jean-Rieux à Toulouse, aujourd’hui couvent des Carmes, et c’est là que les fidèles continuent à le prier ; ils obtiennent par son intercession de nombreuses grâces, des guérisons et de grandes faveurs.

Les procès en vue de sa béatification ont été remis à Rome en 1932, le décret sur ses écrits a été publié en 1934, sa cause reprise en 1967. Selon un mot de Mgr Salliège qui s’est vivement intéressé à son succès, "le Père Marie-Antoine a gagné de son vivant tant de victoires qu’il saura se jouer des obstacles".

Le Père Marie-Antoine a toujours su accueillir le don de prophétie. Il a écrit un ouvrage sur les prophéties de la révélation privée "Le Grand Pape et le Grand Roi", et c’est à lui que nous dédions et nous confions notre travail de compilation des messages prophétiques. Voici ce à quoi le Père Marie-Antoine s’était engagé dans ses écrits :


« Jusqu’à la Fin des Temps, je veillerai, j’intercèderai auprès de la Sainte Vierge pour la France. »


Voici un court passage du livre de Jacqueline Baylé, journaliste, et depuis 1983, élue locale et maire adjoint de Toulouse, et par ailleurs conseiller général et conseiller du Grand Toulouse :

« Le Saint de Toulouse s’en est allé… P. Marie-Antoine de Lavaur (1825-1907) » - Jacqueline Baylé - Novembre 2006 - Editions du Carmel - Toulouse -

« …Sous le beau ciel de Provence, il n'y a que des fleurs sur la terre et des senteurs suaves dans l'atmosphère embaumée. Mais, pour notre Jésus, il n'y a qu'épines et repoussantes odeurs. Et pourtant, elle était sainte et pieuse autrefois, cette vallée opulente, ce Val d'or ! Comment en plomb vil l'or s'est-il changé ?

Le Père Marie-Antoine vient de faire un pèlerinage à l'île de Lérins, l'île des saints et des martyrs. Mais, en ce mois de novembre 1876, sa destination est Vallauris, diocèse de Fréjus. Quand il arrive avec un frère pour prêcher la mission, quelques pauvres femmes seules connaissent le chemin de l'église, et jamais un homme n'y met les pieds. Le curé n'est guère coopératif, la mission lui a été imposée par son évêque. Voilà pour ses alliés. En face, l'hostilité ouverte et passionnée des francs-maçons de toute la contrée, menée par le maire de Vallauris, ex-chirurgien militaire, portant sur sa poitrine la rosette de la Légion d'honneur, encore dans la force de l'âge, bel homme, beau diseur, très influent, d'un anticléricalisme combatif, et pour toutes ces raisons fort craint. Un épisode de la guerre sans merci que les loges, en plein essor depuis 1870, livrent au Père Marie-Antoine et à l'Église afin de mettre à exécution leur programme de déchristianisation. L’année suivante, le Grand Orient rayera de sa constitution la référence au Grand Architecte de l'Univers et à l’immortalité de l'âme. Le courant rationaliste et anticlérical l'a emporté. Le maire de Vallauris est de celui-ci. Que le célèbre capucin vienne sur ses plates-bandes lui apparaît comme une provocation insupportable. Dès qu'il l'apprend, il se multiplie en démarches auprès du préfet et du procureur de la République afin d'interdire la mission, mais il n'est pas entendu. Eh bien, se répand-il à dire partout, ne suis-je pas le premier magistrat de cette ville ? Je vais m'occuper moi-même du capucin que j'attends de pied ferme. Il jouera tour à tour, lorgnon sur le nez, de la dérision, de la menace ou du dédain, tout au long des trois semaines que va durer la mission au coeur du large cercle de ses amis persiflant et riant. Il viendra même dire au curé, deux jours avant la clôture, alors qu’on ne sait pas bien comment résoudre tous les problèmes d'organisation qu'il multiplie à plaisir : « Mais enfin, Monsieur le Curé, quand donc vos farceurs de missionnaires finiront-ils leurs plaisanteries ? »

Pour commencer, il autorise des saltimbanques de passage à s’installer à proximité de l'église, avec mandat de faire le plus de bruit possible tout le temps de la mission ; ce qu'ils feront avec délices. En clôture, il est prévu de planter une croix à l’issue d’une procession au cimetière. On vient dire au Père Marie-Antoine, qui parcourt, regard ouvert et sourire joyeux, maisons et campagnes sans se démonter que la municipalité a décidé l'organisation d'une farandole dans les rues de la ville à l'heure de la procession. Ils veulent, vient-on lui chuchoter, troubler, et même empêche1, la cérémonie.

Seigneur, là c'est trop ! Le scandale est trop éclatant, il faut faire quelque chose. Le Père Marie-Antoine, lors de son homélie à la procession au cimetière le dimanche précédent, dit en pointant son doigt vers un ennemi invisible : Dieu ne permet pas qu’on se moque impunément de Lui. Tourner le poignard contre son Créateur et se servir du libre-arbitre, le plus grand de ses dons, pour le frapper au coeur ! Ô folie ! Ô ingratitude ! Mais ne craignez pas, Dieu est et sera toujours vainqueur.

Quant au maire et ses amis, leur exaspération furieuse est à la dimension des prières et des conversions qui se sont multipliées durant ces semaines, à voir l'église de jour en jour s'emplir davantage et les files d'attente s'allonger devant le confessionnal. Il est vrai que les conférences destinées aux hommes ont donné des résultats inespérés par leur nombre à répondre présents, leur empressement, le respect qu’ils témoignent dans le lieu saint. Cinq processions ont eu lieu, plus de deux mille communions ont été reçues. La majorité des femmes est revenue à la pratique de la religion une centaine d'hommes s'est approchée de la Sainte Table et a reçu le scapulaire, beaucoup d'autres sont profondément ébranlés. On doit ces précisions au journal local, "La Sentinelle du Midi" :
« Encore quelques assauts et Jésus nous donnera la victoire », écrit le Père. Et il ajoute, conscient de l'immensité de la tâche qui, loin de le décourager, crée en lui une soif de perfection absolue à arracher dans la communion des saints et le secours de l'Esprit saint, les conditions d'une victoire totale, annoncée, sur le mal : « Jamais je n'ai si bien compris combien il serait nécessaire que je sois un saint et combien je le suis peu... ».

Le Père Marie-Antoine est bien décidé, ainsi que ses ouailles, à dresser au dernier jour de la mission, et coûte que coûte, la croix offerte Par un paroissien sur un terrain à l'entrée du cimetière, lui aussi offert. Et de le faire dans une ambiance de lumière et de feu, à l'image de leur foi, après une belle procession priante, et vibrant de ces chants connus de tous. Or il n’a pas de musiciens, ceux que compte la commune étant déjà réquisitionnés pour le bal du maire. La bonne Sainte Vierge - on est samedi, jour qui lui est consacré - inspire au missionnaire une pensée faramineuse. La flotte française se trouve dans le golfe de Juan, voisin de Vallauris. Deux heures plus tard, le voilà à bord du Richelieu, sourire confiant, se faisant annoncer au commandant en chef de l'escadre en Méditerranée, l'amiral Jauréguiberry. Les marins font bon accueil à ce géant barbu dans sa robe de bure, le crucifix planté à la taille comme une épée. L’amiral, d'ailleurs protestant, accepte de le recevoir et acquiesce sans difficulté à sa demande. Il met ses quatre-vingts musiciens à sa disposition pour le lendemain et, de surcroît, une compagnie entière pour faire cortège et honneur à la croix. Quand tout ce monde à l'uniforme chamarré et aux cuivres éclatants débarque dans la petite ville, la joie est aussi délirante chez les paroissiens que la stupeur est mortelle chez les anticléricaux car le bon Père a bien gardé le secret. Qu'est-ce que cela ? Où vont-ils ? Le capucin accueille, organise. Des arcs de triomphe sont immédiatement dressés, la cérémonie s’annonce splendide.

Elle le sera à ceci près. Le noyau des plus virulents qui, attablés au café jusqu'à onze heures du soir, fomente d'ultimes représailles pour le lendemain va se trouver décimé dans les heures qui suivent. Avant même le lever du jour, le maire se sent soudainement indisposé et, le temps que sa femme accourt, tombe raide mort. La nouvelle, effrayante, se répand dans Vallauris lors de la première messe de cinq heures et demie, destinée aux hommes venus nombreux communier. Et voilà qu'un second, adjoint au maire, expire à midi, un troisième cinq heures plus tard. "Le Courrier de Cannes" du 30 novembre 1876 qui en fait le récit, précise que ces deux derniers étaient certes l'un et l'autre un peu malades, mais que rien ne laissait présager leur mort. Laissons passer la justice de Dieu, dira sobrement le Père Marie-Antoine : « Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat ». Nos persécuteurs ont péri ! Trois morts ! Trois morts ! Seigneur, ayez pitié ! Ah ! nos persécuteurs ! ]e voudrais pouvoir les embrasser ! Comment faire comprendre le mal qu'ils font, les dangers qu'ils courent ? Oh ! Mon Dieu, ayez pitié !

Le Christ du haut de sa croix, deux jours plus tard, verra passer à ses pieds le long convoi mortuaire. Le Père est rentré au couvent. Après Matines, il a dormi deux petites heures, et, doucement, il quitte sa cellule, une bougie à la main. Il descend l'escalier tout proche, dans une obscurité dont il devine pour se guider sous la pâleur de la flamme, les tâches, des noirs et des gris, les lignes, les volumes. Il est maintenant dans la chapelle, qu'il préfère, dans les grands moments, à l'oratoire près de sa cellule.

Le Christ, du haut de sa croix... Il tombe à ses pieds, tout près de l'autel, son front contre le bois. Ses lèvres glissent sur le sol glacé. Tu souffres donc tant, ô mon Jésus, qu'il n'y ait plus de place dans ton coeur de Dieu pour la miséricorde, pour la bonté ? Une voix, des sanglots, qui résonnent étrangement, mais le Père Marie-Antoine n’entend pas. Sait-il même qu'il parle à haute voix ? Toi sur cette croix, amour jusqu'à en mourir, toi sur ma croix de mission amour à embraser les multitudes, où est ton amour, ta miséricorde, Seigneur, ta puissance à entraîner au bien, au grand, au beau ? Des sanglots dans ce grand corps d'homme brisé, des sanglots à faire mal à Dieu lui-même. Oh ! Seigneur ne m'abandonne pas ? Sans toi, je suis un pauvre homme parmi les hommes. Seigneur, ne m'abandonne pas ! Seigneur Jésus, mon doux Jésus crucifié, veux-tu donc que je sois aussi le témoin, le prophète de la colère de Dieu ?... »
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