Le GRAND PAPE, le GRAND MONARQUE et HENRI V de la CROIX, le NOUVEAU ROI de FRANCE
Inscrivez-vous afin de lire et répondre plus facilement Smile

Le passé de Maria Simma

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Le passé de Maria Simma

Message par lucienne1 le Lun 10 Déc - 22:46

LE PASSÉ DE MARIA


Pourriez-vous me parler un peu de votre enfance et de votre jeunesse ?

À trois reprises, j’ai voulu entrer au couvent. Encore enfant, j’avais déjà dit à ma mère que je ne n’allais pas me marier. Elle avait répondu: « Attends simplement d’avoir vingt ans et je te reposerai la question. » - « Non maman, tu ne me verras pas mariée. C’est bien décidé. Ou j’entrerai au couvent, ou alors j’irai travailler quelque part où je peux aider les gens. »
C’est ma mère qui s’occupait toujours beaucoup des Pauvres Ames, et même quand j’allais à l’école je m’en suis occupée aussi beaucoup moi-même. Plus tard, j’ai décidé de tout faire pour elles. Alors, en quittant l’école, je me suis dit « Bon, je vais entrer au couvent. C’est peut-être ce que Dieu attend de moi ».
Alors à dix-sept ans je suis entrée au couvent du Cœur de Jésus, à Hall, au Tyrol. Déjà au bout de six mois elles m’ont dit: « On vous le dit tout de suite, vous êtes trop faible pour nous. »
Voyez-vous, à huit ans, j’avais fait une pleurésie et une pneumonie, et à cause de ça, j’étais un peu en retard physiquement. Alors au bout d’un an j’ai dû partir, mais la Mère Supérieure m’a bien dit : « Je suis sûre que vous êtes appelée à un ordre religieux, mais attendez deux ou trois ans et, lorsque vous serez plus forte, entrez dans un ordre plus facile, peut-être un ordre cloîtré ». À partir ce jour, je me disais : « Un ordre cloîtré ou rien du tout. Non, je n’attendrai pas. Je veux y aller immédiatement ».
Le deuxième couvent était à Thalbach, près de Bregenz, chez les Dominicaines. Après seulement huit jours elles m’ont dit: « Vous êtes beaucoup trop faible pour nous, vous devez encore partir ». Puis j’ai entendu parler des Sœurs missionnaires. « La Mission, voilà ce que je veux. C’est pour ça que les deux autres n’étaient pas pour moi. » Alors je suis allée chez les Sœurs franciscaines de Gossau, en Suisse. « Oui, vous pouvez venir. » Mais j’ai dû leur dire que j’étais déjà entrée dans les deux autres et qu’ils m’avaient renvoyée tous les deux. Alors on me donnait toujours les travaux les plus pénibles et les autres postulantes me demandaient : « Pourquoi est-ce que vous êtes toute seule pour faire ça? Nous, on ne le supporterait pas. » - « Vous allez voir, le Seigneur va m’aider. C’est très bien comme ça, je ferai tout ce qu’on me demandera. » Et puis un jour, on m’a dit : « Aujourd’hui, vous pouvez rester ici et faire quelque chose de plus léger. » Alors, j’ai pensé : « Ou bien je dois partir, ou alors elles ont vu que je pouvais le faire ». Mais quand la maîtresse des novices a descendu l’escalier, elle m’a regardée avec un tel air de pitié que j’ai compris immédiatement : « Oh! je vais devoir partir. » Elle est venue vers moi et m’a dit: « Je dois vous dire quelque chose. » - « Ouais, je sais; il faut encore une fois que je m’en aille, hein ? » - « Qui vous l’a déjà dit ? » - « Oh! je l’ai vu à votre air. » - « Oui, vous êtes trop faible pour nous. » Alors j’ai décidé que si je ne pouvais pas rester ici, je n’irais nulle part. Ce n’était donc pas la volonté de Dieu que j’entre au couvent. Et je dois dire qu’à partir de ce jour mon âme a beaucoup souffert. Je suis devenue impatiente et j’ai dit à Dieu: « Eh, mon Dieu, ce sera Votre faute si je ne fais pas Votre volonté ». Mais ce que je ne savais pas, c’est qu’on n’a pas à exiger de Lui des miracles. J’étais encore jeune. Je pensais souvent que Dieu essayait de me montrer ce qu’Il attendait de moi, mais que je ne pouvais pas Le voir. Je continuais à m’attendre à trouver une note écrite cachée quelque part sous une meule de foin.
Maria, vous dites que votre mère s’occupait beaucoup des Pauvres Ames. Qui sont ces Pauvres Ames et qu’est-ce que vous voulez dire quand vous dites qu’elle s’en occupait beaucoup ?

Les Pauvres Ames sont toutes les âmes des disparus qui ne sont pas encore entrées au Ciel, les âmes qui sont encore au Purgatoire. Ailleurs on les appelle les Saintes Âmes ou les Âmes Choisies, et d’un point de vue biblique ces termes sont plus justes que les Pauvres Ames. Mais « Pauvres » n’est pas inexact parce qu’elles dépendent entièrement de nous et que les pauvres sont véritablement dépendants des autres.
De toute façon, ma mère priait beaucoup pour elles; elle faisait beaucoup de belles choses et les gardait toujours dans son cœur. Elle disait toujours à ses enfants que si jamais on avait besoin d’aide pour n’importe quoi, on devrait le demander aux Pauvres Ames parce qu’elles sont nos aides les plus reconnaissantes. Ma mère était aussi très proche de Jean-Marie Vianney, le saint Curé d’Ars, et faisait souvent des pèlerinages à Ars. Aujourd’hui, je suis à peu près certaine que ma mère a dû elle aussi rencontrer des âmes d’une façon ou d’une autre, mais sans le dire à ses enfants.
Alors quand ça a commencé, en 1940, j’ai vite compris que c’était ce que Dieu voulait que je fasse. La première âme est venue vers moi quand j’avais vingt-cinq ans. Le Seigneur m’avait fait attendre jusque-là.

Vous dites que l’âme d’un disparu est venue vers vous. Voulez-vous dire qu’elle est venue dans votre chambre vous rendre visite ?

Oui, et c’est ce qu’elles font encore aujourd’hui. De 1940, quand ça a commencé, jusqu’en 1953, il en venait deux ou trois par année, et la plupart durant le mois de novembre. A cette époque je travaillais à la maison ou avec des enfants; j’ai aussi été servante dans une ferme en Allemagne, et puis ici dans un village voisin. Ensuite, au cours de l’Année Mariale de 1954, j’ai eu toutes les nuits la visite d’une âme. Et en ce qui concerne ma santé, je dois dire que je remercie Dieu, elle s’est améliorée avec ce travail. À l’occasion, quand il se passe beaucoup de choses, je dois bien ralentir un peu; mais en général, la santé est bonne. Et combien de fois j’ai remercié Dieu de ne pas m’avoir laissé entrer au couvent! Dieu nous donne toujours ce qu’il faut pour faire Sa volonté.
Maintenant, depuis bien des années, je donne des conférences. Une dame allemande organise ces réunions et me conduit en voiture. Elle m’appelle pour me dire : « Tel ou tel jour, est-ce qu’il vous est possible de venir dans telle ou telle ville ? » Et déjà la première où j’ai été invitée, je n’ai pas pu y aller parce que quelqu’un devait venir ici. La plupart du temps les conférences se passent bien, mais il est vrai que je dois endurer beaucoup de choses de la part des prêtres modernes. Les croyants plus âgés et la plupart des vieux prêtres croient tout ce que je dis.

Et pourquoi est-ce que cela vous est arrivé, d’après vous ?

Je ne sais pas exactement. Comme je l’ai dit, j’ai toujours voulu donner ma vie à Dieu et c’est pourquoi la prière est devenue très importante pour moi, et j’ai également beaucoup prié et fait beaucoup de choses pour les Pauvres Ames. J’ai aussi fait le vœu à Notre-Dame d’être une âme souffrante spécialement pour les Pauvres Ames. Ça pourrait être une raison. Oui, ça a certainement quelque chose à y voir.


Quelle sorte d’éducation avez-vous reçue exactement, et jusqu’à quel
niveau ?

J’ai terminé l’école primaire. À cette époque, la loi nous obligeait à faire l’école primaire, et nous étions pauvres.

Alors à quel âge avez-vous quitté les bancs de l’école ?

Laissez-moi réfléchir. J’avais onze ans; non, douze. Oui, j’en suis sûre maintenant… J’avais douze ans lorsque j’ai quitté l’école pour de bon.

Et vous étiez combien d’enfants dans votre famille ?

J’étais la deuxième de huit enfants, et on n’avait certainement pas les moyens de dépasser l’école primaire. Je me souviens que, plus souvent qu’autrement, il n’y avait que de la soupe et du pain au dîner et au souper.

Je vous interroge sur votre éducation parce que je crois qu’il est important pour moi de savoir exactement d’où vous viennent vos réponses, si elles viennent des âmes qui vous rendent visite, c’est-à-dire surnaturellement, ou si ce sont des opinions que vous vous êtes formées par vos études et votre expérience, et évidemment sous l’influence des personnes qui vous entourent. Pouvez-vous me dire clairement d’où vous viennent vos réponses ?

Oui, je comprends. Toute ma vie tourne autour de cette expérience, mais vous avez raison de vous poser la question. Si je dis : « Les Pauvres Ames m’ont dit… », alors c’est ce que ça veut dire. Si je ne commence pas par ce préambule, vous pouvez alors présumer que c’est mon opinion personnelle. Mais je vous demande aussi de m’aider si vous n’êtes pas tout à fait certain.
Il se pourrait que je néglige de commencer par cette phrase, parce que je rencontre des âmes à peu près trois fois par semaine ces jours-ci; et je pourrais dire aussi que ce sont mes rencontres les plus régulières avec d’autres âmes. Il y a peu de gens vivants que je vois aussi souvent au cours de la semaine, mis à part peut-être quelques voisins ici et à l’église, et mon prêtre. Je vis seule ici, et la plupart des visiteurs qui viennent avec des noms, des questions ou des situations ayant besoin de prières ou d’une aide quelconque, arrivent généralement de très loin.

Je peux donc présumer qu’en raison de votre éducation relativement
modeste, de l’existence humble, simple et retirée du monde que vous menez ici, ce que vous me dites se fonde en majorité sur ce que ces âmes qui vous visitent vous ont dit ?

Oui, c’est exact. On peut dire ça.

lucienne1

Messages : 96
Date d'inscription : 18/11/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum