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La Sainte Eglise de Dieu - Motu Proprio "Summorum Pontificum" et l'Instruction « Universae Ecclesiae » du Vendredi 13 mai 2011

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La Sainte Eglise de Dieu - Motu Proprio "Summorum Pontificum" et l'Instruction « Universae Ecclesiae » du Vendredi 13 mai 2011

Message par Hercule le Dim 30 Jan - 7:10

http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/letters/2007/documents/hf_ben-xvi_let_20070707_lettera-vescovi_fr.html

LETTRE DU PAPE
BENOÎT XVI
AUX ÉVÊQUES QUI ACCOMPAGNE LA
LETTRE APOSTOLIQUE "MOTU PROPRIO DATA"
SUMMORUM PONTIFICUM
SUR L'USAGE DE LA LITURGIE ROMAINE
ANTÉRIEURE À LA RÉFORME DE 1970

Chers frères dans l’Episcopat,

C’est avec beaucoup de confiance et d’espérance que je remets entre vos mains de Pasteurs le texte d’une nouvelle Lettre Apostolique « Motu Proprio data », sur l’usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970. Ce document est le fruit de longues réflexions, de multiples consultations, et de la prière.

Des nouvelles et des jugements formulés sans information suffisante, ont suscité beaucoup de confusion. On trouve des réactions très diverses les unes des autres, qui vont de l’acceptation joyeuse à une dure opposition, à propos d’un projet dont le contenu n’était, en réalité, pas connu.

Deux craintes s’opposaient plus directement à ce document, et je voudrais les examiner d’un peu plus près dans cette lettre.

En premier lieu il y a la crainte d’amenuiser ainsi l’Autorité du Concile Vatican II, et de voir mettre en doute une de ses décisions essentielles – la réforme liturgique.

Cette crainte n’est pas fondée. A ce propos, il faut dire avant tout que le Missel, publié par Paul VI et réédité ensuite à deux reprises par Jean-Paul II, est et demeure évidemment la Forme normale – la Forma ordinaria – de la liturgie Eucharistique. La dernière version du Missale Romanum, antérieure au Concile, qui a été publiée sous l’autorité du Pape Jean XXIII en 1962 et qui a été utilisée durant le Concile, pourra en revanche être utilisée comme Forma extraordinaria de la Célébration liturgique. Il n’est pas convenable de parler de ces deux versions du Missel Romain comme s’il s’agissait de « deux Rites ». Il s’agit plutôt d’un double usage de l’unique et même Rite.

Quant à l’usage du Missel de 1962, comme Forma extraordinaria de la Liturgie de la Messe, je voudrais attirer l’attention sur le fait que ce Missel n’a jamais été juridiquement abrogé, et que par conséquent, en principe, il est toujours resté autorisé. Lors de l’introduction du nouveau Missel, il n’a pas semblé nécessaire de publier des normes propres concernant la possibilité d’utiliser le Missel antérieur. On a probablement supposé que cela ne concernerait que quelques cas particuliers, que l’on résoudrait localement, au cas par cas. Mais, par la suite, il s’est vite avéré que beaucoup de personnes restaient fortement attachées à cet usage du Rite romain, qui leur était devenu familier depuis l’enfance. Ceci s’est produit avant tout dans les pays où le mouvement liturgique avait donné à de nombreuses de personnes une remarquable formation liturgique, ainsi qu’une familiarité profonde et intime avec la Forme antérieure de la Célébration liturgique. Nous savons tous qu’au sein du mouvement conduit par l’Archevêque Mgr Lefebvre, la fidélité au Missel ancien est devenue un signe distinctif extérieur; mais les raisons de la fracture qui naissait sur ce point étaient à rechercher plus en profondeur. Beaucoup de personnes qui acceptaient clairement le caractère contraignant du Concile Vatican II, et qui étaient fidèles au Pape et aux Evêques, désiraient cependant retrouver également la forme de la sainte Liturgie qui leur était chère ; cela s’est produit avant tout parce qu’en de nombreux endroits on ne célébrait pas fidèlement selon les prescriptions du nouveau Missel; au contraire, celui-ci finissait par être interprété comme une autorisation, voire même une obligation de créativité; cette créativité a souvent porté à des déformations de la Liturgie à la limite du supportable. Je parle d’expérience, parce que j’ai vécu moi aussi cette période, avec toutes ses attentes et ses confusions. Et j’ai constaté combien les déformations arbitraires de la Liturgie ont profondément blessé des personnes qui étaient totalement enracinées dans la foi de l’Eglise.

C’est pour ce motif que le Pape Jean-Paul II s’est vu dans l’obligation de donner, avec le Motu proprio « Ecclesia Dei » du 2 juillet 1988, un cadre normatif pour l’usage du Missel de 1962; ce cadre ne contenait cependant pas de prescriptions détaillées, mais faisait appel de manière plus générale à la générosité des Evêques envers les « justes aspirations » des fidèles qui réclamaient cet usage du Rite romain. A cette époque, le Pape voulait ainsi aider surtout la Fraternité Saint Pie X à retrouver la pleine unité avec le successeur de Pierre, en cherchant à guérir une blessure perçue de façon toujours plus douloureuse. Cette réconciliation n’a malheureusement pas encore réussi; cependant, une série de communautés a profité avec gratitude des possibilités offertes par ce Motu proprio. Par contre, en dehors de ces groupes, pour lesquels manquaient des normes juridiques précises, la question de l’usage du Missel de 1962 est restée difficile, avant tout parce que les Evêques craignaient, dans ces situations, que l’on mette en doute l’autorité du Concile. Aussitôt après le Concile Vatican II, on pouvait supposer que la demande de l’usage du Missel de 1962 aurait été limitée à la génération plus âgée, celle qui avait grandi avec lui, mais entretemps il est apparu clairement que des personnes jeunes découvraient également cette forme liturgique, se sentaient attirées par elle et y trouvaient une forme de rencontre avec le mystère de la Très Sainte Eucharistie qui leur convenait particulièrement. C’est ainsi qu’est né le besoin d’un règlement juridique plus clair, que l’on ne pouvait pas prévoir à l’époque du Motu Proprio de 1988; ces Normes entendent également délivrer les Evêques de la nécessité de réévaluer sans cesse la façon de répondre aux diverses situations.

En second lieu, au cours des discussions sur ce Motu Proprio attendu, a été exprimée la crainte qu’une plus large possibilité d’utiliser le Missel de 1962 puisse porter à des désordres, voire à des fractures dans les communautés paroissiales. Cette crainte ne me paraît pas non plus réellement fondée. L’usage de l’ancien Missel présuppose un minimum de formation liturgique et un accès à la langue latine; ni l’un ni l’autre ne sont tellement fréquents. De ces éléments préalables concrets découle clairement le fait que le nouveau Missel restera certainement la Forme ordinaire du Rite Romain, non seulement en raison des normes juridiques, mais aussi à cause de la situation réelle dans lesquelles se trouvent les communautés de fidèles.

Il est vrai que les exagérations ne manquent pas, ni parfois des aspects sociaux indûment liés à l’attitude de certains fidèles liés à l’ancienne tradition liturgique latine. Votre charité et votre prudence pastorale serviront de stimulant et de guide pour perfectionner les choses. D’ailleurs, les deux Formes d’usage du Rite Romain peuvent s’enrichir réciproquement: dans l’ancien Missel pourront être et devront être insérés les nouveaux saints, et quelques-unes des nouvelles préfaces. La Commission « Ecclesia Dei », en lien avec les diverses entités dédiées à l’usus antiquior, étudiera quelles sont les possibilités pratiques. Dans la célébration de la Messe selon le Missel de Paul VI, pourra être manifestée de façon plus forte que cela ne l’a été souvent fait jusqu’à présent, cette sacralité qui attire de nombreuses personnes vers le rite ancien. La meilleure garantie pour que le Missel de Paul VI puisse unir les communautés paroissiales et être aimé de leur part est de célébrer avec beaucoup de révérence et en conformité avec les prescriptions; c’est ce qui rend visible la richesse spirituelle et la profondeur théologique de ce Missel.

J’en arrive ainsi à la raison positive qui est le motif qui me fait actualiser par ce Motu Proprio celui de 1988. Il s’agit de parvenir à une réconciliation interne au sein de l’Eglise. En regardant le passé, les divisions qui ont lacéré le corps du Christ au cours des siècles, on a continuellement l’impression qu’aux moments critiques où la division commençait à naître, les responsables de l’Eglise n’ont pas fait suffisamment pour conserver ou conquérir la réconciliation et l’unité; on a l’impression que les omissions dans l’Eglise ont eu leur part de culpabilité dans le fait que ces divisions aient réussi à se consolider. Ce regard vers le passé nous impose aujourd’hui une obligation: faire tous les efforts afin que tous ceux qui désirent réellement l’unité aient la possibilité de rester dans cette unité ou de la retrouver à nouveau. Il me vient à l’esprit une phrase de la seconde épître aux Corinthiens, où Saint Paul écrit: « Nous vous avons parlé en toute liberté, Corinthiens; notre coeur s'est grand ouvert. Vous n'êtes pas à l'étroit chez nous; c'est dans vos coeurs que vous êtes à l'étroit. Payez-nous donc de retour; … ouvrez tout grand votre coeur, vous aussi ! » (2Co 6,11-13). Paul le dit évidemment dans un autre contexte, mais son invitation peut et doit aussi nous toucher, précisément sur ce thème. Ouvrons généreusement notre cœur et laissons entrer tout ce à quoi la foi elle-même fait place.

Il n’y a aucune contradiction entre l’une et l’autre édition du Missale Romanum. L’histoire de la liturgie est faite de croissance et de progrès, jamais de rupture. Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut à l’improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste. Il est bon pour nous tous, de conserver les richesses qui ont grandi dans la foi et dans la prière de l’Eglise, et de leur donner leur juste place. Evidemment, pour vivre la pleine communion, les prêtres des communautés qui adhèrent à l’usage ancien ne peuvent pas non plus, par principe, exclure la célébration selon les nouveaux livres. L’exclusion totale du nouveau rite ne serait pas cohérente avec la reconnaissance de sa valeur et de sa sainteté.

Pour conclure, chers Confrères, il me tient à cœur de souligner que ces nouvelles normes ne diminuent aucunement votre autorité et votre responsabilité, ni sur la liturgie, ni sur la pastorale de vos fidèles. Chaque Evêque est en effet le « modérateur » de la liturgie dans son propre diocèse (cf. Sacrosanctum Concilium, n. 22 : « Sacrae liturgiae moderatio ab Ecclesiae auctoritate unice pendet : quae quidem est apud Apostolicam Sedem et, ad normam iuris, apud Episcopum »).

Rien n’est donc retiré à l’autorité de l’Evêque dont le rôle demeurera de toute façon celui de veiller à ce que tout se passe dans la paix et la sérénité. Si quelque problème devait surgir et que le curé ne puisse pas le résoudre, l’Ordinaire local pourra toujours intervenir, en pleine harmonie cependant avec ce qu’établissent les nouvelles normes du Motu proprio.

Je vous invite en outre, chers Confrères, à bien vouloir écrire au Saint-Siège un compte-rendu de vos expériences, trois ans après l’entrée en vigueur de ce Motu proprio. Si de sérieuses difficultés étaient vraiment apparues, on pourrait alors chercher des voies pour y porter remède.

Chers Frères, c’est en esprit de reconnaissance et de confiance que je confie à votre cœur de Pasteurs ces pages et les normes du Motu proprio. Souvenons-nous toujours des paroles de l’Apôtre Paul, adressées aux prêtres d’Ephèse : « Soyez attentifs à vous-mêmes, et à tout le troupeau dont l'Esprit-Saint vous a établis gardiens, pour paître l'Eglise de Dieu, qu'il s'est acquise par le sang de son propre Fils » (Ac 20,28).

Je confie à la puissante intercession de Marie, Mère de l’Eglise, ces nouvelles normes, et j’accorde de tout mon cœur ma Bénédiction Apostolique à vous, chers Confrères, aux curés de vos diocèses, et à tous les prêtres vos collaborateurs ainsi qu’à tous vos fidèles.

Fait auprès de Saint-Pierre, le 7 juillet 2007.

BENEDICTUS PP. XVI


Dernière édition par Hercule le Mer 3 Aoû - 9:15, édité 4 fois

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Re: La Sainte Eglise de Dieu - Motu Proprio "Summorum Pontificum" et l'Instruction « Universae Ecclesiae » du Vendredi 13 mai 2011

Message par Hercule le Dim 30 Jan - 7:22

http://www.ceremoniaire.net/depuis1969/docs/summorum-pontificum.html

Summorum Pontificum
Motu proprio de Sa Sainteté Benoît XVI

Lettre Apostolique donnée le 7 juillet 2007
Sur l’usage de la Liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970

LETTRE APOSTOLIQUE
EN FORME DE MOTU PROPRIO
DU SOUVERAIN PONTIFE BENOÎT XVI
LITTERÆ APOSTOLICÆ
MOTU PROPRIO DATÆ
BENEDICTUS XVI

Les Souverains Pontifes ont toujours veillé jusqu’à nos jours à ce que l’Église du Christ offre à la divine Majesté un culte digne, « à la louange et à la gloire de son nom » et « pour le bien de toute sa sainte Église ».
SUMMORUM PONTIFICUM cura ad hoc tempus usque semper fuit, ut Christi Ecclesia Divinæ Maiestati cultum dignum offerret, « ad laudem et gloriam nominis Sui » et « ad utilitatem totius Ecclesiæ Suæ sanctæ ».
Depuis des temps immémoriaux et aussi à l’avenir, le principe à observer est que « chaque Église particulière doit être en accord avec l’Église universelle, non seulement quant à la doctrine de la foi et aux signes sacramentels, mais aussi quant aux usages reçus universellement de la tradition apostolique ininterrompue, qui sont à observer non seulement pour éviter des erreurs, mais pour transmettre l’intégrité de la foi, parce que la lex orandi de l’Église correspond à sa lex credendi » [1].
Ab immemorabili tempore sicut etiam in futurum, principium servandum est « iuxta quod unaquæque Ecclesia particularis concordare debet cum universali Ecclesia non solum quoad fidei doctrinam et signa sacramentalia, sed etiam quoad usus universaliter acceptos ab apostolica et continua traditione, qui servandi sunt non solum ut errores vitentur, verum etiam ad fidei integritatem tradendam, quia Ecclesiæ lex orandi eius legi credendi respondet » [1].
[Note 1] Institutio generalis Missalis Romani, Editio tertia, 2002, 397.
Parmi les Pontifes qui ont eu ce soin se distingue le nom de saint Grégoire le Grand qui fut attentif à transmettre aux nouveaux peuples de l’Europe tant la foi catholique que les trésors du culte et de la culture accumulés par les Romains au cours des siècles précédents. Il ordonna de déterminer et de conserver la forme de la liturgie sacrée, aussi bien du Sacrifice de la Messe que de l’Office divin, telle qu’elle était célébrée à Rome. Il encouragea vivement les moines et les moniales qui, vivant sous la Règle de saint Benoît, firent partout resplendir par leur vie, en même temps que l’annonce de l’Évangile, cette très salutaire manière de vivre de la Règle, « à ne rien mettre au-dessus de l’œuvre de Dieu » (chap. 43). Ainsi, la liturgie selon les coutumes de Rome féconda non seulement la foi et la piété mais aussi la culture de nombreux peuples. C’est un fait en tout cas que la liturgie latine de l’Église sous ses diverses formes, au cours des siècles de l’ère chrétienne, a été un stimulant pour la vie spirituelle d’innombrables saints et qu’elle a affermi beaucoup de peuples par la religion et fécondé leur piété.
Inter Pontífices qui talem debitam curam adhibuerunt, nomen excellit sancti Gregorii Magni, qui tam fidem catholicam quam thesauros cultus ac culturæ a Romanis in sæculis præcedentibus cumulatos novis Europæ populis transmittendos curavit. Sacræ Liturgiæ tam Missæ Sacrificii quam Officii Divini formam, uti in Urbe celebrabatur, definiri conservarique iussit. Monachos quoque et moniales maxime fovit, qui sub Regula sancti Benedicti militantes, ubique simul cum Evangelii annuntiatione illam quoque saluberrimam Regulæ sententiam vita sua illustrarunt, « ut operi Dei nihil præponatur » (cap. 43). Tali modo sacra liturgia secundum morem Romanum non solum fidem et pietatem sed et culturam multarum gentium fecundavit. Constat utique liturgiam latinam variis suis formis Ecclesiæ in omnibus ætatis christianæ sæculis permultos Sanctos in vita spirituali stimulasse atque tot populos in religionis virtute roborasse ac eorundem pietatem fecundasse.
Au cours des siècles, beaucoup d’autres Pontifes romains se sont particulièrement employés à ce que la liturgie accomplisse plus efficacement cette tâche ; parmi eux se distingue saint Pie V, qui, avec un grand zèle pastoral, suivant l’exhortation du Concile de Trente, renouvela tout le culte de l’Église, fit éditer des livres liturgiques corrigés et « restaurés aux normes des Pères », et les donna à l’Église latine pour son usage.
Ut autem Sacra Liturgia hoc munus efficacius expleret, plures alii Romani Pontifices decursu sæculorum peculiarem sollicitudinem impenderunt, inter quos eminet Sanctus Pius V, qui magno cum studio pastorali, Concilio Tridentino exhortante, totum Ecclesiæ cultum innovavit, librorum liturgicorum emendatorum et « ad normam Patrum instauratorum » editionem curavit eosque Ecclesiæ latinæ usui dedit.
Parmi les livres liturgiques du Rite romain, la première place revient évidemment au Missel romain, qui se répandit dans la ville de Rome puis, les siècles suivants, prit peu à peu des formes qui ont de grandes similitudes avec la forme en vigueur dans les générations récentes.
Inter Ritus romani libros liturgicos patet eminere Missale Romanum, quod in romana urbe succrevit, atque succedentibus sæculis gradatim formas assumpsit, quæ cum illa in generationibus recentioribus vigente magnam habent similitudinem.
« C’est le même objectif qu’ont poursuivi les Pontifes romains au cours des siècles suivants en assurant la mise à jour des rites et des livres liturgiques ou en les précisant, et ensuite, depuis le début de ce siècle, en entreprenant une réforme plus générale » [2]. Ainsi firent nos prédécesseurs Clément VIII, Urbain VIII, saint Pie X [3], Benoît XV, Pie XII et le bienheureux Jean XXIII.
« Quod idem omnino propositum tempore progrediente Pontifices Romani sunt persecuti, cum novas ad ætates accommodaverunt aut ritus librosque liturgicos determinaverunt, ac deinde cum ineunte hoc nostro sæculo ampliorem iam complexi sunt redintegrationem » [2]. Sic vero egerunt Decessores nostri Clemens VIII, Urbanus VIII, sanctus Pius X [3], Benedictus XV, Pius XII et beatus Ioannes XXIII.
[Note 2] Ioannes Paulus Pp. II, Litt. ap. Vicesimus quintus annus (4 Decembris 1988), 3 : AAS 81 (1989), 899.
[Note 3] Ibid.
Plus récemment, le Concile Vatican II exprima le désir que l’observance et le respect dus au culte divin soient de nouveau réformés et adaptés aux nécessités de notre temps. Poussé par ce désir, notre prédécesseur le Souverain Pontife Paul VI approuva en 1970 des livres liturgiques restaurés et partiellement rénovés de l’Église latine ; ceux-ci, traduits partout dans le monde en de nombreuses langues modernes, ont été accueillis avec plaisir par les Évêques comme par les prêtres et les fidèles. Jean-Paul II reconnut la troisième édition type du Missel romain. Ainsi, les Pontifes romains se sont employés à ce que « cet édifice liturgique, pour ainsi dire, […] apparaisse de nouveau dans la splendeur de sa dignité et de son harmonie » [4].
Recentioribus autem temporibus, Concilium Vaticanum II desiderium expressit, ut debita observantia et reverentia erga cultum divinum denuo instauraretur ac necessitatibus nostræ ætatis aptaretur. Quo desiderio motus, Decessor noster Summus Pontifex Paulus VI libros liturgicos instauratos et partim innovatos anno 1970 Ecclesiæ latinæ approbavit ; qui ubique terrarum permultas in linguas vulgares conversi, ab Episcopis atque a sacerdotibus et fidelibus libenter recepti sunt. Ioannes Paulus II, tertiam editionem typicam Missalis Romani recognovit. Sic Romani Pontifices operati sunt ut « hoc quasi ædificium liturgicum […] rursus, dignitate splendidum et concinnitate » appareret [4].
[Note 4] Pius Pp. X, Litt. Ap. Motu proprio datæ Abhinc duos annos (23 Octobris 1913) : AAS 5 (1913), 449-450 ; cfr Ioannes Paulus II, Litt. ap. Vicesimus quintus annus (4 Decembris 1988), 3 : AAS 81 (1989), 899.
Dans certaines régions, toutefois, de nombreux fidèles se sont attachés et continuent à être attachés avec un tel amour et une telle passion aux formes liturgiques précédentes, qui avaient profondément imprégné leur culture et leur esprit, que le Souverain Pontife Jean-Paul II, poussé par la sollicitude pastorale pour ces fidèles, accorda en 1984, par un indult spécial Quattuor abhinc annos de la Congrégation pour le Culte divin, la faculté d’utiliser le Missel romain publié en 1962 par Jean XXIII ; puis de nouveau en 1988, par la lettre apostolique Ecclesia Dei en forme de Motu proprio, Jean-Paul II exhorta les Évêques à utiliser largement et généreusement cette faculté en faveur de tous les fidèles qui en feraient la demande.
Aliquibus autem in regionibus haud pauci fideles antecedentibus formis liturgicis, quæ eorum culturam et spiritum tam profunde imbuerant, tanto amore et affectu adhæserunt et adhærere pergunt, ut Summus Pontifex Ioannes Paulus II, horum fidelium pastorali cura motus, anno 1984 speciali Indulto "Quattuor abhinc annos", a Congregatione pro Cultu Divino exarato, facultatem concessit utendi Missali Romano a Ioanne XXIII anno 1962 edito ; anno autem 1988 Ioannes Paulus II iterum, litteris Apostolicis "Ecclesia Dei" Motu proprio datis, Episcopos exhortatus est ut talem facultatem late et generose in favorem omnium fidelium id petentium adhiberent.
Les prières instantes de ces fidèles ayant déjà été longuement pesées par notre prédécesseur Jean-Paul II, ayant nous-même entendu les Pères Cardinaux au consistoire qui s’est tenu le 23 mars 2006, tout bien considéré, après avoir invoqué l’Esprit Saint et l’aide de Dieu, par la présente Lettre apostolique nous DÉCIDONS ce qui suit :
Instantibus precibus horum fidelium iam a Prædecessore Nostro Ioanne Paulo II diu perpensis, auditis etiam a Nobis Patribus Cardinalibus in Concistorio die XXIII mensis martii anni 2006 habito, omnibus mature perpensis, invocato Spiritu Sancto et Dei freti auxilio, præsentibus Litteris Apostolicis DECERNIMUS quæ sequuntur :
Art. 1.
Le Missel romain promulgué par Paul VI est l’expression ordinaire de la « lex orandi » de l’Église catholique de rite latin. Le Missel romain promulgué par S. Pie V et réédité par le bienheureux Jean XXIII doit être considéré comme l’expression extraordinaire de la même « lex orandi » de l’Église et être honoré en raison de son usage vénérable et antique. Ces deux expressions de la « lex orandi » de l’Église n’induisent aucune division de la « lex credendi » de l’Église ; ce sont en effet deux mises en œuvre de l’unique rite romain.
Il est donc permis de célébrer le Sacrifice de la Messe suivant l’édition type du Missel romain promulgué par le bienheureux Jean XXIII en 1962 et jamais abrogé, en tant que forme extraordinaire de la Liturgie de l’Église. Mais les conditions établies par les documents précédents Quattuor abhinc annos et Ecclesia Dei pour l’usage de ce Missel sont remplacées par ce qui suit :
Art. 1.
Missale Romanum a Paulo VI promulgatum ordinaria expressio "Legis orandi" Ecclesiæ catholicæ ritus latini est. Missale autem Romanum a S. Pio V promulgatum et a B. Ioanne XXIII denuo editum habeatur uti extraordinaria expressio eiusdem "Legis orandi" Ecclesiæ et ob venerabilem et antiquum eius usum debito gaudeat honore. Hæ duæ expressiones "legis orandi" Ecclesiæ, minime vero inducent in divisionem "legis credendi" Ecclesiæ ; sunt enim duo usus unici ritus romani.
Proinde Missæ Sacrificium, iuxta editionem typicam Missalis Romani a B. Ioanne XXIII anno 1962 promulgatam et numquam abrogatam, uti formam extraordinariam Liturgiæ Ecclesiæ, celebrare licet. Conditiones vero a documentis antecedentibus "Quattuor abhinc annos" et "Ecclesia Dei" pro usu huius Missalis statutæ, substituuntur ut sequitur :
Art. 2.
Aux Messes célébrées sans peuple, tout prêtre catholique de rite latin, qu’il soit séculier ou religieux, peut utiliser le Missel romain publié en 1962 par le bienheureux Pape Jean XXIII ou le Missel romain promulgué en 1970 par le Souverain Pontife Paul VI, et cela quel que soit le jour, sauf le Triduum sacré. Pour célébrer ainsi selon l’un ou l’autre Missel, le prêtre n’a besoin d’aucune autorisation, ni du Siège apostolique ni de son Ordinaire.
Art. 2.
In Missis sine populo celebratis, quilibet sacerdos catholicus ritus latini, sive sæcularis sive religiosus, uti potest aut Missali Romano a beato Papa Ioanne XXIII anno 1962 edito, aut Missali Romano a Summo Pontifice Paulo VI anno 1970 promulgato, et quidem qualibet die, excepto Triduo Sacro. Ad talem celebrationem secundum unum alterumve Missale, sacerdos nulla eget licentia, nec Sedis Apostolicæ nec Ordinarii sui.
Art. 3.
Si des communautés d’Instituts de vie consacrée et de Sociétés de vie apostolique de droit pontifical ou de droit diocésain désirent, pour la célébration conventuelle ou « communautaire », célébrer dans leurs oratoires propres la Messe selon l’édition du Missel romain promulgué en 1962, cela leur est permis. Si une communauté particulière, ou bien tout un Institut ou une Société, veut avoir de telles célébrations souvent ou habituellement ou de façon permanente, cette façon de faire doit être déterminée par les Supérieurs majeurs selon les règles du droit et les lois et statuts particuliers.
Art. 3.
Si communitates Institutorum vitæ consecratæ atque Societatum vitæ apostolicæ iuris sive pontificii sive diœcesani quæ in celebratione conventuali seu "communitatis" in oratoriis propriis celebrationem sanctæ Missæ iuxta editionem Missalis Romani anno 1962 promulgatam habere cupiunt, id eis licet. Si singula communitas aut totum Institutum vel Societas tales celebrationes sæpe vel plerumque vel permanenter perficere vult, res a Superioribus maioribus ad normam iuris et secundum leges et statuta particularia decernatur.
Art. 4.
Aux célébrations de la Messe dont il est question ci-dessus à l’art. 2 peuvent être admis, en observant les règles du droit, des fidèles qui le demandent spontanément.
Art. 4.
Ad celebrationes sanctæ Missæ de quibus supra in art. 2 admitti possunt, servatis de iure servandis, etiam christifideles qui sua sponte id petunt.
Art. 5,
§ 1. Dans les paroisses où il existe un groupe stable de fidèles attachés à la tradition liturgique antérieure, le curé accueillera volontiers leur demande de célébrer la Messe selon le rite du Missel romain édité en 1962. Il appréciera lui-même ce qui convient pour le bien de ces fidèles en harmonie avec la sollicitude pastorale de la paroisse, sous le gouvernement de l’Évêque selon les normes du canon 392, en évitant la discorde et en favorisant l’unité de toute l’Église.
§ 2. La célébration selon le Missel du bienheureux Jean XXIII peut avoir lieu les jours ordinaires ; mais les dimanches et les jours de fêtes, une Messe sous cette forme peut aussi être célébrée.
§ 3. Le curé peut aussi autoriser aux fidèles ou aux prêtres qui le demandent, la célébration sous cette forme extraordinaire dans des cas particuliers comme des mariages, des obsèques ou des célébrations occasionnelles, par exemple des pèlerinages.
§ 4. Les prêtres utilisant le Missel du bienheureux Jean XXIII doivent être idoines et non empêchés par le droit.
§ 5. Dans les églises qui ne sont ni paroissiales ni conventuelles, il appartient au recteur de l’église d’autoriser ce qui est indiqué ci-dessus.
Art. 5,
§ 1. In parœciis, ubi cœtus fidelium traditioni liturgicæ antecedenti adhærentium continenter exsistit, parochus eorum petitiones ad celebrandam sanctam Missam iuxta ritum Missalis Romani anno 1962 editi, libenter suscipiat. Ipse videat ut harmonice concordetur bonum horum fidelium cum ordinaria parœciæ pastorali cura, sub Episcopi regimine ad normam canonis 392, discordiam vitando et totius Ecclesiæ unitatem fovendo.
§ 2. Celebratio secundum Missale B. Ioannis XXIII locum habere potest diebus ferialibus ; dominicis autem et festis una etiam celebratio huiusmodi fieri potest.
§ 3. Fidelibus seu sacerdotibus id petentibus, parochus celebrationes, hac in forma extraordinaria, permittat etiam in adiunctis peculiaribus, uti sunt matrimonia, exsequiæ aut celebrationes occasionales, verbi gratia peregrinationes.
§ 4. Sacerdotes Missali B. Ioannis XXIII utentes, idonei esse debent ac iure non impediti.
§ 5. In ecclesiis, quæ non sunt nec parœciales nec conventuales, Rectoris ecclesiæ est concedere licentiam de qua supra.
Art. 6.
Dans les Messes selon le Missel du bienheureux Jean XXIII célébrées avec le peuple, les lectures peuvent être proclamées en langue vernaculaire, utilisant des éditions reconnues par le Siège apostolique.
Art. 6.
In Missis iuxta Missale B. Ioannis XXIII celebratis cum populo, Lectiones proclamari possunt etiam lingua vernacula, utendo editionibus ab Apostolica Sede recognitis.
Art. 7.
Si un groupe de fidèles laïcs dont il est question à l’article 5 § 1 n’obtient pas du curé ce qu’ils lui ont demandé, ils en informeront l’Évêque diocésain. L’Évêque est instamment prié d’exaucer leur désir. S’il ne peut pas pourvoir à cette forme de célébration, il en sera référé à la Commission pontificale Ecclesia Dei.
Art. 7.
Ubi aliquis cœtus fidelium laicorum, de quo in art. 5 § 1 petita a parocho non obtinuerit, de re certiorem faciat Episcopum diœcesanum. Episcopus enixe rogatur ut eorum optatum exaudiat. Si ille ad huiusmodi celebrationem providere non potest res ad Pontificiam Commissionem "Ecclesia Dei" referatur.
Art. 8.
L’Évêque qui souhaite pourvoir à une telle demande de fidèles laïcs, mais qui, pour différentes raisons, en est empêché, peut en référer à la Commission pontificale Ecclesia Dei, qui lui fournira conseil et aide.
Art. 8.
Episcopus, qui vult providere huiusmodi petitionibus christifidelium laicorum, sed ob varias causas impeditur, rem Pontificiæ Commissioni "Ecclesia Dei" committere potest, quæ ei consilium et auxilium dabit.
Art. 9,
§ 1. De même, le curé, tout bien considéré, peut concéder l’utilisation du rituel ancien pour l’administration des sacrements du Baptême, du Mariage, de la Pénitence et de l’Onction des Malades, s’il juge que le bien des âmes le réclame.
§ 2. Aux Ordinaires est accordée la faculté de célébrer le sacrement de la Confirmation en utilisant le Pontifical romain ancien, s’il juge que le bien des âmes le réclame.
§ 3. Tout clerc dans les ordres sacrés a le droit d’utiliser le Bréviaire romain promulgué par le bienheureux Pape Jean XXIII en 1962.
Art. 9,
§ 1. Parochus item, omnibus bene perpensis, licentiam concedere potest utendi rituali antiquiore in administrandis sacramentis Baptismatis, Matrimonii, Pœnitentiæ et Unctionis Infirmorum, bono animarum id suadente.
§ 2. Ordinariis autem facultas conceditur celebrandi Confirmationis sacramentum utendo Pontificali Romano antiquo, bono animarum id suadente.
§ 3. Fas est clericis in sacris constitutis uti etiam Breviario Romano a B. Ioanne XXIII anno 1962 promulgato.
Art 10.
S’il le juge opportun, l’Ordinaire du lieu a le droit d’ériger une paroisse personnelle au titre du canon 518, pour les célébrations selon la forme ancienne du rite romain, ou de nommer soit un recteur soit un chapelain, en observant les règles du droit.
Art 10.
Fas est Ordinario loci, si opportunum iudicaverit, parœciam personalem ad normam canonis 518 pro celebrationibus iuxta formam antiquiorem ritus romani erigere aut rectorem vel cappellanum nominare, servatis de iure servandis.
Art. 11.
La Commission pontificale Ecclesia Dei, érigée par le Pape Jean-Paul II en 1988 [5], continue à exercer sa mission.
Cette commission aura la forme, la charge et les normes que le Pontife romain lui-même voudra lui attribuer.
Art. 11.
Pontificia Commissio "Ecclesia Dei" a Ioanne Paulo II anno 1988 erecta [5], munus suum adimplere pergit.
Quæ Commissio formam, officia et normas agendi habeat, quæ Romanus Pontifex ipsi attribuere voluerit.
[Note 5] Cfr Ioannes Paulus Pp. II, Litt. ap. Motu proprio datæ Ecclesia Dei (2 iulii 1988), 6 : AAS 80 (1988), 1498.

Hercule

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Re: La Sainte Eglise de Dieu - Motu Proprio "Summorum Pontificum" et l'Instruction « Universae Ecclesiae » du Vendredi 13 mai 2011

Message par Hercule le Dim 30 Jan - 8:04

Bonjour à tous,

Pour ceux qui ne l'avais pas encore compris, il me parait nécessaire de rappeler que notre Saint Père est un homme extrêmement intelligent, particulièrement bien inspiré et très fin stratège.

Il savait qu'il trouverait en France beaucoup de résistance à son projet de Motu Proprio sur l’usage de la Liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970.

La Divine Providence allait l'aider d'une manière dont seul le seigneur en a le secret. Ainsi le Saint Père commença, avec une extrême douceur mais accompagnée d'une grande fermeté, par mettre au pas le Président de l'époque de la Conférence des Evêques de France, Mgr Ricard en son fief de Bordeaux avec la reconnaissance de l'institut du Bon Pasteur.

////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

http://www.la-croix.com/documents/doc.jsp?docId=2280502&rubId=1306

11-09-2006
Décret de création de l'Institut du Bon-Pasteur et communiqué du cardinal Ricard

La commission pontificale "Ecclesia Dei", chargée à Rome du dossier intégriste, a érigé par décret un nouvel institut religieux de droit pontifical, celui du Bon-Pasteur. Cet institut accueillera en son sein des prêtres qui avaient suivi Mgr Lefebvre dans le schisme. Ils célébreront exclusivement selon le rite liturgique traditionnel de saint Pie V. L'installation à Bordeaux du Bon-Pasteur se fait avec le plein accord du cardinal Ricard qui a publié vendredi 8 septembre un communiqué.


Décret de la Commission pontificale « Ecclesia Dei » pour la création 
de l’Institut du Bon-Pasteur

Rome, le vendredi 8 septembre 2006
Source : congrégation pour le clergé

***
N° 118/2006
Notre Seigneur Jésus-Christ est réellement le Pasteur et l’évêque de nos âmes, l’apôtre Pierre l’enseigne dans sa première épître (I P 2, 25). Au même endroit, il exhorte les fidèles à suivre les traces du Pasteur. Cette exhortation de l’Apôtre doit être suivie, c’est évident, par tous les chrétiens. Mais elle concerne en premier lieu ceux qui ont été appelés à exercer dans l’Église une charge de pasteur, c’est-à-dire les évêques eux-mêmes et leurs coopérateurs prêtres et diacres, pour lesquels le Christ Bon pasteur, lui qui donne sa vie pour ses brebis, est l’exemple manifeste de la vie et du ministère apostolique.
Dans un certain nombre de diocèses en France, les fidèles attachés aux précédentes formes liturgiques du rite romain, manquent de pasteurs disponibles pour apporter aux évêques une aide efficace dans la charge pastorale de ces fidèles.
Récemment, dans l’archidiocèse de Bordeaux, est apparu un groupe de quelques prêtres sous le patronage du Bon Pasteur. Les membres de ce groupe s’efforcent d’aider son Éminence révérendissime Jean-Pierre Cardinal Ricard dans le travail paroissial, tout d’abord à destination des fidèles résolus à célébrer l’antique liturgie romaine. L’archevêque lui-même, convaincu de la grande utilité de tels coopérateurs, reçoit dans son diocèse cette communauté, en lui confiant l’église Saint-Éloi située dans sa ville épiscopale, avec la charge pastorale de ses fidèles.
Et comme ce nouvel Institut veut offrir aussi aux autres évêques qui le désirent son service pastoral, cette communauté, dans les circonstances particulières du temps présent, a humblement demandé aide et soutien au Siège apostolique. Tous ces éléments étant bien pesés, la Commission pontificale Ecclesia Dei, recevant avec bienveillance cette demande et avec l’aide du secours divin, en vertu des facultés qui lui ont été attribuées par le Souverain Pontife Benoît XVI, après avoir informé le Préfet de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, érige comme société de vie apostolique de droit pontifical, dans la ville de Bordeaux, et plus précisément en l’église Saint-Éloi :
L’Institut du Bon Pasteur.
Ainsi, la Commission approuve pour cinq ans, ad experimentum, les constitutions dudit Institut telles qu’elles se trouvent dans le texte mis en annexe à ce décret.
Enfin, aux membres de cet Institut, elle confère le droit de célébrer la liturgie sacrée, en utilisant, et vraiment comme leur rite propre, les livres liturgiques en vigueur en 1962, à savoir le missel romain, le rituel romain et le pontifical romain pour conférer les ordres, et aussi le droit de réciter l’office divin selon le bréviaire romain édité la même année.
En dernier lieu, elle nomme le révérend abbé Philippe Laguérie premier supérieur de cet Institut.
Rien de contraire n’y faisant obstacle.
Au siège de la Commission Pontificale « Ecclesia Dei »,
En la fête de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie, le 8 septembre 2006.
Dario Cardinal Castrillon Hoyos,
Président
Camille Perl,
Secrétaire


Dernière édition par Hercule le Dim 30 Jan - 8:28, édité 6 fois

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Re: La Sainte Eglise de Dieu - Motu Proprio "Summorum Pontificum" et l'Instruction « Universae Ecclesiae » du Vendredi 13 mai 2011

Message par Hercule le Dim 30 Jan - 8:06

Bonjour,

Et là les réactions au Décret de la Commission pontificale « Ecclesia Dei » pour la création 
de l’Institut du Bon-Pasteur ne se firent pas attendre :

//////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

http://www.groupes-jonas.com/neojonas/article.php?sid=34

Posté le Samedi 23 décembre 2006 @ 15:27:08 par redac-chef Contribution de : Jonas
II De très nombreuses réactions.à Bon Pasteur, Messe; Motu Proprio
II De très nombreuses réactions.

A la suite du huit septembre, jour de la publication de la création de l’institut du Bon Pasteur, les réactions, dans l’Église ont été très nombreuses. JONAS en a retenu une quantité importante, il en donne ici un certain nombre.


Le conseil presbytéral DE BORDEAUX et l'Institut du Bon Pasteur

réunit autour de Mgr Ricard, les délégués des prêtres du diocèse ont exprimé questions, regrets, joie, il est normal de leur donner la parole en priorité.Ils sont en effet les premiers concernés par la décision romaine.

Communiqué du Conseil Presbytéral :

A l’occasion de la création de l’Institut du Bon Pasteur, le Conseil Presbytéral du diocèse de Bordeaux :
- réaffirme sa communion avec son Archevêque, le Cardinal Ricard, et reprend à son compte le texte de l’interview que celui-ci a donnée au journal La Croix le 11/09/06 ;
- dénonce l’absence d’information et de concertation avec l’Eglise locale dans la création de cet Institut ;
- s’inquiète qu’un diocèse ne soit pas partie prenante d’une décision qui le concerne ;
- redit la joie des prêtres de vivre leur ministère dans l’élan du concile Vatican II, et se propose dans les prochains mois d’inviter les prêtres et les communautés à exprimer en quoi les orientations du concile ont nourri leur ministère et leur vie ;
- affirme sa conviction que le fraternité en Christ suppose la bienveillance a priori et la vérité dans ce qui est dit et échangé. Toute réconciliation qui se ferait en dehors de cette exigence ne ferait que reporter à plus tard de nouvelles difficultés.
le 15 septembre 2006.

Un groupe de Jeunes prêtres de différents diocèses de France

À nos évêques, au président de la Conférence des évêques de France et au nonce apostolique à Paris

Mercredi 18 octobre

Par un article du jeudi 12 octobre (p. 24), le quotidien La Croix fait part de l'imminence de la publication, par notre pape Benoît XVI, d'un motu proprio rendant accessible à tous le rite tridentin de la célébration eucharistique. Une réaction de Mgr Le Gall le lendemain, dans ce même journal confirme cette information et les questions qu'elle pourrait soulever .

À côté des commentaires et d'autres réactions que nous espérons nombreuses, notamment de nos confrères aînés qui nous ont formés et avec qui, aujourd'hui, nous collaborons, nous, prêtres nés après le concile Vatiam II, voulons apporter notre contribution particulière.

1. Nous affirmons notre attachement au rituel de Paul VI. Depuis notre baptême, il nous accompagne dans notre progression de foi sert notre quête de Dieu. Nous ne cessons pas d'en mesurer les richesses, tant sur le plan spirituel que sur le plan apostolique et missionnaire, en particulier en direction des jeunes générations.

2. Nous nous sommes engagés dons le ministère presbytéral il y a encore peu de temps (moins de quinze uns). À l’aise avec l'esprit de notre temps, nous avons choisi d'être des témoins d'Évangile en tant que prêtres et nous avons reconnu, dans la vie de l’Église, un équilibre entre la fidélité au Christ et l'actualité du monde. Prendre le risque de rompre cet équilibre par la décision symbolique de proposer un retour à un ancien rite est de nature à nous déstabiliser et à menacer l’unité d'un groupe de jeunes prêtres aux sensibilités déjà bien diverses.

3. Un discours à jet continu depuis quelques années parle des «abus» ou des «excès » de la liturgie née du concile Votican II, sans jamais vraiment préciser lesquels. Certes, nous avons connaissance des hésitations dans la mise en Œuvre de la réforme liturgique, de certains errements, mais cela nous semble de l’histoire ancienne. Quoi qu'il en soit, cela ne peut pas être un axe de gouvernement de notre Église.

4. Aujourd'hui, les difficultés à rendre accessible à nos contemporains le message chrétien ne manquent pas. Nous ressentons comme un besoin plus urgent de recevoir de notre pape Benoît XVI des signes d’encouragement à nous insérer dans le monde tel qu'il est pour y porter le témoignage d'une vie authentiquement chrétienne, plutôt qu'à nous replonger dans une vie liturgique d'un outre âge.
Des prêtres nés depuis Vatican II


Suite à une lettre du groupe JONAS de Besançon….les Évêques de la Province feront part au Saint Siège de leur inquiétude.

JONAS – BESANCON en date du 23 octobre

A PROPOS DE LA REINTEGRATION DE PRETRES TRADITIONALISTES,
le groupe Jonas réuni le 23 octobre dernier, a publié la lettre suivante :

à l'Archevêque de Besançon,
au Secrétaire du Conseil presbytéral,
au Président de la Conférence des Evêques de France,
au Nonce Apostolique à Paris.

A PROPOS DE
la création de l'Institut Pontifical du Bon Pasteu et du motu proprio annoncé qui restaurerait le rite Saint Pie V.

Prêtres du temps du Concile, laïcs avec des responsabilités ecclésiales, convaincus d'exprimer aussi la pensée de la majorité du peuple chrétien auquel nous sommes envoyés, nous tenons à réagir aux décisions annoncées:

* Nous éprouvons que notre histoire et notre engagement de 40 ans pour la mise en œuvre du Concile Vatican II et la vie d'une Église-sacrement pour le monde sont déjugés.

* "Il faut accueillir avec charité des prêtres traditionalistes" nous dit-on. Pendant 40 ans, ces prêtres ont combattu, avec des méthodes discutables, les textes de Vatican II et les évêques, prêtres et fidèles qui ont accueilli ces textes. Il s'agirait donc de les accueillir alors qu'ils proclament haut et fort n'avoir fait aucune concession et ne vouloir en faire aucune.

* La charité au service de la vérité ne va pas sans la justice. Nous attendons, pour le moins, une déclaration publique manifestant une volonté réciproque de réconciliation et de fraternité.

* Le débat sur le rite de la messe n'est que l'arbre qui cache la forêt.
Les porte-parole "traditionalistes" continuent de refuser des points essentiels de Vatican II : la liberté religieuse, l'engagement oecuménique, le dialogue inter-religieux. Acteurs de l'immense effort de formation liturgique et du soin apporté, semaine après semaine, à la préparation des célébrations, nous sommes indignés par l'accusation selon laquelle nous ferions "n'importe quoi" en liturgie.

* Un des points essentiels de la conception de l'Eglise affrimée par Vatican II est sa collégialité. Les Conférences Episcopales en sont l'expression majeure. Demander précisément au Président de la Conférence Episcopale de France d'appliquer la décision unilatérale de Rome nous semble une marque de mépris, voire de négation de la Collégialité.

LE GROUPE JONAS DE BESANCON :
Dominique Banet, Jean-Pierre Beauté, Jean Bisson, Jean Cachot, Albert Chabod, Jean-Marie Cheney, Bernard Garret, Simon Girardet, Bernard Huot-Marchand, Bernard Mougin, Gérard Mougin, Daniel Petit, Benoît Petite, Gaby Rognon, Gérard Thévenin, Just de Vesvrotte.

En réponse à la lettre de Jonas du 23 octobre 2006,
Monseigneur André LACRAMPE nous a fait parvenir le communiqué suivant daté du 25 octobre 2006 :

à l'Archevêque de Besançon,
au Secrétaire du Conseil presbytéral,
au Président de la Conférence des Evêques de France,
au Nonce Apostolique à Paris.

COMMUNIQUÉ DES ÉVÊQUES DE LA PROVINCE ECCLÉSIASTIQUE DE BESANÇON ET DES ÉVÊQUES DES DIOCÈSES CONCORDATAIRES DE STRASBOURG ET DE METZ

Réunis, le 25 octobre 2006 à Lons-le-Saunier, dans le cadre de l’Instance Régionale Évêques-Prêtres, les évêques de la Province ecclésiastique de Besançon et les évêques des diocèses concordataires de Strasbourg et de Metz ont décidé de faire part au Saint-Siège de leurs inquiétudes suscitées par la création de l’Institut du Bon Pasteur, dans l’archidiocèse de Bordeaux, et l’éventualité de la publication d’un Motu proprio du Pape Benoît XVI généralisant l’usage du rite tridentin pour la célébration de la messe.

Les évêques, soucieux du bien commun et de l’unité de l’Église, ont pris cette initiative en raison du trouble ressenti par beaucoup de fidèles, de diacres et de prêtres de leurs diocèses respectifs.

Estimant que la liturgie est l’expression de la théologie de l’Église, les évêques redoutent que la généralisation de l’usage du Missel romain de 1962 ne relativise les orientations du concile Vatican II. Une telle décision risquerait aussi de mettre à mal l’unité entre les prêtres, autant qu’entre les fidèles.
Depuis de nombreuses années, d’importants efforts de formation liturgique ont été réalisés ; les évêques s’en réjouissent et encouragent leurs diocésains à poursuivre le travail engagé.
Monseigneur André LACRAMPE, Archevêque de Besançon
Monseigneur Claude SCHOCKERT, Évêque de Belfort-Montbéliard
Monseigneur Jean-Louis PAPIN, Évêque de Nancy et Toul
Monseigneur Jean LEGREZ, Évêque de Saint-Claude
Monseigneur Jean-Paul MATHIEU, Évêque de Saint-Dié
Monseigneur François MAUPU, Évêque de Verdun
Monseigneur Joseph DORÉ, Administrateur apostolique de Strasbourg
Monseigneur Christian KRATZ, Évêque auxiliaire de Strasbourg
Monseigneur Jean-Pierre GRALLET, Évêque auxiliaire de Strasbourg
Monseigneur Pierre RAFFIN, Évêque de Metz



Le 17 octobre 2006
Les Évêques de la Province de Normandie réagissent à leur tour sous une autre forme en s’adressant aux prêtres des diocèses normands

Chers amis,

Tout au long de son ministère au service de l'Eglise universelle, Jean-Paul II s'est voulu fidèle au Concile VaticanII. Il a profondément souffert de la division des catholiques, et prié pour que se restaure la communion. Ce même désir anime Benoit XVI Les chemins de dialogue et de réconciliation récemment ouverts ne sont pas sans vous interroger, voire susciter vos inquiétudes. aussi voulons-nous vous exprimer notre estime et notre confiance.
Vous avez accueilli le Concile Vatican II comme un don de l'Esprit. Vous n'avez pas ménagé vos efforts pour en recevoir et en approfondir les enseignements, et pour conduire les réformes qu'imposait l'aggiornamento de l'Eglise appelé de ses vœux par le bienheureux Jean XXIII.
Le Concile Vatican II s'est tenu dans une période de renouveau pastoral et missionnaire, et a bénéficié d'un progrès sans précédent des études bibliques et liturgiques, historiques et théologiques.
Mais au moment où il se réunit et dans les premières années de sa mise en œuvre, s'opère également une profonde mutation culturelle de la société occidentale dont il est encore prématuré de dessiner les contours mais qui se traduit, entre autres choses, par une nouvelle manière d'appréhender les réalités et d'approcher la vérité, un nouveau rapport au monde.

Vous avez connu la peine de voir nombre de vos confrères renoncer à l'exercice de leur ministère tandis que d'autres rejoignaient des groupes et des associations qui, prenant prétexte de certaines erreurs ou maladresses, se sont permis de refuser le Concile Vatican II

Pour le service de l'Evangile, avec courage, audace et détermination, vous avez accepté les conversions et les redéploiements pastoraux exigés par des situations nouvelles.

Le soutien amical et généreux des chrétiens et de vos communautés vous a été précieux. Pour autant les critiques ne vous ont pas été épargnées.

Et vous êtes restés fidèles à l'Eglise et à sa tradition vivante.

« Quelles richesses le Concile Vatican II ne nous a-t-il pas données dans ses orientations ! ... A mesure que passent les années (les textes du Concile) ne perdent rien de leur valeur ni de leur éclat. Il est nécessaire qu'ils soient lus de manière appropriée, qu'ils soient connus et assimilés, comme des textes qualifiés et normatifs du Magistère, à l 'intérieur de la Tradition de l 'Eglise ... Je sens plus que jamais le devoir d 'indiquer le Concile comme la grande grâce dont l 'Eglise a bénéficié au vingtième siècle; il nous offre une boussole fiable pour nous orienter sur le chemin du siècle qui commence » Jean-Paul II, Lettre apostolique Au début du nouveau millénaire, 6 janvier 2001, n° 57.

Nous vous disons merci. Nous vous renouvelons notre estime fraternelle et notre confiance.

A Lisieux, le 17 octobre 2006
Jean-Charles Descubes, archevêque de Rouen Jean-Claude Boulanger, évêque de Sées
Michel Guyard, évêque du Havre Christian Nourrichard, évêque d'Evreux
Pierr-e Pic-an, évêque -de Bayeux-Lisieux Michel Le Blond, administrateur diocésain de Coutances

Pour Jean RIGAL, prêtre et théologien, ayant enseigné à la Catho de Toulouse il s’agit « d’un ralliement périlleux » et il dit pourquoi.

Je suis profondément choqué et peiné de découvrir dans quelles conditions s'effectue le ralliement à Rome des cinq prêtres issus du mouvement intégriste d'Ecône ( cf la Croix du 11/09/2006). Cette procédure me semble poser de graves questions théologiques.

D'abord, que signifie la propension du Vatican à multiplier des sociétés de « vie apostolique » ( une véritable galaxie, dit la Croix), si ce n'est l'arrière-pensée de mieux échapper ainsi à la régulation d'autres instances de gouvernement ecclésial ? Plus précisément, comment justifier ces liens directs de Rome avec quelques prêtres diocésains, en dehors de tout exercice de la collégialité épiscopale et de la responsabilité propre des évêques dans leur Eglise particulière ?

En second lieu, comment concilier la célébration de l'eucharistie, signe privilégié, entre tous, de la communion ecclésiale avec le refus délibéré d'y participer ? On en arriverait, à l'intérieur de l'Eglise « catholique» à adopter le même refus de l'hospitalité eucharistique que l'on pratique actuellement, dans l'œcuménisme, avec nos frères séparés, les orthodoxes en particulier: quelle incohérence ! Quel contre-sens par rapport au mouvement œcuménique !

D'autre part, comment admettre que des prêtres en activité puissent rester marginaux dans le presbytérium diocésain ?

Enfin, que signifie l'importance donnée obsessionnellement à des rites
liturgiques, en comparaison avec les grandes orientations novatrices du Concile Vatican II ? Et si l'arbre cachait la forêt !

Pour toutes ces raisons, le jour où, par pure hypothèse, je ne pourrais plus, pour des raisons théologiques, concélébrer la messe chrismale avec mon évêque, je me demanderais si je ne dois pas quitter mon Eglise !

Jean RIGAL Théologien.

Des diocésains d’Angoulême écrivent à leur Évêque le Père Dagens, coordinateur du groupe de travail qui a publié en 98 « La Lettre aux Catholiques de France ».

Pére DAGENS

Nous sommes préoccupés par la décision du Vatican de créer l'Institut du Bon Pasteur et d'y nommer en pleine responsabilité autonome un prêtre lefebvriste; cet Institut a vocation d'accueillir prêtres (ils sont 5 à ce jour), diacres et séminaristes.

Nous regrettons vivement que cette décision ait été prise sans concertation avec la conférence des évêques français alors même qu'elle avait constitué un groupe qui travaillait la question.

Pour nous, cet événement ne traduit qu'une apparence de recherche d'unité de l'Eglise au détriment du témoignage évangélique: I'histoire, les projets, les manières, les prises de position de fond de ces prêtres nous paraissent incompatibles avec leur mise en responsabilité d'une structure d'Eglise qui, par aiUeurs, échappe au fonctionnement local de l'Eglise de France.

Il nous est difficile de nous sentir pleinement solidaires d'une Eglise qui donne un tel visage. Nous souhaitons que nos évêques trouvent le moyen approprié d'apporter au Vatican un autre éclairage sur cette question afin d'infléchir l'avenir et nous les soutenons dans la difficile réflexion qu'ils avaient entamée.

En vous redisant notre soutien fraternel, ainsi qu'aux évêques de Bordeaux et au nonce apostolique à qui nous envoyons une copie du présent courrier, nous vous redisons, Père Dagens, notre désir de voir une Eglise en marche, fidèle à l'Evangile et à l'écoute de notre monde.

Création du Bon Pasteur et réintégration de prêtres lefebvristes par le Vatican

(Résumé établi par J. Viennot d'après les articles de « La Vie a du 14/09/06 et « la Croix du 11/09/06)

• Création le 8 septembre par le Vatican de l'institut du Bon Pasteur, dont le siège est à Bordeaux, mais rattaché directement à Rome sous le statut « Ecclesia dei afflicta » qui autorise le rite pré conciliaire Saint Pie V.

• Nomination de l'abbé Philippe Laguérie à la tête de cet institut et intégration de 5 prêtres issus de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X (crée par Mgr Lefebvre et dirigée actuellement par Mgr Fellay, en rupture complète et affirmée avec Rome). Pour eux, la créution de cet Institut n'est pas une fin en soi, c'est un commencement et ils ne souhaitent qu'essaimer...

• L'institut ainsi créé est habilité par Rome à ouvrir des séminaires, à former des prêtres; il ne peut célébrer l'Eucharistie que sous l'ancien rite Saint Pie V. Ses membres se disent clairement engagés dans une lecture critique de Vatican II.

• Les évêques français avaient souhaité éviter la création d'une telle administration apostolique rattachée directement à Rome au motif que cela les dépossède du dossier et crée pour les fidèles s'en réclamant une distance entre eux et leur diocèse naturel de rattachement.

• La décision de Rome intervient sans attendre les conclusions (prévues en Novembre prochain) du groupe de travail de la conférence des évoques français sur la question des traditionalistes.

• Les trois hommes forts du Bon pasteur sont:
L'abbé Laguérie, aujourd'hui Supérieur de l'Institut du Bon Pasteur et à l’histoire mouvementée : curé-de-St Nicolas du Chardonnet, occupation de force d'églises, exclusion de la FSSPX.

L'abté Aulagnier: longtemps bras droit de Mgr Lefebvre, sarcasmes à l'égard du secrétaire général de la conférence des évêques, attaque violente de son évêque de Clermont qui lui avait refusé l'autorisation de dire la messe de Saint Pie V en public...

L'abbé Guillaume de Tarnouarn, mis en examen en 2003 par la justice française en tant que Directeur de la revue « Pacte , pour diffamation, injure à caractère raciste et incitation à la haine raciale.

• Ces prêtres n'auront aucun compte à rendre à l'Eglise locale. Ils se réclament toujours d'une filiation spirituelle avec Mgr Lefebvre et se targuent de n'avoir fait à Rome aucune concession de fond.


Début octobre le groupe JONAS – LYON qui a l’habitude de se réunir écrit à l’Archevêque le Père Philippe Barbarin

Père,

Quelques membres, laïcs et prêtres, du groupe « Jonas – Lyon » tiennent à vous faire part de leur inquiétude suscitée par un certain nombre de gestes, de décisions et de paroles des autorités de l’Eglise catholique.

A titre d’exemples :

La création d’une structure particulière d’accueil pour le Père Laguerrie et ses partisans qui n’est accompagnée d’aucune demande de reconnaissance de la foi manifestée par les évêques réunis en Concile au Vatican, sous l’initiative de Jean XXIII. Elle est préparée sans concertation avec l’ensemble des évêques. Les autorités romaines, au delà des responsables de l’Eglise catholique en France, ont plus d’attention pour cet homme à récupérer que pour tous ceux qui, aujourd’hui, quittent discrètement l’Eglise catholique : prêtres ou laïcs souvent très engagés dans l’Eglise ; mais, en haut lieu, on estime qu’ils n’ont fait que céder, depuis quarante ou trente années, au laisser-aller doctrinal et moral.

L’autorisation étendue accordée à la célébration de l’Eucharistie selon le rite de Pie V, sans aucune affirmation de la valeur de la tradition liturgique créative, reconnue et favorisée par le même concile. A partir d’études savantes sur l’évolution des liturgies catholiques et d’un examen des besoins actuels pour manifester la foi dans des langages et des gestes qui sont liés à l’expérience contemporaines, le Concile a voulu ainsi redonner une nouvelle dimension à la liturgie.

La surenchère de prières pour les vocations sacerdotales. C’est la prière de notre enfance : « Seigneur, donnez-nous des prêtres, donnez-nous de saints prêtres, donnez-nous beaucoup de saints prêtres ». Elle nous dispense d’un examen de la situation ecclésiale qui peut bénéficier de l’attention intelligente et critique de sociologues, d’historiens et de psychologues. Alors, on nous repasse le film des figures sacerdotales du 19ème siècle, comme s’il s’agissait simplement de les reproduire aujourd’hui. Mais nous ne sommes plus au 19ème siècle !

La mise au pas de l’élan provoqué par la rencontre d’Assise suscitée par Jean Paul II entre les diverses religions pour trouver un chemin commun dans l’invitation à la paix coïncide avec des incohérences dans la participation au mouvement oecuménique. Aujourd’hui, chaque Eglise est préoccupée d’afficher ce qui l’oppose aux autres, sous le signe de l’identité, plutôt que de se laisser interroger par ce que professent et ce que révèlent les autres pratiques ecclésiales. Il n’y a guère de doute que le déploiement encouragé de l’adoration du Saint Sacrement permet de marquer des distances avec les communautés de la Réforme.

Avec le concours du travail patient et minutieux de l’exégèse, des croyants ouvrent l’Ecriture. Ils y découvrent le mouvement qui jaillit d’un travail d’interprétation et d’assimilation. Cette perspective est bien éloignée de la mise en chapelet de citations scripturaires détachées de leur contexte et lues dans une conception fondamentaliste de la lecture.

Ainsi, peu à peu, est étouffé l’élan créateur de Vatican II, son souci d’entendre et de comprendre les questions du monde contemporain qui doit précéder toute parole qui se veut annonce de la ‘Bonne nouvelle’ de Jésus de Nazareth. On se presse de « parler » et de « proclamer » sans avoir appris d’abord la langue du destinataire ! Cette précipitation est particulièrement évidente dans les consignes données actuellement à la catéchèse … qui redevient du catéchisme et à la demande du caractère obligatoire de cet enseignement dans les écoles catholiques.



Pour terminer, voici une proposition à saisir sur le mode de l’humour : Invitez les catholiques du diocèse à un grand rassemblement (on commence à en avoir l’habitude !) à la cathédrale : « Requiem pour un Concile »


Nous espérons, Père, que vous accorderez quelques instants d’attention à ce cri que nous vous adressons.

Secrétaire : Christian Biot, 19 rue Desaix 69003 Lyon 04.78.95.19.51 christian.biot@tiscali.fr

24 octobre . Le cardinal archevêque de Lyon envoie au groupe quelques lignes.
Cher Christian,
Merci de la lettre écrite par le groupe « Jonas-Lyon » sur la situation actuelle de turbulence. Tous ces points d’attention nous sont utiles dans les rencontres que nous vivons ces jours-ci à Roanne et à Lyon sur ces sujets. A bientôt, j’espère.
Philippe B.

A la déclaration du groupe JONAS était joint un communiqué du Père Henri DENIS,

COMMUNIQUE

En officialisant l’intégrisme des lefebvristes,
sans aucune concertation avec l’ensemble des évêques,
le pape Benoît XVI vient de poser un acte extrêmement grave pour notre Eglise,
parce que celui-ci trahit directement Vatican II.
On ne saurait être à la fois pour le Concile et pour sa dénégation.

En conséquence - et après mûre réflexion – je refuse désormais de présider toute célébration eucharistique qui me serait demandée,
Et cela en raison de la confusion qui règne dorénavant sur le lien entre l’Eucharistie et l’Eglise.

Je veux garder la dignité et l’honneur de ma foi.

Henri Denis
Prêtre du diocèse de Lyon
Ancien expert à Vatican II

Fait à Lyon, le 15 octobre 2006.

Une Lettre ouverte du groupe Croyants en Liberté 41 (BLOIS )
En France, plusieurs évêques, nombre de prêtres, diacres, religieux, fidèles se sont exprimés dans de multiples déclarations publiées dans La Croix, La Vie et ailleurs, pour manifester leur inquiétude devant la décisions de Benoit XVI donnant la possibilité de célébrer la messe selon le rite de Saint Pie V et à l’annonce de la création de l’institut pontifical du Bon Pasteur, géré par d’anciens disciples de la fraternité Saint Pie X et sous la dépendance du Pape.
Nous ne sommes pas opposés à l’accueil des prêtres traditionalistes qui accepteraient les décisions de Vatican II, mais cette réconciliation ne peut se faire au détriment de la vérité et de la charité comme le dit l’évêque d’Angoulème.
Or nous constatons que les portes paroles de la Fraternité Saint Pie X, les abbés Héry, Laguérie et leurs collègues continuent de refuser des points essentiels de VaticanII, la liberté religieuse, l’engagement œcuménique, le dialogue interreligieux, les bénéfices pour les catholiques de la liturgie eucharistique actuelle.
Les mêmes portant l’accusation selon laquelle l’Eglise conciliaire ferait n’importe quoi en matière de liturgie.
La décision romaine va mettre à mal l’unité entre les prêtres et aussi entre les fidèles : nombre de réactions se montrent déjà.
Enfin cette décision paraît à nombre de baptisés, d’un bout à l’autre de l’Église, en opposition à la collégialité de l’épiscopat voulue par Vatican II.
Les nombreuses prises de position d’évêques, prêtres , diacres, religieux, laïcs nous renforcent dans notre volonté de réagir en toute liberté et fraternité à la décision de Benoit XVI, prise sans concertation avec les épiscopats.
Avec les trente jeunes prêtres, nés depuis VaticanII et qui se sont exprimés dans La Croix du 20 10 2006. « Nous ressentons un besoin plus urgent de recevoir de notre Pape Benoit XVI des signes d’encouragement à nous insérer dans le monde tel qu’il est pour y porter le témoignage d’une vie authentiquement chrétienne, plutôt qu’a nous replonger dans une liturgie d’un autre âge. »
Nous nous réjouissons de voir nos évêques réunis à Lourdes réagir en ce sens.
Blois le 21 novembre 2006.

DEUX EVEQUES, dans le Journal La Croix réagissent

La reconnaissance d’un second rite est-elle un danger ?
Mgr Robert Le Gall archevêque de Toulouse, président de la Commission de l’épiscopat pour la liturgie et la pastorale sacramentelle, membre de la congrégation pour le culte divin à Rome, réagit aux projets de libéralisation du rite tridentin ( Croix du 12 10 ) Ce bénédictin plaide pour un apaisement après les remous post-conciliaires.

Nous ne pouvons qu’ adhérer au souhait du Saint-Père qui veut
le retour des traditionalistes, en particulier de ceux qui sont rassemblés au sein de la Fraternité Saint-Pie-X. On ne peut que comprendre et accepter cette volonté de garder dans l'unité de l'Église tous les fidèles! Mais il est vrai qu'au niveau français, cela pourra créer de graves difficultés, - en particulier chez ceux qui sont demeurés fidèles à Vatican l! et célèbrent selon le rite de Paul VI.

Jusqu'à présent, la célébration selon le rite de saint Pie V était possible dans le cadre d'un indult, c'est-à-dire d'une concession par rapport au droit courant de l'Église. Son éventuelle libéralisation telle que vous en avez fait état- mais je ne dispose pas de plus d'information que ce qu'en a dit La Croix hier! – en distinguant un rite latin «ordinaire, et un rite latin «extraordinaire», conserverait toutefois une nuance importante à mes yeux, puisque le mot «ordinaire» renverrait à ce qui se fait selon l'ordre, et «extraordinaire» à ce qui demeurerait une concession. Mais, même si cela peut faire perdre de leur impétuosité à ceux qui réclament cette possibilité, ce biritualisme de fait ne sera pas facilement gérable!

L'évêque de Chartres mis devant le fait accompli n'a pas autorisé un séminaire traditionaliste :
• Mgr Michel Pansard s'est ému hier de ce que l'Institut du Bon-Pasteur- cinq prêtres de la mouvance de Mgr Lefebvre ayant réintégré la communion de l'Église catholique (lire La Croix du 11 septembreJ - n'a pas demandé son consentement à l'ouverture d'un séminaire dans son diocèse.
«Je suis étonné qu'à ce jour aucun contact, par respect du droit ecclésial (canon 733) ou ne serait-ce que par politesse, n'ait été pris avec moi, regrette I'évêque de Chartres.
Une expérience de réconciliation ne peut pas seulement se décréter, elle doit encore s'affermir et s'approfondir dans les faits, par un service de la charité et de la vérité, en paroles et en actes. »

Mgr DEFOIS de Lille. Dans la Semaine du Diocèse du 24 octobre va plus loin que de dénoncer le fait de la réintégration et de la messe en latin, il en dit, d’après sa vision d’historien et sociologue les raisons de certaines prises de position.
« EGLISE CATHOLIQUE DE LILLE ».
La Presse nous apprend qu’un décret serait en préparation dans les services compétents du Vatican en vue de retrouver le rituel romain d’avant Vatican II. Ceci afin de mettre un terme aux pratiques séparatistes de certains fidèles revendiquant la tradition du Pape Pie V.
Ce qui ne manque pas d'ouvrir la voie à des polémiques et à des ruptures.Une volonté d'ouverture à cette tradition a été permanente dans les diocèses en France. Chaque dimanche, dans le diocèse de Lille, deux célébrations selon ce rite sont offertes aux chrétiens qui ne se retrouveraient pas dans l'expression liturgique voulue par le Concile Vatican II. Il m'est arrivé plusieurs fois de rencontrer ces communautés et de célébrer pour elles selon l'ancien rite.
En premier lieu, il convient de remarquer que le ministère du pape le conduit à définir l'expression liturgique qui est celle de l'Eglise et cela pour les catholiques du monde entier. A de multiples reprises Paul VI et Jean-Paul II ont rappelé qu'il n'y a qu'un seul rite pour l'Eglise latine; toutefois ils ont admis que l'ancien rite, dit de Pie V, soit maintenu de façon provisoire pour des catholiques ne pouvant s'habituer à des nouvelles expressions cultuelles. Il ne saurait s'agir de mettre les deux manières de célébrer et de prier sur le même plan.

En second lieu, nous devons souligner que certaines prises de positions d'associations réclamant de telles dispositions liturgiques relèvent de choix politiques particuliers, reprennent les conceptions d'une Eglise héritées de l'Action Française du siècle dernier et vont jusqu'à recourir à des moyens violents pour occuper des lieux de culte. Un refus du monde et d'une raison moderne éclairée par la foi, une lecture primaire du Syllabus de Pie IX conduisent à la confusion entre fidélité à la Parole de Dieu et affiliation politique. Vatican II a souligné combien la liberté de conscience et l'˛cuménisme faisaient corps avec la foi de l'Eglise.

Le ministère d'unité de l'évêque me conduit à écouter avec attention les désirs particuliers, mais aussi à sauvegarder des liens entre tous qui sont fondés sur l'évangile et la tradition apostolique en communion loyale avec le successeur de Pierre, notre Pape Benoît XVI.

+ Gérard DEFOIS, archevêque-évêque de Lille.

Des membres de la communauté de Saint MÉRY DE PARIS écrit son Archevêque : Monseigneur André VINGT-TROIS Paris, le 15 novembre 2006
Père
Nous vous écrivons parce que nous sommes, avec vous, porteurs du message de l'Evangile pour nos contemporains.
À ce titre, les décisions concernant la réintégration dans l'Eglise de la communauté du Bon Pasteur et les modalités de leur annonce à l'Eglise de France nous questionnent. De même les échos rapportés par la presse sur le projet d'extension du rite de St Pie V par le Vatican nous inquiètent. Nous jugeons enrichissante la diversité dans l'Eglise, mais nous pensons qu'il s'agit là d'une question essentielle ne se limitant pas à une différence de sensibilité au regard d'un certain attachement au passé ou au contraire à la nouveauté. Le problème nous parait être d'une autre nature.
Le point de départ de 1'évangélisation se situe, pour nos communautés, dans un regard fraternel sur le monde et la vie de nos contemporains: il s'agit de discerner comment Dieu lui-même est à l'œuvre dans nos sociétés. Depuis le Concile, nous avons fait nôtre, avec bonheur, I'attention portée par l'Eglise à certains aspects de la culture moderne dans laquelle vivent aujourd'hui les chrétiens. Ainsi, rendre accessible à tous le sens de la liturgie eucharistique en adoptant le vocabulaire de notre époque, traiter en adultes hommes et femmes laïcs et faire d'eux des participants responsables dans l'Eglise nous
paraissent des progrès qui doivent être soutenus et non freinés. Peut-on aborder le XXle siècle avec la mentalité du 16e ?
L'œcuménisme, le dialogue interreliqieux, la liberté religieuse, le dialogue avec le monde moderne non chrétien, la responsabilité des laîcs représentent pour nous des voies d'accès à la découverte du Christ, y compris sous des aspects encore inconnus. Il nous semble que cette ouverture apporte aux communautés chrétiennes 1'oxygène indispensable sans lequel elles risquent 1'étouflement. Que deviennent ces richesses dans une démarche qui semble les nier ou même les combatte ?
Nous croyons que l'unité de 1'Eglise se construit à partir de la diversité des sensibilités et que cellesdoivent dialoguer sous la responsabilité de chaque évêque; la construction du Corps du Christ ne peut se faire qu'en associant les Églises locales aux décisions qui les concernent.
Dans le cas présent, il nous apparaît que la collégialité a été dangereusement malmenée.

Nous vous remercions de l'attention que vous apporterez à nos questionnements et à nos inquiétudes; dans l'espoir qu'il vous sera possible d'en tenir compte dans votre réaction aux projets envisagés à Rome, nous vous prions de croire à l'expression de nos respectueux sentiments.

Lettre des groupes Jonas d’Alsace au président de la Conférence des évêques, aux évêques et au peuple de l’Eglise qui est en France
Les groupes Jonas d’Alsace, réunis ce dimanche 5 novembre 2006 à Sélestat, s’associent à l’inquiétude de la grande majorité des catholiques de France : la récente décision du Vatican créant l’Institut du Bon Pasteur à Bordeaux, ainsi que la possibilité annoncée d’un retour à la messe selon le rite de Pie V, représentent de réelles menaces pour l’avenir de l’Eglise et l’annonce de l’Evangile.
Au-delà de l’expression liturgique, ce sont des questions fondamentales qui sont en cause. D’une part ceux qui ont la charge d’assurer la communion dans l’Eglise prennent le risque d’y introduire de nouvelles divisions, d’autre part c’est tout l’apport du concile Vatican II qui est ainsi attaqué.
Depuis ce concile, l’Eglise nous a engagés à annoncer que Dieu aime le monde tel qu’il est ; le dialogue œcuménique et inter-religieux, la priorité accordée à la solidarité et au développement des peuples, l’importance de la participation de tout le peuple de Dieu à la célébration de la messe et à la vie de la communauté ecclésiale en sont des signes forts. Même si bien des choses restent à faire, nous sommes heureux de vivre dans cette Eglise qui apprend progressivement à sortir du triomphalisme pour être véritablement levain dans la pâte.
Nous refusons l’état d’esprit de ceux qui affirment avoir été réintégrés dans l’Eglise pour la faire revenir à ce qu’ils considèrent comme la seule véritable tradition. Ce discours est trop souvent empreint de rejet, de mépris, voire de haine, et nous y résisterons de toutes nos forces.
La communion fraternelle dans l’Eglise ne peut s’accomplir au prix du renoncement aux enseignements de Vatican II. Ces orientations, qui ont tracé des chemins pour l’annonce de l’Evangile aux femmes et aux hommes d’aujourd’hui, doivent concerner tous ceux qui se disent membres de notre Eglise.
Au nom de tous ceux auxquels le concile Vatican II a permis de grandir dans la foi, l’amour et l’espérance, nous remercions les évêques qui ont déjà signalé les risques d’une telle situation et nous demandons à la Conférence des Evêques de France de transmettre au Pape Benoît XVI notre profonde préoccupation. Nous nous engageons à faire tout ce que nous pourrons pour que notre Eglise résiste à la tentation du repli et du passéisme et sache encore poser des gestes qui, comme les rencontres d’Assise, soient des signes de l’amour de Dieu pour tous et pour chacun.
Sélestat, 5 novembre 2006
Jonas Alsace

Avec ce courrier de la communauté paroissiale nous voici avec des réactions du peuple des chrétiens qui explique simplement les inconvénients des décisions romaines pour la vie d’une communauté. Difficultés qui vont se reproduire à des dizaines de fois !
Paroisse d’Avres et Iton
le 29 octobre 06

Equipe d'animation pastorale
Equipes d'animation locale de Damville et de Tillières
Diocèse d'Evreux
3 place de 1'église
27240 DAMVILLE

Père Fortunato BALDELLI
Nonce Apostolique en France
10 avenue du Président-Wilson
75116 Paris

Objet: Réactions de notre communauté à la proposition de rétablir le rite de St Pie V
Père,
Oui, nous savons qu'il est essentiel d'accueillir l'autre en frère et fils de Dieu, mais les propositions annoncées par Rome de permettre, pour quelques prêtres et chrétiens, la création d'un institut pontifical pour le rétablissement du rite St Pie V, nous semblent aller à l'encontre de l'évolution normale de l'expression de notre foi et de la vie de nos communautés.

Une chose est de les rencontrer, d'entendre leur point de vue, une autre chose est de les
reconnaître et de leur donner des droits équivalents à ceux de l'Eglise de Vatican II

Aussi, nous vous adressons un texte qui résume nos réflexions et notre position; nous sommes tous concernés par cette proposition.

Ainsi dans le sud de l'Eure, comment les habitants de la région peuvent-ils faire la différence entre la fraternité St Pie X du Brémien, à proximité de Nonancourt, et l'institut du Bon Pasteur ? Comment situer la mouvance de Philippe Miguet qui a crcé sa communauté, y est même proclamé évêque aux portes de Verneuil sur Avre ?

Dans les perspectives des nouvelles paroisses, il est déjà suffisamment délicat de faire l'unité au regard des attentes particulières de chacun. De plus certains jeunes prêtres sont repérés comme traditionalistes. Aussi, nous vous demandons d'intervenir pour ne pas accentuer cette tendance.

En vous remerciant de l'intérêt que vous porterez à ce courrier, nous restons à votre disposition pour tout éclaircissement nous vous prions de recevoir, Père, I'expression de
nos sentiments distingués...

Suit une vingtaine de signatures des membres du Conseil de Communauté.

le 29 octobre 06
Objet: réactions à la proposition de Rome de rétablir le rite de St Pie V et de permettre la création d'un institut pontifical pour accueillir la communauté du Bon Pasteur de Bordeaux

La grande majorité des catholiques de notre paroisse et tous les responsables EAP, EAL, sont surpris de voir l'évolution de l'accueil des traditionalistes sous des formes diverses.

Vatican II a donné une impulsion voici déjà 44 ans....visant à orienter des réformes indispensables pour rendre l'Eglise accessible aux hommes et aux femmes d'aujourd'hui et pour exprimer notre foi au Christ avec des mots et une liturgie qui reflètent cette orientation .

Les dispositions d'accueil des rites des traditionalistes, même si elles sont empreintes de bons sentiments vis à vis d'une minorité, sont contraires à l'unité essentielle pour la vie pastorale au niveau des communautés locales et probablement de notre Eglise entière.

En effet, sur le terrain, que devient une présence paroissiale qui veut s'exprimer selon 2 rites ? Que signifie aujourd'hui l'usage du latin, incompréhensible pour les jeunes et pour les chrétiens de base, ne fédérant même plus sur le plan universel, hormis quelques grands classiques de nos prières ? Que signifie une communauté avec un célébrant qui tourne le dos à l'assistance, alors que c'est le rassemblement au nom du Christ qui constitue son corps et qui s'exprime dans l'action de grâce par la relation? Que signifient des rites dépassés, des habits d'un autre âge, des baisers d'anneaux et d'objets qui relèvent plus du sacré que de l'Evangile?

La création d'un institut dépendant directement de Rome avec possibilité de former des prêtres détruit les capacités de notre Eglise à promouvoir un tronc commun pour la formation .

Comment gérer 2 écoles de formations pour des jeunes prêtres aux sensibilités si diverses ? Quel avenir ? Quelles perspectives de malentendus et de discordes !! Quelle signification pour nos communautés locales, où il est souvent délicat de construire l'entente et l'unité ? Cette ouverture au rite de St Pie V crée une grande ambiguïté entre intégristes et traditionalistes; la grande majorité des croyants et non croyants ne fait pas la différence entre ces diverses tendances. Ceci va augmenter la difficulté de se situer localement. Quelle attitude prendre en présence de ces communautés qui vont sortir de leur réserve avec ou sans l'autorisation de nos Evêques ? D'ailleurs, cette initiative semble prise en dehors de la collégialité à la quelle tenait tant Vatican II.

Cette attitude de Rome donne trop d'importance aux rites, alors que l'essentiel est ailleurs: dans chaque homme, dans la vie, dans l'accueil et l'amour de l'autre et de Dieu. Elle prend à contre pied tous les axes de formation du diocèse qui fait un effort soutenu pour actualiser la foi et pour avancer dans le monde avec une responsabilité et une liberté d'enfant de Dieu. Quand nous avons l'occasion de rencontrer des traditionalistes, nous sommes loin des réflexions que nous ouvrent les sessions diocésaines de formation « Aujourd'hui, la foi », « Aujourd'hui, la Bible » ou « Aujourd'hui, l'Église. » .

Quel est l'intérêt pour les hommes d'aujourd'hui de faire cette proposition ? Lorsque que nous regardons en arrière avec ce recul de 40 ou 50 ans, nous nous disons que nous revenons de loin et que notre expression de la foi a heureusement évolué vers plus d'humanité et de présence au monde d'aujourd'hui.

Formulons un vœu pour notre Eglise, regardons ensemble vers l'avant, avec l'aide de l'Esprit et l'appui de la prière. De véritables défis nous attendent pour nous associer à la construction du monde actuel.
Que dirait ou ferait le Christ aujourd'hui ?

Le Groupe « Jonas » de l’Aveyron
Au-delà du latin, des enjeux importants

La question du ralliement d Rome de quelques prêtres intégristes, issus du
mouvement d' Ecône, a fait pas mal de bruit, et pas seulement dans les milieux catholiques. En l'occurrence, il s'agit de cinq prêtres et de quelques séminaristes présents dans le diocèse de Bordeaux et désormais regroupés dans un nouvel institut, créé spécialement pour eux, sous le titre du « Bon pasteur». Cette ,création, effectuée le 8 septembre 2006, est accompagnée de réactions et de commentaires inquiets et souvent en total désaccord. Certains chrétiens ne cachent pas qu'ils sont tentés de prendre leur distance par rapport à leur actuel engagement ecclésial.

C’est au titre de membres aveyronnais du groupe « Jonas» que nous nous exprimons. Ce groupe fait partie d'un réseau national de prêtres, religieux et laïcs qui soutiennent les acquis de Vatican II. Il publie un bulletin « Le Courrier de Jonas» tiré à 4 000 exemplaires.

1. Un premier enjeu est celui de l'unité de l'Église.

A l'institut du Bon Pasteur est accordé, par Rome, I'usage exclusif du rite de la messe dite de St Pie V ( XVI ème siècle), qui comporte le seul latin, la position du prêtre dos au peuple, et différents autres rites liturgiques de la messe issue du concile de Trente. Conséquence : puisqu'il s'agit d'un usage « exclusif », un prêtre, membre de l'institut du Bon Pasteur est autorisé à refuser de célébrer, en toutes circonstances, la messe avec l'évêque qui l'accueille: dans le cas présent, I'Archevêque de Bordeaux Le droit exclusif s'étend aussi au rituel des sacrements, des ordinations et à la récitation de l'ancien bréviaire. Par ailleurs, l'institut du Bon Pasteur peut ouvrir des séminaires et appeler aux ordinations.

On perçoit les effets probables d'une telle autorisation: créer et promouvoir une Eglise locale dissidente à l'intérieur d'un diocèse et constituer un groupe de prêtres parallèle au corps sacerdotal diocésain. Ces deux risques ont été collectivement relevés par les évêques de l'Est de la France: « Une telle décision, écrivent-ils, risquerait de mettre à mal l'unité entre pasteurs autant qu’entre les fidèles». Si on élargissait cette autorisation dans les diocèses, cette libéralisation ne serait pas « facilement gérable», selon Mgr LE GALL, archevêque de Toulouse et président de la Commission de l'Episcopat pour la liturgie et la pastorale sacramentelle

2. Le deuxième enjeu réside dons le fonctionnement institutionnel de l'Eglise.

La création de l'institut du Bon Pasteur pose une question majeure: celle de la reconnaissance effective de la collégialité épiscopale, c'est-à-dire de la responsabilité collective des évêques dans le gouvernement de l'Eglise. Que devient le rôle des évêques dans le cadre d'une société dite « de droit
pontifical» ( le Bon Pasteur), en lien direct avec Rome? Plusieurs évêques français se sont étonnés de ne pas avoir été consultés sur la procédure engagée et surtout d'être dans l'incertitude de ce qui va être à nouveau publié: « La réalité précise Mgr DAGENS, évêque d'Angoulême, est que nous les évêques, nous souhaitons être informés pour notre discernement avec l’évêque de Rome et sous son autorité». A propos de la liturgie: « quelle est, interroge Mgr VINGT-TROIS, archevêque de Paris, lo responsabilité de chaque évêque dons sa charge pastorale ? ».

Le même type d'étonnement a été exprimé, à son niveau, par le Conseil Presbytéral de Bordeaux ( non consulté). Echo analogue de nombreux laïcs de Gironde, et aussi de jeunes prêtres français.

Comment va se faire l'élaboration d'un nouveau document romain en vue d'une libéralisation de la messe de St Pie V ? Après quelles consultations ? Approuvé par quelle autorité? Certains vont jusqu'à craindre le retour à une Eglise monarchique. Si tel était le cas, quelles en seraient les conséquences pour le mouvement œcuménique ?

3.Le troisième enjeu concerne la fidélité au concile Vatican II.

Le risque est bien réel. Certains groupes intégristes, liés à Ecône, proclament, haut et fort, leur refus d'adhérer aux grandes affirmations de Vatican II. Ils refusent le sens conciliaire de la liturgie, la présence de l'Eglise au monde de ce temps, la liberté religieuse, l'œcuménisme, le dialogue interreligieux, et craignent une désacralisation du prêtre. L'appel adressé à l'institut du Bon Pasteur pour que ses membres s'engagent à « une critique sérieuse et constructive» du Concile paraît encore bien loin d'une véritable adhésion au Concile. Le refus de la liturgie issue de Vatican II a une dimension fortement symbolique. Et si ce refus était l'arbre qui cache la forêt !

Le présent communiqué du groupe « Jonas» ne veut, en rien, être
polémique. La déclaration des évêques français à Lourdes nous permet d'espérer que l'unité de l'Eglise, tant souhaitée par la quasi-totalité des catholiques, ne se fera pas à n'importe quelle condition.


Dernière édition par Hercule le Dim 30 Jan - 8:31, édité 2 fois

Hercule

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Re: La Sainte Eglise de Dieu - Motu Proprio "Summorum Pontificum" et l'Instruction « Universae Ecclesiae » du Vendredi 13 mai 2011

Message par Hercule le Dim 30 Jan - 8:11

Bonjour,

Puis les réactions se sont apaisées :

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http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2329602&rubId=1098

20/02/2008 11:14
L'abbé Laguérie et le Bon-Pasteur, bien installés à Bordeaux

Un an et demi après sa création, l'institut traditionaliste a su calmer les inquiétudes. Et rêve à d'autres horizons

Pour ce mercredi des Cendres, ils sont une centaine de fidèles sous les blanches voûtes gothiques de Saint-Éloi, à Bordeaux. « On en avait à peu près autant ce matin, dont 80 élèves de notre école. Et encore, nous ne sommes qu’en semaine », se réjouit l’abbé Philippe Laguérie, officiellement curé du lieu depuis un an, après plusieurs années d’occupation illégale de cette église un moment désaffectée par le diocèse.

Dans la sacristie, le portrait de Mgr Lefebvre voisine avec celui de Benoît XVI. « Mgr Lefebvre a eu ce rôle historique de maintenir la tradition. Sans lui, il n’y aurait plus de prêtres en mesure de dire la messe traditionnelle », explique ce prêtre, ordonné en 1979 par le fondateur d’Écône et qui, en 2006, a fait le choix de la réconciliation avec Rome. « Les temps ont changé, explique-t-il. Nous ne sommes plus dans les excès terribles des années 1970-1980.

Et cela, la Fraternité Saint-Pie-X (regroupant les prêtres intégristes, NDLR) doit le comprendre. » Désormais en charge de cette paroisse au cœur de Bordeaux, il s’attache à y faire vivre la messe selon le Missel de saint Pie V. « On est sur de bons rails », se félicite le prêtre, avançant un chiffre de 600 fidèles dont, affirme-t-il, « des gens qui ont retrouvé une pratique sacramentelle grâce à nous ».

Du côté de l’archevêché, après l’émoi des fidèles à l’annonce de la création de l’Institut du Bon-Pasteur, on se réjouit du chemin parcouru. « Les choses sont devenues plus calmes. L’abbé Laguérie et l’Institut du Bon-Pasteur ont vraiment joué le jeu de l’appartenance à l’Église catholique », reconnaît le P. Jean Rouet, vicaire général du diocèse. « Il y a une estime réciproque qui est née et qui est très encourageante, confirme l’abbé Laguérie. S’il y a encore de petites cicatrices, la sagesse du cardinal Ricard fait peu à peu oublier les difficultés passées. »
19 prêtres et 35 séminaristes

Composé de cinq prêtres au début, l’institut traditionaliste en revendique aujourd’hui 19, ainsi que 35 séminaristes. Quatre diacres doivent être ordonnés le 23 février à la basilique Saint-Jean-de-Latran, à Rome, cathédrale du pape. Des forces que l’abbé Laguérie estime maintenant suffisantes pour tenter ailleurs l’expérience de Saint-Éloi. Un accord vient d’être signé avec l’évêque de Versailles, mais l’ancien curé de Saint-Nicolas-du-Chardonnet rêve déjà de Lyon et de Paris.

Dans la capitale, 1 500 signatures ont été transmises au cardinal André Vingt-Trois pour la création d’une « paroisse personnelle » (c’est-à-dire définie non par un territoire mais par affinité) qui serait confiée au Bon-Pasteur. « L’archevêque de Paris a déjà fait beaucoup, par exemple en autorisant une messe traditionnelle à Saint-Germain-l’Auxerrois qui n’est pas une petite chapelle. De ce côté-là, les Parisiens ont toutes les messes qu’ils veulent, reconnaît l’abbé Laguérie. Mais on ne peut pas se contenter de faire de l’apostolat de grande surface, comme on remplit son caddie le dimanche. La vie chrétienne ne se limite pas à la messe du dimanche. Il faut aussi le catéchisme, le scoutisme, les mouvements de jeunesse, la formation… »

Le curé de Saint-Éloi rappelle que, dans sa lettre d’accompagnement du motu proprio, Benoît XVI suggère précisément la création de paroisses personnelles pour les fidèles attachés à l’ancienne forme du rite romain. « Grâce au motu proprio qui distingue entre forme “ordinaire” et forme “extraordinaire”, les choses fonctionnent bien, confirme le P. Rouet. Nous faisons ainsi vivre une diversité en la situant dans son particularisme. Du coup, les choses sont régulées. » Reste que, quand l’archevêché de Bordeaux a organisé une série de catéchèses sur Vatican II, rassemblant de 2 000 à 3 000 personnes à travers le diocèse, Saint-Éloi a préféré organiser ses propres conférences sur Vatican II…

Nicolas SENEZE

Hercule

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Re: La Sainte Eglise de Dieu - Motu Proprio "Summorum Pontificum" et l'Instruction « Universae Ecclesiae » du Vendredi 13 mai 2011

Message par Hercule le Dim 30 Jan - 8:34

http://agoramag.over-blog.org/article-ils-sont-instamment-pries-45711355.html

Vendredi 26 février 2010
Ils sont instamment priés…

Les évêques, c’est le motu proprio du 07.07.07 qui le dit, sont instamment priés par le Pape d’exaucer le désir des fidèles qui demandent la messe traditionnelle : à voir le comportement de la majorité des évêques français, on ne s’en douterait guère.

Nous avons vu hier pourquoi, selon ce même motu proprio Summorum pontificum, c’est la messe en elle-même, la messe traditionnelle, qui a droit de cité dans l’Eglise ; et ce droit est hors d’atteinte, il ne peut nullement être diminué, suspendu ou aboli par les indignités supposées ou réelles que le cardinal Vingt-Trois attribue au traditionalistes.

Pareillement s’exprime le cardinal Cañizares Llovera, préfet de la Congrégation romaine du culte divin, dans sa préface au magnifique Missel Vespéral Grégorien que viennent de publier les Editions Sainte-Madeleine du Barroux. On lit notamment dans cette préface (c’est moi qui souligne) :
« La volonté du Pape n’a pas été uniquement de se limiter à répondre aux justes aspirations des fidèles qui se sentent liés, pour diverses raisons, à l’héritage liturgique constitué par le rite romain ; il s’agissait aussi, tout particulièrement, d’ouvrir la richesse liturgique de l’Eglise à tous les fidèles, rendant ainsi possible la découverte des trésors du patrimoine liturgique de l’Eglise à ceux qui les méconnaissaient encore. »

Reprenons dans l’ordre, comme le fait très pertinemment La Lettre de Paix liturgique (numéro 217 daté du 15 février), le caractère précis et impératif des stipulations pratiques du 07.07.07.

L’article 5, en son premier paragraphe, décrète :
« Dans les paroisses où il existe un groupe stable de fidèles attachés à la tradition liturgique antérieure, le curé accueillera volontiers leur demande… »

Attention : cela ne donne aucun droit au curé de refuser ; ni le droit de s’en remettre à l’évêque. Il doit « accueillir », et accueillir « volontiers » : c’est lui d’abord qui en sera responsable devant Dieu.

Le curé peut rencontrer des difficultés pratiques : par exemple, le manque de prêtres disponibles. L’article 7 l’a prévu. Dans ce cas, c’est le groupe de fidèles qui doit en informer l’évêque. Non point pour obtenir une autorisation (elle serait superflue) ; mais pour que l’évêque vienne aider le curé à surmonter les difficultés pratiques qu’il a rencontrées : « l’évêque est instamment prié d’exaucer leur désir ». Le cardinal Vingt-Trois, quand il est reçu en audience par le Pape, peut lui expliquer avec quelle promptitude il a répondu à son instante prière.

Si l’évêque lui-même, malgré sa bonne volonté, se trouve embarrassé, « il en sera référé à la Commission pontificale Ecclesia Dei » : désormais cette Commission, article 12, « exercera l’autorité du Saint-Siège » pour veiller à « l’observance et à l’application » du motu proprio.

Le seul cas épiscopal envisagé par le motu proprio est celui, article 8, de « l’évêque qui souhaite pourvoir » à la demande du « groupe stable de fidèles » et qui en est empêché : dans ce cas, la Commission pontificale « lui fournira conseil et aide ».

Les « empêchements » rencontrés par le curé ou par l’évêque « pour différentes raisons » ne sont pas précisés.
Celui du manque de prêtres disponibles n’est pas le principal, il peut être surmonté en faisant appel aux prêtres de la FSP, de l’Institut du Christ-Roi, de l’Institut du Bon Pasteur, ou encore à des Réguliers de divers Ordres religieux antérieurs.
Mais il existe aussi l’obstacle des militants anti-papistes, des groupes sectaires et manipulateurs assurés de l’appui massif des télévisions, des publications démocrates-chrétiennes, des intellectuels d’appellation contrôlée, des modernistes et maçonniques clandestins installés in sinu gremioque Ecclesiae, au sein même de l’Eglise, instrumentalisant les fidèles et impressionnant les évêques. Il y a en outre la militance subreptice de La Croix par nuances insinuantes et doutes calculés. Et puis encore la police politique, les pressions financières, le préfet aux aguets, la malveillance judiciaire, les représailles laïcistes, les servitudes du dialogue, les obligations de l’écoute, et cette interminable ouverture à gauche qui est constamment un échec. Là, l’obstacle est réel.

JEAN MADIRAN

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http://www.perepiscopus.org/summorum-pontificum/mgr-aillet-interviendra-au-prochain-congres-sur-le-motu-proprio

Mgr Aillet interviendra au prochain Congrès sur le Motu Proprio
Posté par Maximilien Bernard dans Summorum Pontificum le 03 15th, 2011 |
Je lis sur le Forum catholique le programme du IIIème Congrès Summorum Pontificum à Rome du 13au 15 Mai 2011, organisé par l’Association « Giovani e Tradizione » et »Amici del Summorum Pontificum ». Ce Congrès se déroulera ) l’Université pontificale St Thomas d’Aquin. Parmi les intervenants, il y aura :

P. Vincenzo M. Nuara O.P.
don. Joseph Kramer F.S.S.P curé de la paroisse personnelle de la SS. Trinità dei Pellegrini
p. Cassian Folsom O.S.B. (prieur du Monastere S. Benedetto de Nurcie)
Dott. Angelo Pulvirenti (Président de l’Association Giovani e Tradizione)
S. Em. Rev. Card. Antonio Canizares Llovera (Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements)
S. Exc. Rev. Mons. Marc Aillet (Evêque de Bayonne, France)
S. Em. Rev. Card. Kurt Koch (Président du Pontifical Conseil pour la promotion de l’Unité des Crhétiens )
S. Ecc. Rev. Mons. Athanasius Schneider C.R.S.C. (évêque auxiliaire de Astana)
Mons. Guido Pozzo, Pontificia Commissione “Ecclesia Dei”
don Nicola Bux, Institut Theologique de Bari
Sr. M. Francesca dell’Immacolata, F.I. de Città di Castello
Prof. Roberto de Mattei, Université Europea de Rome (voir son ouvrage à gauche de cette page)
S. Em. Rev. Card. Dario Castrillon Hoyos, Président Emérite de la Pontificale Commission “Ecclesia Dei”
Ce Congrès sera cloturé dimanche 15 Mai 2011 par une messe pontificale dans la Basilique Saint Pierre (Autel de la Cathedre) à 8h00, célébrée selon la forme extraordinaiare par le Cardinal Antonio Canizares Llovera (Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements)


Dernière édition par Hercule le Jeu 22 Sep - 14:01, édité 1 fois

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Re: La Sainte Eglise de Dieu - Motu Proprio "Summorum Pontificum" et l'Instruction « Universae Ecclesiae » du Vendredi 13 mai 2011

Message par Hercule le Mer 16 Mar - 22:36

http://belgicatho.hautetfort.com/archive/2011/03/16/tradi-news.html

« Belle unité des pays pro-famille à l'ONU | Page d'accueil | Paris : 24-25 mars : "Parvis des Gentils" »

16.03.2011
Tradi-News
L’agence de presse internationale APIC/Imedia rapporte que « l’Instruction fixant les critères d’application du « Motu proprio » « Summorum Pontificum » pourrait être rendue publique début avril, selon le vaticaniste italien Andrea Tornielli.

Dans le quotidien « Il Giornale », ce dernier affirme que l’Instruction émanant de la Commission pontificale « Ecclesia Dei » devrait inciter les évêques du monde entier à appliquer le « Motu proprio », qui avait libéralisé l’usage des livres liturgiques en latin d’avant le Concile Vatican II (1962-1965).

Quelques rumeurs intéressantes (sous bénéfice d’inventaire) :

-« si besoin », la Commission « Ecclesia Dei » serait chargée de juger les litiges entre fidèles et évêques locaux.
-le nombre de fidèles nécessaires pour former un groupe susceptible de demander la célébration de la messe traditionnelle ne serait pas précisé.
-le document inciterait aussi les séminaires du monde entier à enseigner aux futurs prêtres comment célébrer la messe selon la forme dite « extraordinaire », avec les livres liturgiques promulgués en juin 1962.
Par ailleurs une rencontre sur la mise en œuvre de ce Motu Proprio Summorum Pontificum aura lieu à Rome du 13 au 15 mai prochain. On notera la présence annoncée de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, qui donnera une conférence le samedi 14 mai sur le thème « Esprit de la liturgie, liturgie de l’esprit ». La grand-messe de clôture sera célébrée le dimanche 15 mai par son Excellence le Cardinal Antonio Canizarès Llovera, préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la discipline des sacrements. Une nouvelle importante dans le contexte actuel d’incertitude sur les normes à venir d’application du motu proprio…

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Re: La Sainte Eglise de Dieu - Motu Proprio "Summorum Pontificum" et l'Instruction « Universae Ecclesiae » du Vendredi 13 mai 2011

Message par Hercule le Ven 18 Mar - 23:14

Au sujet des propositions de Mgr Alain Planet à la FSSPX...

Mgr Alain Planet, évêque de Carcassonne et Narbonne

Accès au droit de réponse demandé par Mgr Planet en date du 17 mars 2011

Comme chaque année depuis 1995, la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X organise un pèlerinage à Notre-Dame de Marceille à Limoux (Aude). Une seule fois, la première année, la messe du pèlerinage a dû avoir lieu à l'extérieur de la basilique, mais déjà sur les terrains du sanctuaire. Dés 1996, la colonne a pu accéder, avec l’accord de l’évêque de l’époque, Mgr Jacques Despierre, au chœur pour y assister à la messe. Certes, les confessionnaux étaient cadenassés pour que nos prêtres ne puissent y absoudre les péchés, ce qui les conduisait à administrer le sacrement hors confessionnal. Mais les portes restaient bel et bien ouvertes pour cette foule venant uniquement… prier. Les organisateurs du pèlerinage ont toujours veillé à en remercier les autorités ecclésiastiques, veillant, autant que possible, à maintenir comme ailleurs des relations respectueuses.

Telle est la situation dont a hérité Mgr Alain Planet lors de son arrivée dans le diocèse le 24 juin 2004.

Aujourd’hui et il est difficile d’y voir un accroissement de confiance de sa part, de nouvelles conditions sont exigées unilatéralement pour que puisse se perpétuer une situation qui avait parfaitement fonctionné depuis 15 ans. Le diocèse comme l’école de la Fraternité étaient conscients que tous les problèmes tant doctrinaux, liturgiques que canoniques n’étaient pas entièrement réglés – laissant leurs autorités respectives s’en charger – mais une mise à disposition, ne cherchant pas à résoudre des différends vieux de quarante ans, permettait un certain regain de confiance localement. Or, celle-ci se trouve manifestement ébranlée par de nouvelles exigences imposées par l’évêque :

« Si vos prêtres me demandent les pouvoirs de confesser, si vous utilisez les Huiles Saintes du diocèse, si c'est moi qui confirme les enfants de vos écoles, alors tout sera aplani ».

Si par cette demande, l’évêque de Carcassonne et Narbonne veut s’assurer que son ministère légitime est reconnu, alors nous sommes prêts à le lui confirmer. S’il souhaite, par ces dispositions, entendre de notre part que la « pastorale » des évêques de France, tant doctrinale que liturgique, est fidèle à la Tradition de l’Église, alors nous ne pouvons en convenir.

Dans un récent entretien, notre supérieur général, Mgr Bernard Fellay, a confié : « Il ne fait aucun doute que dans l’avenir il pourra y avoir une collaboration avec certains évêques ». Prions Notre Seigneur pour qu’Il suscite des évêques courageux, comme nous reçûmes le concours de Mgr de Castro Mayer au Brésil ou de Mgr Lazo aux Philippines qui ont su comprendre cette crise de l’Église.

Dans son entretien, Mgr Fellay poursuivait : « Il sera indispensable que cela se fasse avec des évêques qui ont réellement compris la crise et qui veulent vraiment de nous. » En effet, Mgr Marcel Lefebvre, notre fondateur, par expérience, a vu en son temps que la dépendance d’évêques diocésains était un moyen caché pour eux de contenir et détruire à petit feu les œuvres saines. L’exemple des communautés Ecclesia Dei est lui aussi éloquent. C’est parce qu’elles dépendent des évêques pour recevoir les pouvoirs de confesser ou pour recevoir la confirmation qu' elles ont été brimées, confinées, réduites au silence, qu’on les a progressivement invitées au biritualisme.

Aussi, la question qui se pose est de savoir si Mgr Alain Planet « veut vraiment de nous » - comme le dit Mgr Fellay – afin de répondre à ces exigences. Veut-il développer nos œuvres établies dans l’Aude pour ce qu’elles sont, en les encourageant, en étendant leur ministère ? Ou bien veut-il en faire des communautés ligotées, auxquelles, après leur avoir concédé les pouvoirs de confesser - comme si la situation de néccesité n'existait plus - , on finirait par les leur refuser, par exiger d’elles d’autres conditions qu’on demande déjà à d’autres : le biritualisme, le silence sur la doctrine et la présence active à la messe chrismale le Jeudi-Saint ?

Bien entendu, afin de connaître les intentions réelles de Mgr Alain Planet à notre égard, nous ne nous contenterons pas de nous fier à de faux bruits ou de nous limiter à de vagues impressions. Dans le contexte actuel, de telles propositions de la part d’un évêque seraient inespérées pour certains. Elles le seraient si – et seulement si – la volonté de celui qui les donne est de faire grandir nos œuvres, non de les détruire par la voie d’une obéissance qui nous emprisonnerait. Aussi, en resterons-nous aux faits et déclarations de l’évêque de Carcassonne et Narbonne.

Pour Mgr Planet, les francs-maçons sont des « hommes de bonne volonté »

Pour l'Express n° 3010 du 12 au 18 mars 2009 qui fait référence à l'article de l’Express du 23 mai 2005 :
"L'évêque de Carcassonne s'est découvert des affinités avec la GLNF,
obédience déiste dont de nombreux membres sont catholiques "

Alors que certains de ses confrères dans l’épiscopat rappellent courageusement la réprobation totale de l’Église à l’égard de la franc-maçonnerie, Mgr Alain Planet a manifesté, plus d’une fois, sa réelle amitié pour ses adeptes, confirmant sa volonté de dialoguer avec eux, minimisant complètement le danger qu’ils représentaient, faisant entendre que toutes les obédiences n’étaient pas opposées à l’Église, laissant publier (1) dans les journaux des annonces indiquant ses visites dans les loges maçonniques telles que celle de l’Express du 23 mai 2005 :

« Inédit. L'évêque de Carcassonne, Mgr Alain Planet, parlera des relations entre l’Église et la franc-maçonnerie, le 27 mai, à Narbonne (Aude), lors d'une tenue de la Grande Loge nationale française. »

Interrogé par la chaîne KTO le 13 juin 2008, il reconnaissait son engagement à dialoguer avec les francs-maçons :

« Toutes les obédiences [maçonniques] sont [dans l’Aude].Mais, je crois que, là aussi, c’est beaucoup plus compliqué que cela. Il y a tout un processus de rencontres des francs-maçons qui se fait. Bon, sans trahir de secret, je peux dire qu’il y en a même qui travaillent dans des groupes bibliques. On en a mis justement dans le point de la rencontre (sic). Ce n’est pas aussi simple que cela, aussi tranché. Qu’ensuite, il soit clair que l’idéal de la franc-maçonnerie n’est pas exactement celui de l’Église catholique, c’est évident. Mais ceci étant dit, cela veut dire qu’il y a toujours un dialogue pour les hommes de bonne volonté et que le dialogue existe dans l’Aude. »
Non seulement l’idéal de la franc-maçonnerie n’est pas exactement celui de l’Église, mais il est complètement contradictoire et incompatible avec le sien, rendant particulièrement nocives ces relations. Même le bon sens du journaliste l’a conduit à s’interroger devant l’évêque : « Qu’est-ce que vous attendez de ce dialogue ? »

Le laxisme de l’évêque vis-à-vis de l'islam

Le 2 novembre dernier, jour des morts, l’église du Viguier (Aude) était caillassée. Loin de prendre au sérieux cette nouvelle marque de la haine du Christianisme dans notre pays, Mgr Alain Planet voyait là l’amusement de quelques adolescents, allant jusqu’à renverser les rôles des coupables et des victimes :

« Les déchaînements de haine anti-islamiste qui ont suivi les événements de Carcassonne sont beaucoup plus offensants pour le Christianisme et le Christ lui-même que la sottise de quelques enfants mal intentionnés. »

Et lors de la cérémonie de réparation, l’évêque a même invité l’imam local à s’exprimer dans l’église du Viguier. (France Catholique).


Monseigneur Planet, habitué des temples protestants

Mgr Alain Planet participe régulièrement à des cérémonies organisées dans les temples protestants avec des pasteurs.

Ce fut le cas à Narbonne le 8 mai 2010 comme cela avait été le cas au temple réformé de Carcassonne (dont le service est notamment assuré par une femme pasteur) le 23 janvier.

Au cours d’une cérémonie à coloration politique célébrant la défense des « sans papiers », l’évêque n’a pas craint d’écouter le prêche du pasteur pour finalement donner sa bénédiction finale.

Ainsi, s’il met en garde contre des catholiques traditionalistes sous prétexte qu’ils ne seraient pas en pleine communion, en revanche, aucune réserve n’est faite à l’égard de ceux qui ne sont pas en communion du tout.

Enfin, pour la célébration du dimanche de Pâques en 2009, Mgr Planet assistait au culte protestant célébré par le pasteur Pairou à Malportel (Aude).


Le Motu Proprio engendrerait la « contamination » des rites

À Pennautier (Aude) : Mgr Planet célébrant avec ses confrères
de Perpignan et de Pamiers lors de la fête de l’Amitié

Peut-on légitimement penser que le but de Mgr Planet est d’encourager la messe traditionnelle ? On peut vraiment en douter lorsque, sur un plateau de télévision, il affirme son désaveu de la liturgie préconciliaire considérée comme « pauvre » :

« J’ai eu la chance d’être curé de ZUP et j’ai découvert que la liturgie quand elle est vécue avec des gens qui sont démunis de moyens pour recevoir les discours didactiques que nous savons si bien faire, là, sont capables de vivre des choses. Parce qu’on le vit ensemble. La liturgie, c’est vivre l’Évangile avec ses pieds, avec ses mains, avec son nez, avec son corps tout entier […] La liturgie de mon enfance était quand même très pauvre. Elle était intéressante, mais elle était très pauvre. »


Messe d’ordination célébrée par Mgr Planet le 7 juillet 2007 au Burkina Faso

Plus loin, l’évêque de Carcassonne explique diplomatiquement que le Motu Proprio pourrait engendrer une contamination entre les rites. Nous craignons de ne pas la voir au même endroit :

« On est souvent suspendu entre deux liturgies. Et c’est dommage. Alors ça peut aller dans le sens de l’enrichissement que souhaite le Saint-Père, ça peut aller dans le sens des contaminations qui empêchent l’un et l’autre d’exister. Donc je crois qu’il faut donner toute sa dimension à la réforme liturgique de Vatican II et qu’il y a encore un grand travail à faire ».


La justice envers les sœurs de Fanjeaux

Enfin, un peu d’histoire permet de comprendre le contexte du département de l’Aude. L’un des foyers de la résistance catholique pour conserver la doctrine et la liturgie fut Saint-Dominique du Cammazou à Fanjeaux, où Mère Anne-Marie Simoulin, qui avait dû prendre avec bon nombre de ses sœurs leurs distances par rapport à leur communauté déliquescente, étaient venues fonder en juillet 1975 une œuvre désormais unanimement reconnue puisqu’elles sont désormais fortes de 182 religieuses et qu’elles ont fondé 9 nouvelles maisons.

L’accueil de l’évêque de Carcassonne fut des plus glaciaux, puisque Mgr Pierre-Marie Puech, avait, l’année suivante, apporté aux religieuses en guise de bienvenue un rescrit qui leur imposait la dispense de leurs vœux de religion. Le décret ajoutait :

« La messe ne doit plus être célébrée, en latin comme en français, que selon le rite du Missel romain promulgué par Paul VI »…

Aujourd’hui, Mgr Alain Planet propose de confirmer dans les écoles dont nous assurons l’aumônerie. Mais il conviendrait d’abord que justice soit faite au profit des dominicaines de Fanjeaux qui n’ont jamais démérité.


Conclusion

Mgr Lefebvre en son temps était habitué à des sollicitations canoniques prometteuses lui garantissant que tout serait aplani moyennant telle ou telle concession symbolique. Loin de se faire aveugler par un mirage canonique, il savait sur quelles intentions ces promesses reposaient. C’est pour cette raison que Mgr Fellay avait demandé à Rome des préalables pour rétablir un minimum de confiance. Ne faudrait-il pas également prendre ces précautions à l’échelon des diocèses ?

Une fois de plus, les faits sont là, devant nous, révélant les intentions profondes des hommes et prouvant, s’il en était encore besoin, l’état d’urgente nécessité dans lequel se trouve ce diocèse sinistré.

Demain, devrons-nous demander une confirmation qui nous sera finalement refusée après-demain ? En conscience, nous ne pouvons faire prêcher devant nos élèves un prélat qui s’attache à affirmer ses accointances avec les protestants, les musulmans ou les francs-maçons, lesquels reçoivent plus d’égards dans ce diocèse que des catholiques auxquels on ajoute habilement des conditions afin de mettre un terme à des générosités passés.

Nous savons trop ce que ce système diocésain a engendré pour ne pas vouloir faire entrer dans nos écoles, même par les prêches, une pastorale désavouée par les faits. Aujourd’hui, toutes années confondues, il n’y a plus qu’un seul séminariste dans le diocèse de Mgr Planet. Dans son département, notre école de Saint-Joseph des Carmes, située à Montréal de l’Aude a, quant à elle, fourni aux séminaires de la Fraternité trente-neuf vocations sacerdotales depuis qu’il est évêque (2004), sans compter les nombreux prêtres ordonnés précédemment.

On jugera l’arbre à ses fruits pour considérer la prudence à adopter.

(1) A la suite de la parution d'un autre article de l'Express n° 3010 daté de mars 2009, Mgr Planet a fait publier un "message de l'évêque" dans lequel il confirmait l'existence d'un groupe catholiques-francs-maçons et persistait dans l'utilité de ces rencontres. Dans la suite de son message Mgr Planet se voyait contraint de rappeler les directives de l'Eglise au sujet de la Franc-maçonnerie. Ce rappel apparaît comme purement platonique au regard des faits patents rapportés dans notre dossier...

Hercule

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Re: La Sainte Eglise de Dieu - Motu Proprio "Summorum Pontificum" et l'Instruction « Universae Ecclesiae » du Vendredi 13 mai 2011

Message par Hercule le Sam 19 Mar - 8:29

http://www.perepiscopus.org/summorum-pontificum/la-communion-democratique-aboutit-a-lexclusion-dans-le-diocese-de-saintes?

La « communion » démocratique aboutit à l’exclusion dans le diocèse de Saintes
Posté par Maximilien Bernard dans Summorum Pontificum le 03 18th, 2011 |
Dans sa lettre 274, l’Association pour la Paix Liturgique se lamente des nouveaux blocages épiscopaux contre l’application du Motu Proprio Summorum Pontificum :

depuis juin 2010, très rares sont les exemples d’application large et généreuse du motu proprio… Pourtant, le nombre de groupes de familles de demandeurs est toujours aussi important : une centaine selon une source proche de la Conférence des Évêques de France et près de 500 selon nous. À ces demandes restées vaines, il convient de rajouter la centaine de lieux où l’application du motu proprio est loin d’être satisfaisante et respectueuse des fidèles, c’est-à-dire où la messe n’est pas célébrée chaque dimanche à un horaire familial. De Reims à Rambouillet, la réalité de groupes stables de demandeurs n’est pourtant plus à démontrer… Pire, la situation semble se durcir ou, ce qui revient au même, elle ne bouge pas. [...] Nous publions cette semaine un dossier qui nous éclaire sur l’incroyable refus d’une demande de messe à Royan au nom de “la communion ecclésiale”. Ce dossier détaillé nous incite à nous interroger sur l’existence d’une politique délibérée pour stopper la réconciliation et la paix liturgiques voulues par notre Saint Père Benoît XVI…

Voici l’affaire.

I – LE COURRIER DE REFUS DU PÈRE DELAGE, VICAIRE ÉPISCOPAL DU DIOCÈSE DE LA ROCHELLE – SAINTES

7 février 2011

Monsieur,

Comme je vous l’écrivais en décembre, votre demande méritait réflexion et discernement. Nous en avons pris le temps avec les trois personnes de l’Équipe pastorale et nous avons sollicité l’avis des chrétiens en responsabilité sur notre paroisse, et tout spécialement celui des chrétiens-relais qui assurent un réel ministère de communion autour de chacune des églises de notre paroisse.

Je vous avais dit que l’Équipe pastorale souhaitait que la décision prise, quelle qu’elle soit repose sur un large consensus des acteurs de la mission. Il est ressorti de notre enquête qu’il était inopportun de mettre en place une célébration dans le rit extraordinaire, une telle proposition allant à l’encontre de la communion ecclésiale locale et des efforts consentis par les paroissiens, jour après jour et dans des conditions souvent difficiles, pour une mission qui se doit de prendre en compte les appels de notre monde dans l’esprit du Concile Vatican II . Nous ne pouvons pas nous permettre de prendre un quelconque risque de division au sein de notre communauté alors même que le Saint-Père et nos évêques nous invitent à œuvrer pour la communion et que cette communion repose d’abord sur ce que la communauté chrétienne vit tout au long de l’année.

Votre requête liturgique étant toutefois compréhensible, je m’empresse de vous indiquer que notre diocèse a rendu possible une célébration selon le rit extraordinaire chaque dimanche, alternativement à La Rochelle et à Saintes. L’assemblée y assistant étant plutôt modeste, ne vaudrait-il pas mieux d’abord donner corps ce qui existe déjà ?

En vous assurant de ma prière sacerdotale,

P. Pascal-Grégoire Delage Curé de Royan Vicaire épiscopal

II – LES PRÉCISIONS DE PAIX LITURGIQUE

1) Un mot tout d’abord sur le Père Delage, curé de Royan et vicaire épiscopal pour le doyenné. En dépit du style inénarrable de sa missive, qui pourrait faire croire à un pastiche de style ecclésiastique, le Père Delage est un homme bien réel et très sérieux : spécialiste reconnu de patristique – il anime les Colloques de Patristique de La Rochelle –, il s’agit selon nos informations d’un curé ouvert et d’un style somme toute classique. En ce sens, son refus d’introduire la forme extraordinaire dans sa paroisse est symptomatique des schémas mentaux dans lesquels sont enfermés tant de prêtres actuels.

2) A priori, et nonobstant la référence obligée au concile Vatican II, le refus du Père Delage, n’est pas d’ordre “idéologique”. Pour refuser l’application du motu proprio, il brandit deux arguments : la volonté populaire et la “communion ecclésiale”.

- La volonté populaire, c’est ce que traduit son expression : “nous avons sollicité l’avis des chrétiens en responsabilité sur notre paroisse”. À noter que le “nous” renvoie au curé et aux membres de son “équipe pastorale”, un trio de laïcs engagés dans la paroisse pour être associés “à part entière à l’animation et à la croissance du Corps du Christ qu’est l’Église”. Paix Liturgique a pu s’entretenir avec l’un des membres de cette équipe, Madame Girard. Et, elle aussi a insisté sur la dimension “démocratique”, c’est son terme, de cette décision. La majorité du conseil pastoral, nous a-t-elle indiqué, à savoir les “chrétiens-relais” du Père Delage, soit une vingtaine de personnes, ont jugé qu’il n’était pas nécessaire d’accepter la demande de gens n’habitant à Royan que l’été. D’ailleurs, “ils ont la messe à 35 km, à Saintes”. Comprenant que nous trouvions cette fin de non-recevoir quelque peu abrupte, Madame Girard a toutefois précisé que cette décision pourrait éventuellement être réexaminée “si besoin” mais en précisant bien que nul n’avait à rougir de cette décision “démocratique”….

- La “communion ecclésiale”, c’est l’autre grand argument du curé : “ministère de communion”, “à l’encontre de la communion ecclésiale locale”, “ œuvrer pour la communion” et “ cette communion repose d’abord sur ce que la communauté chrétienne vit tout au long de l’année”. Le Père Delage emploie quatre fois ce terme de “communion” en quelques lignes, c’est dire si celle-ci lui est chère. Il est vrai que c’est l’un de ses thèmes de prédilection dans ses travaux de patristique. Comment se fait-il, alors, que là où le curé dit “communion” nous entendions nous “exclusion” ?

3) L’un des arguments que le curé n’avance pas pour justifier le refus de la célébration, mais qu’utilise Madame Girard est que les demandeurs de la messe n’habitent pas toute l’année à Royan. Ce qui n’est d’ailleurs pas tout à fait exact même s’il est vrai que ces demandeurs ne demandaient justement qu’une célébration estivale de la forme extraordinaire du rite romain. Dans son premier courrier au curé, Thierry Rogister, le représentant de la demande, précisait en effet bien que la quinzaine de familles intéressées “seraient heureuses de bénéficier durant leurs vacances familiales de cet accueil liturgique, ne serait-ce qu’une fois par mois ou, symboliquement, pour le 15 août”. Nous sommes donc loin d’être en présence d’une demande maximaliste…

4) Enfin, dans sa formule finale, le Père Delage tente, sans y parvenir, d’adoucir son refus. “Votre requête liturgique étant toutefois compréhensible, écrit-il, je m’empresse de vous indiquer que notre diocèse a rendu possible une célébration selon le rit extraordinaire chaque dimanche, alternativement à La Rochelle et à Saintes. L’assemblée y assistant étant plutôt modeste, ne vaudrait-il pas mieux d’abord donner corps ce qui existe déjà ?” On voit bien, là encore, que le curé n’a pas de hargne particulière à l’égard de la forme extraordinaire ni de ceux qui la souhaitent mais qu’il est prisonnier de ce schéma mental qui veut que “les tradis dérangent la communion ecclésiale” et qu’il vaut mieux les envoyer voir ailleurs s’il y a de la place pour eux. Comme si les fidèles attachés à la forme extraordinaire pouvaient se satisfaire de cet éloignement “sanitaire” !

Dès mars 2008, Paix Liturgique avait eu l’occasion de se pencher sur ce que nous appelions l’application “martienne” du Motu Proprio en Charente-Maritime (voir notre lettre n°88*). Trois ans plus tard, la formule alambiquée imaginée par Mgr Housset est toujoursd’actualité : la messe est célébrée en alternance, chaque quatrième dimanche du mois et non chaque dimanche comme l’affirme le Père Delage, entre Saintes et les environs de La Rochelle ! Soit, en réalité, 6 fois par an à Saintes et 6 fois par an à La Jarne. De Royan, il faut 40 minutes pour rallier Saintes et 1 heure pour La Jarne. Hors vacances d’été s’entend car, lorsque la saison bat son plein, les temps de trajet deviennent facilement imprévisibles… Les 35 km de Madame Girard nous font ainsi penser aux “trois stations de métro” du Père Chauvet, recteur de St-François-Xavier à Paris, qui justifiait ainsi, au micro de Radio Notre-Dame, la non-application du motu proprio dans les paroisses de la capitale. Le dédain pour le prochain serait-il l’un des traits communs des opposants au motu proprio ? N’est-ce pas non plus la banale réponse que l’on adresse aux gens du voyage en leur demandant « d’aller voir ailleurs » ?

5) Enfin, le Père Delage laisse entendre que, plutôt que de demander la messe à Royan, les fidèles devraient plutôt remplir celle du quatrième dimanche du mois partagée entre Saintes et La Rochelle, dont l’assistance est “modeste”. Mais peut-on vraiment dire que l’assistance est “modeste” – une cinquantaine de personnes hors période de vacances – quand on constate que les fidèles de Saintes ne sont pas, dans leur majorité, les mêmes que ceux de La Jarne ? Et faut-il s’étonner que l’assistance soit “modeste” quand la messe est ainsi proposée de façon épisodique (seulement six fois par an !) ? [...]

III – LES RÉFLEXIONS DE PAIX LITURGIQUE

1) Cette affaire de Royan, qui remet en pleine lumière la scandaleuse, injuste et mesquine réception du motu proprio dans le diocèse de La Rochelle – Saintes, nous a décidés : puisque toutes les autres méthodes, même les plus discrètes, ne sont ni entendues ni acceptées, nous relançons dès ce mois-ci notre campagne de sondages afin de mesurer, diocèse par diocèse, la réalité de la demande. Et nous recommençons précisément par le diocèse de Mgr Housset. [...]

2) Pour conclure, laissons au Père Delage le soin de méditer ses propres paroles, tenues sur le site de la paroisse : « les membres de l’équipe pastorale veillent à ce que chacun se trouve chez lui dans l’Église du Christ et puisse avoir les moyens de partager cette joie avec beaucoup d’autres ». Chacun ? Beaucoup d’autres ? Pas les fidèles attachés au motu proprio de Benoît XVI en tous cas !

* Naïvement, nous écrivions alors : “Mgr Housset, homme de dialogue, entendra certainement la demande de l’application conforme à la lettre et à l’esprit du texte du pape que vont continuer à lui adresser les familles de son nouveau diocèse attachées à la forme extraordinaire du rite romain”…

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Re: La Sainte Eglise de Dieu - Motu Proprio "Summorum Pontificum" et l'Instruction « Universae Ecclesiae » du Vendredi 13 mai 2011

Message par Hercule le Dim 3 Avr - 14:59

http://www.osservatore-vaticano.org/rumeurs/parution-prochaine-pour-linstruction-sur-le-motu-proprio-summorum-pontificum

Parution prochaine pour l’instruction sur le motu proprio Summorum Pontificum
Posté par Vini Ganimara dans Rumeurs le 04 2nd, 2011 | pas de réponse

Selon le blogue Messa in Latino, l’instruction sur le motu proprio Summorum pontificum a été envoyée par la commission Ecclesia Dei en avant-première aux évêques du monde entier. Sa publication officielle ne devrait donc plus tarder.

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Re: La Sainte Eglise de Dieu - Motu Proprio "Summorum Pontificum" et l'Instruction « Universae Ecclesiae » du Vendredi 13 mai 2011

Message par Hercule le Jeu 14 Avr - 0:32

http://proliturgia.pagesperso-orange.fr/LivresConseilles.htm

Association Pro Liturgia
9c, avenue G. Clemenceau
-F-67560 ROSHEIM
Mél : info@proliturgia.org

LE SENS DU MOTU PROPRIO DE BENOÎT XVI

Le Père Marc Aillet, Vicaire général dans le diocèse de Fréjus-Toulon, nous livre une étude riche et claire sur le sens du Motu proprio Summorum pontificum de Benoît XVI. Son ouvrage de 140 pages s'ouvre sur une préface de Mgr Rey, Evêque de Toulon, dans laquelle il est rappelé que "Le Motu proprio a prour horizon le projet de réforme de la réforme, c'est-à-dire la redécouverte de l'esprit de la liturgie et la progressive resacralisation du culte, en particulier du rite ordinaire."

Puis le P. Aillet (membre de la Communauté Saint-Martin fondée par le P. Guérin) montre qu'au-delà de ce qui a pu être dit et écrit, le document magistériel n'a pour objet que de relacer le mouvement liturgique qui, il faut bien le reconnaître, s'est quelque peu enlisé dans les méandres marécageux d'une créativité débridée et de déformations arbitraires. C'est dans cette optique que le P. Aillet précise d'emblée que son intention n'est pas de faire l'apologie du missel antérieur à celui issu du Vatican II, mais de valoriser les principes de la réforme liturgique et de mettre en lumière les richesses théologique et spirituelles du nouveau missel. Pour autant, il se dit convaincu, fort de son expérience de prêtre, qu'il est possible de célébrer la messe selon l'une ou l'autre forme du rite romain, à condition que ce soit bien dans l'esprit de la constitution Sacrosanctum Concilium, comme Jean-Paul II suggérait de le faire.

Le P. Aillet montre alors comment le motu proprio s'inscrit dans une continuité liturgique que doivent reconnaître aussi bien ceux qui ont cru voir une "rupture de tradition" dans la réforme liturgique que ceux qui ont pu penser - bien à tort - que cette même réforme leur donnait un droit à la désobéissance liturgique. Et pour bien montrer les enjeux de cette nécessaire continuité liturgique, le P. Aillet explique ce qu'a été - ou qu'aurait dû être - la réforme liturgique et ses inplications pastorales, pour en venir à affirmer l'idée selon laquelle "on ne sortira pas de la rise [liturgique] sans revenir à une plus grande fidélité aux normes liturgiques", ce qui implique de retrouver l'art de bien célébrer en valorisant la gestuelle sacrée du rite romain accompli avec amour et intériorité et en donnant une plus grande place à la véritable musique sacrée dont fait partie, au premier chef, le chant grégorien.

Après avoir abordé plusieurs points de la pastorale liturgique actuelle qui mériteraient d'être corrigés, l'Auteur étudie les fondements théologiques et la nature véritable de ce qu'on a appelé "la participation active" - participation "actuosa" - à la liturgie et qui est prioritairement un exercice du sensus fidei des baptisés. Le P. Aillet achève son étude en rappelant combien il est urgent que la liturgie "source et sommet de la vie et de la mission de l'Eglise" cesse d'être le lieu psychologique de la division et de l'exclusion. Et pour cela, il demande de prier pour le Saint-Père qui, le jour où il a inauguré un pontificat qu'il savait difficile, avait dit: "Priez pour moi, priez pour que je ne me dérobe pas, par peur, devant les loups".
Un livre clair et très riche qui vient à point nommé pour permettre une lecture fructueuse du Motu proprio Summorum pontificum de Benoît XVI: Père Marc AILLET, Un évènement liturgique ou le sens d'un Motu proprio, éd. Tempora, Perpignan (140 pages, Prix:13,90 + frais de port).

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Re: La Sainte Eglise de Dieu - Motu Proprio "Summorum Pontificum" et l'Instruction « Universae Ecclesiae » du Vendredi 13 mai 2011

Message par Hercule le Mar 19 Avr - 12:36

http://www.paixliturgique.fr/


EN SUISSE AUSSI, LES SILENCIEUX DE L'ÉGLISE NE FONT PAS DE BRUIT. DU MOINS JUSQU'À PRÉSENT.

La réalisation d’un nouveau sondage international de Paix liturgique met en évidence le profond déséquilibre de l’Église suisse. 61% des catholiques suisses n'ont aucune connaissance du motu proprio Summorum Pontificum...

Courant mars, l’institut Démoscope a conduit pour le compte de Paix liturgique une enquête téléphonique auprès de 2009 résidents suisses (Suisse alémanique et Suisse romande uniquement) dont 722 (36%) se sont déclarés catholiques. Nous reviendrons sur les résultats détaillés la semaine prochaine. Dans un premier temps, il nous semble en effet utile de dresser un tableau rapide de l’Église en Suisse.


I – UN CATHOLICISME SOUS INFLUENCES

La Suisse compte six diocèses et deux abbayes territoriales (Einsiedeln et Saint-Maurice d’Agaune) dont les évêques (il n’y a aucun archevêque) et les abbés (en charge de territoires indépendants de tout diocèse) se retrouvent au sein de la Conférence des évêques suisses (CES). Historiquement marqué par sa confrontation dure ou pacifique avec les communautés séparées et son œcuménisme, importance de la Réforme oblige, le catholicisme suisse est aussi connu pour ses liens particuliers avec la papauté (il n’y a qu’à penser aux gardes suisses fournis par les cantons catholiques), sa relative sujétion aux institutions politiques cantonales et fédérales en raison du système dualiste et, plus récemment, par le fait que s’y sont cristallisées bien des tensions postconciliaires.

Le catholicisme suisse (comme le catholicisme allemand ou le catholicisme belge) est réputé plus touché par la sécularisation que le catholicisme français. Ce n’est pas vrai pour le taux de catholiques pratiquants qui se situe dans les deux pays en dessous de 10%. Mais c’est vrai, en revanche, pour le nombre des vocations, car le rôle de canots de sauvetage joué par les instituts traditionalistes français, vers lesquels se dirigent un certain nombre des candidats qui ne veulent pas de l’esprit des séminaires diocésains, y est moins important.

Si l’œcuménisme est aujourd’hui en mode mineur, dépassé par la question du « dialogue avec l’islam », et l’attachement à Rome moins vif qu’autrefois, les tensions postconciliaires continuent de caractériser l’Église locale. À Lugano, en Suisse italophone, qui connut du temps de Mgr Correco, de Communion et Libération, une période « restaurationniste » avec la création d'une faculté de théologie alors concurrente de celle de Milan, l’évêque actuel s’est prononcé, dans une lettre pastorale de 2006, en faveur de l’accès à l’eucharistie des divorcés remariés civilement. En 2009, il a découragé les Franciscains de l’Immaculée de s’implanter dans son diocèse en leur imposant de partager leur lieu de culte avec une femme, pasteur protestant. Sans parler de son opposition à la célébration de la forme extraordinaire. À Coire (Chur), diocèse qui couvre sept cantons à majorité alémaniques, dont celui de Zurich, la hiérarchie ecclésiastique et laïque locale tente d’obtenir la tête de l’actuel évêque, Mgr Huonder, nommé en 2007 par Benoît XVI et jugé « trop conservateur ». En 1997, la même hiérarchie, soutenue par le pouvoir politique, avait fait tomber l'évêque de l'époque, Mgr Haas, pour lequel Rome avait fini par créer, sous la pression, un archevêché miniature au Liechtenstein. Du côté francophone, Rome n’a toujours pas désigné de successeur à Mgr Genoud, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, mort prématurément en septembre dernier. Selon la presse suisse, les deux premières terna (trois noms d’épiscopables) proposées par le nonce à la Congrégation des Évêques ont été repoussées, preuve de la difficulté à pourvoir ce diocèse en crise. Enfin, le catholicisme suisse, c’est aussi celui du chanoine Escher (voir notre lettre n°268), désertant l’abbaye de Saint-Maurice pour Écône. Difficile en effet de parler du catholicisme en Suisse sans indiquer que la Fraternité Saint Pie X y a son siège et que la Fraternité Saint Pierre y est née...


II – UN PROGRESSISME AGRESSIF

Avant de nous pencher sur les résultats de notre sondage, il faut nous arrêter un instant sur l’affaire de Coire. Non seulement parce qu’elle en dit long sur le catholicisme suisse mais aussi, par effet de miroir, sur le catholicisme français.

10 ans après l’affaire Haas qui avait contraint Jean-Paul II à écarter Mgr Haas du diocèse de Coire, Benoît XVI nomma donc Mgr Huonder à la tête de cet évêché. Dès la nomination, des critiques se firent sentir, notamment de la part de « L’union des catholiques critiques » qui reprochait au nouvel évêque d’avoir été nommé vicaire général des Grisons précisément par Mgr Haas... Quant au président des catholiques romains du canton d’Obwald, il se déclarait prêt à laisser du temps au nouvel évêque tout en indiquant qu’il ne tolèrerait aucun « retour en arrière ».

Pour bien comprendre ces déclarations, il faut savoir qu’en parallèle de la hiérarchie ecclésiastique traditionnelle, le système dualiste suisse prévoit que dans certains cantons – dont ceux du diocèse de Coire – des « corporations ecclésiastiques », « organisées démocratiquement et respectueuses de l’État de droit » (selon la définition de la RKZ, Conférence centrale catholique romaine de Suisse), sont habilitées à percevoir l’impôt. Or ces corporations donnent aux laïcs engagés qui les dirigent un pouvoir considérable puisque les ressources diocésaines dépendent de leur bon vouloir.
C’est d’ailleurs en utilisant ce levier financier que les cantons de Zurich et de Schwyz avaient précipité le sort de Mgr Haas en cessant de financer le séminaire diocésain notamment.

Comme en Allemagne et en Autriche, les catholiques suisses, en particulier alémaniques et plus spécialement encore ceux du diocèse de Coire, sont donc habitués à faire entendre leur voix au point d’exiger de leurs pasteurs qu’ils se plient à leurs exigences sous peine de demander leur tête au Saint-Siège. Une « vigueur » que l’on n’imaginait guère chez nos paisibles voisins et que même le plus contesté des évêques français n’a jamais eu à déplorer. Ni, reconnaissons-le, de la part de nos progressistes à nous pas plus que de celle des « méchants traditionalistes » en dépit des cris d’orfraie et des dénonciations dont nombre de nos prélats sont coutumiers.

Pour revenir à Mgr Huonder, c’est en 2010 que l’offensive à son encontre a commencé. Voici ce qu’écrivait Golias en juillet 2010 : « Ces derniers jours, une autre affaire a mis en émoi les catholiques suisses. L’évêque auxiliaire de Coire, Mgr Marian Eleganti, a en effet interdit à l’un de ses prêtres de continuer de participer à une cérémonie œcuménique organisée chaque année lors de la Gay Pride de Zurich, s’attirant la réaction indignée des organisations homosexuelles. La décision de l’évêché de Coire a surpris et choqué non seulement la communauté homosexuelle mais encore beaucoup de croyants d’ouverture, puisque le prêtre participait depuis plusieurs années à cet événement et que l’église catholique zurichoise cofinançait la cérémonie œcuménique. »

Quel ignoble acte de « fermeture » en effet que ce refus de l’évêque auxiliaire de voir l’Église catholique associée au scandale public de l’homofolie ! Mais cela n’est pas tout puisque Golias annonçait dans le même article : « qu’une nouvelle (affaire) point à l’horizon ». Celle « de la désignation d’un auxiliaire complémentaire en la personne de Mgr Martin Grichting, vicaire général, réputé autoritaire et ultraconservateur. »

Outre le fait que juger quelqu’un sur sa simple réputation ne semble pas d’une charité exemplaire, ce qui est reproché en fait à Mgr Grichting, c’est de s’être « toujours prononcé contre les structures juridiques actuelles réglant les liens entre l’Église et l’État », s’opposant « à la consultation démocratique de la base et au droit de codécision des laïques dans les affaires de l’Église ». Surtout, Mgr Grichting a eu le mauvais goût de plaider pour la révision du financement de l’Église comme le confirme un courrier du gouvernement zurichois daté de septembre 2010 mettant en garde Mgr Huonder sur l’éventuelle nomination de son vicaire comme évêque auxiliaire.

La nomination de Mgr Grichting comme évêque auxiliaire ne s’étant finalement pas faite, on pensait l’affaire close quand, le mois dernier, elle est repartie de plus belle. Pour juger de son ampleur, voici quelques titres des dépêches publiées par l’agence d’information Apic/Kipa : « Affaire Huonder : le Conseil fédéral impliqué? » (3mars) ; « Tractations sur l’affaire Huonder » (8 mars) ; « Le diocèse de Coire inquiète » (11 mars) ; « Mgr Huonder affirme qu’il a la confiance totale du Pape » (8 avril), etc. Le 2 mars, Werner Inderbitzin, président du Conseil de l’Église cantonale de Schwyz, lance l’offensive : « Personnellement, je ne vois aucun avenir paisible dans notre évêché sans un changement dans la direction »,
affirme-t-il au Neue Luzerner Zeitung. Le 8 mars, la Conférence de Biberbrugg, l’association des Églises cantonales du diocèse calme le jeu et indique qu’elle ne demandera pas pour l’instant la révocation de Mgr Huonder, s’affirmant disposée à un « dialogue ouvert et constructif ». Un mois plus tard, son porte-parole indique que « la relation de confiance est détruite » et que la Conférence exige que Mgr Huonder se sépare de son vicaire général.

Que s’est-il donc passé pour que l’on passe ainsi du dialogue « ouvert et constructif » à la confiance « détruite » en un tout petit mois ?

Tout simplement l’irréparable. Mgr Grichting, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a en effet osé se déclarer opposé « à un assouplissement du célibat des prêtres ». Des propos parfaitement catholiques et faisant écho à ceux du cardinal Piacenza, nouveau Préfet de la Congrégation pour le Clergé, écrivant dans L’Osservatore Romano que : « Le célibat est une question de radicalité évangélique. » Mais des propos manifestement déplacés en Suisse où l’évêque de Saint-Gall venait pour sa part d’expliquer qu’un « assouplissement de la règle du célibat pourrait aider à affronter le problème du manque de prêtres dans les pays occidentaux ». Il faut dire qu’un des curés de son diocèse avait annoncé le dimanche précédent sa paternité prochaine à ses paroissiens...

Peu importe donc que Mgr Huonder se soit rendu à Rome où le Préfet de la Congrégation des évêques, le cardinal Ouellet lui a fait part de la « confiance totale » du Pape. Non, les « catholiques critiques » du diocèse veulent la tête de leur évêque et, si possible, celle du vicaire général en apéritif. Hans Küng, dans un entretien au Südostschweiz am Sonntag, le grand contempteur du Pape et de la Papauté, y va lui aussi de sa diatribe, comparant Mgr Huonder à… Kadhafi.

De cet effarant tableau de la situation suisse, nous pouvons néanmoins retenir deux enseignements intéressant la situation française :

- le progressisme français est devenu beaucoup plus faible et se trouve incapable de mener contre un évêque qui ne lui plaît pas une guerre ouverte de cette ampleur (le cas de Mgr Cattenoz en Avignon étant relativement différent) ;

- en revanche, le « complexe anti-romain », malgré un traditionalisme français beaucoup plus fort et vigilant que son équivalent suisse, règne toujours chez un certain nombre d’évêques français. Parfois il est clairement assumé comme dans le cas du tout récent libre de Mgr Doré, archevêque émérite de Strasbourg, « À cause de Jésus ! » (Plon,2011), qui en d’autres temps aurait valu de lourdes sanctions à son auteur. Plus souvent, il se manifeste par une obstruction biaisée au magistère pontifical comme c'est le cas en matière d’application du Motu Proprio Summorum Pontificum…

Pourtant, jamais Paix liturgique n’a imaginé demander la tête d’un prélat, même lors de notre première et longue campagne visant Mgr Daucourt, évêque de Nanterre, que nous invitions seulement à faire preuve de charité. Nous sommes en effet simplement des fidèles qui réclament, comme nous l’accorde la Constitution pastorale Gaudium et Spes (n. 62), « une juste liberté de faire connaître humblement et courageusement leur manière de voir, dans le domaine de leur compétence ». Et, de temps en temps, il nous agréerait, nous catholiques français, d’être entendus, puisqu’il arrive aux hérético-progressistes suisses de l'être...

Pour en revenir à la Suisse, le bruit des « catholiques critiques » et autres « catholiques d’ouverture » ne doit pas masquer le grand silence des catholiques « tout court ». De ces catholiques qui subissent et obéissent sans broncher au risque de finir parfois, à l’image du chanoine Escher, par aller chercher du côté d’Écône le recueillement et la dévotion qu’ils ne trouvent pas dans le chahut
paroissial qui leur est infligé.

Et ce grand silence, nous avons précisément voulu le mesurer, d’où le sondage mené le mois dernier pour notre compte par l’institut Démoscope sur la réception du Motu Proprio Summorum Pontificum par les catholiques de Suisse alémanique et romande. Mais, auparavant, voyons quelle est la situation de la liturgie traditionnelle dans le pays.


III – LA FORME EXTRAORDINAIRE EN SUISSE

Une quarantaine de lieux de messe ouverts à la forme extraordinaire existent aujourd’hui en Suisse dans un cadre diocésain. 22 offrent la messe dominicale hebdomadaire, en majorité à un horaire familial (entre 9 heures et midi). 4 offrent une messe dominicale non hebdomadaire mais régulière. Les autres, une quinzaine, n’offrent que la messe en semaine, hebdomadaire ou non. Quasiment la moitié de ces lieux de messe sont desservis par la Fraternité Saint-Pierre, autant présente en Suisse alémanique qu’en Suisse romande.

Dans le diocèse de Coire, 13 lieux de messe existent, dont 5 offrent la messe dominicale hebdomadaire (2 dans le canton de Zurich, 2 dans celui de Schwyz et 1 dans celui des Grisons).

Du côté de la FSSPX, on dénombre 31 lieux de messe dont 24 messes dominicales hebdomadaires. 2 de ces lieux de messe sont dans le diocèse de Coire, ce qui porte à 15 le nombre de lieux de messe traditionnelle dans ce diocèse si tourmenté. Pas si mal, mais pas suffisant pour avoir droit au chapitre dans le concert diocésain...

« Pas mal mais pas suffisant » c’est un peu le commentaire qui nous vient pour résumer la situation de la forme extraordinaire en Suisse.

Il y a une explication à cela et elle tient dans l’attitude de la Conférence des évêques suisses (CES). En Suisse comme ailleurs, les évêques ont tenu à limiter la portée du texte pontifical en édictant des « directives » (http://www.sbk-ces-cvs.ch/ressourcen/download/20071004084701.pdf) pour son application. La 277ème assemblée ordinaire de la CES qui s’est tenue du 10 au 12 septembre 2007, à la veille de l’entrée en vigueur du Motu Proprio (14 septembre 2007), a donc notamment stipulé que, pour qu’un prêtre puisse célébrer selon la forme extraordinaire du rite était notamment nécessaire l’autorisation de l’évêque ! Ni plus ni moins... alors que l’article 5 de Summorum Pontificum, complété par l’article 7, stipule précisément que c’est l’autorisation du curé qui est requise et que l’évêque n’intervient que dans un second temps en cas de refus du curé, l’évêque étant même, dans ce cas, « instamment prié d’exaucer leur désir » !

Avec ces directives, peu connues des fidèles suisses, mais parfaitement comprises des rouages diocésains, laïques comme religieux, les évêques – on exonérera Mgr Huonder dont c’était la première apparition au sein de la CES – ont résolument détourné l’esprit du texte pontifical pour revenir aux dispositions du Motu Proprio Ecclesia Dei de 1988. Pas étonnant alors, et ce sera le seul résultat du sondage que nous vous donnerons cette semaine, que 61% des catholiques suisses aient déclaré ne pas connaître le Motu Proprio Summorum Pontificum...

Et cependant, ces catholiques silencieux n’en pensent pas moins. Notre sondage leur permet de commencer à le dire. Il montre qu’une fois de plus, les évêques archéo-conciliaires ont tout faux. C’est ce que nous verrons, comme on dit dans les feuilletons, dans notre prochain numéro…

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Re: La Sainte Eglise de Dieu - Motu Proprio "Summorum Pontificum" et l'Instruction « Universae Ecclesiae » du Vendredi 13 mai 2011

Message par Hercule le Mar 26 Avr - 10:09

http://www.perepiscopus.org/summorum-pontificum/mgr-seguy-confere-des-ordinations-selon-la-forme-extraordinaire

Mgr Séguy confère des ordinations selon la forme extraordinaire
Posté par Maximilien Bernard dans Summorum Pontificum le 04 25th, 2011 |

Samedi 9 avril a eu lieu au séminaire Saint Vincent de Paul de Courtalain des ordinations aux ordres mineurs et au sous-diaconat par S. Exc. Monseigneur Raymond Séguy, évêque émérite d’Autun, dans l’église paroissiale Saint Jean-Baptiste de Courtalain. L’institut du Bon-Pasteur compte 3 sous-diacres de plus. Ces jeunes gens recevront le diaconat dans quelques mois, si Dieu veut.

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Re: La Sainte Eglise de Dieu - Motu Proprio "Summorum Pontificum" et l'Instruction « Universae Ecclesiae » du Vendredi 13 mai 2011

Message par Hercule le Sam 30 Avr - 7:31

http://motuproprio26.over-blog.com

EN SUISSE AUSSI, 35% DES PRATIQUANTS ASSISTERAIENT A LA FORME EXTRAORDINAIRE DU RITE ROMAIN... S'ILS EN AVAIENT LA POSSIBILITÉ !

Après les sondages réalisés en Grande Bretagne, au Portugal et en Allemagne en 2010 et en Italie en 2009, Paix Liturgique poursuit aujourd’hui avec la Suisse ses enquêtes d’opinion internationales au sujet de la réception du Motu Proprio (ces sondages sont consultables ici).

Courant mars 2011, l'institut Démoscope a réalisé pour le compte de Paix Liturgique, un sondage auprès de 2009 personnes - francophones et germanophones - résidant en Suisse. 722 des interviouvés, selon la méthode CATI (entretiens par téléphone), ont déclaré être catholiques, soit 36 % des sondés.

Ces 722 catholiques suisses (hors Suisse italophone) ont ensuite répondu aux quatre questions habituelles de nos enquêtes :
> participation à la messe dominicale,
> connaissance du Motu Proprio Summorum Pontificum,
> opinion quant à la coexistence des deux formes du rite romain dans leur paroisse,
> intention de participer à la forme extraordinaire dans leur paroisse.

Pour respecter le poids démographique respectif des Suisses romands et alémaniques, Demoscope nous a livré des données corrigées et arrondies.

Après avoir esquissé un tableau de la situation du catholicisme suisse dans notre précédente lettre, nous vous livrons cette semaine les résultats de cette étude suisse.


I – LES RÉSULTATS DU SONDAGE DEMOSCOPE

Question n°1 : Assistez-vous à la messe ?

Chaque semaine : 8%
Tous les mois : 12%
Pour les fêtes solennelles : 19%
Occasionnellement (mariages…) : 41%
Jamais : 19%
NSP (ne se prononcent pas) : 1%

Les résultats des questions 2, 3 et 4 ci-après sont les résultats concernant les catholiques identifiés comme pratiquants au moins mensuels à la question 1. Il est possible de consulter l’intégralité des résultats du sondage suisse sur le site de Paix Liturgique.

Question n°2 : Le pape Benoît XVI a rappelé en juillet 2007 que la messe pouvait être célébrée à la fois sous sa forme moderne dite « ordinaire » ou « de Paul VI » - en français, le prêtre faisant face aux fidèles, la communion étant reçue debout – et sous sa forme traditionnelle dite « extraordinaire » ou « de Jean XXIII » - en latin et grégorien, le prêtre tourné face à l’autel, la communion reçue à genoux. Le saviez-vous ?

Oui : 56%
Non : 42%
NSP : 2%

Question n° 3 : Trouveriez-vous normal ou pas normal que les deux formes du rite romain soient célébrées régulièrement dans votre paroisse ?

Normal : 41%
Pas normal : 50%
NSP : 9%

Question n°4 : Si la messe était célébrée en latin et grégorien sous sa forme extraordinaire dans votre paroisse, sans se substituer à celle dite ordinaire en français, y assisteriez vous ?

Chaque semaine : 16%
Tous les mois : 19%
Pour les fêtes solennelles : 10%
Occasionnellement (mariages…) : 21%
Jamais : 32%
NSP (ne se prononcent pas) : 2%

Voici une syntèse de ces résultats :



II – LES RÉFLEXIONS DE PAIX LITURGIQUE

1) Ce sondage suisse est la onzième étude commanditée par Paix Liturgique auprès d’un organisme professionnel et indépendant sur la question du Motu Proprio Summorum Pontificum (toutes consultables sur le site Paix liturgique).

Cette nouvelle étude menée selon les normes scientifiques et professionnelles habituelles confirme, encore une fois, les précédents sondages : une partie substantielle des catholiques (35 %) assisterait régulièrement à la forme extraordinaire du rite romain - c’est-à-dire au moins une fois par mois - si elle était célébrée dans leur paroisse donc, pour dire les choses simplement, si le Motu Proprio était appliqué...

Ce pourcentage, d’un catholique pratiquant sur trois, confirme les ordres de grandeur concordants dans l’espace et dans le temps mis en lumière par les précédents sondages commandités par Paix liturgique auprès d’organismes professionnels différents. C’est là le premier enseignement de ce nouveau sondage : ce chiffre de 35% représente une tendance lourde, désormais absolument indéniable.


2) Ce sondage suisse confirme également le fait que l’attachement à la messe traditionnelle n’est pas un épiphénomène franco-français mais que c’est au contraire une question qui intéresse de près une partie importante des fidèles catholiques, en Europe comme ailleurs comme le démontreront nos prochains sondages sur d'autres continents. Dès lors qu’on demande directement aux fidèles ce qu’ils pensent vraiment et que l’on ne se contente pas d’écouter la version officielle des évêques ou des "laïcs engagés" (c’est à dire bien souvent… rémunérés par les diocèses ou les paroisses ) selon laquelle en Suisse comme en France « il n’y a pas de vraies demandes » ou bien selon laquelle « ce qui a été mis en place depuis le 7 juillet 2007 répond à la demande » ou encore « la majorité des fidèles ne souhaite pas cette liturgie dans les paroisses », les résultats sont quelque peu différents.

Voilà de quoi nous encourager dans notre travail d’information et de libération de la parole des fidèles.


3) 42 % des catholiques pratiquants suisses n’ont pas entendu parler du Motu Proprio de Benoît XVI… près de quatre ans après sa publication (pourcentage qui grimpe à 61 % sur l’ensemble des sondés se déclarant catholiques). Ce chiffre, comparable à celui du Portugal, est la conséquence de la loi du silence qui règne autour de la liturgie traditionnelle en Suisse. de silence à lui seul en dit long sur le manque de zèle de l’épiscopat suisse à faire connaître auprès des fidèles le Motu Proprio de Benoît XVI.

Ce résultat lamentable confirme qu'il est vain d'attendre que l'application du Motu Proprio de Benoît XVI se fasse d'elle-même. En effet, là où les fidèles s’expriment et s’organisent en associations, blogs, forums et sites internet, le Motu Proprio est d’avantage connu, d'où l’importance de la mobilisation des fidèles pour faire avancer le Motu Proprio dans les paroisses. Nous y voyons pour notre part une invitation pressante à redoubler nos efforts d’information du public.


4) Avec un pourcentage élevé (un sur deux) de pratiquants ne trouvant « pas normale » la coexistence des deux formes du rite romain, la Suisse fait figure d’exception par rapport aux autres pays déjà sondés. Ce résultat s’explique en grande partie par le progressisme militant et agressif qui caractérise une grande partie du catholicisme suisse et qui vaut aux évêques jugés trop orthodoxes de se retrouver au bord de la démission ou de la mutation.

Ce chiffre doit en outre être analysé au regard du faible pourcentage de fidèles ayant connaissance du Motu Proprio. Les 42 % de pratiquants qui ignorent que le Pape a rappelé que la forme extraordinaire du rite romain n’avait jamais été interdite peuvent difficilement juger possible la coexistence des deux formes de l’unique rite romain et encore plus difficilement souhaiter l'enrichissement mutuel des deux formes du rite romain.

On ne peut aimer que ce que l’on connaît. Et que ce que l'on sait accepté par les autorités légitimes, nous enseigne la sagesse populaire…


5) En dépit de la très forte polarisation de l'Église suisse et du bruit fait par les « catholiques critiques » qui veulent la peau de Mgr Huonder, un suisse pratiquant sur trois est disposé à vivre sa foi au rythme de la liturgie traditionnelle libérée par le Saint-Père. Cela confirme l'existence, en Suisse comme ailleurs, d'une forte composante de catholiques silencieux, désireux de pouvoir bénéficier, dans le cadre paroissial, non seulement des bienfaits du Missel du Bienheureux Jean XXIII mais aussi de la réforme de la réforme que désire Benoît XVI.

Ce sondage met une nouvelle fois en lumière un constat déjà fait à maintes reprises : traiter la question de l’application du Motu Proprio à travers celle de la demande exprimée est au mieux une méconnaissance grave des aspirations des fidèles au pire un procédé déloyal qui n’a d’autre but que celui d’empêcher le texte de Benoît XVI de s’appliquer. Au vu de l’attitude de la Conférence des évêques suisses qui a soumis en septembre 2007 la possibilité pour un prêtre de célébrer la forme extraordinaire du rite romain à… l’autorisation de l’évêque (voir notre lettre n°279) et au vu du nombre ridiculement bas de fidèles ayant connaissance du Motu Proprio en Suisse, qu’il nous soit permis de pointer du doigt la responsablitité de l'épiscopat helvétique dans cet “enfouissement” du texte pontifical.


6) Ce sondage concerne la Suisse. Il va être très intéressant sur un point particulier : l’écho qu’il va susciter.

En effet, il faut souligner un phénomène extrêmement curieux qui concerne la France. On est aujourd’hui totalement sorti du triomphalisme de type célébration de la « nouvelle Pentecôte ». Désormais, on trouve dans les médias religieux de nombreuses études concernant l’état particulièrement critique du catholicisme français, études auxquelles correspondent des rapports régulièrement établis par les instances épiscopales. Le tout, pour faire très bref, se concentre sur un taux dramatique, celui d'une pratique dominicale hebdomadaire qui ne concerne plus que 4% des Français (et à peine 10% de ceux d'entre eux qui se disent catholiques). En revanche, étrangement, on ne trouve pratiquement nulle part, en France, d’analyse sur les tendances internes de ce « petit reste » au milieu d’une société indifférente.

Or, Paix liturgique publie, lettre après lettre, des éléments d’analyse sur la “température” de ce catholicisme devenu minoritaire. Ces données suscitent - nous le savons par les nombreux retours qui nous parviennent - le plus grand intérêt, et souvent un prodigieux agacement. Mais le climat idéologique reste d’une telle prégnance que le silence des médias spécialisés est quasi total. Qu’il s’agisse de la divulgation de nos sondages indépendants, professionnels, successifs et concordants, qu’il s’agisse des états réguliers, fondés sur des enquêtes précises, que nous publions sur les séminaires de France, nous fournissons un matériau d'analyse sans équivalent dont l’écho est, inexpliquablement et malheureusement, pratiquement nul.

Si nos sondages internationaux, notamment ceux de Grande Bretagne et d’Italie, ont largement été repris dans les médias spécialisés et généralistes locaux, nos sondages français n'ont en revanche pas suscité le moindre mot en France, tant dans la presse religieuse que dans la presse profane.

Est-ce parce que nos sondages sur le Motu Proprio, et nos études sur le « personnel Motu Proprio » (vocations et séminaristes) montrent de façon évidente que, dans une dizaine d’années, ce qui reste de catholicisme en France sera de tendance traditionalisante ? Ce qui, après plus de 40 ans de réforme liturgique (et de réforme catéchétique, et de réforme de la formation des prêtres, etc.) a de quoi être en effet un peu dérangeant.

Quoi qu'il en soit, les responsables ecclésiastiques et les médias catholiques continuent à pratiquer la politique de l’autruche- si ce n'est celle de l'omerta - mais au second degré : certes, on reconnaît que le catholicisme est devenu un fait social minoritaire dans notre pays mais on masque qu’au sein de ce catholicisme se manifeste un profond désir de « retour à la tradition » (liturgie, catéchisme, etc.). Et qu’à cette aspiration correspond – les chiffres le prouvent – une fécondité en termes de vocations.

C’est donc pour nous, témoins affligés de la cécité volontaire des responsables du catholicisme français et de leur presse, une expérience intéressante : comment va réagir la presse catholique suisse ?


7) Comme pour tous nos précédents sondages, les résultats de ce sondage effectué en Suisse seront remis au Saint-Père notre pape Benoît XVI.


Cool Ce sondage a coûté la somme de 4 200 € TTC. Si vous souhaitez participer à son financement et nous aider à continuer notre travail d’information, vous pouvez adresser votre don à Paix liturgique, 1 allée du Bois Gougenot, 78290 CROISSY-SUR-SEINE en libellant votre chèque à l'ordre de Paix liturgique ou par virement : IBAN : FR76 3000 3021 9700 0500 0158 593 - BIC : SOGEFRPP. Par avance nous vous remercions de votre contribution !

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Re: La Sainte Eglise de Dieu - Motu Proprio "Summorum Pontificum" et l'Instruction « Universae Ecclesiae » du Vendredi 13 mai 2011

Message par Hercule le Dim 8 Mai - 16:09

http://www.perepiscopus.org/summorum-pontificum/mgr-aillet-sera-au-colloque-romain-sur-summorum-pontificum

Mgr Aillet sera au colloque romain sur Summorum Pontificum
Posté par Maximilien Bernard dans Summorum Pontificum le 05 7th, 2011 |
Paix Liturgique nous parle du prochain colloque romain sur le Motu Proprio Summorum Pontificum, qui aura lieu la semaine prochaine :

Dom Folsom, supérieur des bénédictins de Nursie, Mgr Schneider, évêque auxiliaire d’Astana, Mgr Pozzo, secrétaire de la Commission Ecclesia Dei, Don Nicola Bux, consultant du Saint-Siège, les Franciscains de l’Immaculée, la Fraternité Saint-Pierre qui assurera une grande partie du service liturgique en l’église de la Trinité des Pèlerins, l’Institut du Christ-Roi intervenant lors de la messe à Saint-Pierre : voici les ingrédients du troisième colloque sur le Motu Proprio Summorum Pontificum qui se tiendra à Rome la semaine prochaine (du 13 au 15 mai) sous la houlette du père Nuara, officiel de la Commission Ecclesia Dei.

Le colloque est organisé en trois temps. Le premier temps, le vendredi 13 mai après-midi, est réservé aux prêtres, séminaristes et religieux. Il comprendra une conférence de Dom Folsom sur la place de la liturgie dans la vie sacerdotale et se conclura par les vêpres pontificales célébrées par Mgr Schneider.

La journée de colloque elle-même, se déroulera le samedi 14 dans un cadre beaucoup plus institutionnel que celui des deux premières éditions puisque les participants se retrouveront dans les murs de l’université pontificale Saint-Thomas-d’Aquin, le fameux “Angelicum”. Les conférences principales seront tenues par le cardinal Cañizares, Préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements (sur le thème “La liturgie sacrée, vie de l’Église”) ; par Mgr Aillet, évêque de Bayonne (“Esprit de la liturgie, liturgie de l’Esprit”) ; et par le cardinal Koch, Président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens (“La liturgie traditionnelle de l’Église, pont œcuménique”). Si le cardinal Cañizares et Mgr Aillet sont connus pour leur adhésion à la réforme de la réforme voulue par le Saint-Père, c’est néanmoins la première fois comme évêque, depuis son livre écrit alors qu’il était encore vicaire général de Toulon, Un événement liturgique ou le sens d’un Motu Prorio (Tempora, 2007), que l’évêque de Bayonne affiche aussi publiquement son intérêt pour la liturgie traditionnelle de l’Église. Quant au cardinal Koch, sa conférence est très attendue car elle va donner un imprimatur romain à un argument méconnu en faveur de la liturgie extraordinaire : sa capacité à rapprocher de l’Église catholique un certain nombre de frères séparés, demeurés fidèles à une liturgie digne et théocentrée, comme les orthodoxes et les luthériens notamment. Ce sera aussi la première fois que le prélat helvétique s’exposera aussi clairement en défense du texte pontifical, ce qui n’est pas rien eu égard aux tensions qui traversent l’Église suisse.

Le dernier temps du colloque sera constitué par la messe au faldistoire (c’est-à-dire au « fauteuil », le trône était réservé à l’évêque du lieu, qui est ici le Pape) que célébrera le cardinal Cañizares le dimanche matin en la basilique Saint-Pierre du Vatican. Le cardinal célébrera de bonne heure (8 heures) mais sur l’autel de la Chaire de Saint-Pierre. Ce sera donc la première messe traditionnelle célébrée publiquement dans la nef principale de la basilique depuis le Concile (l’historien Luc Perrin se plaît à rappeler aussi souvent qu’il le peut que la « messe du Concile », de 1962 à 1965, était la messe de Saint-Pie-V, puisque la messe de Paul VI ne date que de 1969). En 2009, c’est seulement dans la chapelle fermée du Saint-Sacrement que le cardinal Burke, qui n’était encore qu’archevêque avait officié. Soulignons que l’ensemble des officiels de la Commission Ecclesia Dei seront ministres liturgiques lors de la cérémonie, tel Mgr Descourtieux, chargé de la section francophone. Le cérémoniaire sera le chanoine Guitard de l’Institut du Christ-Roi et le chœur sera dirigé par le cardinal Bartolucci, ancien directeur du Chœur de la Chapelle Sixtine. Et on remarquera aussi la présence, comme « familiers » (c’est-à-dire membres de la « famille » liturgique) du Pontife, de Mgr Nicolas Thèvenin, protonotaire apostolique et de Mgr Marco Agostini, l’un des cérémoniaires pontificaux.

[...] La présence de Mgr Aillet est un signe encourageant pour les catholiques de France sensibles à la liturgie traditionnelle de l’Église. Elle confirme que le texte de Benoît XVI a bel et bien fait tomber un tabou et réparé une longue injustice. Nous ne pouvons que réaffirmer une nouvelle fois notre reconnaissance sincère envers le Saint Père et lui renouveler toute notre affection dévouée.

Hercule

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