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Persécutions Anti-chrétiennes sur la Personne du Pape Pie XII - Reprogrammation de la pièce de Rolf Hochhuth"Le Vicaire"

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Persécutions Anti-chrétiennes sur la Personne du Pape Pie XII - Reprogrammation de la pièce de Rolf Hochhuth"Le Vicaire"

Message par Her le Ven 2 Sep - 7:36

http://www.la-croix.com/Religion/S-informer/Actualite/Le-dossier-Pie-XII-trouble-des-juifs-et-des-chretiens-_NG_-2009-12-22-570707

22/12/09 - 18 H 00 MIS À JOUR LE 22/12/09 - 15 H 01
piexiipapeshoahsilencevertusheroiquesbeatification
Le dossier Pie XII trouble des juifs et des chrétiens
La reconnaissance de l'héroïcité des vertus du pape de la Seconde Guerre mondiale suscite de nombreuses réactions juives dans le monde, rendant délicate la visite de Benoît XVI à la synagogue de Rome en janvier prochain


Pie XII, un pape controversé
Après la proclamation de Pie XII comme « vénérable », samedi 19 décembre, de nombreuses personnalités et mouvements juifs expriment leur déception, voire leur incompréhension, à quelques semaines de la visite de Benoît XVI à la synagogue de Rome, prévue pour le 17 janvier.

Ainsi, le rabbin Marvin Hier, directeur du Centre Simon-Wiesenthal à Los Angeles, s'est dit lundi 21 décembre « abasourdi » par cette décision. Pour lui, « Pie XII s'est réfugié dans le silence » et ne s'est pas dressé contre les tyrans alors que les juifs étaient persécutés.

Le président du Congrès juif mondial, plus prudent, appelle à une poursuite du travail historique : pour Ronald Lauder, une béatification de Pie XII serait « inopportune et prématurée » tant que « les archives sur la période cruciale 1939-1945 resteront fermées et jusqu'à ce qu'un consensus sur son action - ou son inaction - concernant la persécution de millions de juifs dans l'Holocauste soit établi ». Il réclame l'ouverture « immédiate » de toutes les archives existantes, afin de dissiper les doutes qui subsistent. Sa demande rejoint celle de l'État d'Israël, qui a néanmoins exprimé son refus de s'immiscer dans un processus de béatification qui ne le « regarde pas ».

OUVERTURE DES ARCHIVES DANS 5 À 6 ANS
La reconnaissance des vertus de Pie XII jette aussi le trouble dans les milieux engagés dans le dialogue interreligieux. Dans un communiqué, l'Amitié judéo-chrétienne de France qualifie d'«inacceptable» la décision de Benoît XVI, qui « scandalise non seulement les autorités juives mais aussi un grand nombre de chrétiens ».

Pour l'ACJF, le problème n'est pas de savoir si Pie XII a apporté une aide directe ou indirecte pour sauver des juifs pendant la guerre, « mais l'absence de sa parole publique dénonçant le massacre des juifs » : « La vraie question est celle de la responsabilité du Pasteur suprême de l'Église catholique d'éclairer le peuple chrétien par ses enseignements, indépendamment des circonstances, au nom des exigences de la Parole de Dieu dont il est le premier interprète dans la tradition catholique ».

Vu du Vatican, la demande d'accès à la totalité des archives de la période 1939 à 1944 ne constitue pas un obstacle en soi. « Il n'y a rien à cacher », déclare ainsi le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège : « Les archivistes nous expliquent qu'ils doivent classer seize millions de feuillets, 15 000 enveloppes, 2 500 dossiers », justifie le P. Federico Lombardi. Ces archives devraient être ouvertes dans leur intégralité d'ici cinq à six ans, une fois ce travail de classement achevé.

BENOÎT XVI DEVRA TROUVER LES MOTS JUSTES POUR RESTAURER LA CONFIANCE
Dans l'immédiat, le Saint-Siège veut éviter l'annulation de la visite de Benoît XVI, à la synagogue de Rome, prévue le 17 janvier. Des contacts ont été pris dans ce sens entre la communauté juive romaine, puissance invitante, et la Secrétairerie d'État. Mordechay Lewy, ambassadeur d'Israël près le Saint-Siège, s'est dit « confiant » pour le déroulement de cet « événement historique ».

Interrogé par une agence de presse italienne, le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, a estimé « la visite de Benoît XVI à la synagogue de Rome très importante, aussi pour la communauté juive » : « J'espère qu'elle pourra avoir lieu, explique le cardinal allemand, en charge des relations religieuses avec le judaïsme. Mais cette décision reste du ressort des juifs. Je n'ai eu connaissance d'aucune démarche visant à l'annulation de cette visite. »

Le climat de la rencontre, si elle devait être maintenue, est donné par la une de Pages juives , le bulletin de la communauté juive de Rome, publié avant l'annonce de l'ouverture de la béatification de Pie XII : le pape traverse le Tibre - la synagogue de Rome est de l'autre côté fleuve par rapport au Vatican - en équilibre sur un fil, avec deux écriteaux : sur l'un est écrit « dialogue », sur l'autre, « conversion ». De l'autre côté du fleuve se dessine la synagogue, hérissée de panneaux… contrastés : « Assez avec la prière du Vendredi saint ! », « Merci pour cette visite ! », « Souviens-toi de la Shoah ! », « Ouvrons le dialogue ! », « Enferme les négationnistes ! », « Respecte la diversité ! ». Il faudra à Benoît XVI trouver les mots justes pour restaurer une confiance entamée.

Dominique GREINER (avec Frédéric MOUNIER, à Rome)

22/12/09 - 18 H 00 MIS À JOUR LE 22/12/09 - 15 H 01


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Re: Persécutions Anti-chrétiennes sur la Personne du Pape Pie XII - Reprogrammation de la pièce de Rolf Hochhuth"Le Vicaire"

Message par Her le Ven 2 Sep - 7:38

http://cafebleu.over-blog.com/article-7351101.html

Mercredi 16 janvier 2008
Pie XII et les juifs, le mythe du pape d'Hitler par le rabbin David Dalin

Spécialiste de l'histoire juive américaine et des relations entre juifs et chrétiens, professeur d'histoire et de sciences politiques à l'Ave Maria University aux Etats-Unis, le rabbin David Dalin nous offre, dans un ouvrage en tout point remarquable, Pie XII et les juifs, le mythe du pape d'Hitler (aux éditions Tempora), une étude historique magistrale et d'une rigueur extrême nourrie d'une quantité de faits et de déclarations qui rendent justice au grand pape Eugenio Pacelli injustement et scandaleusement accusé d'avoir, par son supposé silence, favorisé l'extermination du peuple juif par les barbares nazis.

Non seulement Pie XII n'a jamais été antisémite, mais le rabbin Dalin évoque les amis juifs de ce pape, et notamment l'éminent professeur de médecine Fernando Mendès chez lequel il a participé à un sabbat, tout en rappelant – en citant de très nombreux exemples dignes de foi – que ce pontife n'a nullement gardé le silence, qu'il a sauvé sur place de nombreux intellectuels juifs, protégé la communauté israélite italienne et joué, ici et là, en Europe (Slovaquie, Hongrie, Roumanie) dans le secret, et par des instructions très précises, un rôle capital dans le sauvetage de centaines de milliers de juifs. Face à ceux qui prétendent réécrire l'histoire a posteriori – et sans risques – l'auteur souligne que toute intervention officielle malheureuse de Pie XII aurait été fatale non seulement à l'Eglise Catholique mais aux juifs.
Très à propos l'auteur rappelle qu'en France - dans le prolongement du combat du Saint-Siège – les trois quarts des juifs de France et environ 85 % des enfants juifs ont été soustraits à la Shoah grâce au concours de nombreux évêques, prêtres, religieux et religieuses sans parler des simples fidèles et des pasteurs et laïcs protestants.

Qu'on se souvienne de Mgr Saliège, évêque de Toulouse ou du pasteur Boegner, des couvents servant d'asile et des faux certificats de baptême abondamment distribués.

L'auteur qui cite largement les détracteurs tant juifs que chrétiens de Pie XII, n'y voie qu' « une erreur et déformation de la vérité ». Pour lui, les « marais nauséabonds de l'anti-catholicisme » dans lesquels s'illustrent notamment d'anciens séminaristes comme Gary Wills ou John Cornwell, voire des prêtres défroqués comme James Caroll, constituent « un détournement de la shoah » et une « falsification de l'histoire ». En fait, souligne l'auteur, ceux qui s'acharnent sur Pie XII, ce pontife résolument anti-communiste et anti-nazi, constituent cette « classe d'intellectuels de plus en plus gauchisants qui cherche à dénigrer, non seulement le catholicisme traditionnel, mais le christianisme en général et même le judaïsme ». Ce que ne supporte pa ces « critiques progressistes », c'est notamment l'enseignement traditionnel de l'Eglise et, en particulier, ses prises de position sur la « culture de mort » et l'avortement.

Et le rabbin Dalin de jeter un gros pavé dans la mare en rappelant les remerciements après guerre des plus hautes autorités morales et politiques juives envers Pie XII, qu'il s'agisse d'Einstein, de Golda Meir, de Chaim Weizmann, premier chef de l'Etat d'Israël, du grand rabbin Isaac Herzog, ou de Moshes Sharett, futur ministre des affaires étrangères de l'Etat Hébreu. Faut-il rappeler qu'à l'issue de la seconde guerre mondiale, le grand rabbin de Rome Zolli et son épouse se convertirent au catholicisme, le rabbin Zolli désirant prendre pour nom de baptême celui du pape Pie XII, Eugenio !

Souvenons nous également de ce geste exceptionnel de gratitude donné au Saint-Siège par l'ochestre philarmonique de l'Etat d'Israël venu jouer devant le pape le 26 mai 1955.

C'est un livre magistral, une oeuvre de réparation et un témoignage pour la vérité que ces pages du rabbin Dolin, qui font justice au passage d'un autre mythe, celui de la tradition anti-judaïque de la papauté. Et de citer les juifs du pape dans le Comtat venaissin au Moyen-Age et la défense des juifs par tant de pontifes, de Grégoire le Grand, à Paul III, en passant par Benoît XIV, Pie X et Pie XI.
La conclusion de l'auteur - en prise directe sur certaines réalités – est que ce n'est pas l'Eglise catholique qui menace les juifs mais « l'Islam radical ». Un ouvrage à lire et à faire lire.

Christian Wagner pour Politique Magazine


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Re: Persécutions Anti-chrétiennes sur la Personne du Pape Pie XII - Reprogrammation de la pièce de Rolf Hochhuth"Le Vicaire"

Message par Her le Ven 2 Sep - 7:39

http://www.zenit.org/french

Les familles juives que Pie XII a cachées au Gianicolo

Nouvelles confirmations de l’aide du pape aux juifs

ROME, Jeudi 25 août 2011 (ZENIT.org) – Il ressort des recherches menées par Giovanni Preziosi que la Société du Sacré-Cœur de Jésus, située sur la colline du Gianicolo (Janicule) à Rome, a elle aussi caché et protégé des familles juives, sur intervention directe et instructions du pape Pie XII, serviteur de Dieu.

Dans un article publié par l’Osservatore Romano le 11 mai dernier, Giovanni Preziosi raconte avoir entamé une recherche patiente et minutieuse dans les archives générales du Sacré-Cœur, où il a découvert des documents jusqu’ici inédits. Il s’agit du Journal de la maison ‘Villa Lante’, dans lequel les religieuses notaient au jour le jour tous les évènements concernant l’institut, à l’époque sous la direction spirituelle de la supérieure générale d’origine espagnole Manuela Vicente, secondée par la mère vicaire Giulia Datti. Les deux religieuses assuraient le soutien logistique et l’organisation propres à faciliter l’accueil des réfugiés juifs et de nombreux autres antifascistes.

Selon les documents découverts par Giovanni Preziosi, les religieuses s’adonnèrent à ces activités suivant les directives du pape d’alors, Pie XII. Il semble, en effet, que le pape entretenait d’excellents rapports avec cette congrégation religieuse : dans les années Trente, alors qu’il était cardinal, il s’était déjà vu confier le rôle de protecteur de la Société du Sacré-Cœur.

Giovanni Preziosi collabore avec la “Civiltà Cattolica” et, de temps à autre, avec “l’Osservatore Romano”. Un grand nombre de ses recherches sont publiées sur le blog http ://giovannipreziosi.wordpress.com/.

Compte tenu de l’actualité et de l’intérêt de ces recherches, ZENIT l’a interviewé.

ZENIT : Que révèlent les documents découverts dans les archives générales de la congrégation de droit pontifical, la Société du Sacré-Cœur de Jésus, située au Gianicolo à Rome ?

Giovanni Preziosi : Ces documents, totalement inédits, que j’ai découverts lors d’une patiente et méticuleuse recherche dans les archives générales de la Société du Sacré-Cœur – un institut de droit pontifical fondé sur la colline du Gianicolo, au début du 19e siècle par Madeleine-Sophie Barat - se sont immédiatement révélés d’un intérêt considérable sur un plan historiographique, jetant un éclairage nouveau sur la question controversée des soi-disant « silences » de Pie XII à propos de la Shoah et démontrant, au-delà du doute raisonnable, combien est fallacieuse et dénuée de fondement la thèse – qui a fait de façon catégorique les « honneurs » de la chronique des années 60 et été alimentée par la suite par plusieurs partis jusqu’à nos jours ; selon cette thèse, le pape aurait suivi avec cynisme cette politique du « silence » pour de simples et sinistres calculs d’intérêt, ou d’ordre diplomatique.

Selon moi, ces polémiques ont toutefois été bénéfiques pour le progrès de la recherche historique : en effet, précisément ces derniers temps - grâce aussi à la recherche que j’ai évoquée dans l’Osservatore Romano et l’ouverture de plusieurs archives, y compris en partie les archives secrètes du Vatican – de nouvelles études attestent que la voix du pape a été, en fait, la seule à s’élever pour défendre tous ceux qui étaient persécutés. En témoignent, par exemple, le journal de la Maison de « Villa Lante » et le cahier, tenu méticuleusement au jour le jour par sœur Maria Teresa Gonzáles de Castejón dans le secret de sa cellule, qui donnent des détails jusqu’ici enveloppés du mystère et cachés dans les brumes de ces archives.

On y apprend, en effet, le rôle de premier plan que cette congrégation religieuse a joué, par l’entremise de la mère supérieure Manuela Vicente –adroitement secondée par la mère-vicaire Giulia Datti : à la demande expresse de Pie XII – transmise par le Substitut du secrétariat d’Etat de Sa Sainteté pour les affaires ordinaires, Mgr Giovanni Battista Montini – elles se sont mobilisées pour offrir une assistance digne et l’hospitalité à de nombreuses personnes et, dans certains cas, à des familles entières, surtout de religion juive, qui de ce fait étaient impitoyablement recherchées par des nazis-fascistes, courant le risque d’être déportées dans les exécrables camps de concentration allemands aménagés pour la « solution finale ».

De quelle façon les religieuses ont-elles caché et protégé les juifs et autres personnes persécutées ?

Pour répondre à votre question, je préfèrerais laisser parler directement sœur Maria Teresa Gonzáles de Castejón. Voici ce qu’elle écrit avec un grand luxe de détails dans son journal : « Nous avions dans notre jardin une catacombe, servant de refuge. Cette catacombe était très spacieuse. Quelques familles, amis et connaissances de notre communauté, ont dormi dans le refuge de la maison mère ».

Suit la description minutieuse vraiment rocambolesque de l’épisode dans lequel fut impliquée la famille Sonnino, réfugiée depuis peu dans la Maison de la Société du Sacré-Cœur. Laissons encore la parole à sœur Maria Teresa : « Il y avait parmi nos réfugiés une jeune femme avec sa fille. Son mari, et je crois aussi son fils, avaient cherché refuge dans le Collège oriental des jésuites, Piazza Santa Maria Maggiore. Un matin, le père Gordello S.J. qui connaissait bien cette famille Sonnino, qu’il avait convertie au christianisme, arriva chez nous et me dit : il faut annoncer une triste nouvelle à madame Sonnino. Son mari est mort cette nuit d’une crise cardiaque. Au début de la nuit, les soldats allemands sont venus effectuer une perquisition (il y avait un assez grand nombre de réfugiés, juifs et autres). Comme l’Oriental [le Collège des jésuites)] communique de l’intérieur avec le Collège russe (le Russicum, également dirigé par les Jésuites), nous les avons fait passer par là […] ». Mais la soudaine irruption des soldats nazis s’avéra fatale pour M Sonnino qui était encore sous le coup d’une autre crise cardiaque grave qui l’avait terrassé des mois avant. « Nous nous sommes mis à prier à ses côtés– raconte avec abondance de détails soeur Maria Teresa Gonzáles de Castejón –, quand les soldats allemands sont entrés à l’improviste ; alors nous leur avons crié : Attention ! Il y a ici un mort ». Et elle conclut, soulagée : « Ils ont regardé sans rien faire ».

Cette œuvre louable d’assistance et d’hospitalité fournie par les religieuses de la Société du Sacré-Cœur est confirmée par le Journal de la maison, dans lequel on peut lire, dans une note autographe qui porte la date du 11 octobre 1943 : « Journée à la fois de grand travail et de grande terreur !... Pendant que toutes en haut s’occupent à débarrasser la salle d’école des bancs, tables, tableaux pour en faire une chambre à coucher, en bas à la porterie c’est un défilé de jeunes gens paniqués qui supplient d’avoir pitié d’eux et d’être mis à l’abri des Allemands qui cherchent à les déporter en Allemagne. La révérende mère et la mère économe descendent pour les calmer, les conseiller, les rassurer : cela a été une matinée d’angoisse d’une part et de grande bonté maternelle et compréhension de l’autre. C’est un sauve-qui-peut : les hommes, craignant d’être faits prisonniers par les Allemands, courent se cacher, ou du moins mettre en sécurité femmes et enfants […] la salle de l’école bien aménagée accueille des familles entières avec les nourrices dans la salle à manger et autour des trois tables se réunissent grands et petits de deux à soixante ans et plus ; il y a des épouses et mères de diplomates, de militaires, d’anciens élèves … ».

Dans les mois suivants, très exactement le 5 juin 1944, la supérieure générale reçut même la visite d’une personnalité éminente de l’aristocratie, nous parlons de la marquise Caterina Leonardi di Villacortese, dame de cour de S.A. la reine Hélène de Savoie, laquelle se présenta au « nom de Sa Majesté pour remercier mère Manuela Vicente de l’hospitalité qu’elle avait accordée à sa sœur, la princesse Milica [Petrović Romanoff], grande-duchesse de Russie », tenue scrupuleusement loin des regards indiscrets, au point même que les autres religieuses de la communauté ignoraient sa véritable identité durant tout son séjour à la maison de la Trinité des Monts. En effet, répondant au désir exprès du Saint-Siège, Madre Manuela Vicente avait accepté bien volontiers d’offrir l’ « hospitalité à la princesse Milica qui, en sa double qualité de sœur de la reine d’Italie et d’épouse du grand-duc de Russie Pietro Nikolaevič, était suspecte aux yeux des ‘occupants allemands’... et tout a été fait pour la cacher, seules les Mères connaissaient le véritable nom de cette princesse royale ».

Le pape Pie XII était-il au courant de la chose ?

A la lecture de ces documents, je dirais que oui. Notez bien cette date : 6 octobre 1943. Eh bien, il ressort des documents des archives de l'Office de service stratégique déclassés il y a quelques années que les forces alliées, précisément depuis le 6 octobre 1943, par le câblogramme numéro 19 étaient au courant de la dépêche secrète avec laquelle Hitler avait planifié le sort des huit mille juifs romains, ordonnant leur déportation dans les camps d’extermination allemands pour être définitivement « liquidés ».

Il est intéressant de noter la chronologie de ces faits qui coïncident étonnamment avec la circulaire vaticane en date du 25 octobre 1943, révélée par l’actuel secrétaire d’Etat le cardinal Tarcisio Bertone, qui demande d’offrir « l’hospitalité aux juifs persécutés par les nazis dans tous les instituts religieux et d’ouvrir les instituts et aussi les catacombes ». Comme on sait, quelques jours après, le 16 octobre, avait lieu la honteuse rafle du ghetto juif de Rome. Par conséquent, comme il ressort de façon incontournable de ces documents, les alliés étaient parfaitement au courant, et même avec dix jours d’avance, du plan scélérat que les Allemands s’apprêtaient à exécuter. Il fallait donc agir vite, et il ne semble pas du tout hasardeux de supposer que, à travers un quelconque canal diplomatique, le Vatican lui aussi avait connaissance de cette nouvelle. Par ailleurs, on ne saurait s’expliquer autrement l’empressement avec lequel Pie XII, par l’intermédiaire de Mgr Giovanni Battista Montini, avait exhorté la supérieure générale de la Société du Sacré-Cœur Manuela Vicente à aménager des refuges adéquats afin de donner asile aux juifs persécutés.

Il est intéressant de noter ce qui se produisit le 29 mai 1944. On lit, en effet dans le journal de la Maison que : « Une œuvre charitable a contraint hier la révérende mère à se rendre au Vatican pour obtenir les moyens de sauver une âme rétive à la grâce, mais le Seigneur a exaucé nos prières et nous savons, d’après une bonne lettre, que le zèle es Mères et S. E. Mons. Montini de la Secrétairerie d’Etat n’a pas été vain et que le danger s’est éloigné. Véritable grâce de l’Esprit Saint !... ».

Quels étaient les rapports entre le pape et la congrégation religieuse de la Société du Sacré-Cœur ?

Dans ce cas aussi, il est intéressant de noter comment avant de monter sur le trône pontifical, celui qui était alors le cardinal Eugenio Pacelli s’était déjà vu désigner, comme par un fait exprès, protecteur de cette congrégation religieuse. En effet, les rapports idylliques entre Pie XII et la Société du Sacré-Cœur remontaient aux années Trente lorsque le cardinal Pacelli s’était vu confier justement le rôle de protecteur de cette congrégation ; par la suite, ces rapports s’étaient renforcés avec la mère supérieure Manuela Vicente, aussi peut-on penser que ce sont ces relations de confiance qui ont conduit le pape à s’adresser sans hésiter aux religieuses de la société du Sacré-Cœur pour assurer un refuge sûr à quelques personnes de religion juive persécutées par les nazis-fascistes. Le Vicariat utilisait des canaux privilégiés avec la supérieure de la communauté, mère Yvonne De Thélin, tandis que le Vatican consultait directement la supérieure générale. En outre, il faut savoir que le directeur de la congrégation était un ecclésiastique de l’envergure du jésuite Père Tacchi Venturi, passé à l’histoire pour son rôle de maître à penser et interlocuteur raffiné entre le Saint-Siège et le régime fasciste.

Quelles sont les preuves attestant que le Saint-Siège avait mis sur pied et coordonné le réseau d’aide aux juifs persécutés ?

Les preuves qui attestent, au-delà du doute raisonnable, l’implication du Saint-Siège dans la coordination de ce réseau sophistiqué d’aide aux juifs sont contenues dans le Journal de la Maison « Villa Lante » de la Société du Sacré-Cœur. Dans le journal, en date du 6 octobre 1943, on peut lire un détail particulièrement intéressant. « La Révérende Mère [Manuela Vicente] a été convoquée au Vatican ; elle s’est rendue avec sœur Platania à la Secrétairerie d’Etat où S. E. Mons. Montini l’a priée, au nom du Saint-Père, d’héberger trois familles menacées, comme beaucoup d’autres, d’être arrêtées par les Allemands. Il lui a offert une voiture pour que la Mère puisse aller aussitôt à la Maison Mère demander les autorisations requises […] Une quinzaine de personnes sont déjà hébergées à Betania et la révérende mère étudie les moyens de trouver d’autres lieux d’hébergement adéquats pour mieux répondre aux désirs du Saint-Père qui daigne l’honorer d’une telle confiance ». En effet, cette thèse est corroborée dans le journal tenu par sœur Maria Teresa Gonzáles de Castejón, qui déclare ouvertement : « Nous savions que le Saint-Père avait ouvert les portes du Vatican aux réfugiés, surtout aux juifs, pour les sauver de la persécution raciste. Beaucoup de religieux et religieuses avaient suivi son exemple, et les révérendes mères Datti, Dupont e Perry décidèrent de cacher aussi des réfugiés ».

En outre, pour conjurer le danger de perquisitions nazies–fascistes à l’improviste dans les milieux ecclésiastiques, le Saint-Siège fait le nécessaire pour faire parvenir à tous les supérieurs des couvents romains un « avis » signé du gouverneur militaire de Rome Rainer Stahel. Dans cet avis il était dit explicitement que l’édifice était sous la dépendance directe de la Cité du Vatican et, par conséquent, dispensé de toutes perquisitions et réquisitions.

Il semble, en effet, que ce document était prêt au moins dès le 12 octobre 1943, ainsi qu’il ressort clairement des notes méticuleusement rédigées par les religieuses du Sacré-Cœur de Jésus dans le journal de leur maison de Villa Lante, dans lequel on peut lire : « Dans l’impossibilité de communiquer avec les différents vicaires, il serait bon de faire savoir aux révérendes mères qu’elles peuvent s’adresser à l’Ordinaire du diocèse pour les autorisations

... Des pouvoirs spéciaux provisoires ont été accordés par le Saint-Siège. En réalité, beaucoup de mères vicaires le savaient déjà. Le Vatican a fait savoir qu’un document était prêt, attestant que notre Maison mère était reconnue comme propriété du Saint-Siège. Aucune demande n’a été faite, mais cette protection sera accueillie avec reconnaissance. […] Cette attestation pourra être affichée à l’intérieur du portail … ».

Antonio Gaspari
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Re: Persécutions Anti-chrétiennes sur la Personne du Pape Pie XII - Reprogrammation de la pièce de Rolf Hochhuth"Le Vicaire"

Message par Her le Jeu 8 Sep - 16:20

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2011/09/voyage-du-pape-en-allemagne-ils-nous-refont-le-coup-des-opposants.html

07 septembre 2011

Voyage du Pape en Allemagne : ils nous refont le coup des opposants

Comme dans quasiment tous les voyages du Pape, nos médias prévoient une multitude d'oppositions au prochain voyage de Benoît XVI dans son pays natal du 22 au 25 septembre. Voici ce qu'écrit La Vie :

"Le journaliste Bernard Lecomte l'avait prédit la semaine dernière sur son blog: l'arrivée du pape à Berlin déclenche l'intérêt médiatique pour... ses détracteurs. Les associations LGBT (lesbiennes, gaies, bisexuelles et transexuelles) de Berlin crient au scandale sur le manque de réactivité des autorités qui ne leur ont toujours pas signifié si elles pourraient manifester; celles de Fribourg ont réuni 2400 signatures [bigre... NDMJ] contre la présentation du livre d'or de la ville au pontife; du côté du Parti de Gauche d'Oskar Lafontaine, le Suddeutschen Zeitung nous apprend que plus de la moitié des 76 élus ont décidé de boycotter le discours au Parlement du pape [sur un total de 622 élus, NDMJ], les autres voulant profiter de l'occasion pour distribuer des préservatifs dans l'assemblée. Ce qui fait hausser le ton de l'archevêque de Berlin, Mgr Rainer Maria Woelki: "Depuis ma nomination, j’entends partout combien Berlin est ouverte, libérale et tolérante. Le pape aussi mérite respect et tolérance." On apprend également qu'un tribunal berlinois a refusé à une association catholique le prêt, par la CDU locale, de ses panneaux d'affichage, malgré l'accord de celle-ci, pour y afficher des photos du pape. Motif invoqué: "nuisance au paysage urbain et possible sources d'accidents de voitures."

Posté le 7 septembre 2011 à 08h23 par Michel Janva
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Re: Persécutions Anti-chrétiennes sur la Personne du Pape Pie XII - Reprogrammation de la pièce de Rolf Hochhuth"Le Vicaire"

Message par Her le Lun 5 Déc - 14:46

http://www.riposte-catholique.fr/perepiscopus/le-silence-de-la-cef-sur-pie-xii

Le silence de la CEF sur Pie XII
4 décembre 2011 | Enregistrer sous: Conférence épiscopale,Eglise en France,Perepiscopus | Publié par: Maximilien Bernard
J’ai lu attentivement la dernière lettre d’informations de la CEF et je suis déçu : rien sur l’affaire « Le Vicaire ».

Le théâtre de la Ville de Paris a mis à son affiche, du 8 novembre au 31 décembre, la pièce Le Vicaire de Rolf Hochhuth. C’est la première reprise sur une scène française depuis sa création à Paris au Théâtre de l’Athénée en 1963. Cette pièce avait été créée par les experts en désinformation de l’Union soviétique, dans le but de souiller la mémoire du Pape Pie XII et, ainsi, d’accuser l’Eglise de complicité avec l’Allemagne nazie. Alors même que c’est l’Eglise catholique qui est l’institution à avoir agi le plus efficacement pour sauver des Juifs durant la guerre.

Bref, le christianophobe de service, Emmanuel Dechartren, directeur du Théâtre 14, a remis à l’affiche une pièce mensongère, antipapiste, écrite, de surcroit par un adepte des thèses négationnistes, et il ne se trouve personne au sein de la CEF pour rendre témoignage à la vérité historique !

De ce silence, réel celui-là, nous pouvons arriver à plusieurs hypothèses :

1. Ce mensonge arrange la CEF, qui ne souhaite pas que le dossier de canonisation du Pape Pie XII aboutisse. Pensez-donc : un pape antéconciliaire sur les autels, ce n’est pas très recommandable…

2. La CEF n’a pas du tout entendu parler de la diffusion de la pièce, et il faut en conclure que, malgré les nombreux blogues qui en ont parlé, dont Riposte-Catholique, les services de la CEF sont incompétents. A vrai dire, je ne crois pas en cette hypothèse car les services de la CEF suivent attentivement ces fameux blogues.

3. La CEF sait que cette pièce est diffusée mais -chut-, elle fait comme si de rien n’était, pour ne pas faire de publicité. C’est oublier que qui ne dit mot consent. Et cette pièce n’aurait eu qu’un seul spectateur, cet unique personnage a droit, comme tout le monde, de connaître la vérité sur Pie XII. Par son silence, la CEF commet là une injustice.

4. Si Civitas avait réagi de façon « hyper-violente » (vous savez de cette violence qui consiste à se mettre à genoux sur le macadam en récitant le chapelet…), la CEF n’aurait pas manqué de publier un billet. D’où il faut en conclure que l’action de Civitas est devenue indispensable pour faire agir la CEF !

En attendant, vous pouvez signer la lettre ouverte au directeur du théâtre, écrite par les patrons de Riposte Catholique, Daniel Hamiche et Guillaume de Thieulloy.
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Re: Persécutions Anti-chrétiennes sur la Personne du Pape Pie XII - Reprogrammation de la pièce de Rolf Hochhuth"Le Vicaire"

Message par Her le Lun 5 Déc - 14:48

http://www.riposte-catholique.fr/perepiscopus/vatican/rome-recadre-le-cardinal-andre-vingt-trois

Rome recadre le cardinal André Vingt-Trois
3 décembre 2011 | Enregistrer sous: Eglise en France,Perepiscopus,Vatican | Publié par: Maximilien Bernard
C’est ce que déclare le vaticaniste toujours bien renseigné, Marco Tosatti, à propos des spectacles christianophobes.

On sait que le Cardinal André Vingt-Trois appelle à une veillée de prière le 8 décembre en réparation de la pièce Golgota Picnic. La Conférence épiscopale française appelle également les catholiques à contacter leurs élus en signe de protestation. Cette annonce fait suite à la large médiatisation des manifestations de catholiques ainsi qu’à des plaintes auprès du Vatican de catholiques, insultés par le cardinal.

Marco Tosatti écrit :
« Il semble que les évêques français et le cardinal de Paris se sont réveillés. Peut-être que quelqu’un à Rome a souligné qu’il ne convenait pas de laisser la défense de la figure du Christ à quelques groupes. »
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