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La Doctrine Sociale Chrétiènne - Jalons pour une Ethique Chrétienne

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La Doctrine Sociale Chrétiènne - Jalons pour une Ethique Chrétienne

Message par Her le Mer 2 Nov - 19:09

http://www.la-croix.com/Culture-Loisirs/Culture/Livres/L-agir-chretien-ou-la-foi-en-actes-_NG_-2011-11-02-730753

2/11/11 - 11 H 13 MIS À JOUR LE 2/11/11 - 18 H 18
L’agir chrétien ou la foi en actes

Le jésuite Alain Thomasset réfléchit aux implications d’une vie transformée par la foi et montre la richesse des ressources à la portée des chrétiens

INTERPRÉTER ET AGIR : JALONS POUR UNE ÉTHIQUE CHRÉTIENNE d’Alain Thomasset Éditions du Cerf, 422 p., 32 €.

Dans un monde de plus en plus complexe, une société pluraliste, et un environnement social en constante mutation, le travail de discernement est nécessaire. Mais comment opérer ? C’est à cette question que tente de répondre Alain Thomasset dans un livre qui vient combler un manque dans le monde francophone toujours en panne de manuels à la fois accessibles et scientifiques.

Plus que de simples jalons pour une éthique chrétienne – comme le sous-titre du livre le suggère –, le jésuite du Centres Sèvres expose les fondements du discernement moral et propose de nouveaux repères.

En bon connaisseur du philosophe Paul Ricœur, il affirme qu’agir, c’est d’abord interpréter : « À tous les niveaux de leur élaboration, une décision et un acte éthique ne sont jamais simplement la déduction directe d’un principe général à une situation particulière, ils supposent une interprétation. »

Le théologien se propose alors d’armer son lecteur pour qu’il puisse s’engager dans ce travail d’interprétation. Un travail qui demande de réfléchir aux implications pratiques d’une vie informée, voire transformée par la foi : la morale est toujours un appel à traduire sa foi en actes. Il s’agit de jouer sa vie comme un acteur, et de l’interpréter avec toutes les ressources de la foi, en premier lieu l’Écriture mais aussi toute la tradition ecclésiale.

En théologien catholique, Alain Thomasset accorde une grande place au Magistère mais n’oublie pas la place des communautés chrétiennes dans le discernement et la célébration de la foi. Enfin, interpréter, c’est aussi rendre compte de l’expérience des croyants qui nous ont précédés.

C’est alors que par le travail de la raison, les chrétiens peuvent ouvrir les trésors de leur sagesse à d’autres rationalités. Dans la foi, ils sont les témoins d’une action qui met en œuvre l’histoire du salut en Jésus-Christ.

Ces développements sont l’occasion pour l’auteur de dresser un panorama de l’éthique chrétienne en France comme aux États-Unis et de préciser la tâche du moraliste dans le contexte contemporain. Ils permettent aussi de faire le point sur les grandes problématiques actuelles en théologie morale fondamentale comme l’articulation entre Bible et morale ou la distinction entre droit et morale sans pour autant séparer l’engagement politique et celui des individus…

Ce livre offre aussi un chapitre très éclairant sur le renouveau actuel de l’éthique des vertus, expliquant son retour mais aussi ses ressources pour penser les enjeux très contemporains autour de l’identité chrétienne. Cette actualité met à portée du plus grand nombre une discipline souvent « détestée et désirée » tout à la fois.

D’une écriture claire et agréable, ce livre, nourri d’exemples concrets tirés de l’actualité, notamment dans le domaine de la bioéthique, reste exigeant. La conversation se noue à la hauteur des grands théologiens et philosophes de l’après-Concile. Toutefois, la théologie morale n’est pas l’affaire des seuls spécialistes de l’éthique.

Alain Thomasset nous rappelle par cet ouvrage qu’elle est la discipline la plus pratique et la plus inclusive de la théologie. Elle pénètre tous les dimensions de l’agir et de l’expérience humaine et nourrit la vie morale de sa perspective particulière. En cela, elle nous concerne tous.

VINCENT LECLERCQ

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Re: La Doctrine Sociale Chrétiènne - Jalons pour une Ethique Chrétienne

Message par Her le Mar 13 Déc - 13:51

http://www.hommenouveau.fr/index.php

Benoît XVI rappelle l'importance des coopératives
Catégorie : Société
Posté par : Philippe Maxence le 13-12-2011

Dans son intervention, le Pape Benoît XVI a, de fait, remis en avant la solution que pouvait représenter le cadre coopératif et mutualiste et combien il entre en consonance avec la doctrine sociale de l’Église. Pour le Pape, en effet, « cette activité a toujours été réalisée en vue d’un soutien matériel à la population, d'une attention constante aux familles, en s'inspirant du magistère de l'Église ». Il a indiqué également que « le cœur de l'expérience coopérative » consiste « justement dans l'engagement de composer harmonieusement la dimension individuelle et communautaire. Cette expérience est l'expression concrète de la complémentarité et de la subsidiarité que la doctrine sociale de l'Église encourage depuis toujours entre la personne et l'État. Cet équilibre entre la tutelle des droits de chacun et la promotion du bien commun dans l'effort de développer une économie locale répond toujours mieux aux exigences de la collectivité. De la même façon, et sur un plan éthique, celle-ci se caractérise par une sensibilité solidaire marquée, également dans le respect d'une juste autonomie de chacun ».
Soulignant le contexte de crise économique, le Pape a indiqué que les coopératives avaient un rôle primordial à jouer aujourd’hui : « Vous devez être conscients que les coopératives catholiques ont un rôle important à jouer dans ce domaine ». Ce rôle prend ainsi plusieurs dimensions :
1. Souligner par l’exemple que le marché ne peut être le seul critère de l’activité économique et montrer que « l'économie et le marché » ne doivent « jamais être détachés de la solidarité ».
2. Montrer que le concept de culture de vie ne se réduit pas à la défense (indispensable) des premiers et derniers moments de la vie mais s’étend à toute la compréhension de la vie humaine. En ce sens, le Pape demande aux coopératives de « promouvoir la culture de la vie et de la famille et favoriser la formation de nouvelles familles qui puissent compter sur un travail digne et respectueux de la Création que Dieu a confiée à notre responsabilité » ;
3. Trouver l’exacte harmonie entre la recherche du bien commun et celui des biens particuliers, en développant notamment « une économie locale » qui « réponde toujours mieux aux exigences de la collectivité » ;
4. « Continuer à œuvrer dans la logique de l'économie de la gratuité, de la responsabilité, pour promouvoir une consommation responsable et sobre ».
5°) Enfin Benoît XVI a montré que la dimension économique et sociale de l’activité des chrétiens ne pouvait se contenter d’œuvrer dans le seul domaine de la philanthropie mais qu’elle s’inscrivait dans celui de la charité, véritable moteur de l’action du chrétien, comme il l’avait fortement souligné dans sa première encyclique,Caritas in veritate.

Répandu dans le monde entier, le domaine coopératif et mutualiste est particulièrement développé en Italie. Il a pris notamment un véritable essor en s’appuyant sur l’encyclique sociale de Léon XIII, Rerum Novarum, puis au sortir de la Seconde Guerre mondiale quand il fallut reconstruire un pays déchiré et détruit. La réussite non seulement sociale mais également économique des Coopératives d’Émilie-Romagne est très souvent mise en avant comme exemple d’adaptation et de développement de ce courant de solidarité qui s’est montré capable d’être compétitif dans le cadre d’un marché de plus en plus mondialisé.
L’autre exemple d’une parfaite réussite en la matière est celle du Mondragon au Pays basque espagnol, ensemble de coopératives lancées à l’initiative d’un prêtre, le père Arizmendiarrieta.
Dans le livre publié par les éditions de l’Homme Nouveau, Small is toujours beautiful, Joseph Pearce indique ceci :
« Le groupement de coopératives de Mondragon (…) qui emploie quelque dix-huit mille personnes au Pays basque espagnol, est sans doute la réussite coopérative la plus connue. Cette « expérience » de Mondragon, commencée dans les années 1950 par un prêtre basque, le père Arizmendiarrieta, a fait couler beaucoup d’encre, elle a été l’objet de documentaires télévisés et on la présente généralement comme le modèle à imiter dans le monde entier.
Pourtant, Mondragon n’est en aucun cas le seul exemple à suivre. En Italie, des coopératives industrielles ont tout aussi bien réussi et elles emploient environ un demi-million de personnes. Le mouvement italien a continué à croître rapidement au cours des années 1990, avec l’installation de nouvelles firmes et aussi la reprise par des travailleurs de firmes existantes. Les plus belles réussites sont les coopératives du bâtiment dont certaines sont très grandes et emploient, pour les plus importantes, jusqu’à trois mille personnes. »

Il existe des solutions pour une économie à taille humaine, fondée sur la responsabilité, l’initiative, la solidarité et la subsidiarité, favorisant la vie de famille, une consommation sobre et responsable ainsi que le respect de la Création, tout en se plaçant dans le cadre du bien commun. Il serait temps – urgent même – que l’on écoute la voix de l’Église à ce sujet.
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