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Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

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Re: Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

Message par Her le Mar 17 Mai - 20:20

http://www.zenit.org/french

Suisse : Les évêques redisent non à l’euthanasie

Au lendemain du referendum sur le suicide assisté

ROME, Mardi 17 mai 2011 (ZENIT.org) - Au lendemain du referendum sur le suicide assisté qui s'est tenu dans le canton de Zurich (Suisse), les évêques suisses ont redit « non » à l'euthanasie, rapporte Radio Vatican.

Les deux questions proposées pour interdire le suicide assisté ou pour limiter la possibilité de recourir à cette pratique aux seuls citoyens résidents, ont été repoussées à large majorité.

Mais l'Eglise suisse rappelle qu'on ne peut éviter la mort par la mort. Le respect de la vie, à chaque moment de l'existence, doit prévaloir sur ce que les associations pro-euthanasie définissent comme un « droit de mourir dans la dignité ».

Selon la radio vaticane, les évêques suisses ont encore une fois dit « non » à cette pratique et demandent l'interdiction de l'aide au suicide assisté.

Au lendemain du referendum, le porte-parole de la Conférence épiscopale suisse, Walter Müller, a aussi rappelé à l'agence italienne Sir la « prise de position » de la Commission bioéthique des évêques suisses en vue de la consultation.

« C'est une illusion - avaient rappelé les prélats avant le vote - de penser pouvoir exclure la souffrance et la mort de la vie ». « L'assistance au suicide - avaient-ils ajouté - n'est pas une aide » mais contredit « le devoir de protection de toute vie humaine ».

C'est au contraire une aide « de prendre soin » des personnes mourantes en leur offrant un environnement riche de qualités humaines et professionnelles.

Radio Vatican précise qu'en Suisse, près de 200 personnes ont chaque année recours au suicide assisté. Cette pratique, consentie depuis 1941, est admise dans ce pays à condition qu'elle ne soit pas liée à « une raison égoïste » et n'est autorisée que de « manière passive », c'est-à-dire en procurant à une personne les moyens de se suicider.

Marine Soreau
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Re: Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

Message par Her le Jeu 19 Mai - 10:32

http://benoit-et-moi.fr/2011-II/0455009ed20de650f/0455009ee7078a805.html

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LES CHRÉTIENS ET LE VOTE

C'est en Espagne, où le gouvernement zapatérien vient de donner le feu vert à un inquiétant projet de loi sur la "Fin de vie". Mais cela peut sans difficulté s'appliquer à la France. Carlota a traduit un article d'un journaliste espagnol, et une lettre pastorale de l'évêque de Cordoue (16/5/2011)

Les espagnols s'apprêtent à voter pour les élections régionales et municipales le 22 mai prochain.


Carlota:
En attendant la France, on vote bientôt en Espagne (*).
Voici un article d’un journaliste Pablo Molina et la lettre hebdomadaire de l’évêque de Cordoue. Ils évoquent tous les deux à leur manière l’importance de la participation des citoyens aux échéances électorales.
-----------------------

Panique gériatrique
Par Pablo Molina (**) -
Original dans la rubrique opinion du portail “Libertad Digital” .
---------------------

Jusqu’à maintenant, seuls les vieux qui se trouvaient un peu mal en Andalousie et en Aragon, progressisme oblige, couraient le risque que leurs familles demandent aux médecins de leur prescrire une baisse de sédation terminale et de les envoyer dans une autre quartier, mais avec la loi éminente qui légalise l’euthanasie déguisée sous des euphémismes, le gouvernement s’est proposé de transformer le pays entier en pièges à rat pour le troisième âge.

Si en Hollande il y a eu un exode des petits vieux vers la frontière allemande pour éviter la mort prématurée, ici il peut arriver la même chose, si ce n’est avec la difficulté de ce que le territoire est plus vaste et qu’il y a beaucoup de provinces éloignées de la frontière. Avoir plus de soixante-dix ans, vivre à Soria, et avoir tendance aux rhumes hivernaux va grâce à Zapatero devenir un sport à risque, particulièrement si au lieu d’une famille, on a une bande de vautours qui veulent hériter (**)

Aucun malade en phase terminale n’a besoin aujourd’hui en Espagne d’une loi pour mourir “dignement” comme celle de la Pajín (ndt: Mme Leire Pajín Iraola, actuel ministre espagnol de la Santé, née à Saint Sébastien en 1976), car les médecins connaissent largement les méthodes pour éviter la souffrance inutile et en outre les appliquent de façon à ce que les derniers jours de ces malades se passent en paix, sans douleur et entourés de l’amour des leurs.

Mais comme à chaque fois que les socialistes imposent une norme, l’objectif de cette loi n’est pas de résoudre un problème brûlant mais d’augmenter la contrainte étatique pour que les droits des citoyens, même le plus élémentaire, ne dépendent pas de leur volonté mais de l’état. Ils l’ont déjà obtenu avec le droit à vivre des bébés non nés et maintenant ils prétendent assurer la fermeture du cercle avec cette loi de l’euthanasie qui a déjà fait ses premiers pas pour obtenir une lettre confirmant son côté naturel d’ici quelques mois.

Les socialistes d’abord essaient que tu ne naisses pas. Si tu arrives à naître, ils te soumettent à un lavage de cerveau durant toute ta vie académique pour te transformer en zombie moral qui ne raisonne que sous leurs prémisses. Si tu arrives à devenir vieux ils te volent jusqu’à te laisser une pension de misère. Et si au comble de l’entêtement tu arrives à en réchapper et à te façonner une fin de vie confortable, ils menacent maintenant de t’ôter la vie à la moindre occasion.

Être ouvrier et voter socialiste c’est faire partie des crétins comme le démontre la réalité. Avoir plus de soixante-dix ans et voter à gauche, à partir d’aujourd’hui, aussi. (***)

----------------------
Notes de la traductrice:

* Le 22 mai prochain les Espagnols vont se prononcer sur leurs représentants au niveau des municipalités et des régions dont l’autonomie leur concède des pouvoirs beaucoup plus importants qu’en France.

** Pablo Molina est un journaliste et écrivain qui est membre de l’Institut Juan de Mariana, un organisme espagnol indépendant, réservoir d’idées au service d’une société libre. Le nom de cet institut est celui d’un célèbre jésuite espagnol historien et économiste (1536-1624) de l’école de Salamanque qui dénonça notamment la politique monétaire malhonnête de certains ministres de son époque (De monetae mutatione).

*** Sans vouloir bien évidemment considérer les Espagnols plus version vautours que d’autres, l’on peut craindre que parmi une population très vieillissante et à la « natalité négative », les générations plus jeunes, de moins en moins élevées dans certains principes de charité chrétienne, et soumises à un terrible taux de chômage, la solidarité intergénérationnelle se fragilise. La « pyramide » des âges est désormais plutôt un chêne au feuillage fourni et où les femmes espagnoles ont leur premier et souvent seul enfant à 30 ans – Taux natalité 1.38). Les finances des personnes âgées espagnoles ne sont pas, non plus, celles des Hollandais allant s’installer dans les maisons de retraite allemandes.




Ce qu’un chrétien demande à un homme politique
Par Mgr Demetrio Fernández, évêque de Cordoue, Espagne – mai 2011
(original ici )
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Nous sommes en pleine campagne électorale qui nous conduira aux urnes le 22 mai prochain.
De cette façon nous prenons tous part d’une manière particulière à la vie de la cité, que nous devons construire entre nous tous. Le chrétien n’est pas « de trop » mais au contraire les élections l’intéressent vivement parce qu’il est citoyen de ce monde dans lequel sa foi l’invite à l’engagement pour les choses de ce monde, avec la perspective du ciel.

D’abord nous exprimons aux hommes politiques de l’estime pour leur travail. La politique est une tâche noble, qu’on assume pour construire le bien commun. Si l’on place en avant ses intérêts propres ou de parti, on corrompt la politique. La quote-part de pouvoir qu’on atteint avec le soutien de ses votants est là pour servir à améliorer la société du point de vue d’un monde plus juste et plus humain.

Le moment concret que nous vivons nous porte à souhaiter du travail pour tous. Cordoue est l’endroit en Espagne avec les indices de chômage les plus élevés de toute l’Espagne (*). À Cordoue par conséquent un effort spécial est nécessaire pour doter la ville et la province d’abondants postes de travail. Le travail est le milieu où se développe et se projette une personne, où elle construit avec ses semblables un monde meilleur. Le travail donne de la dignité à la personne parce qu’elle le fait co-responsable. Du travail découle le salaire avec lequel une personne soutient sa famille. Le travail, par conséquent n’est pas produit brut ni ne doit se mesurer simplement au vu de ses résultats économiques. Le centre du travail c’est la personne. Quand il n’y a pas de travail la personne est en danger. Nous demandons que les plus grands efforts s’orientent dans ce sens pour atteindre un vivre ensemble pacifique basé sur la justice. Il y a beaucoup d’autres besoins spécifiques à chaque ville.

Un chrétien demande aux hommes politiques la promotion de la liberté religieuse dans un état a-confessionnel, où aucune religion n’est officielle mais où l’on respecte le droit de tout citoyen de vivre sa propre foi et de l’exprimer individuellement ou en communauté. La religion n’est pas une gêne pour la citoyenneté, la religion est un facteur de vivre ensemble et de progrès. Nous plaidons pour une laïcité positive, qui reconnaît et respecte l’autonomie de la société civile et incorpore le meilleur de la religion dans la vie de tous. L’Église catholique n’est pas un parasite mais un des principaux bienfaiteurs de la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui. S’occuper des besoins de l’Église n’est pas un privilège ou une relique du passé mais un droit qu’ont les baptisés, qui ne sont pas des citoyens de seconde zone du fait de leur condition de croyants.

Nous les catholiques, dans notre société, nous ne sommes pas une minorité ethnique, - toujours très respectable, mais nous représentons 92% de la population actuelle espagnole, qui ne voulons rien imposer à personne, mais qui demandons en même temps qu’on respecte nos droits. L’attention pour le patrimoine historique de nos églises qui peuvent s’effondrer si nous ne les restaurons pas, le droit des parents à l’éducation catholique de leurs enfants et à ce qu’on respecte leurs convictions à l’école publique, le soutien aux œuvres de bienfaisance pour les personnes âgées et les pauvres de toutes catégories, sont autant d’autres droits, non des privilèges que nous les chrétiens nous réclamons à nos hommes politiques.

La promotion de la natalité et la défense de la famille ainsi que de la vie depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle est aujourd’hui un défi de la première importance pour ceux qui travaillent dans le domaine de la chose publique. C’est dans ce domaine que nous jouons l’avenir de notre société. Les jeunes ne regardent pas le futur avec de l’espoir parce que nous leur offrirons du pain et des jeux (aujourd’hui préservatif et boissons à volonté) mais parce que nous leur offrons des valeurs plus élevées et de la stimulation pour le dépassement personnel. Ils sont capables de beaucoup plus, ne les dégradons pas.

Un chrétien se présente devant les urnes après avoir demandé que Dieu l’éclaire et le conseille bien. Le vote doit être responsable, parce que, avec notre vote nous contribuons au bien commun. Que dans toutes les paroisses s’élèvent des prières pour ces intentions, qui nous affectent tous.

Recevez mon affection et ma bénédiction

+ Demetrio Fernández, évêque de Cordoue.

----------------------
Note de la traductrice:

(*) Taux de chômage espagnol d’environ 20% soit deux fois plus que la moyenne des pays de l’union européenne et supérieur de 5 points à celui de la Grèce pourtant mal en point. Dans la province de Cordoue, le chômage touche 30% de la population active. Les chômeurs ne sont plus ces paysans sans terre faiblement alphabétisés dont les documents sur les années trente ont beaucoup parlé mais sont issus de tous les niveaux sociaux et notamment de la classe moyenne née du franquisme. Certains ont des diplômes y compris de haut niveau technique (ingénieurs, architectes, etc). Les 20-30 ans espèrent beaucoup de l’Allemagne et des nouvelles dispositions permettant la venue de travailleurs étrangers. Espoir d’ailleurs aussi partagé par de nombreux Polonais et travailleurs des pays de l’Est. L’on parle bien évidemment déjà de « fuite des cerveaux » toujours calamiteuse pour l’avenir des pays qu’ils soient au non européens.
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Re: Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

Message par Her le Jeu 26 Mai - 21:21

http://www.zenit.org/

France : Tournée de l’ADV contre l'euthanasie

Débat sur la pratique et la légalisation de l’euthanasie

ROME, Mercredi 25 mai 2011 (ZENIT.org) – L’Alliance pour les Droits de la Vie (ADV) organise une tournée intitulée "Maitriser la mort", ayant comme toile de fond le débat sur la pratique et la légalisation de l’euthanasie, rapporte « Gènéthique », la synthèse de presse de la Fondation Jérôme Lejeune.

L’objectif principal de ces conférences est d’apporter des éclaircissements et des éléments de réflexion sur ce sujet qui constitue "entre la culture de la toute puissance et celle de la vulnérabilité, un choix de société crucial", comme l'indique le délégué général de l’Alliance pour les Droits de la Vie Tugdual Derville.

L’ADV alerte sur le risque permanent de la pratique de l’euthanasie, notamment par l’arrêt d’alimentation et d’hydratation. La loi sur la fin de vie de 2005 n’a en effet pas écarté une possible légalisation de l’euthanasie et, devant les récents débats parlementaires, l’ADV se mobilise : "nous entrons dans une année préélectorale à hauts risques et il faut montrer que l’euthanasie est une pratique injuste et régressive", précise encore Tugdual Derville.

Ayant pour volonté "d’éclairer, rassurer et mobiliser le public", l’ADV espère apporter une formation complète à ses auditeurs grâce à des intervenants placés au cœur du débat : la sénatrice Marie-Thérèse Hermange, le philosophe Fabrice Hadjadj, Anne-Marie Trébulle de la Maison Médicale Jeanne Garnier. Les soirées de la tournée se dérouleront dans toute la France et en Belgique de la mi-mai à début juin (Amiens : 23 mai, Caen : 25 mai, Metz : 30 mai, Perpignan : 7 juin, Paris : 8 juin, Bruxelles : 9 juin).
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Re: Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

Message par Her le Ven 27 Mai - 17:44

Déjà plus de 760 participants aux premières soirées !

Tournée 2011 de l’Alliance pour les Droits de la Vie

Avec le docteur Xavier MIRABEL et Tugdual DERVILLE


Maîtriser la mort ?

Du débat de société à la question intime


Participez à l’une des 7 soirées-étapes à 20h30

Amiens (23 mai – Salle Dewailly), Caen (25 mai –Centre de Congrès), Metz (30 mai- Salle de l’Hôtel de Ville),
Montpellier (6 juin – Salle Nogaret), Perpignan (7 juin – Palais des Congrès),
PARIS (8 juin au Casino de Paris- Attention : soirée exceptionnelle autour de 7 grands témoins), Bruxelles (9 juin – A 20h)

Soirée autour de deux grands témoins et experts de la fin de vie :
· Le docteur Xavier MIRABEL est médecin cancérologue. Président de l’Alliance pour les Droits de la Vie et coordonateur médical du site SOS fin de vie, il a été auditionné à trois reprises à l’Assemblée nationale et au Sénat, dans le cadre du débat sur la fin de vie. Il a participé à l’ouvrage collectif Euthanasie, les enjeux du débat (Dir. Etienne Montero).
· Tugdual DERVILLE a travaillé dans une association humanitaire d’aide aux personnes âgées, avant de devenir délégué général de l‘Alliance pour les Droits de la Vie. Il est à l’origine du site SOS fin de vie qu’il anime. SOS fin de vie écoute et accompagne des personnes confrontées à des fins de vie ou à des deuils difficiles. Il est l’auteur du Bonheur blessé (CLD Editions)

Quelles réponses apporter aux les souffrances de la fin de vie ?
Peut-on préparer, accompagner ceux qui vont mourir ? Jusqu’où aller et quand s’arrêter ?
Quels rites de deuils vivre ou réinventer pour qu’une disparition ait un sens pour ceux qui restent ?
Entre acharnement thérapeutique et euthanasie, quelle issue ?
Témoignages – Expériences –Eclairages- Reportages

Entrée libre, dans la limite des places disponibles.

Retrouvez le programme de la Tournée 2011 sur www.adv.org
Pour toute information : Tél : 01 45 23 08 29

En partenariat avec l’IEB (Institut européen de bioéthique), Convergence soignants soignés, SOS fin de vie, le Comité Protestant pour la Dignité Humaine
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Re: Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

Message par Her le Sam 4 Juin - 13:10

http://ofildelo.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/06/02/eutahnasie-et-franc-maconnerie.html

O fil de lo

02.06.2011
Euthanasie et Franc-Maçonnerie...

En parcourant les Blogs, je suis tombé sur celui de Plumeplume et sur son plaidoyer en faveur de l'Euthanasie...
J'avoue que le sujet est vaste, qu'il nous interroge personnellement et de manière intime, mais aussi pour nos proches.
Aimerions-nous pouvoir maîtriser notre mort, mourir dignement ou accepter de souffrir inutilement juste pour respecter certaines croyances ??
Je pense que le débat mérite d'être lancé mais contrairement à ce que vous pourriez penser je n'y prendrai pas part même si pour être franc je dirais qu'à première vue je serais pour.
Non, je vais vous indiquer un lien que je vous invite à lire histoire de mieux comprendre ce qui anime certains ici. Voici ce lien :
http://www.ichtus.fr/article.php3?id_article=275
Extrait :
"L’ADMD entretient de nombreux liens avec la franc-maçonnerie.
Henri Caillavet est maçon, fils de maçon et père de maçon. Initié en 1935, il est reconnu comme une figure influente du Grand-Orient. Selon le socialiste Jean-Pierre Masseret, "Caillavet a été le dernier grand maçon en politique. Le dernier élu dont l’action politique était totalement en phase avec son identité de maçon" [5]. Rationaliste, athée, de sensibilité radicale, il a été pendant 38 ans tour à tour député, sénateur, ministre, et parlementaire européen, et en a profité pour livrer tous les combats en faveur de la culture de mort : homosexualité, avortement, euthanasie, réforme du divorce, etc... Il revendique avoir toujours agi en franc-maçon : "Aujourd’hui, les frères parlementaires obéissent en premier à leur parti. Moi, je me réclamais d’abord de mes valeurs humanistes et laïques. J’étais un maçon au parlement" [6] .

Dans le comité de parrainage de l’ADMD, on trouve Patrick Kessel, un journaliste, ancien membre de plusieurs cabinets ministériels, qui est aujourd’hui président d’honneur du Comité Laïcité République (comme Henri Caillavet d’ailleurs) et ancien Grand maître du Grand-Orient. Patrick Kessel est connu pour avoir beaucoup milité contre la venue du pape à Reims en 1996 et relate cet engagement dans un ouvrage Marianne je t’aime publié pour l’occasion. Il était présent à Valmy le 22 septembre 1996 en signe de protestation, accompagné de nombreux francs-maçons de différentes loges à l’appel du Grand-Orient qui avait organisé cette manifestation.

Enfin, toujours dans le comité de parrainage de l’ADMD, notons la présence de Pierre Biarnès, membre du Grand-Orient et sénateur communiste des Français d’outre-mer, qui a déposé au Sénat deux propositions de loi en faveur de l’euthanasie (en 1997 et 1999) qui n’ont jamais encore été discutées. Résumant sa philosophie, il explique : "Quel acte plus important pour un vivant que choisir sa façon de mourir ? L’homme n’est pas maître de sa naissance. Qu’il puisse l’être de sa mort" [7].

Entendons nous bien, je vous l'ai dit, mon propos n'est pas de prendre position pour ou contre l'Euthanasie et surtout pas d'emboîter le pas à des assoss Cathos mais juste de montrer l'hypocrisie de certains qui, sous couvert de philosophie, introduisent dans nos esprits des doses de propagande qui visent à avancer leurs pions sans avoir l'air d'y toucher.

Evidemment si on ne cherche pas précisément à connaître la source de ces "philosophes", non seulement il nous manque une partie importante des pièces du puzzle, mais JAMAIS nous ne pourrons savoir qui ils (elles) sont. Moi j'ai eu envie de savoir mais dans un but très précis, démontrer que ce que je dis (Il existe ici une nébuleuse dont les membres sont liés par autre chose qu'une simple amitié virtuelle comme aimerait nous le faire croire Caquedrole. Ils le sont au travers d'une certaine "fraternité" et ils se reconnaissent entre eux par quelques signes imperceptibles pour un profane non averti, je dis bien : non averti !) ne repose pas sur une vue de l'esprit mais sur de "lourdes" présomptions".

Non, non, il ne peut s'agir d'une simple coïncidence !...
C'est important car ça nous permet de mieux comprendre pourquoi cette "nébuleuse" se retouve unie comme les doigts de la main pour fondre comme un seul homme ou femme sur celui ou celle qui aurait l'audace d'expliquer le processus engagé, processus qui nie au profane jusqu'à son existence. Pour parvenir à l'éliminer, les moyens les plus vils sont utililisés ; ici ça s'arrête aux insultes, à la calomnie, aux censures et autres escroqueries mais ailleurs ça peut aller jusqu'à l'élimination physique.

Alors j'aimerais beaucoup remercier Plumeplume pour ces merveilleux articles qu'elle a pondu sur l'euthanasie, pas en fonction du sujet lui même mais parce qu'ils m'ont permis de faire cette petite démo qu'il sera difficile de contester.
18:52 Publié dans Science
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Re: Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

Message par Her le Sam 4 Juin - 13:21

http://www.revue-item.com/4315/l’euthanasie-le-senat-et-la-franc-maconnerie/

L’EUTHANASIE, LE SÉNAT ET LA FRANC-MAÇONNERIE
publié dans flash infos le 24 janvier 2011

Lu sur le Bulletin d’André Noël N° 2221:

L’EUTHANASIE, LE SÉNAT ET LA FRANC-MAÇONNERIE

Il est piquant de constater qu’un texte légalisant l’euthanasie a été adopté par la commission des affaires sociales du Sénat au moment même où le gouvernement élabore une loi sur la dépendance, afin que les gens âgés demeurent en vie le plus longtemps possible et dans les moins mauvaises conditions. Car les victimes de l’euthanasie, ce seront non seulement nos anciens, très âgés, malades ou dépendants, mais aussi de plus jeunes, souffrant d’un lourd handicap. S’il y a heureusement des enfants et des proches qui continueraient à s’occuper de leurs vieux parents jusqu’au terme de leur vie avec amour, courage, voire héroïsme, il en est d’autres, malheureusement, qui saisiraient la loi nouvelle pour abréger leurs jours et la charge qu’ils représentent, sous prétexte de mettre fin à leurs souffrances. Ce que nous disons-la se vérifie déjà, hélas ! dans les pays qui ont adopté une telle législation mortifère et que l’on ose nous donner en exemple, sans jamais nous en livrer le bilan, et pour cause !

En Belgique, en Hollande, comme dans la proposition de loi française, on a multiplié les « précautions », les verrous, pour rendre l’euthanasie exceptionnelle. On sait bien par avance, en France, que toutes ces prétendues « précautions » voleraient rapidement en éclats, comme ce fut le cas chez nous avec la loi Veil dépénalisant l’avortement. Selon la loi belge, il faut l’accord de deux médecins pour cette mise à mort mais un cas sur deux n’est pas déclaré et l’accord des médecins est parfois donné par téléphone, sans avoir examiné la personne malade pour se rendre compte de son état ou vérifier son consentement. Les drogues létales sont quasiment en vente libre !

On comprend pourquoi, dans ces pays « avancés », le nombre des euthanasies a augmenté de 250% en cinq ans ; or, bien entendu, il n’y a certainement pas eu une telle explosion de situations dramatiques. La législation belge ne se borne pas à n’évoquer que les cas prétendument « incurables » médicalement ; elle admet que la dépression, le « mal de vivre », peut être un motif légitime d’euthanasie qui, alors, n’est plus qu’un « suicide assisté ». Dans le texte voté par la commission sénatoriale française, l’euthanasie pourrait être pratiquée sur une personne souffrant d’une affection « grave, accidentelle ou pathologique, lui infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée ou qu’elle juge insupportable ».

On le voit, cela peut donc s’appliquer à une dépression nerveuse (« souffrance psychique ») qui peut être transitoire et curable mais il suffirait que le dépressif la « juge insupportable » à un certain moment pour qu’on ne puisse lui refuser la mort ! Cette notion de « souffrance psychique » est l’équivalent de la « situation de détresse » dans la loi Veil qui a entraîné, de fait, par glissements successifs, l’avortement pour simple convenance personnelle.

La situation aux Pays-Bas – pays « pionnier » en la matière ! – est aussi grave, si ce n’est plus qu’elle ne l’est en Belgique.

Au point que l’ordre des médecins allemand s’est ému du nombre sans cesse croissant de personnes âgées de ce pays qui viennent se faire hospitaliser ou qui s’installent dans des maisons de retraite allemandes à proximité de la frontière. Elles craignent que leur entourage ne profite de leur vulnérabilité pour abréger leurs jours ; elles savent qu’en Allemagne, il n’y a pas de loi autorisant l’euthanasie.

Revenons à la France. La proposition de loi criminelle est cosignée par trois sénateurs, Jean-Pierre Godefroy (PS),

Guy Fisher (PC) et Alain Fouché (UMP), chacun d’entre eux, à l’origine, ayant son propre texte. Ces textes, ils ont fini par les fusionner par souci d’efficacité. Bel exemple d’oecuménisme politique dont on aimerait qu’il s’appliquât à autre chose qu’à oeuvre de mort. Mais c’est la règle ! Depuis quelques décennies, sur de tels sujets, les clivages partisans s’atténuent avant de disparaître ; ce fut le cas pour la loi Neuwirth sur la contraception en 1967, la loi Veil sur l’avortement en 1975 Et où se niche un tel consensus idéologique qui ne recoupe pas les frontières des partis ? Dans la franc-maçonnerie, bien entendu !

De fait, c’est une vérité historique que les deux lois que nous évoquons ont été élaborées dans les loges maçonniques avant d’être adoptées par le Parlement. Neuwirth était franc-maçon, tandis que le véritable rédacteur de la loi Veil n’est autre que

Pierre Simon, qui fut longtemps le grand Maître du Grand-Orient.

Dans son livre De la vie avant toute chose ( éd. Mazarine, 1979), il explique le fondement philosophique de ces combats-là : « La bataille de la contraception fut beaucoup plus longue et pénible que la lutte pour l’avortement. Une fois la contraception entrée dans les moeurs et reconnue par la loi Neuwirth, l’avortement fut examiné en son temps. L’avenir nous donna raison. Pour inverser une formule célèbre : nous avions gagné la guerre, il ne nous restait plus qu’à livrerune bataille » (p. 98). Ce combat n’est pas seulement technique, mais philosophique. La vie comme matériau, tel est le principe de la lutte. La révision du concept de vie par la contraception transformera la société dans son intégralité [...]. Ce n’est pas la mère seule, c’est la collectivité tout entière qui porte l’enfant en son sein. C’est elle qui décide s’il doit être engendré, s’il doit vivre ou mourir » (p. 13) « La médecine doit façonner tous les jours un peu plus le visage et le destin des sociétés modernes. Cette intervention des médecins est rendue toujours plus nécessaire [...], les médecins, comme les autres scientifiques, doivent participer très concrètement au pouvoir » (p. 15). Le diable en personne !

C’est évidemment effrayant, cette conception d’une vie qui ne serait qu’un simple « matériau », la société ayant droit de vie et de mort sur la personne humaine. Même les nazis n’auraient jamais osé proclamer ouvertement un tel dogme ! L’euthanasie est la dernière pierre apportée à cet édifice cruel et criminel.

Ce n’est pas un hasard si la proposition de loi a été votée par la commission sénatoriale quelques semaines après que Xavier Bertrand a été nommé ministre de la santé. A-t-il seulement jamais caché son appartenance au Grand-Orient ?

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Re: Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

Message par Her le Mar 7 Juin - 15:49

http://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2011/06/inde-leuthanasie-pour-venir-bout-de-la.html

04 juin, 2011
Inde : l'euthanasie pour venir à bout de la misère ?

Shabeer a 22 ans. Il y a quatre ans, alors qu'il travaillait sur un chantier, il a fait une chute qui l'a laissé paralysé depuis la taille, il est devenu incontinent – et il ne marchera jamais plus. Son traitement coûte 15.000 roupies par mois ; son père gagne 6.000 roupies par mois (environ 90 euros) comme porteur. Le compte est vite fait : avec deux autres fils, l'un avec un petit emploi, l'autre à l'école, la famille n'a pas les moyens de faire face.

Devarmane Khazim, son père, a trouvé une solution. Il vient de déposer une demande à l'hôpital où est soigné son fils pour qu'on lui fasse une piqûre. Une piqûre létale. Puisqu'il n'a pas les moyens de faire guérir son fils, ni même de payer pour son hospitalisation, pourquoi ne pas le faire mourir de manière indolore plutôt que de le voir souffrir toute sa vie ?

Il s'en est ouvert au Bangalore Mirror, expliquant qu'il « pleurera pendant trois jours » : « Mais c'est toujours mieux que de voir souffrir Shabeer pendant le restant de ses jours. Je peux prendre soin de mes deux autres enfants. (…) J'ai dit aux médecins que ma situation ne me permet plus de prendre soin de Shabeer. Je le laisserai à l'hôpital et je partirai. »

Il semblerait que le fils soit au courant de la demande de son père. Depuis sa chambre d'hôpital de Malleswaram, il a expliqué aux journalistes qui l'interrogeaient sur la demande d'euthanasie, il a répondu : è « Je ne sais pas quoi dire. Je sais que mes parents trouvent la situation très difficile », affirme le Bangalore Mirror.

En fait, et fort heureusement, les médecins de l'hôpital ont souligné qu'ils n'avaient aucun droit ni aucune volonté de supprimer leur jeune patient : si ses parents l'abandonnent, c'est l'hôpital qui prendra en charge les soins, comme il a déjà financé un matelas anti-escarres pour le jeune homme. Mais s'ils restent en contact avec Shabeer, comprend-on, les parents seront sollicités pour payer.

En fait, ils ont déjà largement sacrifié leur mode de vie pour venir en aide à leur fils. Trois mois après l'accident qui allait le paralyser, Shabeer était rentré à la maison. Toute la communauté autour de la famille s'était cotisée pour lui payer une opération qui pouvait lui donner une chance de remarcher — hélas sans succès. De retour chez lui, le jeune homme a développé de douloureux escarres qui ont obligé à le ré-hospitaliser, au prix de frais financés entre autres par la vente de la maison familiale, raconte Devarmane au Bangalore Mirror.

Quant à l'employeur du jeune homme, son rôle dans cette affaire s'est borné à le conduire à l'hôpital lors de son accident…

L'histoire – si elle est vraie, je n'en trouve qu'une source – est poignante, insupportable. Elle montre que la misère non soulagée, la détresse qui ne rencontre ni justice ni humanité sont de puissants vecteurs potentiels de la culture de mort. La lutte pour le respect de la vie suppose vraiment l'engagement de tous et de chacun.

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Message par Her le Jeu 9 Juin - 5:57

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2011/06/la-question-cruciale-de-la-dignité-intangible-de-la-personne.html

07 juin 2011

La question cruciale de la dignité intangible de la personne

Pierre-Olivier Arduin a rapproché l'une des réponses de Benoît XVI le 22 avril sur la première chaîne de télévision italienne avec la loi Leonetti de 2005 sur la fin de vie :

"Une maman lui a ainsi demandé si l’âme de son fils inconscient plongé depuis deux ans dans un état végétatif persistant avait abandonné son corps. Tout à la fois assurée et délicate, la réponse de Benoît XVI n’a pu que réconforter cette femme : «Bien sûr, son âme est encore présente dans son corps. La situation est un peu celle d’une guitare dont les cordes sont détruites et ne peuvent plus résonner. L’instrument qu’est le corps, est lui aussi fragile, il est vulnérable, et l’âme ne peut résonner, pour ainsi dire, mais elle est bien présente». En arrière-fond de cet échange, c’est une nouvelle fois la question cruciale de la dignité intangible de la personne qui est posée, celle dont la vie est dorénavant dépréciée parce qu’en-deçà d’un certain seuil de « qualité ».

L’être humain qui se retrouve dans un coma végétatif est en effet aujourd’hui considéré par nombre de bioéthiciens de par le monde comme une «vie biologique dépersonnalisée». S’appuyant sur une anthropologie matérialiste, ils estiment que la qualification de personne ne peut être attribuée qu’à un être humain doté de la capacité de penser et de se relier au monde qui l’entoure, autrement dit en pleine possession de sa fonction cérébrale. Le moraliste américain Jeff McMahan soutient ainsi que «nous cessons d’exister lorsque notre cerveau perd la capacité d’exercer la conscience», son compatriote Hugo Tristram Engelhardt évoquant quant à lui un «organisme humain vivant mais inoccupé». [...]

La loi française du 22 avril 2005, dite loi Leonetti, légitime ainsi la mise en œuvre sur des malades en état végétatif de protocoles euthanasiques combinant suspension de l’alimentation artificielle et sédation. Peu le savent, mais le décret du 29 janvier 2010 a fait de cette procédure spécifique un droit à l’euthanasie opposable par les familles aux professionnels de santé. De proche en proche, c’est tout individu ayant un handicap mental qui pourrait déchoir à l’avenir de son statut de personne. C’est d’ailleurs ce que l’on observe en Belgique et aux Pays-Bas où se multiplient les euthanasies dans le cas d’affections neurodégénératives, dont la plus emblématique est la maladie d’Alzheimer.

[...] L’être humain est une personne, même lorsque pour des raisons contingentes, il n’exerce pas encore – cas de l’embryon ou du fœtus – ou qu’il ne réussit plus à exercer – situation de la personne en état végétatif ou atteinte de démence – ses facultés intellectuelles supérieures. N’est-ce pas en raison de l’évacuation de l’espace public de tout discours métaphysique que nos responsables politiques sont aujourd’hui incapables de protéger tant l’embryon humain que le malade dans le coma ?"

Posté le 7 juin 2011 à 14h15 par Michel Janva
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Message par Her le Sam 11 Juin - 22:06

http://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2011/06/belgique-euthanasie-et-don-de-poumons-4.html

10 juin, 2011
Belgique : euthanasie et don de poumons, 4 cas répertoriés

On en sait aujourd'hui un peu plus sur une affaire que j'évoquais ici le 15 janvier dernier : l'existence en Belgique de procédures de prélèvement d'organes vitaux dans le cadre d'euthanasies assorties d'une volonté de don d'organes. Mon message d'alors comporte des liens vers les critères de procédure présentés par des médecins de Louvain et d'ailleurs lors d'un symposium professionnel.

Je découvre aujourd'hui un communiqué de presse de Pabst Science Publishers qui, à l'occasion de la sortie d'un livre sur le don d'organes, fait le point sur les transplantations de poumons réalisées en Belgique à l'hôpital de Louvain entre janvier 2007 et décembre 2012. Il semble que ce ne s'agisse pas là des premiers prélèvements d'organes sur des patients euthanasiés, puisque l'on trouve des cas répertoriés en Belgique à partir de 2005. La nouveauté sur la période 2007-2009 porte sur le nombre de transplantations des poumons. Sur un total de 17 opérations isolées de ce type après prélèvement sur des personnes en « mort cardiaque » (mort après un arrêt subit du cœur), 4 ont été faites dans le cadre de l'euthanasie légale.

Ces quatre donneurs souffraient d'une condition « non maligne » mais « insupportable » et avaient fait connaître leur volonté de donner leurs organes une fois leur demande d'euthanasie acceptée, selon le communiqué.

La procédure décrite par Dirk van Raemdonck consistait à préparer un cathéter veineux central prêt à utiliser sur le patient qui avait pris rendez-vous avec la mort. Celui-ci se présentait à l'hôpital quelques heures avant la procédure d'euthanasie. On lui administrait un anticoagulant juste avant de recevoir un cocktail lytique de la part du médecin traitant qui avait accepté d'administrer l'euthanasie.

Le constat de la mort ne prenait alors en compte que les critères respiratoire et cardiologique, à l'exclusion du critère cérébral ; il était fait par trois médecins indépendants. Dès ce constat – c'est-à-dire, suppose-t-on, immédiatement après l'arrêt cardiaque – le « donneur » était sur-le-champ transféré en salle d'opération et intubé, rasé, nettoyé, puis soumis à une sterno-laparotomie rapide.

Une équipe se chargeait alors de la préservation et du refroidissement du foie et des reins en les au moyen d'une canule insérée dans l'aorte abdominale. L'« équipe thoracique » ouvrait ensuit les cavités pleurales pour inspecter les poumons avant de les refroidir à la saline glacée. Puis on s'occupait de l'extraction du cœur, tout en ventilant les poumons et en effectuant d'autres manœuvres pour assurer leur conservation.

Leur extraction et leur transport vers l'hôpital du receveur était alors organisé.

On notera – le détail a son importance – que le Pr van Raemsdonck a été formé et enseigne à l'université catholique de Louvain…

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Message par Her le Dim 12 Juin - 5:48

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2011/06/leuthanasie-devant-la-cedh.html

11 juin 2011

L'euthanasie devant la CEDH

Lu ici :

"La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a déclaré recevable, vendredi 10 juin, la requête d'un veuf à l'encontre des autorités allemandes qui avaient refusé d'accorder à sa défunte épouse l'autorisation d'acquérir une dose létale de médicaments en vue de mettre fin à ses jours. [...]

Devant la Cour de Strasbourg, M. Koch soutient que le refus d’accorder à son épouse l’autorisation de se procurer une dose létale de médicaments a porté atteinte aux droits de celle-ci au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en particulier à son droit de mourir dans la dignité. Il soutient également que ce refus a contrevenu à son propre droit au respect de sa vie privée et familiale, en ce qu’il a été contraint de se rendre en Suisse pour permettre à son épouse de se suicider. Il se plaint par ailleurs de ce que les juridictions allemandes aient violé ses droits au titre de l’article 13 en lui refusant la possibilité de contester le refus de l’Institut fédéral d’accorder à son épouse l’autorisation qu’elle demandait.

Pour juger la requête recevable, la Cour retient que le grief tiré par M. Koch de l’article 8 soulève « des questions graves de fait et de droit au regard de la Convention et n’est pas manifestement mal fondé ». La Cour joint à ce grief la question de l’applicabilité de l’article 13 combiné avec l’article 8."

Posté le 11 juin 2011 à 21h40 par Michel Janva
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Message par Her le Mer 22 Juin - 21:03

http://www.zenit.org/index.php?l=french

Etats-Unis : Déclaration des évêques sur le suicide médicalement assisté

Appel à une « vraie » compassion pour faire face aux « vrais » besoins des malades

ROME, Mercredi 22 juin 2011 (ZENIT.org) –« Vivre chaque jour dans la dignité » est le titre de la déclaration approuvée jeudi dernier par les évêques américains à l’issue de leur assemblée plénière de printemps à Seattle (Washington).

Le documentréaffirme l’opposition de l’Église au suicide médicalement assisté au nom des droits de l’homme et d’obligations éthiques de la profession médicale dans son ensemble.

Il évoque aussi les difficultés et les peurs des malades en stade terminal, rappelant que ces derniers ont davantage besoin de « l’amour et de l’assistance » des autres, de leur « attention et prévenance » que de se voir « traiter comme un problème en soi ».

« Contrairement aux stratégies du marketing, la campagne pour légaliser ce crime, n’augmente pas la liberté » de ces personnes qui, faisant face au moment « le plus vulnérable de leur vie », peuvent avoir de plus en plus de mal à « apprécier les choix » et avoir des idées suicidaires, « être influencées par les préjugés et les désirs des autres » à leur encontre.

« En annulant la protection légale de la vie d’un groupe de personnes, mettent en garde les évêques, le gouvernement transmet implicitement le message que « la mort serait mieux pour eux », finissant ainsi par faire entrer dans la politique officielle « le préjugé de trop de personnes saines contre la valeur de la vie pour quelqu’un qui a une maladie ou un handicap ».

Les évêques reconnaissent que la souffrance en cas de maladies chroniques ou terminales est souvent forte et demande compassion, mais la « vraie » compassion, soulignent-ils, doit apporter le « réconfort » en étant « solidaires » avec ceux qui souffrent.

La compassion n’est pas « mettre dans leurs mains des médicaments mortels ou les abandonner à leurs impulsions suicidaires, ou aux motifs égoïstes de ceux qui peuvent vouloir leur mort », insistent-ils.

Sur ce point, les évêques s’inquiètent de la « mauvaise tendance » chez certains médecins, comme en Hollande, qui limitaient autrefois l’euthanasie aux patients en phase terminale, de fournir, sous prétexte de « compassion », des médicaments mortels a des malades chroniques, des handicapés. Les évêques craignent également que des programmes gouvernementaux et les assurances privées puissent limiter leurs aides aux soins qui pourraient prolonger la vie », évoquant la solution fondée sur le rapport « coûts /bénéfices » d’une mort prescrite par le médecin.

« Pourquoi le corps médical devrait-il passer toute sa vie à développer une empathie et les capacités nécessaires pour mener à bien une tâche aussi difficile qu’importante comme celle de fournir une assistance médicale de choix quand la société elle-même se met à autoriser pour les patients souffrants une solution qui ne demande aucune habilité ? interrogent-ils.

« Une fois que certaines personnes sont devenues candidates à un traitement économique du suicide assisté, affirment les évêques, il devient facile aussi pour les contribuables publics et privés, en matière de couverture sanitaire, de diriger ailleurs les ressources qui affirment la vie ».

Pourtant, soulignent les évêques américains dans leur déclaration, « il existe une façon infiniment meilleure pour faire face aux besoins des personnes atteintes d’une grave maladie » : susciter en elles « confiance, paix, sérénité » avec eux-mêmes, avec leurs proches et avec Dieu, les entourer en posant sans cesse la question « Comment pouvons-nous être utiles ? », pratiquer des soins palliatifs efficaces.

Et cela ne veut pas dire, insistent-ils, « chercher à prolonger la vie en utilisant des médicaments inefficaces ou inutilement destructeurs », ni que nous devrions priver de soins antidouleurs les patients qui souffrent, à cause d’une peur excessive ou inopportune que ceux-ci puissent avoir des effets collatéraux et abréger la vie ».

« Nous méritons de vieillir dans une société soucieuse de notre personne et de nos besoins », concluent les évêques américains, une société où « la compassion, fondée sur le respect, le soutien, à la fin de notre vie, est authentique. Les choix que nous faisons ensemble aujourd’hui décideront si ce genre de société attentionnée est celle que nous laisserons aux générations futures ».

Le texte de la déclaration est disponible à l'adresse suivante : www.usccb.org/toliveeachday/bishops-statement-physician-assisted-suicide.pdf
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Message par Her le Mar 28 Juin - 20:47

http://www.zenit.org/index.php?l=french

Espagne : Les évêques opposés à la loi relative aux malades en fin de vie

Une légalisation voilée de la pratique de l'euthanasie

ROME, Lundi 27 juin 2011 (ZENIT.org) – Le projet de loi relatif aux droits des malades en fin de vie pourrait représenter une légalisation voilée de la pratique de l'euthanasie, mettent en garde les évêques de la Commission permanente de la Conférence épiscopale espagnole (CEE).

Le communiqué final de leur dernière réunion des 21 et 22 juin, indique que « le concept même de dignité humaine y est traité de manière négative ».

« Une conception de l’autonomie de la personne pratiquement absolue et le poids donné à cette autonomie dans le développement de la loi, finissent par dénaturer l’intention déclarée et par outrepasser la limite proposée de ne pas donner de place à l’euthanasie », soulignent les évêques.

Le texte juridique signale son intention de protéger la dignité de la personne en fin de vie sans dépénaliser l’euthanasie.

Les évêques, après une longue étude du projet, devrait publier ce lundi une déclaration importante intitulée : « Déclaration à l’occasion du projet de loi pour la réglementation des droits de la personne dans son parcours en fin de vie »,qui met en garde contre la définition réductrice que donne cette loi au concept d’euthanasie.

« Il s'agit d'une porte ouverte à certaines missions volontaires qui peuvent provoquer la mort ou qui chercheraient son accélération directe », précisent les évêques espagnols.

Parmi les pratiques de l'euthanasie qui recevraient une couverture légale, les évêques signalent entre autres la possibilité de sédations inadéquates, l’abandon thérapeutique ou l’omission de soins obligatoires.

La déclaration épiscopale se montre très critique vis-à-vis du traitement que le texte accorde au droit humain fondamental à la liberté religieuse, réduisant le corps médical à être de simples exécutants de la volonté des patients, et donc ne leur reconnaissant pas le droit à l’objection de conscience.

Enfin, les évêques réitèrent leur proposition d’un modèle de Testament Vital conforme à la doctrine catholique. Un nouveau texte mis à jour par la Conférence épiscopale espagnole.
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Re: Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

Message par Her le Mer 29 Juin - 15:30

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2011/06/légaliser-leuthanasie-ne-peut-aboutir-quà-lélimination-des-plus-vulnérables.html

28 juin 2011

Légaliser l'euthanasie ne peut aboutir qu'à l'élimination des plus vulnérables

Alors que le premier Congrès francophone d'accompagnement et de soins palliatifs commence aujourd'hui à Lyon, La Croix a interrogé le philosophe Fabrice Hadjadj sur la question de l'euthanasie. Il y a bien sûr un "droit de mourir dans la dignité", souligne Fabrice Hadjadj, mais il faut d'abord se demander : "qu'est-ce que la dignité ?" Utilisé "à toutes les sauces", le terme de "dignité" en vient à être vidé de son sens. Fabrice Hadjadj se dit

"frappé par l'idée selon laquelle chacun serait seul juge de sa propre dignité. Comme si le sentiment de ma dignité ne dépendait nullement du regard des autres, comme si je pouvais être entièrement détaché de ceux qui m'entourent".

La dignité est livrée à tous les caprices dès lors qu'elle est rendue totalement subjective : il est

"très facile de susciter chez quelqu'un le sentiment qu'il n'est plus "digne". [...] Imaginez une grand-mère souffrante ou un jeune homme paralysé, il est facile de les laisser penser qu’ils sont un poids et les pousser à demander qu’on les aide à mourir".

Légaliser l'euthanasie ne peut aboutir qu'à l'élimination des plus vulnérables et fragile. Les partisans de l'euthanasie évoquent la liberté, mais "quelle est la réalité du libre arbitre quand on souffre et qu’on est exclu, quand on n’a plus sa place ?" La volonté de la personne qui demande à mourir étant submergée par la douleur, peut-on "considérer qu'une demande ainsi arrachée est le signe d'une liberté lucide ?"

"on ne répond pas à l'intolérable par l'intolérable - en légalisant la mise à mort!".

L'enjeu est de "supprimer les conditions de cet intolérable", ce qui passe par le développement de la recherche médicale pour combattre la douleur physique, la lutte contre l'acharnement thérapeutique, et surtout le soulagement de la douleur morale, car "c'est là la plus grande douleur : l'isolement, la désocialisation, la perte de sens..."

Posté le 28 juin 2011 à 22h44 par Michel Janva
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Message par Her le Dim 3 Juil - 7:25

http://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2011/07/la-campagne-sur-leuthanasie-des-dements.html

01 juillet, 2011
La campagne sur l'euthanasie des déments progresse aux Pays-Bas

Ça y est : après le reportage sur une femme de 63 ans en voie de devenir démente qui a obtenu l'an dernier le « droit » de se faire euthanasier alors qu'elle était en bonne santé physique, des articles commencent à paraître dans la presse néerlandaise pour expliquer qu'en fait, même les déments ou les personnes gravement déprimées peuvent prétendre à cette mise à mort. Son histoire se trouve ici : elle est glaçante.

Une récente étude universitaire menée par des instituts d'Utrecht et de Groningue ainsi que le centre Erasmus a recueilli l'avis de 4.000 citoyens, dont une partie de personnels soignants à propos de la loi d'euthanasie en vigueur. Résultat : ils la connaissant et apprécient ; même ceux qui s'y opposent, affirme bizarrement l'étude, estiment que son existence est une bonne chose, dès lors qu'elle permet au patient qui souffre de manière insupportable et sans perspective de changement d'être maître du moment de sa propre mort.

Le même panel a majoritairement déclaré apprécier le contrôle a posteriori de la conformité des actes euthanasiques avec les conditions supposées « sévères » de la loi. Beaucoup de personnes interrogées estiment que la loi devraient permettre l'euthanasie sur les personnes démentes et un tiers des professionnels soignants favorise son exercice sur des personnes en voie de devenir démentes ou souffrant de dépression chronique. On en est, selon la même enquête, à un tiers des personnes sondées qui approuveraient l'initiative « De plein gré » qui prône la légalité de l'euthanasie pour ceux qui sont « fatigués de vivre » (les médecins et soignants sont moins d'accord).

L'étude a pour objectif de montrer que la loi est mal connue, alors qu'elle autorise déjà l'euthanasie – par exemple – sur des cancéreux qui, sans souffrir physiquement, vivent mal des pertes de conrtôle, et encore sur les personnes en dépression chronique ou en stade commençant de démence.

L'élu socialiste Klijnsma vient de poser une question au ministre de la Santé publique, du Bien-être et du Sport pour s"émouvoir des grandes différences d'interprétation exprimées par les médecins à propos de la loi d'euthanasie, lui demandant en outre de donner son avis sur le fait que « seuls » 33 % des médecins néerlandais sont prêts à participer à une euthanasie sur une personne en voie de devenir démente.

L'idée est manifestement d'élargir l'approbation publique en faveur de ce genre d'euthanasies.

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Message par Her le Mer 6 Juil - 12:35

http://www.genethique.org/revues/revues/2011/Juillet/20110704.2.asp

GENETHIQUE

La Synthèse de presse bioéthique du lundi 4 juillet 2011

Diagnostiquée en état de mort cérébrale, une femme se réveille
Au Canada, une femme s’est réveillée après avoir été diagnostiquée en état de mort cérébrale.

Agée de 76 ans, Madeleine Gauron avait été hospitalisée à l’hôpital Sainte Croix de Drummondville pour une inflammation de la gencive. S’étant étouffée en consommant des aliments solides, la vieille dame tombe dans le coma, après des manœuvres de réanimation cardiaque inappropriées. Le personnel médical contacte alors ses proches et leur déclare que leur parente est en état de mort cérébrale, et qu’il n’y a plus d’espoir. Il leur demande aussi si la défunte était favorable au don d’organes, l’équipe ayant notamment besoin de "ses yeux" pour un autre patient. La famille, pourtant favorable au don d’organe lorsque les analyses médicales prouvent sans ambigüité le décès de la personne, s’oppose à la demande du corps médical devant l’irréalisme de la situation. Le lendemain, ils apprennent avec stupeur que leur parente s’est réveillée. "On n’en revenait pas, témoigne son fils, elle n’était pas morte. Si on avait décidé de donner ses organes, on l’aurait tuée…".

La vieille dame est aujourd’hui capable de manger, parler et marcher et a tout de suite reconnu ses proches. Sa famille souhaite à présent lui faire pratiquer un scanner cérébral afin d’évaluer les séquelles de cet incident. Elle va également entamer des poursuites judiciaires contre l’hôpital.

Canoe.ca (Audrey Ruel-Manseau) 29/06/11 – Cyperpresse.ca 30/06/2011 – La Tribune (Jean-Pierre Boisvert) 30/06/11 – Journalexpress.ca (Lise Tremblay) 30/06/11
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Re: Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

Message par Her le Ven 8 Juil - 11:50

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2011/07/solution-trouvée-pour-le-tétraplégique.html

06 juillet 2011

Solution trouvée pour le fils tétraplégique

Une solution a été trouvée en faveur du jeune tétraplégique dont la mère décédée avait demandé au président Nicolas Sarkozy de s'occupe. Eddy de Somer doit être accueilli dans un établissement spécialisé dans la rééducation fonctionnelle de Saint-André-de-l'Eure. Cet établissement dépend de l'Adapt, une association pour l'insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées.

Comme quoi, il n'y a pas besoin de relancer le "débat" sur l'euthanasie.

Posté le 6 juillet 2011 à 20h36 par Michel Janva
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Re: Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

Message par Her le Ven 8 Juil - 12:02

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2011/07/faudra-t-il-euthanasier-tous-les-tétraplégiques-.html

06 juillet 2011

Faudra-t-il euthanasier tous les tétraplégiques ?

C'est un peu le sens de la dernière campagne visiblement orchestrée, en faveur de la légalisation de l'euthanasie. Une femme de 57 ans est décédée d'un cancer du poumon vendredi 1er juillet. Elle laisse derrière elle un fils de 33 ans, tétraplégique depuis un accident de la route en 2001. Dans une lettre posthume reçue mardi par l'Elysée, elle demande au président de la République de "prendre soin d'Eddy comme si c'était [votre] fils". Elle regrette de ne pas avoir pu euthanasier son fils comme Marie Humbert l'avait fait avec Vincent. Nicolas Sarkozy a confié le sort d'Eddy au préfet de Seine-Maritime.

RTL, qui a lancé l'affaire, s'est empressé d'inviter Marie Humbert et de clamer le retour du débat sur l'euthanasie. Or, quand on regarde de près cette affaire, on s'aperçoit que le problème n'est pas d'euthanasier ou non cet homme tétraplégique : le vrai problème, c'est qu'il n'est pas pris en charge dans un établissement spécialisé. L'orphelin est hébergé dans une maison de retraite et laissé à la charge de son frère et de sa sœur, tous deux plus jeunes que lui.

La solution expéditive de l'euthanasie masque la réalité du problème : l'insuffisance de structures adaptées. Une société qui ne sait pas accueillir les plus faibles, qu'ils soient trisomiques ou tétraplégiques, ouvre la voie à la culture de mort.

Posté le 6 juillet 2011 à 08h30 par Michel Janva
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Message par Her le Ven 8 Juil - 12:20

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2011/07/la-très-grande-majorité-des-français-meurent-entourés.html

07 juillet 2011

La très grande majorité des Français meurent entourés

De Rémi Fontaine dans Présent :

"Les premiers résultats de l’enquête de l’Institut national d’études démographiques (INED) sur les décès en France, ont été dévoilés le 28 juin au 1er Congrès francophone d’accompagnement et de soins palliatifs (du 28 au 30 juin) à Lyon, indique La Croix : « Contrairement aux idées reçues, la très grande majorité des Français meurent entourés, même les plus âgés. » [...] Ainsi, durant le dernier mois de vie, la famille était présente dans 90 % des cas et dans 94 % un médecin était impliqué dans la prise en charge. [...] Sophie Pennec a pourtant révélé qu’en matière de soins palliatifs, l’enquête montre que l’offre varie selon l’âge des personnes. [...]

La publication globale de l’enquête est prévue pour décembre 2011. Elle contiendra notamment des renseignements sur les décisions médicales en fin de vie comme l’arrêt ou la limitation des traitements, la prise en charge de la douleur, la réalité des euthanasies clandestines, etc. Autant d’informations qui permettront d’éclairer le « débat » sur la fin de vie qui pourrait bien être relancé à l’occasion de la présidentielle de 2012.

Interrogé dans La Croix du 28 juin, le philosophe Fabrice Hadjaj, tout en dénonçant la pression très forte des euthanasistes dans un monde individualiste qui méconnaît le lien entre les êtres, se réjouissait en revanche des nombreuses initiatives de solidarité et d’attention à l’autre, dont les soins palliatifs, en constante progression [...]".

Posté le 7 juillet 2011 à 14h05 par Michel Janva
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Re: Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

Message par Her le Ven 8 Juil - 12:21

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2011/07/la-campagne-pro-euthanasie-fait-pschit.html

07 juillet 2011

La campagne pro-euthanasie fait pschit

Extrait de l'analyse d'Yves Daoudal dans son hebdomadaire :

"Ce qui est proprement pathétique dans la non-affaire Somer est que cette femme a toujours affirmé qu’elle allait « libérer » son fils, qu’elle écrit encore dans sa lettre à Nicolas Sarkozy : « J'ai, à plusieurs reprises, crié haut et fort, sur toutes les télés, sur toutes les radios, dans tous les journaux qu'un jour je libèrerai mon fils par amour »… et qu’elle ne l’a pas fait. Car une chose est de clamer qu’on va tuer soi-disant par amour, une autre est de passer à l’acte. Et il est frappant de constater que dans sa lettre posthume… elle ne demande pas qu’on tue son fils. Et c’est très explicite : elle demande au président de trouver pour Eddy « une structure d'accueil spécialisée qui saura lui rendre la vie moins cruelle » et permettra à son frère et à sa soeur de ne pas avoir à s’en occuper en permanence. Si l’on y fait attention, la campagne pour l’euthanasie fait pschitt… C’est qu’il y a au coeur de l’homme la notion que la vie humaine est sacrée. Et il est significatif que ce soit au moment de mourir que Michèle de Somer le redécouvre."

Posté le 7 juillet 2011 à 13h21 par Michel Janva
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Re: Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

Message par Her le Sam 13 Aoû - 5:44

http://www.ladepeche.fr/article/2011/08/12/1145425-bayonne-soupcons-d-euthanasie-a-l-hopital.html#xtor=EPR-1

PUBLIÉ LE 12/08/2011 07:43 | LA DÉPÊCHE DU MIDI
Bayonne. Soupçons d'euthanasie à l'hôpital
enquête

Le médecin est soupçonné d'avoir aidé quatre personnes à mourir à l'hôpital de Bayonne./Photo AFP
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Un médecin urgentiste de Bayonne est soupçonné d'avoir euthanasié quatre personnes en fin de vie. Il a été placé en garde à vue et une information préliminaire a été ouverte.

Une nouvelle affaire pourrait bien relancer le délicat débat sur l'euthanasie. Un médecin urgentiste de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) est en effet soupçonné d'avoir mis fin aux jours d'au moins quatre patients considérés comme « en fin de vie ». Les faits se seraient produits entre le mois d'avril et début août.

C'est la mort suspecte d'une vieille dame de 92 ans qui a déclenché l'affaire, la semaine dernière. La patiente, admise au service des urgences du centre hospitalier de la Côte basque à Bayonne le 2 août, était décédée le lendemain. Même si elle était en fin de vie, sa mort brutale a surpris le personnel soignant.

DEPUIS LE MOIS D'AVRIL
Ainsi, des aides-soignantes et des infirmières de l'unité d'hospitalisation de courte durée (adjacente au service des urgences) se sont étonnées de la mort prématurée de plusieurs personnes âgées. Quelques jours plus tard, elles ont donné l'alerte auprès de leur hiérarchie. Devant la gravité des faits, celle-ci a pris la décision de saisir les autorités judiciaires.

Les faits concernent des décès survenus au cours des cinq derniers mois. Une information préliminaire a été ouverte pour « homicide volontaire avec préméditation », a indiqué Stéphane Lambert, vice-procureur de la République de Bayonne, en précisant que la garde à vue du médecin - un urgentiste pourvu d'une « certaine ancienneté » dans son service - avait été prolongée jeudi matin dans l'attente d'une éventuelle mise en examen.

Tous les cas signalés concernent des personnes âgées ayant été admises aux urgences tout en étant classées en « fin de vie », dans l'attente d'un placement dans un service de soins palliatifs.

Le vice-procureur de Bayonne a précisé que les quatre décès considérés comme suspects avaient été constatés en avril dernier, puis en mai, en juillet et enfin le 3 août.

Hier, Xavier Bertrand, ministre de la Santé, a exprimé son soutien aux familles des personnes concernées. Il a indiqué souhaiter « que les équipes puissent continuer à travailler dans la sérénité pour l'intérêt et la sécurité des patients pris en charge dans cet établissement ».

L'hôpital de Bayonne a assuré de son côté avoir « pris contact avec les familles des personnes concernées » et souligné que « la direction, la communauté médicale et l'ensemble du personnel sont bouleversés par cette situation ». Une « cellule d'appui psychologique » a été mise en place pour le personnel du service.
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Message par Her le Sam 13 Aoû - 6:03

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/Euthanasie-la-justice-se-dirige-vers-la-mise-en-examen-du-medecin-urgentiste-de-Bayonne-_NG_-2011-08-12-698743

Actualité > France

12/8/11 - 17 H 34 MIS À JOUR LE 12/8/11 - 17 H 34
euthanasie
Euthanasie : la justice se dirige vers la mise en examen du médecin urgentiste de Bayonne
Le médecin urgentiste de l’hôpital de Bayonne, soupçonné d’avoir provoqué le décès de quatre patients âgés et en fin de vie, devait être mis en examen vendredi 12 août pour « empoisonnement commis sur des personnes particulièrement vulnérables ».

Selon le procureur-adjoint, ces faits « d’une extrême gravité » se situent « bien au-delà » de la loi de 2005 sur la fin de vie.

Avec cet article
Mise en examen d'un médecin de l’hôpital de Bayonne soupçonné d’euthanasie sur quatre patients âgés
L'invité
Ethique médicale
Ethique médicale
« Nous sommes en présence de faits d’une extrême gravité. Les actes, reprochés à ce médecin, ne se situent absolument pas dans le cadre de la loi de 2005 sur la fin de vie. Dans le cas présent, il s’agit en effet d’injections de produits ayant directement provoqué le décès de patients en fin de vie mais qui n’étaient en proie à des souffrances particulières », explique Marc Mariée, procureur-adjoint du tribunal de grande instance de Bayonne.

C’est la gravité de ces actes qui a conduit le parquet à ouvrir, vendredi 12 août dans la matinée, une information judiciaire pour « empoisonnement commis sur des personnes particulièrement vulnérables » à l’encontre d’un médecin urgentiste du Centre hospitalier de la côte basque. Selon Marc Mariée, c’est ce qualificatif qui devrait être retenu par les deux juges d’instruction, désignés par le Parquet, pour procéder, d’ici à la fin de la journée, à la mise en examen de ce praticien.

« Compte tenu du trouble majeur à l’ordre public suscité par cette affaire, nous avons demandé que ce médecin soit placé sous mandat de dépôt », précise le magistrat. Ce sera toutefois au juge des libertés et de la détention de se prononcer sur cette requête. C’est le 9 août que la justice a été saisie par la direction du centre hospitalier, elle-même alertée par le cadre de santé du service des urgences. Celui-ci a procédé à ce signalement après avoir recueilli le témoignage de soignants du service (infirmiers et aides-soignants) à propos de décès jugés suspects chez des personnes en fin de vie.

« Ces infirmières et soignantes de l’unité d’hospitalisation de courte durée ont dénoncé les agissements d’un médecin du service impliqué, selon elles, dans le décès d’au moins quatre patients », précise Marc Marié. Le premier de ces décès aurait eu lieu en avril et le dernier en date le 3 août chez une patiente de 92 ans. « En l’état, nous avons identifié quatre cas posant problème mais l’instruction devra déterminer si d’autres patients ont pu être concernés par des actes répréhensibles », ajoute le magistrat.

DES ACTES « BIEN AU DELÀ » DE CEUX PERMIS PAR LA LOI LEONETTI
Pour quelle raison ces soignants n’ont-ils pas alerté plus tôt leur direction ? « Les infirmières de ce service ont attendu d’avoir un certain nombre d’éléments solides avant de signaler ces faits particulièrement graves. Mais dès que leur hiérarchie a été informée, elle a procédé à un signalement judiciaire », souligne Marc Mariée.

Selon le parquet, l’enquête de la police judiciaire a permis d’établir que le médecin mis en cause avait bien procédé à l’injection de produits ayant entraîné le décès de ces patients. Il a indiqué avoir notamment utilisé deux médicaments, l’Hypnovel et du Norcuron. Le premier est un sédatif pouvant être utilisé dans certaines situations particulières de fin de vie mais dans des conditions très strictes et après un débat collégial.

Le deuxième médicament, le Norcuron, est un produit contenant du curare, utilisé en anesthésie-réanimation lorsqu’il est nécessaire de paralyser les muscles du patient pour faciliter une intervention chirurgicale. « En aucune façon, il ne s’agit d’un produit pouvant être utilisé dans le cadre d’une prise en charge de soins palliatifs », indique le docteur Régis Aubry, président de l’Observatoire national de la fin de vie.

Selon Marc Mariée, le médecin aurait justifié ces injections par la volonté « d’assurer le confort » de patients en fin de vie. « Mais ces arguments n’ont pas convaincu les infirmières qui ont signalé les faits. Les patients, ayant reçu ces injections, étaient certes âgés et en fin de vie. Mais une fin de vie, cela peut durer plusieurs heures ou plusieurs jours. Et nul en France n’a le droit de provoquer le décès d’une personne dans cette situation », affirme le magistrat en insistant sur le fait que les actes de ce praticien se situent « bien au delà » de la loi Leonetti du 22 avril 2005, qui permet de soulager la douleur d’un patient et proscrit l’acharnement thérapeutique, tout en s’opposant clairement à toute légalisation d’un « permis de tuer ».

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Message par Her le Sam 13 Aoû - 9:49

http://www.sudouest.fr/2011/08/13/il-faut-sortir-de-l-ome-rta-sur-l-euthanasie-473805-4018.php

« Il faut sortir de l'omerta sur l'euthanasie »
Le Dr Nicolas Bonnemaison a été mis en examen pour empoisonnement. Son conseil, Me Arnaud Dupin, entend porter l'affaire au plan éthique

«Empoisonnement par administration sur personnes particulièrement vulnérables » : Tel est le chef d'accusation qui pèse sur Nicolas Bonnemaison. Ce médecin du Centre hospitalier de Bayonne Côte basque est mis en examen pour des faits d'euthanasie par injection d'un mélange d'Hypnovel et de Norcuron, médicament à base de curare (1). Le juge des libertés et de la détention a décidé de sa remise en liberté hier soir. Le parquet de Bayonne a fait appel. L'avocat de Nicolas Bonnemaison, Me Arnaud Dupin, veut porter l'affaire sur le terrain du débat éthique sur l'euthanasie.

« Sud Ouest ». Votre client a-t-il reconnu les faits ?

Arnaud Dupin. Oui, mon client assume son geste. Car il a pris des décisions médicales, en son âme et conscience, face à des patients en souffrance, dans un processus de mort inéluctable et imminente. Il a décidé en fonction de cas cliniques. Il a abrégé les souffrances de patients, conformément au serment qu'il a prêté. Il a permis que ces personnes meurent dignement. Mon client connaît bien cette situation : il est diplômé en soins palliatifs et formé à l'accompagnement de la fin de vie.

A-t-il pris ces décisions avec les familles ?

Les familles ont souvent été informées.

Qu'entendez-vous par souvent ?

On est au début d'une information judiciaire, les personnes s'exprimeront. Je crois que la grande dignité de mon client l'a toujours poussé à discuter avec les familles. Croyez-vous qu'un parent puisse accepter de voir souffrir l'un des siens ?

La loi prévoit le traitement de la douleur et accepte qu'on accélère la mort. Mais pas de provoquer la mort pour atténuer la douleur : votre client est dans le deuxième cas…

Son geste est hors la loi, car jamais le législateur n'est allé au fond des choses et jamais il n'est allé au fond des hôpitaux se confronter à la réalité. On dit que l'on a débranché ou qu'un cœur a cessé de battre, mais personne ne sait ce que ces mots recouvrent vraiment. L'utilisation du curare est quotidienne dans les hôpitaux français. C'est une réalité que personne n'ose s'avouer. Il y a une omerta dont il faut sortir. Avec les projecteurs braqués sur cette affaire, on se rend compte qu'il y a un problème. C'est comme dans le cyclisme, où on dit qu'il n'y a plus de dopage, jusqu'au nouveau cas.

La loi accuse votre client d'« empoisonnement »…

On aura un grand débat médical sur la nature du curare. Mais comment voulez-vous dire à un médecin qu'il est un assassin, quand en réalité il a assisté quelqu'un dans ses dernières heures, lui évitant des souffrances ? C'est absurde. On est dans une situation ubuesque.

Vous avez décidé d'amener le dossier sur le débat éthique autour de l'euthanasie ?

Nous sommes dans un sujet tabou où l'hypocrisie est totale. Les politiques vont devoir un jour prendre leurs responsabilités, légiférer, pour que l'on arrête de se réfugier derrière les soins palliatifs. Plutôt que de refermer la porte, mon client, lui, a pris le problème à bras-le-corps, n'a pas fermé les yeux sur la souffrance.

A-t-il pris seul les décisions d'injecter ?

Ce sont des décisions médicales, que seul prend le médecin. Il les a donc prises seul, en son âme et conscience.

Pourquoi a-t-il pris des décisions aussi graves sans collégialité ?

Quand vous travaillez dans un service des urgences, que vous avez devant vous une personne dans d'atroces douleurs à qui il ne reste que quelques heures ou minutes à vivre, vous ne réunissez pas un collège.

A-t-il été assisté dans l'administration des produits ?

Non. Le médecin n'a pas besoin d'impliquer tout le monde. Peut-être d'ailleurs qu'il y a, dans cette histoire, la frustration d'un service qui n'a pas été associé.

Il a décidé seul, donc, mais vous affirmez que la pratique est courante dans les hôpitaux : des confrères devaient donc savoir…

Certains, oui, absolument. Les choses ont même été discutées en interne pour savoir s'il fallait protocoliser ces actions.

À vous écouter, on devine que les quatre cas évoqués dans la procédure ne sont pas les seuls. Y en a-t-il eu d'autres ?

Oui. C'est quelque chose qu'il avait

été amené à faire. C'est même quelque chose qu'on lui a enseigné à faire.

(1) Le curare provoque la paralysie respiratoire.

Propos recueillis par Pierre Penin

Bayonne · Pyrénées-Atlantiques · santé · justice
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Message par Her le Lun 15 Aoû - 19:35

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2011/08/la-nouvelle-campagne-pro-euthanasie-est-bien-lancée.html

13 août 2011

La nouvelle campagne pro-euthanasie est bien lancée

Tous les médias ont relayé l'affaire du médecin de Bayonne, mis en examen pour avoir euthanasié plusieurs personnes âgées. Aujourd'hui, Le Monde donne le "la" sous le titre "La confusion entre euthanasie et meurtre nuit au débat sur la fin de vie" :

"La même confusion, entre les notions de meurtre et d'euthanasie : comme l'a rappelé l'Observatoire national de la fin de vie, vendredi 12 août dans un communiqué, " le fait de donner la mort à une personne qui ne la demande pas ne saurait s'apparenter à une euthanasie, y compris dans les pays qui ont légalisé cette pratique ". Le terme " euthanasie ", qui signifie en grec " bonne mort " ou " belle mort ", était utilisé dans l'Antiquité pour qualifier une mort réussie, sans souffrance et décidée en conscience. Il recoupe aujourd'hui toutes les situations où une tierce personne en vient à provoquer la mort d'un malade incurable, soit en arrêtant de lui prodiguer des soins (euthanasie passive), soit en lui administrant une substance létale (euthanasie active)."

Le Monde rappelle l'incohérence de la loi française :

"la loi Leonetti sur la fin de vie, adoptée en 2005, proscrit désormais tout acharnement thérapeutique. Elle autorise surtout le " laisser mourir ", forme d'euthanasie passive, en permettant aux médecins d'arrêter le traitement d'un malade incurable."

Rappelons en effet que cette loi permet aux soignants de ne plus nourrir et hydrater un malade, ce qui pourtant ne constitue pas des soins. Or c'est abominable de laisser quelqu'un mourir de soif. C'est pourquoi certains médecins, comme celui de Bayonne, sont tentée d'abréger les souffrances par une injection mortelle. Selon le Monde,

"le débat sur la fin de vie devrait ainsi constituer l'un des sujets de société les plus clivants de la présidentielle de 2012."

Dans Présent de ce jour, Jeanne Smits écrit :

"Il serait grand temps d’arrêter de laisser dire que l’euthanasie, ou le suicide assisté, permettent de sauvegarder la dignité d’un malade qui souffre, et qui ne souffre pas le moins de sa perte de contrôle de lui-même. Cette souffrance-là est digne… digne d’être secourue, soignée, et sublimée par son sens profond qui demeurera toujours dans ce monde une réalité et un mystère. Il faudrait dire que la dignité que brise l’euthanasie, c’est celle de celui qui prend la vie d’autrui. Le mal fait plus de mal à celui qui le commet qu’à celui qui le subit. C’est le tueur qui s’expose à devenir moins qu’un homme – même s’il pense avoir d’excellentes raisons. [...] Celui qui aime, soigne, réconforte le malade qui souffre, et lui donne des raisons de vivre, celui-là grandit."

Posté le 13 août 2011 à 18h26 par Michel Janva
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Re: Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

Message par Her le Lun 15 Aoû - 21:23

http://www.romandie.com/news/n/_Euthanasie_l_eveque_de_Bayonne_previent_contre_une_terrible_regression150820112008.asp

Romandie News
Euthanasie: l'évèque de Bayonne prévient contre une terrible régression

BAYONNE (Pyrénées-Atlantiques) - L'évèque de Bayonne, Marc Aillet, s'est inquiété lundi de la terrible régression que pourrait constituer la banalisation de l'euthanasie, en réaction aux soutiens adressés au médecin urgentiste bayonnais soupçonné d'euthanasie active et mis en examen pour empoisonnement.

Comme on pouvait sy attendre, cette triste affaire est instrumentalisée par des personnes ou des lobbies qui tentent de relancer le débat sur la légalisation de leuthanasie, indique le prélat dans un communiqué à la presse.

Nicolas Bonnemaison, 50 ans, soupçonné d'euthanasie active sur au moins quatre patients âgés entre avril et août, a été mis en examen vendredi pour empoisonnement sur personnes particulièrement vulnérables et remis en liberté sous contrôle judiciaire. Le parquet a annoncé son intention de faire appel.

Pour Mgr Aillet, il nest pas concevable quun médecin, dont la vocation est de soigner les personnes qui lui sont confiées, puisse sarroger le droit de supprimer un patient (malade incurable en fin de vie, personne âgée ou handicapée, etc.) au nom dune compassion mal comprise.

Certes, la confusion qu'entretiennent certains médias est telle que beaucoup de nos concitoyens se disent ou se croient favorables à leuthanasie, alors quils sont simplement (et tout à fait légitimement) opposés à lacharnement thérapeutique, ajoute le texte.

L'évèque de Bayonne estime cependant que l'application de la loi Léonetti de 2005 se heurte, en particulier, à linsuffisance des centres de soins palliatifs, dont le développement devrait être une des priorités des pouvoirs publics en France.

Dune façon générale, conclut le prélat, la banalisation de l'euthanasie, et à fortiori, sa légalisation, est une +évolution+ (ou plutôt, une terrible régression) à laquelle nous nous opposons au nom même du droit de chacun de vivre et de mourir dignement.

Depuis l'annonce de sa mise en examen, de nombreux internautes se sont mobilisés sur Facebook pour exprimer leur soutien au praticien. Parallèlement une pétition lancée sur le web recueillait lundi plus de 11.000 signatures.

(©AFP / 15 août 2011 20h49)
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Message par Her le Mer 17 Aoû - 11:33

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2011/08/mobilisation-contre-leuthanasie.html

16 août 2011

Mobilisation contre l'euthanasie

Une nouvelle campagne pour la légalisation de l'euthanasie a été lancée suite à l'inculpation du médecin de Bayonne ayant achevé des patients au moyen d'une injection mortelle. Sur internet, diverses manifestations de soutien, bien souvent téléguidées par le lobby ADMD, fleurissent comme par enchantement au beau milieu des vacances, espérant faire de ce thème un clivage pour les prochaines élections.

Il est temps d’arrêter de laisser dire que l’euthanasie, ou le suicide assisté, permettent de sauvegarder la dignité d’un malade qui souffre, et qui ne souffre pas de sa perte de contrôle de lui-même. Cette souffrance-là est digne… digne d’être secourue, soignée, et sublimée par son sens profond qui demeurera toujours dans ce monde une réalité et un mystère. Il faut dire que la dignité que brise l’euthanasie, c’est celle de celui qui prend la vie d’autrui. Le mal fait plus de mal à celui qui le commet qu’à celui qui le subit. C’est le tueur qui s’expose à devenir moins qu’un homme – même s’il pense avoir d’excellentes raisons. Celui qui aime, soigne, réconforte le malade qui souffre, et lui donne des raisons de vivre, celui-là grandit.

C'est un triple scandale auquel nous assistons :

administration d’une mort violente par injection d’un poison mortel à des personnes vulnérables ;
pratique qui consiste à régler de cette façon une surcharge d’activité hospitalière ou un déficit de lieux d’accueil appropriés ou de soins palliatifs ;
réactions de ceux qu’un pareil drame conduit à réclamer l’euthanasie, notamment celle des personnes âgées en fin de vie.
Certains médias entretiennent la confusion en affirmant que nos concitoyens se disent ou se croient favorables à l’euthanasie, alors qu’ils sont simplement (et tout à fait légitimement) opposés à l’acharnement thérapeutique.

Si vous pensez que la suppression des malades en fin de vie est la bonne solution, adhérez à l’ADMD, sinon signez ici :
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