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Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

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Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

Message par Her le Mar 25 Jan - 0:23

http://www.libertepolitique.com/actualite/55-france/6507-euthanasie-l-une-proposition-de-loi-cynique-dangereuse-et-indigne-r

Le fil

France
Euthanasie : « une proposition de loi cynique, dangereuse et indigne »
19 Janvier 2011
Les députés Véronique Besse et Dominique Souchet (MPF-Vendée) sont particulièrement inquiets de la proposition de loi faite par le Sénat d'autoriser l'euthanasie. Ils jugent cette proposition de loi « cynique, dangereuse et indigne ».

Cynique parce qu'en présentant l'euthanasie comme un « droit », cette proposition de loi cherche à nier son véritable objectif qui est de créer un « permis de tuer » pour éliminer les personnes handicapées ou malades.

Dangereuse car elle vise à abandonner les personnes au moment où elles en ont le plus besoin, c'est-à-dire face à la mort.

Indigne car elle oublie que le droit à la vie est le premier des droits de l'Homme. Toute personne, quel que soit son âge, son état de fatigue, son handicap ou sa maladie, n'en garde pas moins sa dignité.

Véronique Besse et Dominique Souchet ajoutent que cette proposition de loi est incompatible avec l'objectif du gouvernement d'une meilleure prise en charge de la dépendance et avec le développement des soins palliatifs entrepris avec succès depuis 2005.

Afin de réagir au plus vite face à cette tentative de régression éthique, sociale et médicale, les deux députés de la Vendée annoncent qu'ils vont participer à la création d'une entente parlementaire nationale visant à rassembler tous les élus qui refusent l'euthanasie et souhaitent développer les soins palliatifs (Cf. Le Fil, 19 janvier).


Dernière édition par Hercule le Mar 10 Mai - 22:01, édité 2 fois
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Re: Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

Message par Her le Mar 25 Jan - 9:16

http://www.sudouest.fr/2011/01/19/vers-une-legalisation-de-l-euthanasie-en-france-294519-4696.php

19 janvier 2011 12h21 | Par SudOuest.fr avec AFP
Vers une légalisation de l'euthanasie en France ?
Une proposition de loi visant à légaliser l'euthanasie a été votée mardi au Sénat par la commission des Affaires sociales. Mais son passage au Parlement semble difficile à envisager.

Au Sénat, le texte visant à légaliser l'euthanasie a été adopté par 25 voix contre 19 et 2 abstentions. (PHOTO ARCHIVES SO/J. SCHOENTGEN)

Mardi, la commission des Affaires sociales du Sénat a adopté une proposition de loi visant à légaliser l'euthanasie. Un loi à laquelle sont favorables 94% des Français, selon un sondage IFOP pour Sud Ouest Dimanche publié fin octobre.

L'article premier indique que "toute personne capable majeure, en phase avancée ou terminale d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable, lui infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée ou qu'elle juge insupportable, peut demander à bénéficier (...) d'une assistance médicalisée permettant, par un acte délibéré, une mort rapide et sans douleur".

Jean-Luc Romero, président de l'association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD) et conseiller régional PS d'Ile-de-France, a applaudi à ce vote. "Ce n'est jamais arrivé, un texte pourrait aboutir au Sénat !", s'est-il réjoui. "Pour la première fois de l'histoire de notre pays, une première étape parlementaire est franchie en faveur d'une loi de légalisation d'une aide active à mourir", a renchéri l'ADMD dans un communiqué, parlant de "première victoire de la liberté face à l'obscurantisme".

La proposition adoptée en commission sera discutée en séance au Sénat le 25 janvier. Mais son passage au Parlement semble difficile à envisager.

Les membres UMP de la commission ont manifesté leur désaccord avec le texte, voté y compris par des sénateurs de la majorité de droite. Dans un communiqué, ils ont dit "regretter" ce vote, dans la mesure où ces propositions de loi "vont à l'encontre de notre droit qui vise à protéger les plus faibles, les plus vulnérables et à porter assistance à celles et ceux qui sont en situation de danger".

Les sénateurs UMP jugent aussi que ces propositions de loi "vont à l'encontre de la mission du médecin et risquent de rompre la confiance nécessaire entre le médecin et son patient".

Pour Jean-Luc Romero, face à ce qu'il appelle "un déchaînement des ultras" contre l'euthanasie, les sénateurs se sont montrés "plus libres" que les députés. Un texte similaire présenté à l'Assemblée nationale n'avait pas été adopté.

L'ADMD a rappelé que "l'aide active à mourir" qu'elle préconise ne concernera "que de manière volontaire" ceux qui sont atteints d'une pathologie grave et incurable, en phase avancée ou terminale, permettant aux Français de "devenir maîtres de leur propre parcours de fin de vie".

Xavier Mirabel, président de l'Alliance pour les Droits de la vie, s'est insurgé contre ce vote, qui montre selon lui qu'"une partie de la classe politique se montre capable de brader les efforts indispensables faits en faveur des soins palliatifs pour prôner la solution de l'euthanasie, qui est à la fois expéditive et indigne".
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Re: Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

Message par Her le Mar 25 Jan - 9:20

http://www.eglise.catholique.fr/eglise-et-societe/bioethique/ethique-et-euthanasie/reflexions-sur-l-euthanasie.html

Réflexions sur l'euthanasie

Le drame du jeune Vincent, à Berck, a conduit Mgr Thierry Jordan à s'exprimer le 26 septembre 2003 sur les ondes de RCF, et le 28 septembre 2003 dans une homélie à la cathédrale. Mgr Thierry Jordan a communiqué à la rédaction de SNOP, les notes personnelles à partir desquelles il a bâti ses interventions.

Un jeune homme, victime il y a trois ans d'un accident qui l'a rendu tétraplégique, quasiment aveugle et incapable de s'exprimer. Une longue plainte. Un drame familial programmé jusque dans les détails. Nous prions pour Vincent, pour sa mère, pour les grands malades face à leur vie abîmée et face à la mort.

Je m'étais exprimé sur l'euthanasie il y a un peu plus de deux dans la presse écrite où des groupes divers s'efforçaient de promouvoir en France une évolution du droit. Il est utile de le faire aujourd'hui encore devant vous qui attendez une parole claire de votre évêque, une parole humaine et chrétienne à la fois. Mais peut-on séparer les deux, ou les opposer, dans la mesure où nous avons à trouver dans notre foi ce qui éclaire notre chemin ?

Nous ne parlerons pas directement, si vous le voulez bien des personnes en cause. Vous pouvez imaginer par quelles angoisses, pas quels doutes, par quelle nuit, par quels déchirements elles sont passées. C'est en prenant du recul que je désire poser trois types de questions qui ne peuvent pas nous laisser indifférents.

1 - Dans l'ordre de la proximité et de l'engagement. Comment être proche d'un grand malade ? Comment l'écouter ? Comment oser dialoguer avec lui sur la vie et sur la mort, sur ce qui l'habite au plus profond ? La solitude, la détresse, sont atténuées par l'amitié d'une visite, mais pas totalement si le visiteur, lorsque les circonstances s'y prêtent, ne favorise pas les conditions pour que l'échange puisse aller au fond des choses. Comment, aussi, entourer une famille dans le désarroi ? Peut-être cette mère, son mari et son autre fils ont-ils été trop seuls depuis trois ans. Soutien aux membres des équipes d'aumônerie d'hôpital, du Service évangélique des malades, des Conférences Saint-Vincent de Paul, de JALMALV et autres associations.

2 - Qui a le pouvoir sur la vie et sur la mort ? J'ai déjà l'occasion de déclarer que la naissance comme la mort étaient choses trop graves pour être laissées entre les seules mains des hommes. À cet égard, la plus grande preuve d'amour est bien de donner la vie, mais peut-on dire, comme nous l'avons vu dans la presse, que dans certains cas extrêmes c'est aussi de procurer la mort ? Pensons à cette maman qui avait donné la vie à son fils, qui lui a tout donné ensuite, qui l'a accompagné chaque jour dans son calcaire, mais qui ne pourra pas oublier la décision finale.

3 - En matière médicale, l'Église est très claire sur l'acharnement thérapeutique. Celui-ci ne se justifie pas quand il engage des moyens sans rapport avec l'espérance d'un mieux. Mais le dénoncer ne justifie pas l'euthanasie pour autant. Il semble que ce soit en matière médicale que nous puissions le plus progresser, en affinant précisément la notion d'acharnement thérapeutique. Dans le cas des maladies évolutives, mettre l'accent sur les soins palliatifs, qui ne sont pas encore suffisamment développés chez nous, alors qu'ils donnent des résultats cliniques et humains remarquables là où ils sont pratiqués. Attention aussi à soutenir les médecins et les soignants, et à ne pas les laisser seuls face à leurs responsabilités.

Le débat sur l'euthanasie est donc relancé. C'était inévitable, mais c'est d'une extrême complexité. Qu'est-ce que le droit de mourir dans la dignité ? L'homme blessé, meurtri dans sa chair, souffrant autant moralement que physiquement, n'a-t-il plus de dignité quand il a perdu l'espérance ? Ou bien n'est-t-il digne que si les autres le reconnaissent comme tel ? Quel message Jésus, sur la croix, a-t-il perdu l'espérance ? Ou bien n'est-il digne que si les autres le reconnaissent comme tel ? Quel message Jésus, sur la croix, a-t-il voulu transmettre ?

Nous nous trouvons devant une pression médiatique formidable. Dans un sujet aussi grave,, peut-on s'appuyer simplement sur l'opinion (orienter l'opinion), se laisser guider par des sondages inspirés par des questions habiles, pour en tirer ensuite argument ? Peut-on chercher la vérité en privilégiant le registre émotionnel ? La société n'essaye-t-elle pas d'évacuer tout ce qui, dans la vie, est trop dur, tout ce qu'on sait de moins en moins assumer ? N'essaye-t-elle pas de présenter comme un bien ce qui objectivement, est un drame ?

Les législations de pays présentés comme évolués (Suisse, Pays-Bas ou Belgique par exemple) sont-elles vraiment plus avancées ? On dit qu'elles ont été établies pour «encadrer» l'euthanasie et éviter les débordements. Je ne crois pas du tout à la pertinence de ce raisonnement. On l'a vu à propos de l'avortement. Je ne vois pas du tout comment une législation de ce type, chez nous, n'aurait pas pour effet dans quelques années de banaliser l'euthanasie et de lui enlever toute connotation morale. Même sans loi, l'effet d'entraînement a déjà commencé.

Mgr Thierry Jordan
Archevêque de Reims
29 septembre 2003
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Re: Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

Message par Her le Mar 25 Jan - 9:46

http://www.afc-boulogne.com/infos-utiles/que-dit-leglise-sur/que-dit-leglise-sur-leuthanasie

AFC de Boulogne-Billancourt – Association Familiale Catholique » Infos utiles » Que dit l'Eglise sur ... ? » Que dit l'Eglise sur l'euthanasie ?
(toutes les réponses sont composées d’extraits du Catéchisme de l’Eglise Catholique, des n°2250 à 2400, avec des liens aux positions officielles des AFC lorsque possibles)

Ceux dont la vie est diminuée où affaiblie réclament un respect spécial. Les personnes malades ou handicapées doivent être soutenues pour mener une vie aussi normale que possible.

Quels qu’en soient les motifs et les moyens, l’euthanasie directe consiste à mettre fin à la vie de personnes handicapées, malades ou mourantes. Elle est moralement irrecevable.

Ainsi une action ou une omission qui, de soi ou dans l’intention, donne la mort afin de supprimer la douleur, constitue un meurtre gravement contraire à la dignité de la personne humaine et au respect du Dieu vivant, son Créateur. L’erreur de jugement dans laquelle on peut être tombé de bonne foi, ne change pas la nature de cet acte meurtrier, toujours à proscrire et à exclure.

La cessation de procédures médicales onéreuses, périlleuses, extraordinaires ou disproportionnées avec les résultats attendus peut être légitime. C’est le refus de » l’acharnement thérapeutique « . On ne veut pas ainsi donner la mort ; on accepte de ne pas pouvoir l’empêcher. Les décisions doivent être prises par le patient s’il en a la compétence et la capacité, ou sinon par les ayant droit légaux, en respectant toujours la volonté raisonnable et les intérêts légitimes du patient.

Même si la mort est considérée comme imminente, les soins ordinairement dus à une personne malade ne peuvent être légitimement interrompus. L’usage des analgésiques pour alléger les souffrances du moribond, même au risque d’abréger ses jours, peut être moralement conforme à la dignité humaine si la mort n’est pas voulue, ni comme fin ni comme moyen, mais seulement prévue et tolérée comme inévitable. Les soins palliatifs constituent une forme privilégiée de la charité désintéressée. A ce titre ils doivent être encouragés.
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Message par Her le Mar 25 Jan - 9:49

http://commonitorium.over-blog.com/pages/Euthanasie_temoignage_Pierre_Panis

Euthanasie : témoignage

Pierre Panis
1952 - 26 mai 2007

Qui suis - je ?
Ma lettre au Premier Ministre
Les larmes et le bonheur

Qui suis - je ?
Ndlr : le texte suivant fut entièrement rédigé par Pierre.
Né en 1952, marié en 1977, viticulteur-arboriculteur de profession, hyper dynamique de nature, je vivais heureux et croquais la vie à pleines dents. Un jour, vers la fin de l’année 1985, j’avais 33 ans, j’ai commencé à être gêné pour utiliser un tournevis. Six mois après j’étais en fauteuil roulant et, trois ans après, ne pouvant plus tenir ma tête, j’optais pour le lit... que je n’ai plus quitté depuis ce jour. Aujourd’hui, je suis entièrement paralysé, trachéotomisé, branché à un appareil respiratoire et ne peux désormais remuer que les yeux.
Cette maladie, appelée "Sclérose Latérale Amyotrophique" (S.L.A.) ou "maladie de Charcot" entraîne une dégénérescence inexorable de tous les muscles et conduit rapidement le malade à une dépendance totale.
Par bonheur, je possède un ordinateur équipé d’un logiciel spécial qui me permet d’écrire avec les yeux. C’est grâce à cet équipement que je peux vous écrire aujourd’hui.
Le premier moment d’abattement passé, je me suis tourné vers le Ciel et j’ai demandé : pourquoi moi ? ? ? Mon sort me paraissait injuste ; il y a tant de chômeurs professionnels... Tant d’individus sans foi ni loi... POURQUOI MOI ?
Je voulais comprendre... et j’ai compris ! J’ai compris qu’il m’avait fallu cette maladie pour me rendre compte que, comme beaucoup de monde, je me mettais la conscience tranquille en allant à la messe le dimanche mais qu’en fait, j’étais très loin de suivre la route du Seigneur.
Aujourd’hui, je suis entièrement paralysé, je ne peux remuer que les yeux mais je suis heureux : - heureux de marcher à nouveau sur la route du Seigneur, - heureux de vivre enfin en conformité avec mon idéal, - heureux d’être modestement utile à mon Dieu.
Issu d’une vieille famille terrienne, catholique et pratiquante, ayant toujours eu la Foi, à l’annonce de ma maladie, je me suis jeté en elle avec le désespoir et la frénésie d’un naufragé sur une bouée de sauvetage... Malgré l’extrême douleur des premières années : le désarroi dure tant que dure la descente aux enfers, j’ai maintenu ma confiance en Dieu...
La descente dure tant qu’il reste des muscles à immobiliser, à paralyser. A partir de là, quand on a touché le fond, quand la maladie ne trouve plus de quoi alimenter son appétit destructeur, on entre dans ce que nos éminents spécialistes appellent la phase terminale. Il y a 17 ans que je suis en phase terminale, je m’y suis habitué et, au risque de vous surprendre, ma joie de vivre balayant ou occultant tous les inconvénients et contraintes liés à mon état, je suis heureux !
J’ai les idées bien en place et aucune envie de me plaindre ! Oserai-je dire : au contraire !... Car cette maladie est, pour moi, une sanctification forcée... à la limite de l’injustice... Gloire à Dieu ! Réaction au malheur incompréhensible pour la plupart, mais Dieu remplit ma vie et je ne manque de rien. Le bonheur serait il subjectif et totalement indépendant de toute jouissance humaine ? Je laisse à chacun le soin de méditer cette pensée qui est une approche directe de l’influence permanente de Dieu dans nos vies, par une action à la fois permanente et imperceptible sur notre coeur, notre ressenti et nos évidences fondamentales...
Oui, la souffrance existe, aussi bien physique que morale mais il est écrit dans la Bible : Matthieu 11, 28-30 "Venez à Moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et Moi Je vous soulagerai. Chargez-vous de Mon joug et mettez-vous à Mon école, car Je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes. Oui, Mon joug est aisé et Mon fardeau léger. "
Je suis là pour en témoigner !... J’ai, bien souvent, remonté le moral de gardes-malades désespérées pour des peines légères et passagères mais j’ai moi-même rarement perdu le moral et je n’ai jamais perdu l’espoir parce que je n’ai jamais douté de l’Amour de Dieu.
Comment penser à l’euthanasie quand on a Dieu dans le coeur et quand aucune souffrance ne peut altérer notre confiance en Lui... Les « sans Dieu » sont à plaindre car ils ne connaissent pas l’incommensurable bonheur de se sentir aimé de Dieu, ils ne peuvent pas imaginer le secours bien réel dont bénéficient les amis de Dieu dans l’épreuve. Quand l’enfer se déchaîne contre nous, nous savons qu’il ne s’agit que d’une épreuve supplémentaire, destinée à tester notre Foi et notre confiance envers le Tout-Puissant, Créateur de tout ce qui est...
Il faut savoir que nous avons été créés par un débordement de l’Amour Infini de Dieu et que toutes nos souffrances sont nécessaires à notre purification, pour la préparation de notre Eternité bienheureuse dans la Gloire de Dieu.
Oui, quand l’enfer se déchaîne contre nous, nous accentuons notre prière, nous implorons le Ciel et nous gardons confiance... alors que les « sans Dieu », dans la même situation, désespèrent, appellent la mort et revendiquent le droit à mourir. Ils appellent ça « mourir dans la dignité » ! Ne s’agit il pas plutôt de désespoir et de lâcheté ? Ce qui est grave, parce qu’irréversible, c’est qu’ils refusent la Volonté Divine qui est Lumière et se précipitent dans la mort qui est ténèbres. Dieu respectera leur choix, leur libre arbitre, et les laissera aller dans les ténèbres éternelles puisque telle est leur volonté, libre et délibérée.
Alors que celui qui accepte et offre sa souffrance se met en phase avec la Volonté Divine parce qu’il fait preuve d’humilité, d’obéissance, de soumission, de confiance et d’amour envers notre Créateur et Rédempteur. La souffrance acceptée et offerte purifie notre âme, constitue une protection contre l’enfer et fait office de sauf conduit pour le purgatoire dont elle peut réduire sensiblement la durée.
L’euthanasie est donc criminelle à double titre : pour le temps et pour l’Eternité. Par son refus radical de la Volonté Divine elle est un billet pour l’enfer.
Il en est de même pour l’avortement. La culpabilité de l’avorteuse est même bien pire car, pour un confort égoïste, elle ôte la vie à son propre enfant qui possède déjà une âme immortelle et vivra donc éternellement dans le Ciel en qualité de martyr de sa propre mère.
Mais il est IMPORTANT de savoir que Dieu pardonne au pire des criminels qui implore son pardon avec un repentir sincère. Chacun peut donc décider de revenir à Dieu à tout moment mais, en nos temps troublés, il serait quand même prudent de ne pas attendre.
En conclusion, qu’importe notre vie actuelle, offrons la joyeusement à la Divine Justice, soyons des amis fidèles de notre Dieu d’Amour et de Miséricorde, des esclaves de l’Amour, car nous savons que nous passerons l’Eternité dans Sa Gloire et que la Vision Béatifique chavirera perpétuellement notre coeur dans le ravissement et dans l’extase.
Pierre PANIS
Ma lettre au Premier Ministre
Ndlr : texte entièrement rédigé par Pierre.
Pierre PANIS.
N°9 rue du bac
66 250 SAINT LAURENT DE LA SALANQUE
Tel : 04.68.28.30.07
Fax : 04.68.28.65.14
ppanis@aol.com

Saint Laurent, le 27 septembre 2003

Monsieur le Premier Ministre,

Je suis muet, totalement paralysé, trachéotomisé, branché à un appareil respiratoire et ne peux désormais remuer que les yeux.
Cette maladie, appelée " Sclérose Latérale Amyotrophique " (S.L.A.) ou " maladie de Charcot ", entraîne une dégénérescence inexorable de tous les muscles et conduit rapidement le malade à une dépendance totale.
Mais la vraie vie, le vrai bonheur, la vraie force de l'homme, résident dans la tête et dans le coeur.
Monsieur le Premier Ministre, si on fait abstraction de la dignité humaine qui est l'argument des orgueilleux et des lâches pour en finir, je vous assure que, même dans cet état, la vie est merveilleuse à vivre.
MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE, JE REVENDIQUE LE DROIT DE VIVRE
L'euthanasie est la porte ouverte à tous les abus...
L'euthanasie ouvre la porte à tous les fous qui se croient investis d'une mission de nettoyage...
La légalisation de l'euthanasie serait une régression de l'être humain jusqu'au stade animal le plus primaire...
Monsieur le premier ministre, c'est l'Amour qui fait tourner le monde et c'est l'orgueil et la haine qui le détruisent.

MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE,

JE REVENDIQUE LE DROIT A DONNER DE L'AMOUR
JE REVENDIQUE LE DROIT A RECEVOIR DE L'AMOUR
JE REVENDIQUE LE DROIT A L'AMOUR

Aussi longtemps que Dieu laissera battre mon coeur...

Pierre PANIS.
Les larmes et le bonheur
Ndlr : texte de Sabine Bidault-Chevallier, 2001.
source : Edifa

On se croirait presque en été en cette fin de janvier. Le petit bourg de Saint-Laurent-de-la-Salanque, non loin de Perpignan, semble faire la sieste au soleil. Et lorsqu'on découvre Pierre Panis, étendu sur son lit, en contournant la maison qu'il habite avec son fils pour entrer dans sa chambre par la porte vitrée du jardin, on pourrait penser qu'il dort, lui aussi. On n'entend que le ronronnement des appareils qui l'aident à respirer. Seul le battement alerte de ses paupières et ses yeux noisette qui pétillent montrent que Pierre Panis est pleinement éveillé... et débordant d'activités !
Car ne vous y trompez pas : si sa sclérose latérale amyotrophique lui interdit de lever même le petit doigt, du matin au soir il s'affaire. A son site Internet, qu'il a baptisé "Miséricorde divine" pour témoigner de ce que la maladie lui enseigne : "Quelle que soit notre condition actuelle, la vie en ce monde représente une seconde, face à l'Eternité... Même si pour le monde notre vie est ratée, ayons le bon sens de ne pas rater l'Eternité !" Il monte aussi un "Réseau vigie prière" pour prier aux intentions du monde et de la France, et lance une pétition pour soutenir une amie polonaise persécutée pour sa Foi. Pour lui, ne pas rater l'Eternité signifie "utiliser tout notre potentiel pour nous rendre utile à Dieu, à la paix, à la justice, à la Vérité". Je ne sais juger ni la qualité de son site, ni le bien-fondé de sa pétition, ni l'efficacité de son réseau de prière, mais je vois que si son potentiel physique se limite à cligner des yeux, tout son être, sa volonté, son temps, sont utilisés à le "rentabiliser" en l'offrant à Dieu.
Pierre Panis ne bouge pas. Il ne parle pas, et c'est plus douloureux encore que les souffrances liées à l'immobilisation. Mais je suis à peine arrivée que les mots s'affichent avec rapidité à l'écran de l'ordinateur fixé devant lui : "Bonjour ! Bon voyage ? Voulez-vous un repas ?" Cela paraît presque magique ! Son "truc", c'est une petite cellule optique, sur l'un de ses verres de lunettes, qui enregistre les mouvements de son oeil. Et sur l'écran, l'effet est le même qu'un "clic" de souris. En un clin d'oeil, il fait défiler, dans une liste alphabétique, les tronçons de phrase, expressions ou mots de vocabulaire qu'il sélectionne en "cliquant" dessus. Il n'a que les mots moins usités à former lettre par lettre. Avec l'entraînement, il écrit presque aussi vite qu'une dactylo ! C'est incroyable ! Voilà un quart d'heure que je suis arrivée, et j'ai l'impression de bavarder à bâtons rompus avec une vieille connaissance. Il me montre les poèmes qu'il écrit, la photo de l'aîné de ses deux fils, mort l'été dernier d'un accident de moto. Et les yeux pleins de larmes, me confie : "Si mon corps pleure, c'est un trop-plein inévitable, mais qui ne peut altérer, à l'intérieur, ma confiance en Dieu et donc mon bonheur". Il espère que la mort de son fils, qui croquait tellement la vie à pleines dents qu'il ne pliait devant aucune limite, pourra faire réfléchir d'autres jeunes sur l'éphémère de cette vie et le bonheur éternel qu'est la rencontre de Dieu.
"Moi-même, je n'avais aucune limite, j'étais un chien fou", poursuit Pierre Panis, qui était viticulteur-arboriculteur, marié, avec deux enfants, lorsque la maladie l'a surpris, à 33 ans. Il en a 49, et raconte : "Malgré l'extrême douleur des premières années, j'ai maintenu ma confiance en Dieu. La descente aux enfers dure tant qu'il reste des muscles à paralyser. Il y a douze ans que je suis en phase terminale (ndlr : en 2001), et au risque de vous surprendre, je suis heureux. Heureux de marcher de nouveau sur la route du Seigneur. Car cette maladie est pour moi comme une sanctification forcée... J'étais perdu, et maintenant, je peux sauver des âmes ! J'ai fait un marché avec Jésus : j'accepte tout... et Il me donne sa force". ?
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Re: Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

Message par Her le Mar 25 Jan - 13:30

http://www.perepiscopus.org/culture-de-vie/euthanasie-mgr-le-saux-appelle-a-la-mobilisation?

Euthanasie : Mgr Le Saux appelle à la mobilisation
Posté par Maximilien Bernard dans Culture de Vie le 01 24th, 2011 |
L’évêque du Mans invite tous les catholiques de la Sarthe à manifester leur désapprobation auprès de leurs élus au sujet de la proposition de loi qui sera examinée mardi 25 au Sénat. Votée le 18 janvier 2011 par la commission des affaires sociales, la proposition de loi relative à l’aide active à mourir sera débattue demain au Sénat.

Mgr Le Saux rappelle ce qu’il avait dit aux élus le jour de son ordination épiscopale :

Nous serons à vos côtés chaque fois que ce sera nécessaire pour défendre la dignité de la personne humaine depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle.
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Re: Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

Message par Her le Mar 25 Jan - 14:05

https://3-6-9.org/kyrielle/web/fsp/index.php?requete=EmailAffichage

Liberté.politique.com
Euthanasie : Ecrire à nos élus

Chers amis,

Dans quelques jours, le 25 janvier, le Sénat va débattre d’une proposition de loi tendant à légaliser l'euthanasie. Ce texte est la synthèse de trois propositions présentées par un sénateur socialiste, un UMP et la dernière par un communiste et un "Parti de Gauche". La présidente de la commission des affaires sociales, la centriste Muguette Dini a voté pour.

Malgré le vote serré de la commission (25 voix contre 19 et 2 abstentions), et compte-tenu des enjeux médicaux et sociétaux, il est urgent de ne pas laisser croire que les parlementaires ont subitement trouvé un consensus sur un sujet aussi grave.

Or le vote du Sénat sera historique par la poussée qu'il exprimera. La mobilisation de tous sera déterminante. Le sort de cette proposition est entre vos mains, de même que celui des milliers de malades en fin de vie que l’on veut abandonner quand il est toujours possible de les accompagner dignement jusqu’à leur mort naturelle.

Plutôt que de vouloir légaliser des pratiques euthanasiques, la priorité et le devoir des décideurs politiques devraient être de favoriser l'application de la loi de 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, encore trop méconnue, en assurant un égal accès de tous les malades aux soins palliatifs. Non, les médecins ne demandent pas le droit de tuer !

Nous pouvons agir efficacement

Nous nous sommes associés au député Jean-Marc Nesme et à la sénatrice Bernadette Dupont pour mobiliser le plus grand nombre possible de parlementaires.

Demandez à votre député et aux sénateurs de votre département d’adhérer à l’Entente parlementaire visant à refuser l'euthanasie et à développer un accès aux soins palliatifs pour tous.

Seule une large coalition de parlementaires pourra enrayer cette funeste initiative. L’intervention directe de leurs électeurs et des citoyens de leur circonscription sera décisive. Dites leur qu'ils sont le recours moral du pays et de la conscience française, un rempart contre la déshumanisation.

Comment agir ?

1/ Écrivez à vos élus (députés et sénateurs) (en utilisant si vous le souhaitez ce modèle de lettre) :
- La liste des députés (par ordre alphabétique ; par département, commune ou canton)
- La liste des sénateurs (par ordre alphabétique ; par département)
2/ Transmettez-leur le Texte de l’Entente parlementaire qu’ils pourront adresser par fax au député Jean-Marc Nesme
3/ Adressez-nous une copie de votre courrier : contact@libertepolitique.com
4/ Faites part à l'UMP de votre démarche au directeur de la communication : Pierre Chassat

Merci de votre intervention.

Philippe de Saint-Germain

Modèle de lettre aux parlementaires
Manifeste de l'Entente parlementaire


Dernière édition par Hercule le Jeu 3 Fév - 23:46, édité 1 fois
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Re: Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

Message par Her le Mer 26 Jan - 20:25

http://www.lunivers.info/articles.php?lng=fr&pg=1370

2ème "Lépante de la vie": l'euthanasie rejetée en France - le 25 janvier 2011

La France ne légalisera pas l'euthanasie
Les sénateurs ont voté la nuit dernière contre une proposition de loi visant à autoriser l'assistance médicalisée pour mourir. Le rejet du texte, déjà vidé de sa substance par la commission des Affaires sociale quelques heures plus tôt, ne faisant aucun doute.

Voir le happening organisé devant le Sénat ce 25 janvier par l'Alliance pour les Droits de la vie : 700 gisants ! https://www.dailymotion.com/video/xgqjuo_700-gisants-contre-l-euthanasie_webcam
Le premier « Lépante pour la vie » fut, rappelons le, le rejet inattendu de la restriction de l'objection de conscience par le Conseil de l'Europe, le 7 octobre dernier. Voir :http://www.lunivers.info/articles.php?lng=fr&pg=1332
Et voilà que, contre toute attente, Monsieur Fillon est monté au créneau pour inciter les sénateurs à refuser la proposition de loi en faveur de l'euthanasie ! Et les sénateurs ont suivi Monsieur Fillon.

C'est un 2ème « Lépante de la Vie ». Deo gratias...et merci aussi à Monsieur Fillon !
Après ces victoires inespérées, miraculeuses, ce 7 octobre et ce 25 janvier, des tenants de la « dignité de la personne » contre ceux de la culture de mort, il faut passer à l'étape suivante: continuer à se battre spirituellement et sur les terrains politique et médiatique pour que la toute prochaine loi de bioéthique soit moralement acceptable.
Il faut provoquer un nouveau «Lépante de la vie» : jamais deux sans trois !

« Prie car tout dépend de Dieu mais agit comme si tout dépendait de toi » enseignait St Ignace de Loyola.
Agir : l'immense succès de la 7ème Marche pour la Vie à Paris, dimanche dernier est un modèle et prépare bien la prochaine Marche pour la vie, en Mai, à Bordeaux : nous en reparlerons, mais il faut continuer le lobbying auprès de nos députés et sénateurs.
La Marche parisienne, comme le happening devant le Sénat hier, font réfléchir les hommes politiques : elles montrent la détermination des français à lutter indéfiniment contre la « culture de mort », sans distinction politique ou religieuse: une détermination dont il faut bien tenir compte ; une détermination annoncée dans le « Discours d'envoi » de la Marche parisienne (voir l'article d'avant-hier, 23 janvier, sur ce site).
Prier : et c'est bien annoncé sur ce site, dès la page d'accueil : les prochains rassemblements de prière sont :
· Le 5 février : le 228ème Rosaire pour la vie mensuel dans toutes les cathédrales de France
· Le 6 février : le pèlerinage pro-vie au sanctuaire St Joseph du St Sauveur et à son « Mémorial du Milliard » d'enfants avortés.
Haut les cœurs ! Soyons plein d'Espérance pour un troisième « Lépante de la Vie » : pour une loi de bioéthique moralement acceptable : ne manquons pas ces deux manifestations religieuses, au moins dans nos cathédrales, chez nous, à défaut de pouvoir aller au sanctuaire pro-vie, dans la Drôme.
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Message par Her le Ven 28 Jan - 7:49

http://www.osservatore-vaticano.org/relations-avec-les-etats/la-franc-maconnerie-et-leuthanasie

La franc-maçonnerie et l’euthanasie
Posté par Vini Ganimara dans Relations avec les Etats le 01 26th, 2011 | 3 réponse
Si vous avez déjà essayé de dire que la franc-maçonnerie était pour quelque chose dans la préparation des lois « sociétales », comme on dit aujourd’hui (pour désigner les lois sur l’avortement, sur l’euthanisie, sur le « mariage » homosexuel…), vous aurez sans doute remarqué comme moi que l’on vous regarde avec l’oeil légèrement suspicieux que l’on doit avoir si on croise un homme avec un entonoir sur la tête à proximité de l’hôpital Sainte-Anne!
Eh bien, un hebdomadaire qui n’a pas la réputation d’être spécialement « conspirationniste », ni d’ailleurs spécialement anti-maçonnique, « Le Nouvel Observateur », vient d’évoquer le rôle de la franc-maçonnerie dans la préparation des textes sur l’euthanasie qui ont été (grâce à Dieu et à notre mobilisation à tous!) rejetés par le sénat.
Le président de la Fraternelle parlementaire, Bernard Saugey, sénateur de l’Isère, ne s’en est d’ailleurs pas caché (même s’il a « noyé le pouisson » dans la fameuse « liberté de conscience »):

« C’est évidemment un thème sur lequel nous avons travaillé sans esprit partisan. Nous laissons d’ailleurs à nos camarades une totale liberté de vote. »

Revendiquant 160 parlementaires dans sa Fraternelle, Saugey a même ajouté:

« C’est une force dont on ne sert pas assez! «

Qu’est-ce que ce serait si on s’en servait davantage!
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Message par Her le Ven 28 Jan - 8:21

http://www.perepiscopus.org/culture-de-vie/euthanasie-au-tour-de-mgr-ginoux-de-sexprimer

Euthanasie : au tour de Mgr Ginoux de s’exprimer
Posté par Maximilien Bernard dans Culture de Vie le 01 25th, 2011 |
L’évêque de Montauban a publié un texte intitulé « Tuer en douceur ou la barbarie silencieuse : Une nouvelle tentative pour légaliser l’euthanasie ». Extraits :

Il s’agit bien de procurer la mort volontairement, de tuer une personne [...] Mais que pouvons-nous répondre à cette nouvelle tentative puisque, depuis bientôt trente ans [...], de manière récurrente, ce courant de pensée veut imposer à la société française une loi autorisant l’euthanasie.

Pendant sept ans j’ai eu la charge des aumôneries d’hôpitaux et de la pastorale de la santé dans mon diocèse d’origine. Le nombre de personnes en fin de vie avec des pathologies lourdes (sida, cancer, etc.) que j’ai approchées – chrétiennes ou non – est important. J’ai vu des situations insoutenables. Je compte sur les doigts d’une main les personnes qui ont, à un moment, demandé vraiment la mort [...]. Chaque fois que l’équipe des soins palliatifs pouvait intervenir, la personne retrouvait la paix [...]. La demande de mort est un appel, l’expression d’une détresse, le besoin d’être accompagné. Si les soins palliatifs et l’entourage prennent en charge assez tôt cet accompagnement, la fin de la vie n’est plus une tragédie, même si mourir est toujours un passage angoissant [...]

La médecine est faite pour soigner. Comment lui demander de poser un acte de mort ? [...] La mort programmée d’une personne, que cette équipe va désigner comme « indigne » de vivre, en raison de son état d’anéantissement physique ou psychique [...], est un crime. Au nom de l’humanité, au nom du respect de toute vie humaine jusqu’à sa fin naturelle, au nom de la solidarité avec les plus faibles, nous devons proclamer la « dignité » intangible de chaque être humain. L’oublier c’est entrer dans la barbarie.
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Message par Her le Ven 28 Jan - 23:00

http://www.libertepolitique.com/actualite/55-france/6523-euthanasie-la-proposition-de-loi-videe-de-sa-substance-

Le fil

France
Euthanasie : la proposition de loi vidée de sa substance
25 Janvier 2011
La commission des Affaires sociales du Sénat a adopté ce mardi 25 janvier un amendement qui supprime l'article premier du texte visant à légaliser l’euthanasie (Le Fil, 19 janvier). L’amendement a été déposé par la sénatrice Marie-Thérèse Hermange (UMP-Paris).

L'article premier de ce texte, considéré comme l'article-clé, indique que « toute personne capable majeure, en phase avancée ou terminale d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable, lui infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée ou qu'elle juge insupportable, peut demander à bénéficier [...] d'une assistance médicalisée permettant, par un acte délibéré, une mort rapide et sans douleur ».

C'est cet article que l'amendement adopté mardi dans la matinée a supprimé. Le vote est intervenu dans le cadre de l'examen par la commission des amendements dits « extérieurs », c'est-à-dire présentés après l'adoption du texte en commission. A l’AFP, Marie-Thérèse Hermange a indiqué que cette proposition de loi avait été adoptée en commission « dans la précipitation ».

Six autres amendements, présentés par Gilbert Barbier (RDSE, Radicaux de gauche), supprimant les six autres articles de la proposition de loi, ont reçu un avis favorable de la commission. La présidente centriste de la commission, Muguette Dini, et le rapporteur du texte, Jean-Pierre Godefroy, qui étaient contre ces amendements ont été mis en minorité. Ces amendements devront être représentés et revotés lors de l'examen de la loi dans la soirée.

Le groupe UMP, majoritaire au Sénat, est favorable à ses amendements.

[Sources : AFP, Le Figaro]
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Message par Her le Ven 28 Jan - 23:01

http://www.libertepolitique.com/actualite/55-france/6522-francois-fillon-soppose-a-la-legalisation-de-leuthanasie

Le fil

France
François Fillon s’oppose à la légalisation de l'euthanasie
25 Janvier 2011
Dans une tribune du Monde datée du 25 janvier, François Fillon estime que le dispositif prévu par a proposition de loi qui doit être examinée au Sénat (Le Fil, 19 janvier) « est très dangereux ». « À titre personnel, explique le Premier ministre, je suis hostile à la légalisation d'une aide active à mourir, ce n'est pas ma conception du respect de la vie humaine et des valeurs qui fondent notre société. » Pour François Fillon, la question est de savoir si la société doit légiférer pour s'accorder le droit de donner la mort : « J'estime que cette limite ne doit pas être franchie. »

Or le texte adopté la semaine dernière par la commission des Affaires sociales du Sénat « ne prévoit aucune obligation explicite de consultation, ni même d'information de la famille du malade » s’étonne François Fillon. « Mais surtout, un tel dispositif me paraît être très dangereux [car] le contrôle des actes ne serait effectué qu'a posteriori par une commission ».

La vraie question, poursuit le chef du gouvernement, est la prise en charge des personnes en fin de vie, qui doit être une priorité absolue. Depuis 2008, cela a donné lieu à « un programme de développement des soins palliatifs » qui prévoit le « passage en quatre ans de 100.000 à 200.000 du nombre de patients en fin de vie pris en charge et la création de 1200 nouveaux lits de soins palliatifs dans les hôpitaux ».

En mars 2010, a été mise en place une allocation d'accompagnement des personnes en fin de vie : « Cette allocation, d'un montant de 53 euros par jour pendant vingt-et-un jours, concerne l'ensemble des salariés bénéficiant d'un congé de solidarité familiale ou qui l'ont transformé en période d'activité à temps partiel», explique-t-il. « Notre stratégie est donc claire : c'est celle du développement résolu des soins palliatifs et du refus de l'acharnement thérapeutique ».

Le ministre de la Santé Xavier Bertrand a fait part lui aussi de son opposition au texte sur l'euthanasie. Interrogé par RMC, il a déclaré : « Les Français veulent qu'on accompagne, qu'on évite les douleurs insupportables », mais « dans une logique où on ne bascule pas, on ne change pas de système ». « Il faut tout regarder avant de franchir ce pas, a-t-il poursuivi, que moi je n'ai pas envie de franchir. »

Parmi les autres réactions, l’ancienne candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal a fait part de ses réticences sur Europe 1 ce mardi 25 : « Il faut accompagner la fin de vie dans la dignité mais personnellement, j'ai de grandes réserves sur la législation de l'euthanasie », sans préciser si elle était opposée à la législation en vigueur (la loi de 2005, dite Leonetti) ou sur le principe d’une loi autorisant l’euthanasie. Mais selon toute évidence, le Parti socialiste devrait inscrire la légalisation de l'euthanasie dans son projet présidentiel.

[Sources : Le Figaro, La Dépêche.fr ; Le NouvelObs.com, 20 Minutes, RFI]
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Message par Her le Ven 28 Jan - 23:02

http://www.libertepolitique.com/actualite/55-france/6521-euthanasie--le-senateur-j-l-lorrain-l-a-honte-pour-le-senat-r

Le fil

France
Euthanasie : le sénateur J.-L. Lorrain « a honte pour le Sénat »
24 Janvier 2011
Médecin et docteur en éthique, le sénateur UMP Jean-Louis Lorrain plaide contre la proposition de loi adoptée en commission au Sénat pour instaurer l'assistance médicalisée à mourir, parlant de « honte devant la faiblesse de la réflexion ».

« La Commission des affaires sociales du Sénat en soutenant l'Assistance médicale pour mourir entérine l'euthanasie volontaire [...]. Cette volonté politique relève d'une vision totalitaire. Ce projet n'est qu'une étape, la suivante concernera la souffrance dans les démences, dans les états végétatifs » affirme le sénateur du Haut-Rhin au sujet du texte examiné mardi prochain en séance.

« Le terme d'une vie ne peut se réduire au soin. [...] L'eugénisme le plus sournois est celui demandé pour soi-même », ajoute-t-il. Voici le texte intégral de la tribune de l’élu médecin, diffusée à en-tête du Sénat.
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Re: Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

Message par Her le Ven 28 Jan - 23:02

http://www.libertepolitique.com/actualite/55-france/6524-cardinal-barbarin-l-autoriser-leuthanasie-instaurerait-un-regime-de-peur-r-

Le fil

France
Cardinal Barbarin : « Autoriser l’euthanasie instaurerait un régime de peur »
25 Janvier 2011
Alors que le Sénat examine une proposition de loi légalisant l’euthanasie, l’archevêque de Lyon, le cardinal Philippe Barbarin, s’inquiète des conséquences que pourrait entraîner l’autorisation de la « mort assistée ». Voici la version longue du texte paru dans Le Figaro du 25 janvier 2011, diffusée par le diocèse de Lyon.

La loi sur la fin de vie ne reconnait aucun droit à donner la mort et propose de bons repères insistant sur les soins palliatifs et le refus des traitements disproportionnés. Pourtant, la commission sociale du Sénat vient de donner le feu vert à la discussion ouvrant la voie à l’euthanasie en cas de « souffrance physique ou psychique ne pouvant être apaisée ou jugée insupportable ». Invoquant des cas extrêmes, des parlementaires omettent de mettre en valeur le beau travail accompli dans les unités de soins palliatifs. On essaie d’introduire une idée uniformisée de mort douce, alors que l’euthanasie est loin d’être douce, pour les soignants comme pour le malade et sa famille. Je salue cette « exception française », par laquelle nos législateurs ont manifesté la permanente vocation de la douce France à prendre en charge les plus fragiles, jusqu’au terme de leur vie terrestre.

La légalisation de l’euthanasie briserait la confiance entre soignants et soignés.

Mme Schnapper écrivait que « la société moderne repose sur la confiance objective entre les individus grâce aux relations politiques et économiques, le droit, l’argent, les institutions. Mais les relations directes entre les personnes ne sauraient être oubliées, qui demeurent au cœur de la vie humaine. » La médecine est un lieu où il serait terrible d’attenter à l’amitié entre les hommes, celle où le faible se dit : « Celui-ci veut mon bien, même en me défendant contre ma crainte d’affronter la situation présente. » Si l’euthanasie est légalisée, le patient aura peur même des interventions thérapeutiques légitimes.

La légalisation de l’euthanasie pousse à l’exclusion des personnes les plus vulnérables. Si un homme est seul, sans personne qui le protège, si le recours à la mort légale lui est offert, le voici en danger, à la merci des fluctuations de sa sensibilité. La demande de mourir est souvent un appel au secours : « Tout le monde me laisse tomber. Est-ce que j’ai encore du prix aux yeux de quelqu’un ? » La dignité d’un homme, c’est son droit à être aimé, toujours.
La légalisation de l’euthanasie est contradictoire avec le développement des soins palliatifs, qui permettent de répondre à la plupart des douleurs des grands malades. Pourquoi 80 %, paraît-il, du budget des soins palliatifs ne leur est pas encore alloué ? Est-il vrai que le fait de renoncer aux opérations chirurgicales réalisées in extremis sans espoir de guérison, dégagerait une part de cet argent ? J’ai encore à l’esprit la fin de Jean-Paul II : en février 2005, on l’opère d’une trachéotomie pour qu’il puisse continuer de respirer. Mais quand, fin mars, on envisage une gastrectomie, il refuse. On continue de le nourrir et de l’hydrater, mais il n’est pas question de tenter une nouvelle opération, aussi douloureuse qu’inutile. Et le 2 avril au soir, il s’en va. « Avec la mort, la vie n’est pas détruite, elle est transformée ».

M. Badinter notait qu’un droit à la mort assistée revient à aider ceux qui prendraient la décision de se suicider. « J’aurais la crainte, disait-il, d’une forme d’incitation, je n’ose pas dire de provocation au suicide. L’être humain est fragile. L’angoisse de mort est présente. Chez certains, face à une épreuve, il y a une tentation de mort inhérente à la condition humaine ». Avec lui, je veux dire que la mort est une peine toujours injustifiable, pour un coupable, à plus forte raison pour un innocent.

Y voir la « dernière liberté » constitue un piège. Comme si cet acte était pleinement libre, alors que plus de la moitié des rescapés du suicide ne récidivent pas. Comme si le suicide ne touchait que celui qui y recourt. Sa violence traverse le corps social et sa mémoire reste vive dans le cœur des proches. Dans sa réclusion, Etty Hillesum recopie ces lignes de W. Rathenau à une femme tentée par le suicide :

>>>« J’ai moi-même envisagé cette éventualité, que je dois aujourd’hui rejeter. Je considère qu’une telle fin est une injustice, une offense à l’esprit. C’est un manque de confiance vis-à-vis du bien éternel, une infidélité à l’égard de notre devoir le plus intime : celui d’obéir à une loi universelle. Celui qui se tue est un meurtrier, non seulement de lui-même, mais aussi d’autrui. Une telle mort, j’en suis profondément convaincu, n’est pas une libération, comme peut l’être une mort naturelle et innocente. Toute violence commise en ce monde prolifère, comme chacun de nos actes. Nous sommes ici pour porter une partie de la souffrance du monde, en lui offrant notre cœur, non pour l’aggraver par un acte de violence. »

On objectera que la proposition de loi ne vise que des cas où la mort naturelle surviendrait en toute hypothèse, et dans de brefs délais. Si c’est le cas, tendons la main, comme les soignants des services de soins palliatifs qui font honneur à la médecine. En vérité dans les pays où elle est établie, l’euthanasie (qu’on voudrait permettre même aux mineurs) touche aussi des gens qui ne sont pas en situation de mort imminente, notamment des personnes dépressives.

L’Eglise catholique se voit souvent reprocher un prétendu dolorisme. Tels discours, telles attitudes peuvent accréditer ce soupçon. Il ne pèse pas bien lourd face au cortège des saints qui ont voulu correspondre aux attitudes du Christ envers les malades, à la parabole du Bon Samaritain, à Matthieu 25 : « J’étais malade et vous m’avez visité », à la figure de Mère Térésa penchée sur ceux qui mouraient sur les trottoirs de Calcutta. Certains, comme Vincent de Paul, ont donné forme institutionnelle à la charité du Christ. Il est vrai aussi, et fondateur pour la réflexion, que l’Eglise ne cesse de contempler son Seigneur mourant en croix. Cela empêche un cœur vraiment chrétien de se détourner de celui qui meurt, au contraire de notre société, où l’on voit les enfants absents des funérailles de leurs grands-parents… Jésus meurt seul, et pourtant à ses pieds Marie, le disciple bien aimé, Madeleine sont restés, dont la présence éclaire le débat qui nous occupe. Des amis lui sont restés fidèles jusqu’au bout.

« Le véritable amour chasse la crainte », dit la Bible. Bien des malades et des familles ont fait cette expérience : une maladie douloureuse a été traversée. L’amour, jour après jour, a permis de dépasser la peur. Comme homme ayant vécu la maladie, comme croyant, attentif à l’interdit fondateur de toute société : « Tu ne tueras pas », je veux dire aux sénateurs : Ne doutez pas de l’amour !

Sources : Diocèse de Lyon
Le Figaro, mardi 25 janvier 2011.
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Re: Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

Message par Her le Mer 2 Fév - 7:05

http://www.osservatore-vaticano.org/divers/franc-maconnerie-et-processus-legslatif-petit-addendum?

Franc-maçonnerie et processus législatif : petit addendum
Posté par Vini Ganimara dans divers le 02 2nd, 2011 | 2 réponse

Petit retour sur la dépêche à propos du rôle de la maçonnerie dans le lancement de la tentative de légalisation de l’euthanasie en France. En effet, un collaborateur d’OV a eu l’occasion d’être témoin d’un épisode similaire en Belgique, pays où il a des attaches.

En septembre 2009, aux journées bruxelloises du patrimoine, le public pouvait visiter au 79 rue de Laeken les magnifiques salles de la loge « Union et philanthropie ». Sous bonne escorte, cela va de soi ! Les visiteurs étaient emmenés par petits groupes et on veillait à ce que personne ne se perdît dans les couloirs ! Alléché par cette occasion, notre ami est allé à la loge, sitôt sorti de l’église (c’était un dimanche). Je vous passe l’intérêt touristique des salles, qui valent vraiment la file d’attente. On lui expliqua que tous les guides étaient des frères de la loge. Il fut donc très intéressé quand il entendit un jeune visiteur, tout blanc bec, demander au guide quel était le type de sujet dont on débat en loge. Le frère guide répondit qu’il s’agissait souvent de sujets de société. Son visiteur le pressant un peu plus, il finit par expliquer que, par exemple, les loges belges avaient largement contribué à la légalisaton de l’avortement. Il ajouta que les sénateurs Lallemand et Michielsen, à l’origine de la fameuse loi que le roi Baudouin refusa de signer, étaient franc-maçons. Jusque-là, ce n’était pas un scoop. Mais il continua en disant que les loges avaient puissamment contribué à lancer la discussion parlementaire et « sociétale » sur le sujet et que, sans leur soutien, la proposition de loi ne serait sans doute pas passée au parlement. C’est dire l’influence de la maçonnerie dans la politique belge (et on pourrait en dire de même dans beaucoup de pays) et il est intéressant d’entendre un frère le dire tranquillement. Imaginez un instant qu’un évêque, faisant visiter le palais épiscopal, ait tenu des propos similaires au sujet d’influences catholiques sur le processus législatif…

Ce dimanche-là, notre ami n’a pas regretté d’être allé à la loge après l’église. Il y a gagné (et nous avec, par la même occasion!) la réflexion suivante, qui vaut également pour la France et pour l’Italie : si les francs-maçons soulignent souvent la séparation de l’Eglise et de l’Etat, pourquoi ne réclament-ils pas la séparation de la franc-maçonnerie et de l’Etat ?
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Re: Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

Message par Her le Jeu 3 Fév - 23:49

Envoyé le : Mer 26 janvier 2011, 20h 01min 48s
Objet : Fw: Soulagement au sénat et buzz

Aux 56 000 signataires de la pétition « Stop à l’euthanasie » sur www.fautpaspousser.com


Chers amis,

C'est avec soulagement que nous avons appris cette nuit, depuis l’hémicycle du Sénat d’où nous avons suivi les débats en direct, le rejet de la proposition de loi sur l'euthanasie.

Merci aux sénateurs qui se sont courageusement mobilisés pour écarter la menace !

Merci à vous : la pétition « Stop à l’euthanasie », que vous avez signé sur www.fautpaspousser.com a donné force et crédibilité à nos messages. Le nombre de signataires a franchi hier la barre des 55 000, et nous avons pu l’annoncer aux média, lors de notre happening devant le Sénat, avec 700 d’entre vous. Les images et les arguments en ont été diffusés au 20h de TF1 le soir-même, une heure avant le débat, et largement repris sur Internet et dans toute la presse.

Votre participation a été essentielle pour montrer aux élus et aux media que notre action reflète un puissant courant de pensée dans la société.

Cependant, il ne s'agit pas de s’en tenir à cette étape : face à la culture de l’euthanasie, il est plus que jamais nécessaire de rester mobilisés.
Vous pouvez donc dès aujourd’hui buzzer largement cette vidéo du happening :

• Sur You Tube : https://www.youtube.com/watch?v=L3FEAtBERzI
• Sur Dailymotion : https://www.dailymotion.com/video/xgr5pw_700-gisants-contre-l-euthanasie-hd_webcam

Encore une fois nous tenons à vous remercier de votre soutien sur ce sujet délicat et sensible.

Bien amicalement,
L'Equipe de l'Alliance pour les Droits de la Vie.
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Re: Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

Message par Her le Mar 15 Fév - 22:56

http://www.libertepolitique.com/

Euthanasie : la liberté bafouée, la dignité instrumentalisée

Chers amis,

Dans quelques jours, le 25 janvier, le Sénat va débattre d’une proposition de loi tendant à légaliser l'euthanasie. Ce texte est la synthèse de trois propositions présentées par un sénateur socialiste, un UMP et la dernière par un communiste et un "Parti de Gauche". La présidente de la commission des affaires sociales, la centriste Muguette Dini a voté pour.

Malgré le vote serré de la commission (25 voix contre 19 et 2 abstentions), et compte-tenu des enjeux médicaux et sociétaux, il est urgent de ne pas laisser croire que les parlementaires ont subitement trouvé un consensus sur un sujet aussi grave.

Or le vote du Sénat sera historique par la poussée qu'il exprimera. La mobilisation de tous sera déterminante. Le sort de cette proposition est entre vos mains, de même que celui des milliers de malades en fin de vie que l’on veut abandonner quand il est toujours possible de les accompagner dignement jusqu’à leur mort naturelle.

Plutôt que de vouloir légaliser des pratiques euthanasiques, la priorité et le devoir des décideurs politiques devraient être de favoriser l'application de la loi de 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, encore trop méconnue, en assurant un égal accès de tous les malades aux soins palliatifs. Non, les médecins ne demandent pas le droit de tuer !

Nous pouvons agir efficacement

Nous nous sommes associés au député Jean-Marc Nesme et à la sénatrice Bernadette Dupont pour mobiliser le plus grand nombre possible de parlementaires.

Demandez à votre député et aux sénateurs de votre département d’adhérer à l’Entente parlementaire visant à refuser l'euthanasie et à développer un accès aux soins palliatifs pour tous.

Seule une large coalition de parlementaires pourra enrayer cette funeste initiative. L’intervention directe de leurs électeurs et des citoyens de leur circonscription sera décisive. Dites leur qu'ils sont le recours moral du pays et de la conscience française, un rempart contre la déshumanisation.

Comment agir ?

1/ Écrivez à vos élus (députés et sénateurs) (en utilisant si vous le souhaitez ce modèle de lettre) :
- La liste des députés (par ordre alphabétique ; par département, commune ou canton)
- La liste des sénateurs (par ordre alphabétique ; par département)
2/ Transmettez-leur le Texte de l’Entente parlementaire qu’ils pourront adresser par fax au député Jean-Marc Nesme
3/ Adressez-nous une copie de votre courrier : contact@libertepolitique.com
4/ Faites part à l'UMP de votre démarche au directeur de la communication : Pierre Chassat

Merci de votre intervention.

Philippe de Saint-Germain

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Re: Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

Message par Her le Lun 21 Mar - 7:26

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20110125.OBS6888/projet-de-loi-sur-l-euthanasie-le-role-des-francs-macons.html

25/01/2011

Projet de loi sur l'euthanasie : le rôle des francs-maçons
En 2010, les 50.000 frères et les 1.200 loges du Grand Orient de France ont été invités à plancher sur cette question.

L'Association pour le droit de mourir dans la dignité: un logo maçonnique ?
La franc-maçonnerie a-t-elle œuvré à l'émergence d'une proposition de loi sur la légalisation de l'euthanasie ? Rencontré lors de notre enquête sur la franc-maçonnerie –en couverture du Nouvel Observateur jeudi 27 janvier-, Guy Arcizet, Grand Maître du Grand Orient de France (GODF) ne faisait pas mystère de son intérêt pour cet épineux sujet d'éthique : "Nous réfléchissons depuis plusieurs années à l'institution d'un droit à mourir dans la dignité. Personnellement j'y suis favorable mais chacun doit se déterminer selon sa conscience". En 2010, les 50.000 frères et les 1.200 loges de l'obédience ont été invités à plancher sur cette question. La quintessence de ces réflexions est remontée jusqu'au sommet de l'organisation et n'a pu échapper aux frères élus de la République. "C'est évidemment un thème sur lequel nous avons travaillé sans esprit partisan. Nous laissons d'ailleurs à nos camarades une totale liberté de vote", indique Bernard Saugey, sénateur de l'Isère et président de la Fraternelle parlementaire. Transcendant les clivages politiques, cette association de 410 membres regroupe des frères parlementaires (160 élus) et fonctionnaires de toutes les obédiences. "C'est une force dont on ne sert pas assez! ", dit Bernard Saugey. Né d'une convergence entre élus communistes, socialistes et UMP, la proposition de loi adoptée par la commission des affaires sociales (25 voix contre 19) pourrait bien être le produit d'une remobilisation de la fraternelle...

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Puissante résistance

Très intéressé par les travaux des loges, Jean-Luc Romero, conseiller régional d'Île-de-France et président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) a rencontré Guy Arcizet, grand maître du GODF, le 8 novembre dernier. "Le Grand Orient a beaucoup travaillé sur cette question importante", écrit-il dans son blog. Longtemps présidé par le sénateur Henri Caillavet, une sommité du Grand Orient de France, l'ADMD reçoit le soutien de nombreuses personnalités (Michel Rocard, Noël Mamère, André Comte-Sponville, Michel Onfray, Nathalie Baye, Mireille Dumas…) et contribue à médiatiser la question de l'euthanasie.

Deux des sénateurs qui défendent le projet de loi sont membres de l'ADMD. Alain Fouché, sénateur UMP de la Vienne en est le vice-président. Jean-Pierre Godefroy, sénateur socialiste de la Manche, appartient au comité de parrainage. Ces élus sont-ils francs-maçons ? Rien ne permet de l'affirmer. Mais François Autain, sénateur communiste de la Loire Atlantique, s'est illustré en soutenant le Collectif pour la promotion de la laïcité, un rassemblement d'associations et d'obédiences maçonniques qui s'est élevé en 2009 contre l'accord passé par le Vatican et le gouvernement français permettant au Saint-Siège de délivrer des diplômes universitaires reconnus en France (accord du 18 décembre 2008).

Les militants du "droit à mourir dignement" se heurtent à une puissante résistance. De nombreuses associations catholiques, parfois ultra conservatrices, dénoncent l'influence de la franc-maçonnerie en invoquant le rôle actif et reconnu des " frères de lumière " - notamment Pierre Simon, auteur d'un rapport déterminant - dans l'adoption de la loi sur l'avortement de 1975. Dans une tribune publiée par le Monde, François Fillon, catholique pratiquant, a condamné par avance l'initiative des sénateurs. Dont acte : un amendement présenté par Marie-Thérèse Hermange, sénatrice UMP aux convictions catholiques affichées, devrait vider la proposition de loi de sa substance. Et le ministre de la santé Xavier Bertrand, franc-maçon assumé du Grand Orient de France, montera à la tribune de la Haute assemblée pour l'enterrer.

Sylvain Courage

Retrouvez notre dossier "Franc-maçonnerie, le grand déballage" en couverture du Nouvel Observateur du jeudi 27 janvier.
(Nouvelobs.com)
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Re: Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

Message par Her le Ven 29 Avr - 7:35

Tournée 2011 de l’Alliance pour les Droits de la Vie

Avec le docteur Xavier MIRABEL et Tugdual DERVILLE
Participez à l’une des 7 soirées-étapes :

Amiens (23 mai – Salle Dewailly), Caen (25 mai –Centre de Congrès), Metz (30 mai- Salle de l’Hôtel de Ville),
Montpellier (6 juin – Salle Nogaret), Perpignan (7 juin – Palais des Congrès),
Paris (8 juin au Casino de Paris- Attention : soirée exceptionnelle autour de 7 grands témoins), Bruxelles (9 juin)
A 20h30

Maîtriser la mort ?

Du débat de société à la question intime

Deux grands témoins, également experts ayant produit de nombreuses contributions écrites, dialogueront en profondeur au long de la soirée-débat :

· Le docteur Xavier Mirabel est médecin cancérologue. Président de l’Alliance pour les Droits de la vie et coordonateur médical du site SOS fin de vie, il a été auditionné à trois reprises à l’Assemblée nationale et au Sénat, dans le cadre du débat sur la fin de vie. Il a participé à l’ouvrage collectif Euthanasie, les enjeux du débat (Dir. Etienne Montero).
· Tugdual Derville a travaillé dans une association humanitaire d’aide aux personnes âgées, avant de devenir délégué général de l‘Alliance pour les Droits de la Vie. Il est à l’origine du site SOS fin de vie qu’il anime. SOS fin de vie écoute des personnes confrontées à des fins de vie ou à des deuils difficiles et leur vient en aide. Il est l’auteur du Bonheur blessé, avortement, eugénisme et euthanasie en question. (CLD Editions)

Quelles réponses devant les souffrances de la fin de vie ?
Peut-on préparer, accompagner ceux qui vont mourir ? Jusqu’où aller et quand s’arrêter ?
Quels rites de deuils vivre ou réinventer pour qu’une disparition ait un sens pour ceux qui restent ?
Entre acharnement thérapeutique et euthanasie, quelle issue ?

Témoignages – Expériences –Eclairages- Reportages

Entrée libre, dans la limite des places disponibles.

Retrouvez le programme de la Tournée 2011 sur www.adv.org
Pour toute information : Tél : 01 45 23 08 29

En partenariat avec l’IEB (Institut européen de bioéthique), Convergence soignants soignés, SOS fin de vie, le CPDH
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Message par Her le Mar 10 Mai - 22:02

http://www.zenit.org/index.php?l=french

Les évêques d'Aragon contre une loi qui ouvre les portes à l’euthanasie

Ils dénoncent les conséquences de cette loi dans une lettre pastorale

ROME, Mardi 10 mai 2011 (ZENIT.org) - « Seul Dieu est le Seigneur de la Vie » : tel est le titre de la lettre pastorale de l'épiscopat des diocèses d'Aragon (Espagne) publiée la semaine dernière à l'occasion de la promulgation par le gouvernement aragonais de la « loi sur les droits et les garanties de la dignité de la personne dans le processus de mort et la mort ».

Les évêques reprochent à cette loi d'ouvrir une porte à « l'application de l'euthanasie », et de « ne pas considérer le droit des professionnels du corps médical à l'objection de conscience », ce dernier point constituant, selon eux, « une grave lacune», l'agent médical n'étant pas un simple anneau d'une chaîne ou d'un engrenage, mais un « sujet moral responsable personnellement de ses actes ».
Les « Cortes » d'Aragon ont approuvé, le 24 mars dernier, une loi, qualifiée par les médias de « Loi sur de la mort digne ». La communauté aragonaise est la deuxième communauté autonome, après l'Andalousie, à avoir approuver une telle mesure sur la question. Celle-ci fera l'objet d'une loi civile du gouvernement central. Mais les gouvernements autonomes n'ont pas attendu pour légiférer, donnant lieu à des différences possibles entre les espagnols quant à l'exercice de leurs droits dans le parcours de fin de vie.

Pour les évêques d'Aragon, les lois médicales déjà existantes, les orientations des sociétés médicales et scientifiques et l'engagement quotidien des professionnels de la santé en faveur du malade suffises à la pratique quotidienne. Elles sont en outre aptes à résoudre les doutes qui peuvent surgir.

« La valeur intrinsèque et la dignité personnelle de chaque être humain ne changent pas, quelques soient les circonstances concrètes de sa vie », réaffirment les évêques, et le but de la médecine, et donc de toute action médicale, est d'œuvrer pour le bien du malade ».

« Gravement malade ou pas, le patient reste un homme et sera toujours un homme », et sa vie reste « un bien inviolable, dont on ne peut disposer ».

Les évêques des diocèses d'Aragon mettent en garde contre les dangers du recours à des justificatifs comme « la qualité de vie », et contre les attitudes de « fausse pitié », rappelant que ce n'est pas parce qu'une grave détérioration de notre état physique ou mental nous fait devenir « un poids pour les autres ou pour soi-même », que notre vie « ne vaut pas la peine d'être vécue, qu'elle est sans valeur vitale ».

Notre existence même est « un défi pour la médecine à découvrir des aides et des thérapies adéquates pour le malade », rappellent-ils.

Selon les évêques, qui se disent aussi contraire à une « conspiration du silence », le fait de cacher au malade la vérité sur son état. Les deux conditions fondamentales pour pouvoir s'acheminer vers la mort avec dignité sont de « savoir que l'on se trouve aux portes de la mort », et de « ne pas laisser seul le malade ou sa famille ».

Ils rappellent aussi deux principes importants du magistère : « Ne pas abréger la vie ni retarder indument la mort », « soigner et se faire soigner ».

Le dernier point du document est relatif au traitement de la douleur et à la sédation palliative.

La sédation, relèvent-ils, n'est pas moralement mauvaise en soi, mais « les actions sédatives ne sont pas toutes positives ». En effet, « atténuer les fonctions humaines supérieures n‘est justifiable qu'en vertu d'un bien suffisamment élevé pour le sujet, non pour le bien d'un tiers, qu'il appartienne à la famille ou au corps médical ».

Ranger la sédation palliative comme un « droit du patient », ce que fait l'article 14 de la loi en question, revient à mettre à un même niveau « les états graves et irréversibles », les « situations en phases terminales » et « l'état d'agonie ». Un amalgame qui fait craindre aux évêques qu'il s'agisse d'une « porte ouverte aux actions d'euthanasie » .

« Une personne tétraplégique, ou atteinte de la maladie de Parkinson, une personne âgée atteinte de démence sénile, ne sont pas des personnes en phase terminale ni à l'agonie », soulignent les évêques : « Établir la différence est d'une importance éthique capitale ».

« Ce que l'on définit de moral n'est pas le résultat final, mais l'action intentionnelle que la personne réalise librement », concluent les évêques, soulignant que « la loi en soi ne suffit pas à garantir une conduite morale correcte ».

Nieves San Martín
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Message par Her le Mer 11 Mai - 7:51

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2011/05/euthanasieur-activité-mise-à-mort-.html

10 mai 2011

'euthanasieur’, activité : mise à mort !

Lu sur Gènéthique :

"Dans un livre intitulé "Nous t’avons tant aimé", Bernard Debré, député UMP et membre du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) aborde la question de l’euthanasie, un mot qui est selon lui "servi à tort et à travers, et dont nul ne sait plus aujourd’hui ce qu’il recouvre pour chacun et, a fortiori, pour la société."

Il revient notamment sur la question de l’acharnement thérapeutique, notant que, contrairement à ce que prétendent les partisans de l’euthanasie, ce ne sont pas les médecins qui en portent la principale responsabilité. "Dans 9 cas sur 10, ce ne sont pas les médecins qui poussent à aller plus loin dans le traitement d’un cas jugé désespéré mais la famille, voire le patient quand il est encore en état de s’exprimer", observe le député dans sa pratique de médecin.

Il pointe également les différentes dérives que ne manquerait pas d’entraîner une légalisation de l’euthanasie. La première serait, selon lui, financière et comptable : "Soigner ce vieillard incurable et qui va mourir coûte cher. Aidons-le à s’en aller ‘dans la dignité’ et consacrons l’argent qu’il nous coûte à des dépenses plus productives !" La seconde serait le délitement du lien de confiance entre le médecin et son patient en raison même du type d’activité du praticien : "voilà une bien curieuse activité qui s’offre à eux : ‘euthanasieur’, activité : mise à mort !"

Posté le 10 mai 2011 à 21h07 par Michel Janva
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Re: Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

Message par Her le Jeu 12 Mai - 6:47

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2011/05/dieu-est-tout-puissant-elle-a-refusé-de-débrancher-son-fils.html

11 mai 2011

"Dieu est tout-puissant" : elle a refusé de débrancher son fils

Lu dans Paris Match à propos d'un légionnaire, gravement touché au combat en Afghanistan :

"Au souvenir du corps de son fils inerte sur son lit d’hôpital, les mots de sa maman s’entrechoquent, ses yeux brillants se voilent. Mais par moments, pointe la joie des pronostics déjoués. « Vers minuit, on m’a prévenue que c’était sérieux, que c’était une question d’heures. A 2 heures, je me suis dit : “Tiens, il est 2 heures.” A 6 heures, j’ai pensé : “Eh bien, on dirait qu’on a passé la nuit.” Puis j’ai compté les jours. Je fuyais les médecins. “Laissez-le partir. A vie, il sera un légume”, annonçaient-ils. Kevin n’avait qu’un pic à son électroencéphalogramme. »

Sa mère a refusé qu’il soit débranché. Dix-sept jours et dix-sept nuits à le veiller, à organiser des tours pour que jamais il ne soit seul. Jusqu’à ce matin, ce « miraculeux matin » où il a ouvert les yeux. Puis cet autre, où il a mimé la parole. « Dieu est tout-puissant », assure cette maman..."

Posté le 11 mai 2011 à 13h53 par Michel Janva
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Message par Her le Dim 15 Mai - 5:31

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2011/05/-maîtriser-la-mort-.html

14 mai 2011

« Maîtriser la mort ? »

Cinq mois après que le Sénat ait rejeté de justesse une proposition de loi visant à légaliser l’euthanasie, l’Alliance pour les Droits de la Vie lance sa Tournée nationale et ose un débat de société majeur : la fin de vie :

« Maitriser la mort » ? La question n’est pas seulement celle du débat politique- même si elle s’annonce cruciale en cette année pré électorale- c’est d’abord, pour chacun, une question intime.

Le débat sur la fin de vie mérite d’être ouvert plus largement en France, et approfondi. De nombreuses réalités liées à la fin de vie doivent encore être éclairées, parmi elles : le sens des mots (euthanasie, acharnement thérapeutique, soins palliatifs), les enjeux médicaux, familiaux, la dépendance, la solidarité, l’accompagnement de la fin de vie et des familles, mais aussi les rites de deuils… D’un point de vue pratique, que se passe-t-il dans nos hôpitaux ? Dans les pays étrangers ayant légalisé l’euthanasie ? Dans l’ensemble de la société enfin, comment mettre la mort à sa juste place ?

Deux personnalités qui sont à la fois témoins et experts : le cancérologue Xavier Mirabel et Tugdual Derville, respectivement président et délégué général de l’Alliance pour les droits de la Vie, débattront autour de séquences vidéo d’un sujet qui doit impérativement être approfondi si l’on ne veut pas voir s’imposer l’euthanasie comme réponse inadéquate à de vraies questions.

La Tournée 2011 de l’Alliance se déroule en partenariat avec l’Institut Européen de bioéthique, Convergence Soignants Soignés, SOS fin de vie, le CPDH.

Sept villes étapes : Amiens le 23 mai, Caen le 25 mai, Metz le 30 mai, Montpellier le 6 juin, Perpignan le 7 juin, Paris le 8 juin, Bruxelles le 9 juin 2011. www.adv.org"

Posté le 14 mai 2011 à 09h33 par Michel Janva
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Re: Défense de la Vie - L'Euthanasie en France et Ailleurs

Message par Her le Lun 16 Mai - 14:08

http://www.touteleurope.eu/fr/actions/social/sante-publique/presentation/comparatif-l-euthanasie-en-europe.html

Santé publique

Europe de la santé
Comparatif : l'euthanasie en Europe

Placée au carrefour des questions morales, religieuses et politiques l'euthanasie divise les Européens. Les affaires Chantal Sébire, Vincent Humbert en France, ou plus récemment Eluana Englaro en Italie le démontrent. Alors que le Luxembourg vient d'adopter en première lecture un texte qui légalise l'euthanasie, la question demeure d'actualité, comme le prouve le dépôt à l'Assemblée Nationale française, mercredi 18 février, d'une proposition de loi autorisant l'euthanasie active. L'Union européenne reste muette sur le sujet, même si certains Etats membres font pression sur le Parlement européen, le poussant à adopter une position politique.

La Cour européenne de sauvegarde des droits de l'homme, saisie de la question, n'a pas non plus apporté de réponse. Dans l'affaire Pretty c. Royaume-Uni du 29 avril 2002, la requérante avait demandé le droit de mourir dignement notamment sur le fondement de l'article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme qui protège le droit à la vie. La Cour de Strasbourg n'a pas condamné le Royaume-Uni d'avoir interdit la requête de suicide assisté de Madame Pretty. Le refus d'autorisation ne contrevient pas à l'article 2 de la convention, le droit de mourir ne constitue pas le versant négatif du droit à la vie. La Cour renvoie donc aux Etats parties le soin d'encadrer la fin de vie.

Les législations des pays européens en matière d'euthanasie

La législation des Etats membres est sensiblement différente. Ainsi, si au Nord de l'Europe les pays sont plutôt libéraux, les pays du Sud, fortement marqués par la tradition catholique, sont davantage conservateurs.

Il est possible de classer les pays européens en trois catégories selon "leur degré d'ouverture" aux pratiques euthanasiques :

Pays qui autorisent l'euthanasie

Pays-Bas : il s'agit du premier pays au monde a avoir légalisé l'euthanasie, sous certaines conditions. La loi du 1er avril 2002 assure une plus grande sécurité en faveur des médecins, mais ne modifie pas fondamentalement le régime de tolérance qui l'entourait depuis 1997. Les médecins peuvent pratiquer l'euthanasie sans risque de poursuites judiciaires s'ils respectent certains "critères de minutie".

Il existe quatre formes d'euthanasie

La première est dite active. Le médecin ou un proche du patient peuvent provoquer le décès du patient si le choix est justifié. Cette hypothèse implique donc un acte positif de la part d'un tiers, l'injection d'une substance mortelle par exemple.

Indirecte, où le médecin administre des médicaments dont la conséquence non recherchés est la mort.

Passive, le patient refuse l'acharnement thérapeutique.

La dernière hypothèse correspond au "suicide assisté". Le médecin montre au patient encore lucide et mobile une méthode lui permettant de mettre fin à ses jours le plus sereinement possible.
Belgique : une loi de septembre 2002 a partiellement légalisé le "suicide assisté" en l'encadrant très strictement. Le médecin "ne commettra pas d'infraction" dès lors que le patient, victime d'une "souffrance physique ou psychique constante et insupportable" des suites d'une "affection accidentelle ou pathologique incurable", "se trouve dans une situation médicale sans issue".

Suisse : l'euthanasie active directe est interdite, mais l'euthanasie passive est tolérée. L'aide au suicide est légale si elle est accompagnée du feu vert d'un seul médecin.

Luxembourg : le 18 décembre 2008, les députés luxembourgeois ont voté la légalisation de l'euthanasie, en cas de situation médicale "sans issue", mais l'interdisent pour les mineurs. Le texte, adopté le 17 mars 2009 par les députés, doit faire l'objet d'une seconde lecture.

Pays où l'euthanasie est interdite, mais où "une forme d'aide" à la mort est possible

La plupart des pays européens interdisent l'euthanasie active. Cependant, certains Etats permettent l'abstention thérapeutique : le médecin pourra alors avec l'accord du patient, ou à défaut de la famille, mettre un terme à l'acharnement thérapeutique.

L'encadrement européen de l'euthanasie passive est à géométrie variable. Ainsi, si certains pays, comme la France, ont adopté une loi pour réglementer la fin de vie des personnes en souffrance, d'autres n'ont pas légiférer, seule la pratique et les décisions des tribunaux apportent des réponses.

France : l'euthanasie est illégale, mais le code pénal distingue l'euthanasie active - le fait de provoquer directement la mort (assimilé à un homicide) - et l'euthanasie passive - "l'abstention thérapeutique" (considérée comme non-assistance à personne en danger). La loi Leonetti, votée en 2005, a instauré un droit au "laisser mourir". Cette législation sur la fin de vie autorise l’euthanasie passive assortie de restrictions sévères : il faut deux médecins minimum pour en convenir, après concertation avec les proches du malade.
Mercredi 18 février 2009, plusieurs députés UMP ont déposé auprès de l'Assemblée Nationale une proposition de loi visant à autoriser l'euthanasie active. Pour eux la loi Leonetti et les conclusions du rapport commandé par Nicolas Sarkozy au lendemain de la mort de Chantal Sébire ne vont pas assez loin. Ils proposent une refonte de la loi pour "mettre un terme à l'hypocrisie qui existe en France et permettre à ce qui a lieu dans l'ombre d'être réglementé et contrôlé".

Danemark : "l'euthanasie active" est interdite, mais un patient incurable peut décider l'arrêt des traitements. Depuis le 1er octobre 1992, en cas de maladie incurable ou d'accident grave, les Danois peuvent faire un "testament médical" que les médecins doivent respecter. L’euthanasie passive peut être alors pratiquée.

Italie : l'euthanasie est interdite. Cependant, le droit de refuser des soins est reconnu par la Constitution.

Grande-Bretagne : l'euthanasie est interdite. Depuis 2002, la justice autorise l'interruption des soins dans certains cas.

Allemagne : "l'euthanasie passive", comme le fait de débrancher une machine, n'est pas illégale si le patient a donné son consentement. La situation est similaire en Autriche. Si l’administration d’un médicament mortel est condamnée, la cour d’appel de Francfort a fait jurisprudence. L’euthanasie peut être décidée si elle correspond sans ambiguïté à la volonté des patients (l’acte est alors considéré comme un "suicide"). Cette décision très médiatisée pourrait rapprocher Berlin de la conception française.

Espagne : l'euthanasie n'est pas autorisée, mais les malades ont le droit de refuser d'être soignés. Depuis la dépénalisation du suicide assisté et de l'euthanasie passive en 1995 les peines d'emprisonnement prévues ne s'appliquent pas lorsque le malade a fait une demande instante et réitérée, qu'il souffre d'une maladie incurable ou d'une affection entraînant des douleurs permanentes et difficiles à supporter. Le gouvernement, après avoir envisagé une légalisation du suicide assisté, a indiqué en janvier qu'il ne prévoyait pas de loi.

Portugal : l'euthanasie comme le suicide assisté sont considérés par le Code pénal comme des homicides qualifiés. Selon le nouveau code déontologique des médecins, adopté en janvier, "l'utilisation de moyens extraordinaires pour maintenir la vie" peut être interrompue en cas de mort cérébrale ou à la demande du malade, mais en aucun cas l'hydratation ou l'alimentation, même administrées artificiellement.

Norvège : un médecin peut ne pas traiter un patient agonisant à sa demande, ou s'il ne peut communiquer, à celle de ses proches.

Hongrie et République tchèque : les malades incurables peuvent refuser leur traitement.

Slovaquie : si "l'euthanasie et le suicide assisté sont inacceptables", le personnel médical "atténue la douleur des malades incurables et des mourants (...) et respecte les souhaits du patient en accord avec la législation".

Pays où l'euthanasie est strictement interdite

En Grèce, tout comme en Roumanie, l'euthanasie sous ses différentes formes est interdite. Tout contrevenant s'expose à une peine allant jusqu'à sept ans de prison.

En Bosnie, Croatie et Serbie, l'euthanasie est punie au même titre qu'un homicide.

En Pologne, l'euthanasie est passible de 3 mois à 5 ans de prison, mais "dans des cas exceptionnels", le tribunal peut atténuer la peine, voire renoncer à l'infliger.

En Irlande, la loi ne fait pas mention de l'euthanasie. Toute forme d'assistance à la mort ou de suicide est illégale et passible de 14 ans de prison.

Sources

Rapport de l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe sur l'euthanasie de la commission des questions sociales, de la santé et de la famille
Rapport d'information n°1287 relatif aux droits des malades et à la fin de vie - Assemblée Nationale
Etude de législation comparée n° 139 relatif aux droits des malades en fin de vie - Service des études juridiques du Sénat

En savoir plus

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Message par Her le Lun 16 Mai - 16:35

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· Tugdual DERVILLE a travaillé dans une association humanitaire d’aide aux personnes âgées, avant de devenir délégué général de l‘Alliance pour les Droits de la Vie. Il est à l’origine du site SOS fin de vie qu’il anime. SOS fin de vie écoute et accompagne des personnes confrontées à des fins de vie ou à des deuils difficiles. Il est l’auteur du Bonheur blessé (CLD Editions)

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